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La vie est un film

Exposition

La vie est un film

Ben et ses invités au 109

Vernissage Vendredi 14 juin 2019 à 18h 33

Exposition du 15 juin au 19 octobre 2019

Week-end évènement Eclairage Public

du vendredi au dimanche 16 juin

 

 

 

 

Le 109

89 route de Turin 06300 Nice

Mail le109@nice.fr
Site Internet le109.nice.fr

Facebook le109nice
Contact expo 07 66 38 02 02

Horaires d’ouverture

Du mardi au samedi de 13h à 19h

Tarifs Entrée libre

Accès au 109

Bus : Lignes 4, 6, 16 et 89
Tramway : Arrêt Vauban puis correspondance bus 6 arrêt Abattoirs ou 10mn à pied Train : Gare de Riquier et gare de Pont Michel
Vélo Bleu : Station route de Turin et station boulevard Vérany

Parking gratuit sur place à partir du 18 juin

 

Communiqué de presse

Pour célébrer le centenaire des studios de la Victorine, la ville de Nice programme Nice 2019, L’odys-sée du cinéma, une année entière d’expositions et d’événements visant à valoriser l’histoire du cinéma et la production cinématographique actuelle à Nice. Le 109, sur le site des anciens abattoirs, route de Turin, est un lieu aux dimensions hors normes converti par la municipalité en pôle de création contemporaine.
Au sein de ce vivier artistique, la Ville de Nice et le collectif d’artistes La Station, avec le soutien d’Éva Vau- tier, invitent Ben Vautier pour une grande exposition d’été titrée : La vie est un film. Plus de 500 œuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, seront installées dans la grande halle de plus de 2000 mètres carrés, qu’il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en per-pétuel mouvement accueillera production filmée, événements, performances et débats, si chers à l’artiste.

Figure artistique majeure de la seconde moitié du XXe siècle, Ben est connu pour ses actions et sespeintures. Sa production, à la fois réflexion philosophique et impertinente sur l’art, intègre notre quotidiendans ce qu’il a de plus particulier. L’éthnisme, l’ego ou la vérité constituent également des questionnements chers à son œuvre.
L’histoire de Ben et son art sont profondément ancrés dans le territoire niçois. Il a quatorze ans quand ils’installe à Nice avec sa mère. Dix ans plus tard, à la fin des années 50, il ouvre une boutique de disquesd’occasion, 32 rue Tonduti de L’Escarène. Rapidement, il en transforme la façade en accumulant quantité d’objets. Le Magasin de Ben est né. Ce lieu de rencontres et d’expositions devient le rendez-vous des prin- cipaux artistes de l’École de Nice : Ben est convaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ».Dès 1959, il réalise de nombreuses performances, dont « Je signe la vie » ou « Regardez-moi cela suffit »sur la Promenade des Anglais. En 1963, il invite George Macunias à Nice pour le premier Festival Mondial Fluxus et Art Total en France. Acteur historique de ce mouvement, à cette occasion, Ben signe Nice « œuvre d’art ouverte » sur le Mont Alban.
Lorsque le Magasin de Ben intègre la Collection Permanente du Centre Georges-Pompidou en 1975, il transfère ses activités chez lui, sur la colline de Saint-Pancrace. Ben poursuit l’organisation d’expositions avec notamment Supports/Surfaces, la Figuration Libre et lance les premiers débats Pour ou contre.
Très impliqué dans la scène contemporaine, Ben soutient depuis toujours de jeunes artistes, encourage lesrencontres, et donne son point de vue sur l’actualité, au départpar des tracts, des affiches et journaux, au- jourd’hui par des newsletters riches et régulières.

