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FIGURATION LIBRE

FIGURATION LIBRE

 

BEN
Jean-Michel Alberola
Jean-Charles Blais
Rémi Blanchard
François Boisrond
Robert Combas
Groupe Dix 10
Hervé Di Rosa
Richard (Buddy) Di Rosa
Philippe Hortala
Mission Totale
Catherine Viollet

 

Exposition du 20 octobre au 1er décembre 2018

 

BEN Vautier, Le Tango Occitan, 1984

 

La “Figuration Libre” raconte les épisodes d’une histoire des débuts de la décennie, d’un moment de dégel politique et social, de fête, de fun, témoigne d’une production non académique, provocante, vitale, énergique, pulsionnelle … qui refuse la théorie, les groupes organisés, les manifestes, les normes. En France, Ben a donné un nom à cette liberté, ” Figuration Libre “, et une déclaration : « Libre de quoi ? / Libre de faire laid / Libre de faire sale / Libre de préférer les graffitis du métro de New-York aux tableaux du Guggenheim / Libre d’avoir une indigestion de Supports/Surfaces / Libre de dire ” l’histoire linéaire de l’art de Ben, rien à foutre ! ” / Libre de préférer passer la nuit dans une boîte de nuit que d’écouter Sollers / Libre d’avoir envie d refaire du Matisse, du Picasso, du Bonnard / Libre de chanter ” Maréchal nous voilà ” ou ” Viens Poupoule, viens ” / Libre d’aimer Mickey, la bande dessinée et pas Lacan / Libre de s’en foutre si on vous dit : tu copies / Libre de dire : ” Carpaccio, connais pas ! ” / Libre de vendre pour le fric / Libre de peindre sa bite en action / Libre de peindre sur n’importe quoi. » Ben, Figuration Libre, 1982.

 

” Figuration Libre ” est un art né de la culture populaire, dans la rue, dans l’environnement urbain, dans les clubs, autant que dans les ateliers et rarement dans les écoles. Un art rock et punk. Qui prend ses distances avec l’art minimal, avec l’art conceptuel du langage, du discours, du processus, avec l’Arte Povera ou le Supports-Surfaces des décennies précédentes.
On vit donc dix ans d’ébullitions et d’échanges avec la ” Figuration Libre ” les collectifs et les médias peintres en France, les Nouveaux Sauvages en Allemagne, les Nouveaux Artistes en Russie, le graffiti aux USA … Leur culture fait qu’ils exposent ensembles ou dans les mêmes galeries, réalisent des oeuvres, de la musique en commun.

 

En France, l’appellation ” Figuration Libre “, très ouverte au départ, se recentre autour d’un groupe constitué par Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas et Hervé Di Rosa, élargi à leurs plus proches : Richard (Buddy) Di Rosa et Louis Jammes. Catherine Viollet expose avec eux dès l’origine, fait des oeuvres en commun, leurs portraits, sans que leur collaboration s’ancre dans le temps. Dans la même mouvance s’inscrivent ceux que Ben nomme les ” satellites ” : lui-même à Nice, Philippe Hortala à Toulouse, Mission Totale à Monaco.
Richard (Buddy) Di Rosa témoigne : ” Le groupe d’amis que nous étions a été considéré comme porteur d’un nouveau mouvement ; et c’est vrai que le milieu de l’art avait besoin de se reconnaître dans quelque chose de nouveau, d’inattendu, de provocateur. “

 

Pascale Le Thorel, extrait, ” Libres Figurations années 80 “, Catalogue de l’exposition, Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la Culture

 

Exposition « Figuration Libre », Robert Combas, Jean-Charles Blais, François Boisrond, Ben Vautier
© Crédit photographique François Fernandez

 

Exposition « Figuration Libre », Mission Totale, Groupe Dix 10, Rémi Blanchard
© Crédit photographique François Fernandez

 

Exposition « Figuration Libre », Hervé Di Rosa, Jean-Michel Alberola, Richard Di Rosa
© Crédit photographique François Fernandez

 

Exposition « Figuration Libre », Philippe Hortala, Robert Combas
© Crédit photographique François Fernandez

“La Conjoncture du Hasard” François Paris et “I Draw You Watch” Nicolas Schevin

François Paris

La Conjoncture du Hasard

et

 

Nicolas Schevin

I Draw You Watch

 

Exposition du 2 juin au 28 juillet 2018

 

 

François Paris, Mythologie, 2017

 

 