L’événement Nice 2019 : L’odyssée du cinéma, résonne aussi comme un appel à l’importante pro-duction iconographique de Ben. Caméra au poing depuis 60 ans, il a constitué un fonds filmique considé- rable, suivant l’évolution des techniques, leurs supports et leurs usages. Aux terrasses de cafés ou lors d’évé-nements artistiques, il capte des moments, interpelle de nombreux anonymes et artistes qu’il convoque surl’instant.
Plusieurs événements seront organisés pendant la durée de l’exposition avec des projections de cinéma en plein air, des performances, des ateliers et des concerts. Moment phare de cette exposition, la soirée du ver- nissage sera également le lancement de la saison 3 d’Éclairage Public, un week-end jalonné de rendez-vous créatifs et conviviaux réunissant toutes les pratiques des acteurs artistiques et culturels implantés au 109. Les concerts qui feront suite au vernissage, le vendredi 14 juin, rassembleront des artistes d’expressions niçoiseet occitane, Nux Vomica et Mossu T & Papet J (Massilia Sound System), témoins vivants et festifs des cultures régionales, autre sujet fondamental dans la réflexion de Ben. Placé au centre d’une rétrospective ambitieuseet panoramique sur la création à Nice, c’est un Ben libre comme il l’a toujours été, et foisonnant d’idées qui fera son cinéma total.

 

 

 

 

Je signe Nice, 1963, Mont Alban © Ben Vautier

Exposition

 

Ben – Parcours historique

L’exposition s’ouvre par une partie historique présentant une sélection d’œuvres clés de Ben des années 1958 à 1978. Ces témoignages retracent la quête d’un langage formel personnel qui mène aux premièresécritures. Au départ simples signalétiques, les affiches produites dans son magasin lancent des appels auxréunions, rencontres et échanges. Épine dorsale de la communauté artistique à Nice, le Magasin de Ben devient la source d’expérimentation, de gestes et d’actions, au même titre que la Promenade des Anglais, la rue et les bistrots. Il entame ainsi des actions de rue, dans la lignée du mouvement Fluxus, qu’il importe en France et dont il devient l’un des grands protagonistes.

À la fin des années 50, Ben signe tout, s’appropriant ainsi, par ses images et ses actions, le monde comme un tout. Pour illustrer ces années, des documents de l’époque sont présentés : affiches, archivesphotographiques et vidéos.

Recherche des formes / bananes et premières écritures (1955-1967)

Lorsque Ben débute sa carrière artistique, au milieu des années 1950, il se frotte à toutes les théories et pratiques dans le but premier de trouver un langage formel personnel, d’inventer quelque chose d’inédit, au-delà du répertoire existant. Dès 1955, il retient la forme, à la fois abstraite et phallique, de la banane, qu’il déclare aussitôt comme sa création personnelle et réalise toute une série de dessins, sur différents supports, à l’encre de Chine sur papier.

À partir de 1958, Ben découvre le potentiel des écritures. Au départ dans son magasin de disques d’occasion, celles-ci sont à la fois des informations destinées aux visiteurs et des écrits publicitaires, comme « Le Bon Lait », ou même des marques, telles que Coca-Cola. Les panneaux d’information sont alors faits de bois et écrits à la peinture à l’huile. Plus tard, il développe sa propre technique, en écrivant directement sur latoile, avec une pipette remplie de peinture acrylique, traçant une nouvelle calligraphie distinctive. Le signifié prend le dessus sur le signifiant.

 

Laboratoire 32 Magasin de Ben, 1959-1973, Nice © Ben Vautier

Le Magasin (1958-1973)

Le Magasin, œuvre de Ben conservée actuellement au Centre Georges-Pompidou, reflète la vitalité dece magasin de disques qui faisait aussi fonction de point de rencontre pour la scène artistique niçoise, degalerie, de lieu d’exposition et de manifestation pour tous types de performances.

Dans les années 1950, le magasin de Ben est non seulement l’espace artistique le plus vivant de la ville mais aussi la galerie offrant l’éventail le plus large d’expressions artistiques. La programmation de Ben est ouverte aux nouveautés et expérimentions, ancrée sur un réseau régional d’artistes. Le magasin de Ben est l’un des lieux porteur de l’Ecole de Nice et à partir de 1963, le point de départ de nombreuses actions Fluxus, dont il devient le quartier général.

À cette époque déjà, Ben s’intéresse à la théorie de l’ethnisme de François Fontan dont il sera l’un des disciples les plus fervents. C’est encore une fois au Magasin que se retrouve le mouvement engagé notamment en faveur des minorités linguistiques et culturelles – une question qui, pour Ben, n’a en rien perdu de son actualité.

Fluxus

En 1962 à Londres, pendant le Festival of Misfits, Ben rencontre Georges Maciunas, fondateur et personnage central de Fluxus. Plus qu’un mouvement, Fluxus est un état d’esprit, un espace de partage, d’amitié, dans lequel vont se reconnaître des dizaines d’artistes de toutes nationalités. Ils proposent un art total expérimental qui réunit de multiples langages artistiques par leur volonté d’abolir le fossé entre l’art et la vie.

Invité au Festival par Daniel Spoerri, Ben s’expose comme sculpture vivante pendant 15 jours et nuits dans la vitrine de laGallery One. L’année suivante, dans le prolongement de cettecollaboration, Ben organise à Nice la dernière étape d’une tournée européenne, un Festival Mondial Fluxus et Art Total. Il fonde par la suite un groupe niçois, le Théâtre d’Art Total, déclarant que le théâtre n’est pas sur scène, mais dans la rue, dans la vie.

Les actions de ce groupe se déroulent sur la Promenade des Anglais et un concert est organisé dans le salon de l’Hôtel Scribe. Au Théâtre de l’Artistique, Ben, Maciunas, Erébo et Serge III jouent des pièces Fluxus, dont Paper Piece de Ben Patterson etDuo for Violin de La Monte Young.

Pour Ben, « tout est art » et il continue de faire vivre l’esprit Fluxus au travers de ses œuvres.

 

Gestes et actions de rue (1958-1972)

Regarder le ciel (1963), Me marier (1964), Couper la moitié de ma barbe (1966), Cirer les chaussures des autres (1971), Marcher (1969) ou encore Faire des grimaces (1962) : ces gestes et actions, et tant d’autresencore, que Ben a effectués le plus souvent en public, à une seule ou plusieurs reprises, sont pour lui des œuvres d’art à part entière. Avec ses Gestes, Ben amène l’art dans la rue.

En 1973, plus de soixante de ces actions ont été représentées et matérialisées dans une série de tableauxdescriptifs, tels des fiches techniques d’archives. Représentation de ces gestes, en mots et en images, ilsrépertorient a posteriori les actions dans un ensemble cohérent daté de 1958 à 1972.
Le sens des Gestes se résume en un seul : Regardez-moi cela suffit (1963-1965), comme on peut lire sur lapancarte avec laquelle Ben s’est exposé sur la Promenade des Anglais à Nice.

 

Regardez moi cela suffit, 1962 Promenade des Anglais Nice © Ben Vautier

 

Ben – Parcours contemporain

Au travers d’une succession de thématiques, de ses Petites idées jusqu’aux Nouvelles écritures, en passant par les Miroirs, la Photographie, le Temps ou la Mort, Ben propose une lecture contemporaine de son œuvre. Il poursuit son introspection dans un parcours à travers lequel le visiteur est invité à son tour à s’interroger sur sa condition, son temps, sa société. Chaque nouveau mot, chaque nouveau geste participe d’une quête de sens et de vérité.

La signature (1958 – 2019)

«Il n’y a pas d’art sans signature. On ne peut rentrer dans l’histoire de l’art sans signature et sans date. Lesœuvres dites collectives n’existent pas. Il y a toujours un détective pour chercher à savoir qui l’a faite etquand. Même pour les grottes de Lascaux on commence à traquer la personnalité de l’artiste et on cherche sa signature. Je me suis dit alors que si l’art n’était qu’une question de signature pourquoi ne pas faire un tableau avec juste ma signature ; exposé à partir de 1958, un peu partout.»

Les cageots (1960 – 2015)

«Il y a le grand art, qui est dans les musées et puis dans la rue, il y a le marché aux légumes. Et dans le marché aux légumes, il y a la vie de tous les jours et au musée, il y a l’artiste qui dit : “J’aimerais exposer lavie de tous les jours”. Alors j’ai écrit sur des cageots des phrases entendues au marché.
J’aime aussi le cageot parce que c’est un support gratuit que l’on trouve jeté par centaines au marché. C’est mon petit côté radin.»

Le temps (1961 – 2019)

«Certains pensent que l’argent est très important. D’autres que c’est la santé. Moi je pense comme John Cage l’a dit une fois : l’important c’est l’emploi du temps. Un milliardaire, le dictateur, le clochard emploient chacun le temps différemment, mais n’ont que 24 heures dans une journée. Et c’est l’usage qu’ils font de ces 24 heures qui est important. Le temps est un thème que j’ai commencé à travailler à partir de 1976, bien que j’aie signé le temps en 1960.»