Les dessins de François Paris semblent naître d’un désir d’histoires. Eléments parcellaires et essentiels d’un récit qui les dépassent, ils sont autant de chemins possibles activant un monde en permanente construction. Récupérées dans le flux des images circulant sur l’internet ou spécialement réalisées, les photographies qui servent à l’artiste de points de départ ont des qualités diverses. Singulières ou anecdotiques, elles évoquent souvent le corps ou la mécanique, le visage ou le crâne humain… Elles renvoient à la fugacité et à l’apparence.
Chaque dessin constitue le point de départ d’un récit elliptique à inventer. Les expositions de François Paris sont donc des scénarios ouverts, des séquences. En ce sens, on pourrait donc dire que ces œuvres empruntent autant au cinéma qu’à la photographie : les points de vue, les cadrages, les personnages, les indices, mais aussi et surtout, cette capacité à mettre en place des éléments capables d’ouvrir la voie à l’imaginaire.
Guillaume Mansart

 

François Paris, Le cavalier sans tête, 2018

 

François Paris, Sans titre, 2018

 

François Paris, Nihilistics Paradise, 2017

 

Les dessins de Nicolas Schevin propulsent le spectateur dans des expériences de visions rêveuses, parfois fiévreuses. Par le biais d’un support numérique, il créé des collages, compositions souvent agrandies de ses dessins spontanés, croquis ou brouillons, créant ainsi une tension entre l’ébauche et le dessin digital.
Ce travail d’assemblage clandestin organise des rencontres impossibles ou peu recommandables, entre des figures et quelques fragments de textes, reposant toujours sur un équilibre fragile.

 

Nicolas Schevin, Goldie, 2014

Drawing Now Art Fair

Drawing Now Art Fair 12è édition

Du 22 au 25 mars 2018

Carreau du Temple, Paris

 

Avec les Artistes :

 

Gregory Forstner
Natacha Lesueur
Gilles Miquelis
Gérald Panighi
Florian Pugnaire
Ben Vautier

 

Dossier de presse en savoir plus 

 

La Galerie Eva Vautier présente à l’occasion de la douzième édition de Drawing Now Art Fair, une sélection d’œuvres de Gregory Forstner, Natacha Lesueur, Gilles Miquelis, Gérald Panighi, Florian Pugnaire et Ben Vautier.

Eva Vautier, fidèle à la ligne directrice de sa galerie ouverte en 2011, tisse des possibles entre des générations d’artistes qui ont marqué l’histoire culturelle depuis l’École de Nice, Fluxus, et jusqu’à nos jours.

Si certains d’entre eux jouissent d’une reconnaissance nationale voire internationale, comme Ben Vautier, Gregory Forstner, Natacha Lesueur et Florian Pugnaire, des artistes comme Gilles Miquelis et Gérald Panighi trouvent ici l’opportunité de faire découvrir à un public plus large la pertinence de leurs pratiques. Ces derniers construisent depuis plusieurs années une œuvre affirmée et établie, reconnue par l’institution et les collectionneurs français.

 

Ainsi le « focus » du stand sera consacré à Gérald Panighi, avec une sélection d’œuvres réalisées entre 2000 et 2018. Ses dessins, oscillant entre une imagerie soigneusement négligée et de petites phrases du quotidien, déclenchent de par leur assemblage un rire grinçant. Rappelant autant l’humour de Glen Baxter que la poésie de Magritte, ils nous renvoient à nos propres imperfections.

 

Gilles Miquelis et Gregory Forstner exposeront quant à eux des œuvres récentes consacrées à l’exercice classique du portrait, qu’ils interprètent pour l’actualiser.

Gilles Miquelis exposera une série de dessins réalisés entre 2016 et 2018. Inspirés de peintures du dix-neuvième siècle, que l’artiste se réapproprie à grands coups de fusain, ils représentent des enfants issus de la bourgeoisie, qui nous toisent avec dédain en fumant des cigarettes. De par leur ironie transgressive, les œuvres de Gilles Miquelis tournent à la dérision les tableaux autrefois commandés par les bourgeois pour symboliser leur prospérité.

Gregory Forstner présentera des portraits réalisés entre 2015 et 2018 dans lesquels on retrouve son geste pictural dynamique : majordomes, hôtesses de l’air, gentlemen à tête de mort, de cochon ou de chien, figures récurrentes du répertoire iconographique de l’artiste, composent ici un univers plastique étrange et suranné. Le plus souvent de grand format, les sujets de ses dessins puisent dans l’histoire de l’art, dans un culture populaire, ainsi que dans sa mythologie personnelle.

 

Spécifiquement pour Drawing Now, des dessins inédits de Natacha Lesueur et de Florian Pugnaire seront présentés, nous faisant découvrir de nouveaux possibles chez ces artistes connus surtout pour leurs photographies, leurs sculptures et leurs vidéos.