Le collectionneur pauvre (1989 – 2015)

«J’ai insisté pour que cet espace existe parce que quand je vais chez l’Abbé Pierre et que je vois un tableau qui ressemble à du Gauguin, à du Picasso, à n’importe quel autre artiste, je le prends parce que ça colle à monhistoire de l’art parce que dans l’histoire de l’art, c’est le style qui compte et le style c’est la répétition.»

Portraits

«Je vois toujours deux têtes partout. Vous me montrez une casserole j’y vois une tête, deux chaussures parterre, je vois une tête, c’est même devenu un problème pour moi de ne pas les voir. Je me rappelle que mamère disait : “Le petit fait des portraits très ressemblants”. C’est pas vrai. Néanmoins, aujourd’hui je me senslibre de faire des têtes. Le jour du vernissage je réaliserai mon autoportrait à 19h30.»

vue d’exposition photo Benoit Barbagli

 

Section cinéma

Caméra au poing Ben a constitué un fonds filmique considérable sur une période de soixante ans dans lequel apparaissent anonymes et artistes, dans des situations courantes telles qu’à la terrasse d’un café, lorsde vernissages ou de happenings.
Sont présentés ses premiers films archivant dès les années 60 ses actions de rue, ses films conceptuels etégalement ses dernières créations.

Le premier film : CANNES VILLE 1963

Pendant le Festival de Cannes en 1963, Ben pose desaffiches sur les murs de la ville :
Ben créateur de l’art total présente et signe, dans lecadre du Festival son film extraordinaire CANNESVILLE 1963.

Pour faire ce film, proposé à Georges Maciunas, Ben devait louer une salle de cinéma ; annoncer un filmd’avant garde ; il aurait installé ses caméras, trois si possible, cachées dernière l’écran ou sur les côtés, dansles rideaux. Ces caméras auraient filmé la salle vide, puis le public entrant s’assoir, le public s’impatientant de ne pas voir le film commencer, le public, furieux ou pas, demandant de se faire rembourser, quittant la salle peu à peu ; la dernière image du film et la première étant la salle vide.

LE NON FILM (2003)

Ce film expérimental traite de la recherche de la vérité, de la vie, de l’égo et en général de ce qu’est faireun film vrai. Il révèle le fonctionnement de sa réflexion dans la réalisation de son œuvre, l’ambiance et laprésence de son entourage en une succession de séquences drôles, sensibles, provocatrices et intimes.

 

Artistes invités

Comme il a toujours tenu à le faire, Ben invite des artistes, historiques ou émergents, reconnus localement ou internationalement, connaissances récentes ou amis de longue date, rencontrés au gré de ses activités. Il leur propose un espace dans la halle pour présenter leurs œuvres, projections, performances ou poésies.

Marcel Alocco, Christian Balmier, Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Marcel Bataillard, Charles Sebban dit Bébert, Emmanuel Benichou, Sylvie Boulloud, Frederik Brandi, Anna Byskov, Vincent Calassi, Martin Caminiti, Max Cartier, Catherine Cattaneo, Baptiste César, Marc Chevalier, Robert Combas, Verana Costa, Sandra D.Lecoq, Noël Dolla, Louis Dollé, Jean Dupuy, Kristof Everart,Jacqueline Gainon,Jean-Baptiste Ganne,Olivier Garcin, Jo Guichou,Laurie Jacquetty, Lyonel Kouro, Krajewicz et Rowlands Arnaud, Labelle-Rojoux, Thierry Lagalla, Patrick Lanneau, Natacha Lesueur, Jean Mas, Florent Mattei, Maurice Maubert, Patrick Moya, Henri OlivierYoko Ono, Gérald Panighi, Jean-Luc Parant, Louis Pastorelli, Pascal Pinaud, Michel Rabanelly dit Raba, Caroline Rivalan, Franck Saïssi, Alain Snyers, Stéphane Steiner, William Sweetlove, Monique Thibaudin, Agnès Vitani, Anne-Laure Wuillai, Junko Yamasaki
Sont également exposées des pièces de sa collection, commencée en 1958, dévoilant ainsi l’aspect collaboratif et collectionneur de Ben, parfois mécène.