Natacha Lesueur pense le dessin comme une déclinaison de sa pratique photographique : reprises méticuleuses de ses images très colorées, ses dessins en noir et blanc produisent une aporie et concentrent notre attention sur la seule composition. Hyper-réalistes, ses dessins imitent en quelque sorte la photographie, tout en ouvrant de nouvelles perspectives : contrariant l’enceinte close du cadre photographique et proposant ainsi des représentations inachevées.

 

Florian Pugnaire décline son univers sculptural et vidéographique post-industriel sous la forme de dessins réalisés au feu, reprenant une imagerie issue de ses films : chantiers dévastés, voitures accidentées… Dynamiques et parfois violentés, ses dessins témoignent de son processus de travail, qui s’appuie avant tout sur le geste et l’expérience.

Enfin, Ben Vautier exposera des dessins rares et historiques, réalisés entre 1958 et 1979. On y retrouve le ton proclamatoire et subversif de cet artiste emblématique de l’École de Nice mais on y découvre également des œuvres plus intimistes, sensibles et poétiques.

La Galerie Eva Vautier présente pour le Parcours Master Now un dessin historique de Ben Vautier, Banane, réalisé en 1958.

 

The Galerie Eva Vautier, faithful to its guiding line, has been weaving since its opening in 2011, possibilities between generations of artists that have stood out in cultural history from Fluxus to these days.

If some of them enjoy a national and even international recognition, such as Ben, Grégory Forstner, Natacha Lesueur and Florian Pugnaire, artists like Gilles Miquelis and Gérald Panighi find here the opportunity to have a wider audience discover the relevance of their practices. The latter have been constructing an assertive and established body of works, recognized by the institution and French collectors.
Thus, the “focus” of the stall will be devoted to Gérald Panighi, with a selection of works made between 2000 and 2017. Gilles Miquelis and Grégory Forstner will show recent works dedicated to the exercise of the portrait they interpret to bring it put to date.

For the occasion, some surprising proposals, made specifically for Drawing Now, new drawings by Natacha Lesueur and by Florian Pugnaire, will be presented for the first time, introducing new possibilities for these artists mostly known for their photographs, their sculptures and their videos.
Also presented, some rare and historical drawings by Ben Vautier, made between 1958 and 1979.  Really bearing witness to the works of this major artist.

 

Gérald Panighi, C’est moi qui t’ai trouvé, 2017
Peinture à l’huile, mine de plomb et huile de lin sur papier, 75 x 57,5 cm

 

Ben Vautier, Banane, 1959
Encre de chine sur papier, 93 x 72 cm
Gregory Forstner, Sans titre, 2009
Fusain sur papier, 140 x 107 cmNatacha Lesueur, Grimoire #2, 2018
Graphite sur papier, 11 x 11 cm
Gilles Miquelis, Sans titre, 2017
Fusain sur papier, 75 x 55 cmFlorian Pugnaire, Sans titre, 2018
BA13, mur de brique, empreinte au feu, 40 x 60 cm

“Des Racines” Yosef Joseph Dadoune et “Deux tiers, un tiers” Jean-Baptiste Warluzel

Yosef Joseph Dadoune

Des Racines

 

et Jean-Baptiste Warluzel

Deux tiers, un tiers

 

Exposition du 13 mars au 26 mai 2018

 

Yosef Joseph Dadoune, Lost in the sea / Find / Forget, 2017

 

L’œuvre de Joseph Dadoune est profondément marquée par le questionnement et le dépassement des frontières — que ce soit celles qui séparent l’Orient de l’Occident, le pouvoir central de la périphérie, ou l’imaginaire du réel. À la confluence de la vidéo, de la photographie, de l’architecture et du dessin, sa recherche mêle à la pratique artistique l’engagement social et la réflexion métaphysique. Parmi ses œuvres marquantes, on retiendra son film Sion (2006-2007), produit par le musée du Louvre avec l’actrice Ronit Elkabetz ; Impossible Calendars (2013) exposé notamment au Musée de Tel-Aviv lors de la célébration du centenaire de Dada ; et, plus récemment, Barrière Protectrice (2017), un ensemble de dessins autobiographiques de guerre, réunis dans une publication aux Éditions Arnaud Bizalion.

 

Yosef Joseph Dadoune, Hannah Arendt Poèmes, vue d’exposition © François Fernandez

 

Poèmes Hannah Arendt
Pastel à l’huile de couleur sur papier Hänemhule 190 gr
84,1 cm x 59,4 cm
Série de 43 dessins

L’archétype d’une lettre bascule en tache ou en trait. L’utilisation de l’allemand, que je ne parle pas, me permet de me projeter ailleurs, d’être un autre. Une autre langue s’installe alors. Les amours que l’on retrouve dans les poèmes d’Hannah Arendt deviennent tantôt des fleurs, tantôt des écritures métamorphosées en blés solaires, tantôt des titres : You and Me. Me and You, les doubles flèches, renvoient aux allers et venues de printemps jaunes ou roses, à la subjectivité des amoureux allongés dans les champs de blés, aux paysages extrasolaires. Les repères géographiques et temporels sont effacés et cèdent la place à un fond blanc et « sonore », sur lequel viennent s’inscrire les traumas et les souvenirs.

 

Yosef Joseph Dadoune, Fleurs / After War. Blind Spot, 2015-2016, vue d’exposition © François Fernandez

 

Fleurs / After War. Blind Spot / Tel Aviv, 2015-2016
Suite de 36 pastels à l’huile noire sur papier

J’ai réalisé ces pastels dans mon atelier, dans le sud de Tel Aviv, le quartier des réfugiés Érythréens qui font face aux tours des « Gated Communities » aisées. Les filles et garçons morts par les caprices des Dieux dans Ovide deviennent ici des fleurs ou des arbres, rappelant les métaphores des gerbes de fleurs tressées par les Romains pour leurs morts. Fleurs / After War. Blind Spot sont ces fleurs noircies par la pollution physique et politique. Leur tiges en fer graissé, leurs « jambes » et leurs racines sont comme les socles sur lesquels on fixe les missiles anti-roquettes. Ce sont des beautés verticales ; vues de loin, elles forment un champ de fleurs noirs hybrides où le féminin et masculin jouent le jeu de la séduction.

 

Yosef Joseph Dadoune, Lost memory : Blind spot, 2017, vue d’exposition © François Fernandez

 

Fleurs / After War. Blind Spot / Tel Aviv, 2015-2016
Suite de 36 pastels à l’huile noire sur papier

J’ai réalisé ces pastels dans mon atelier, dans le sud de Tel Aviv, le quartier des réfugiés Érythréens qui font face aux tours des « Gated Communities » aisées. Les filles et garçons morts par les caprices des Dieux dans Ovide deviennent ici des fleurs ou des arbres, rappelant les métaphores des gerbes de fleurs tressées par les Romains pour leurs morts. Fleurs / After War. Blind Spot sont ces fleurs noircies par la pollution physique et politique. Leur tiges en fer graissé, leurs « jambes » et leurs racines sont comme les socles sur lesquels on fixe les missiles anti-roquettes. Ce sont des beautés verticales ; vues de loin, elles forment un champ de fleurs noirs hybrides où le féminin et masculin jouent le jeu de la séduction.

 

 

 


 

Jean-Baptiste Warluzel, Deux tiers un tiers, 2018
Installation vidéo et son, vidéo HD 40 min, son stéréo indépendant 15 min

 

Jean-Baptiste Warluzel vit et travaille à Toulon.
Il envisage la vidéo et le son comme un mode de pensée lui permettant d’interroger notamment le monde du spectacle et celui de l’exposition. Par des réagencements, des compositions et des reprises, il réalise ses images en questionnant l’action de l’interprète, du documentariste et celle de l’auteur.
Il produit régulièrement des projections vidéos pour l’opéra de Salerne en Italie, expose ses travaux dans différents lieux d’expositions (Palais de Tokyo pour les D’Days, Musée de Petach Tikva en Israel pour l’exposition Bibliogia).
Il collabore depuis trois ans avec la chorégraphe Régine Chopinot et enseigne à l’école supérieure d’art et de design Toulon Provence Méditerranée.

Eloge de l’invisible

En mai 2008 Jean-Baptiste Warluzel et un ami journaliste sont partis pour le Sichuan dans l’intention de rendre compte d’un séisme majeur qui avait eu lieu deux mois plus tôt, faisant quatre- vingt-huit mille morts dans la région montagneuse située à proximité de la capitale régionale Chengdu. Ce reportage fut un échec dans la mesure où les autorités chinoises, décidées à occulter cette catastrophe humaine en pleine préparation des Jeux Olympiques de Pékin, avaient interdit tout accès à la zone de destruction et contrôlaient avec rigueur les témoignages des populations déplacées et des survivants de cette tragédie.

Dix ans plus tard JBW a repris les images tournées sur place sous la pression de l’interdit policier pour reformuler dans le champ de l’art l’impossibilité du reportage initial. Il a choisi pour ce faire de juxtaposer les rushes de sa captation d’images dans l’ordre chronologique de leur prise de vue, sans autre forme de montage. Il a ensuite superposé à ces séquences d’images, en voix off, les indications du plan général du reportage, faisant entendre la construction logique qui aurait dû donner sa consistance documentaire au projet final. En mettant ainsi en évidence, dans sa reprise, cette désarticulation entre le programme énoncé et la succession des images qu’il nous donne à voir, l’artiste nous installe dans une situation d’étrangeté perceptive qui déréalise l’objectivité du document filmique et lui confère une autonomie poétique particulière.

Cette opération se fonde sur une déconstruction de la linéarité informative de la forme documentaire pour nous en livrer, en gravitant autour de l’écran d’invisibilité qui dissimule la réalité de la catastrophe, les échos périphériques, tour à tour mutiques ou traversés d’informations contradictoires. Le récit visuel fragmentaire qui en résulte est déterminé par le tempo chaotique imposé par la recherche des témoignages sous la contrainte omniprésente de la censure. En révélant ainsi, à partir du matériau brut accumulé dans l’action du filmage, l’impossibilité d’accéder à une quelconque réalité visuelle de cette tragédie, il la désigne aussi comme le centre inaccessible de son désir de représentation. La dynamique symbolique qu’il met alors en action excède la dénonciation de la censure politique dont il est victime en tant que documentariste pour atteindre à un questionnement plus général sur la valeur traductive de l’image par rapport au réel dont elle est censée rendre compte.

Dans ce contexte particulier où l’objet du reportage est escamoté et ne constitue donc plus le point focal de l’histoire, Jean-Baptiste Warluzel se saisit de cet empêchement pour inventer une forme nouvelle de récit déliée de toute intention démonstrative. Il fait alors miroiter les signifiants visuels de cette autonomie en une errance filmée dont l’acuité descriptive et le rythme syncopé, construits sur les marges de l’invisible, déploient l’intensité des sortilèges spéculaires de la caméra et son impuissance paradoxale à saisir l’essence du réel.

Jean-Marc Réol Février 2018

 

Tom Barbagli

 

 

TOM BARBAGLI

Tom Barbagli, vit et travaille à Nice.
Diplômé de l’Institut Supérieur de Design, il explore les accointances et fractures entre le monde du design et celui de l’art, militant pour en supprimer les bords et les limites.
Il se livre à des expérimentations singulières, déviant les lois de la physique par autant de matériaux utilitaires (moteurs, diodes électroluminescentes, disques durs) que de matières naturelles (cire d’abeille, bois massif, minéraux). L’ingéniosité des assemblages mécaniques créée alors des objets oniriques ou des installations immersives, apparentées à de micro-phénomènes.
Ainsi les objets qu’il confectionne transmettent des données cognitives ine ables sur le fonctionnement de la conscience et du monde environnant. Et bien au-delà d’une perception visuelle, ils conduisent à l’éveil… éveil des sens, éveil de la conscience.

Contre poids, 2017
Boule de granit, caoutchouc, acier, cable, treuil
3m diam 4 m


 



 

Contre-Temps,2017
Métronome, bois, métal
160 x 11 x 11 cm
©Tom Barbagli

 


 

Noème, 2017
toupie titanum motorisée, cloche de verre, socle et pied en fonte
160 x 30 cm

 

 


Tom Barbagli et Anne-Laure Wuillai
Double positif, installation , 2017
lampe à sodium, plexiglass diffusant, augmentation de l’intensité lumineuse, medium peint.
100 x 47 x 30 cm

Tom Barbagli

Biographie

TOM BARBAGLI

Tom Barbagli, vit et travaille à Nice.
Diplômé de l’Institut Supérieur de Design, il explore les accointances et fractures entre le monde du design et celui de l’art, militant pour en supprimer les bords et les limites.
Il se livre à des expérimentations singulières, déviant les lois de la physique par autant de matériaux utilitaires (moteurs, diodes électroluminescentes, disques durs) que de matières naturelles (cire d’abeille, bois massif, minéraux). L’ingéniosité des assemblages mécaniques créée alors des objets oniriques ou des installations immersives, apparentées à de micro-phénomènes.
Ainsi les objets qu’il confectionne transmettent des données cognitives ine ables sur le fonctionnement de la conscience et du monde environnant. Et bien au-delà d’une perception visuelle, ils conduisent à l’éveil… éveil des sens, éveil de la conscience.


 

 

Noème, 2017
toupie titanum motorisée, cloche de verre, socle et pied en fonte
160 x 30 cm

 

Tom Barbagli et Anne-Laure Wuillai
Double positif, installation , 2017
lampe à sodium, plexiglass diffusant, augmentation de l’intensité lumineuse, medium peint.
100 x 47 x 30 cm

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Nicolas Daubanes

 

Hexagone

« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croi- sement de ce qui va advenir.

Mon travail s’inscrit dans la durée. Il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’inten- sité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force. Je suis conduit par mon histoire, mes propres ques- tions existentielles et par le choix d’une adéquation permanente et subtile entre forme et contenu.

Par exemple : le silicone, celui-là même qui habituellement est utilisé pour restaurer les bâtiments patrimoniaux, transposé, permet de créer un nouvel espace qui induit visuel- lement la disparition du mur d’origine et suggère une possible échappatoire (série des Membranes). De cette façon, mue et peau s’introduisent dans mon propos. La limaille de fer, utilisée dans les dessins, renvoie aux barreaux des prisons, mais aussi aux limes qui permettent l’évasion. Cette matière ne et dangereuse pour l’œil se dépose par aiman- tation tandis que le moindre sou e peut faire disparaître le dessin. Ce qui apparaît est fragile, il faut en prendre soin et savoir que tout est éphémère. Le béton chargé de sucre, inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale, corrobore le ca- ractère fugitif, temporaire des objets produits dans mon travail.

Il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. »

 

Dessins, prisons et miradors

Nicolas Daubanes réalise des dessins avec de la limaille de fer.
Il considère cet état de matière comme le symbole des traces d’une évasion : en limant les barreaux de la cellule, nous partirons les mains recouvertes de limaille. Ces dessins représentent des prisons, occupées ou désafectées.
Les prisons que Nicolas Daubanes dessine sont toutes issues du projet architectural du philosophe utilitariste : Jeremy Bentham, le panoptique. Il se concentre sur certains extraits des bâtiments qui temoignent de cette inspiration. Toutes les vues sont issues de photographies qu’il réalise lui-même, le passage au noir et blanc et le modelage à la poudre de fer lui permet de di user ces images sans quoi l’administration pénitentiaire ne lui autoriserai pas.
Par moment, l’artiste préleve certaines spéci citées architecturales carcérales comme des cages d’escalier de détention qui ont été installées à la suite des mutineries des années 70-80, des grilles qui viennent compléter des portes défaillantes en terme de sureté, poste de surveillance …
Réaliser ces dessins c’est aussi pour Nicolas Daubanes l’occasion de classi er, documenter l’ensemble des prisons dans lesquelles il est allé travailler ou simplement visiter.

Vos questions n’appellent aucune sorte de réponse, 2017 Dessin à la poudre d’acier aimantée sur papier marouflé
100 x 70 cm
© photo F.Fernandez

 

 

 

Nicolas Daubanes
Ensisheim, escalier de détention, 2016
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium
© photo F.Fernandez

 

La petite roquette, Paris, 2017 Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium (diptyque)
160 x 95 cm (chaque)

 

 

Stutthoff (mirador), 2017
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur papier marouflé
40 x 30 cm

 

Charlette, 2017
Dessin à la poudre de météorite ferreuse sur papier marouflé
50 x 40 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Hexagone, 2017
Peau de souris capturée et naturalisée par une personne détenue de la prison des Baumettes à Marseille.
9 x 8 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Quartier des femmes mineures, prison des Baumettes, Marseille, 2017 Clef d’une porte de prison, céramique dentaire
2 exemplaires
13,5 cm
© photo F.Fernandez

Nicolas Daubanes

Biographie

Né en 1983, vit et travaille à Perpignan

 

 

Expositions personnelles

2017
– Les mains sales, Galerie Maubert, Paris
– Le batiman et a nous, La Station, Nice
2016
– … mais ce jour ce jour ne viendra peut être jamais., galerie L’isba, Perpignan
– La vie de rêve, Angle art contemporain, Saint Paul Trois Châteaux, Vitrine régionale d’art contemporain, Millau
2015
– Go Canny, Galerie Martagon, Malaucène
2014
– MURS, Centre culturel français de Freiburg, Freiburg
– SABOTAGE, LAC, Sigean
– [Fe], Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan

(Expositon dans la Librairie du Musée, en regard des productions des détenus du centre pénitentiaire de Béziers)
2013
– Le jour apres le lendemain, Maison Salvan, Labège
– La Tuilerie, Atelier Licence III, Perpignan
2012
– TEMPS MORT, Centre d’art le LAIT, Albi
– Fiat Lvx, Question d’art, Bibliothèque universitaire de Perpignan
2009
– Put me back on my bike, Atelier Licence III, Perpignan

 

 

Expositions collectives

2016
– Vitrine sur l’art, Galerie Lafayette, présenté par la Maison Salvan, Toulouse, parc de la Maison blanche, Marseille
– Visions portées, MAC Arteum, Châteauneuf le Rouge
– Si er sur la colline, Château d’Alba, Alba la Romaine
– Le sens de la peine, La terrasse, Nanterre 2015
– En mémoire, Musée des Archives nationales, YIA ART FAIR hors les murs, Paris
– A l’heure du dessin, 3ème temps, Château de Servière, Marseille
– La nouvelle garde, parenthèse photojournalisme, en résonance avec la biennale de Lyon, Centre d’art contemporain Lithos, Saint Restitut
– Enfermés, déformés, Moments artistiques Chez Christian Aubert, Paris
– Etant donné la noire montagne, Maison des mémoires, Carcassonne
– DPS 2, La Filature, Mulhouse
– Global Snapshot, La Panacée, Montpellier
– Con uence : France, Art Center of Sarasota, Floride, USA
– La belle échappée, Institut supérieur des beaux arts, Besançon
2014
– Time out/out of time, Galerie Léonardo Agosti, Sète
– Voyage au sein de nos mythologies actuelles, Auz’arts, Auzeville
– Conscience de classe, Lieu Commun, Toulouse
– La belle échappée, Centre d’art contemporain du Chateau des Adhémar, Montélimar
– Le dessin et l’objet, Mac ARTEUM, Chateauneuf le Rouge
– Paper works, Galerie Léonardo Agosti, Sète
– 1913-2014, Centre d’art contemporain, Saint restitut
– 70 combats pour la liberté, 70 artistes, Le radar, espace d’art actuel, Bayeux -AVOIR 10 + 1, Centre d’art contempo- rain, Saint restitut
– IMAGO, Jean Marc Cérino-Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
– BEYOND, galerie Maubert, Paris
– Ingravid, Figueres, Espagne
2013
– IZI, Frac Languedoc Roussillon, Montpellier
– ENTROPIA1: Métapmorphose(s), centre d’art contemporain Walter Benjamin, Perpignan
2012
– La passion des Gurly (Supervues/Hôtel Burrhus), Galerie du tableau, Marseille
– Interstice, des espaces immersifs, Carbone 14, galerie municipale St Ravy, Montpellier
– 10 ans 100 % dessins, galerie AL/MA, Montpellier

– Matières Grises, M.I.N. (Hors les murs, Lieu Commun, Les sens de l’art), Toulouse

– Le silence n’est pas un oubli, Nicolas Daubanes – Pablo Garcia, Galerie Sit Down, Paris – A quoi rêvent t-ils ?, Galerie Sit Down, Paris
– Mulhouse 012, Biennale des jeunes créateurs, Mulhouse
2011
– Supervues, 3 jours à l’hotel Burrhus, Vaison la romaine
– Ingravid (Showcase), Figueres, Espagne
– Festival APART, Pôle artistes émergents, St Rémy de Provence
– Ones from the Heart, Coiuvent des minimes, Perpignan
– Visible I et II, journées portes ouvertes des ateliers résidences d’Aldebaran, Castries
– Traverse Vidéo, Centre culturel bellegarde, Toulouse
2010
– Alerte météo, Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan – Nathalie Leroy Fiévé et Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
– Casanova Forever, Frac Languedoc Roussillon, Forteresse de Salses, Salses
– + si a nité 2010, AFIAC, Fiac 2009
– + si a nité 2009, le Hors, AFIAC, Fiac 2008
– Comment faire disparaître un corps, Chapelle des pénitents, Aniane

 

 

Performances / Projections vidéos

2017
– Soirée Vidéo, Centre d’art contemporain, Istres 2016
2016
– Passage pas sage, Paris
– Cosa Mangiare, La cuisine centre d’art et de design, Negrepelisse
2013
– Nuit blanche, «les centres d’art font leur cinema», Paris
2012
– Soirée art vidéo 2, Espace o25rjj, Loupian
– Carte Blanche à Nicolas Daubanes, Institut Jean Vigo, Perpignan
– Au Tour, Cinéma Le Régent et la chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens
2011
– St Gaudens, Plateau de Beille, 168 km sur la route du Tour, Chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens

2010
– Avoir l’apprenti dans le soleil, Café performance, AFIAC, Fiac

Foires / Salons

2017
– Independent, présenté par la galerie Maubert, Bruxelles
2016
– YIA Art Fair, présenté par la galerie Maubert, Carreau du Temple, Paris
– Drawing Room 016, présenté par la galerie AL/MA, La Panacée, Montpellier
– Paréidolie, salon international du dessin, présenté par la galerie Maubert, château de Servière, Marseille
2015
– Contemporary Istanbul, art fair, présenté par la galerie Analix forever, Istanbul
2013
– Art on paper, Drawing art fair, présenté par la galerie AL/MA, Bruxelles -Drawing o , o de Drawing room 013, Li- cence III, Montpellier
– Drawing Room 2013, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier
2012

– Drawing Room 2012, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier 2011
– Salon-Vidéo 5, galerie 10m2, Sarajevo, Bosnie

 

 

Résidences

2016
– Le bbb, Art à l’hopital, Toulouse
2014/2015
– La Cuisine, à la maison d’arrêt de Montauban, Nègrepelisse
2014
– La Filature, à la maison d’arrêt de Mulhouse et à la Maison centrale d’Ensisheim, Mulhouse 2012/2013
-CAN XALANT, Mataro, Espagne

2011

– Aldebaran, Castries
2008
– AFIAC, au centre pénitantiaire pour mineurs de Lavaur, Lavaur

 

Acquisitions

2016
– Sabotage 4, Parc de la maison Blanche, Mairie du 9 et 10 ème, Marseille
2015
– Détenus Particulièrement Surveillés 2, Conseil Général des Bouches du Rhône, «les nouveaux collectionneurs au collège»

Bourses / Prix

2017
– Premier lauréat Grand prix Occitanie, Lieu commun / Les sens de l’art, Toulouse
2016
– Nominé pour le «Grand prix de l’art contemporain», Les sens de l’art / Lieu commun, Toulouse
2014
– Aide individuelle à la création, région Languedoc-Roussillon
2012
– Aide individuelle à la création DRAC Languedoc-Roussillon
– Lauréat du prix du centre culturel français de la ville de Freiburg lors de la biennale européene des jeunes créateurs de Mulhouse (Mulhouse 012)

 

 

Bibliographie

-Le chassis, numéro 2, printemps/été 2017
– La vie de rêve, édition monographique personnelle, 2016
– Cosa mangiare, édition personnelle, 2016
– Con uence : France, catalogue de l’exposition, 2015
– PLI 4, revue, 2015
– PLI 3, revue, 2015
– Le Radar, Espace d’art actuel, 70 combats pour la liberté/70 artistes, Catalogue de l’exposition, 2014
– Fireboox, éd. VOIX, 2014
– PEAH 21122014, éd. Charlotte Sometimes, 2014
– Prisons de Lyon, Une histoire manifeste, éd. Lieux Dits 2013
– PLI, revue, 2013
– L’évolution psychiatrique, revue, Octobre-decembre 2012
– Les entretiens d’AL/MA 2, éd. Méridianes, Montpellier, 2012
– Mulhouse 012, Catalogue de l’exposition, biennale européene des jeunes créateurs, 2012
– L’art proxime, Catalogue du festival Traverse vidéo, 2011
– Courir contre la montre, Semaine 49.10, Revue hebdomadaire pour l’art contemporain, éd. Analogues, 2011

– Casanova Forever, Catalogue de l’exposition, Frac Languedoc-Roussillon, 2010
– + si a nités, 2009, Catalogue de l’exposition, A ac / les Abattoirs, 2010
– + si a nités,2010, Catalogue de l’exposition, A ac / les Abattoirs, 2009

 

 

Presse

– ArchiSTORM, architecture et design, numéro spécial #09, 2016 – ArchiSTORM, architecture et design, #69, 2014
– L’art vues, février/mars, 2014
– Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Juin, 2013

– Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 34, 2013
– Next Liberation, le silence n’est pas un oubli, Octobre 2012
– Arthebdo Média, interview de Jackie Ruth Meyer, directrice du centre d’Art le LAIT, Albi
– Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Janvier 2012 -Art Absolument n°42
– Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 28 -Next Liberation, Festival Apart, été 2011

 

Formation

2012
– DNSEP au grade master, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan 2010 – DNSEP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan
2008
– DNAP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan

Hexagone, 2017
Peau de souris capturée et naturalisée par une personne détenue de la prison des Baumettes à Marseille.
9 x 8 cm     © photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition ” Hexagone ” 2017
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

Charlette, 2017
Dessin à la poudre de météorite ferreuse sur papier marouflé
50 x 40 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Nicolas Daubanes
Ensisheim, escalier de détention, 2016
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium
© photo F.Fernandez

Calepinage, prison de Montluc à Lyon, 2017 Sérigraphie trois couleurs,
signées, numérotées au dos. 100 exemplaires 70 x 50 cm vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

Calepinage, prison de Montluc à Lyon, 2017 Sérigraphie trois couleurs,
signées, numérotées au dos. 100 exemplaires 70 x 50 cm

 

 

Prison de Montluc à Lyon, 2017