 

AntakiArman, Hélios Azoulay, Michel Batlle, Ruy Blas, Robert Bozzi, BP, Jean-Pierre Bruno, John Cage, Denis Castagnou, Denis Castellas, Jacques Charlier, Giuseppe Chiari, Albert Chubac, Philip Corner,Béatrice Cussol, Daniel Daligand, Raymond Denis, Charles Dreyfus, Marcel Duchamp, Joël Ducorroy, Robert Erébo, Robert Filliou, Gregory Forstner, Joëlle Gainon, Alexandra Guillot, François Guinochet, Jacques Halbert, Max Horde,  Isidore Isou, Pascal Josse,  Konny, Maurice Lemaître,  Jacques Lizène, Serge Maccaferri, Jonier Marin,  MissTic,  Olivier Mosset, Bernard Pagès, Francois Paris, Philippe Parreno, Bruno Pélassy, Présence Panchounette, Philippe Perrin, Jacques Pineau, Nicolas Privé, Maxime Puglisi, Jonhson Ray, Robert Roux,  Serge III, Bernard Taride, Cédric Teisseire, Bernard Venet, Jean-Luc Verna, Ultra Violet ….

Ben a toujours favorisé les rencontres, les confrontations, les débats et la création. À partir de 1965, dans la mezzanine de son magasin, la galerie Ben doute de tout, il expose tous les artistes qui l’intéressent : Boltanski, Sarkis, La Monte Young, Alocco, Venet … En 1972, il ouvre La fenêtre, où il présente l’avant- garde niçoise. En 1975, il organise chez lui à Saint-Pancrace les Pour ou contre, au cours desquels il anime des débats et expose notamment Supports/Surfaces, Figuration Libre, Fluxus, Arman, Daniel Spoerri, Gilli et Serge III. En 1999, il ouvre consécutivement à Nice le Centre du Monde, rue du Lycée, suivi en 2011 parl’Espace à débattre, rue Vernier, et en 2017 Le César, dans le Vieux-Nice.

Il est aussi à l’origine de grandes expositions collectives. En 1977, À propos de Nice représente l’ensemble de la nouvelle création artistique niçoise pour l’ouverture du Centre Georges-Pompidou à Paris. En 1983, il organise une exposition de la jeune création du sud sur les quais de l’ancienne Gare des Chemins de fer de Provence, Un artiste peut en cacher un autre. En 2003, Fluxus Nice rassemble le mouvement Fluxus international et français dans différents lieux avec du théâtre, des expositions, performances, conférences et concerts. Il récidive en 2006 avec Le tas d’esprits à Paris, rue de Seine. En 2016, c’est le Palais idéal du Facteur Cheval à Hauterives qui reçoit ses invités.

“Le Tas d’esprits “, 2006 Paris

 

 

 

Section débats

En 1958, un jour, sur la Promenade des Anglais à Nice, Ben rencontre François Fontan. Aimant tous deux la discussion et les débats, ils se retrouvent tous les soirs pour discuter vie, sexe, peuples, politique internationale, cultures, langues, ethnies. Tous sont bienvenus pour participer aux discussions. On parle desidées de Wilhelm Reich, de Marx, de Freud, etc. La position de François Fontan : l’avenir politique du monden’est pas dans l’uniformité mais dans la diversité.

En 1974, s’animent à l’occasion des Pour ou contre les premiers débats à Saint-Pancrace, sur la pelousechez Malabar et Cunégonde. Il y a un micro, une grande table, un buffet et on discute jusqu’à tard dans lanuit. Certains viennent pour la prise de parole, d’autres pour les merguez. Parmi ces Pour ou contre, on sesouvient du Tas d’Arman, de la discussion avec Combas et Di Rosa, de l’exposition d’Olivier Mosset et son arrivée bruyante avec 80 motards de la Bastille et des prises de bec entre Martine Doytier et Noël Dolla.Cultivant cette tradition, Ben aménage dans la grande Halle du 109, un espace avec plusieurs canapés, des tapis au sol, une table pour poser des verres, un grand tableau blanc avec des feutres, un micro, de la musique, des livres et quand il sera là, il lancera un débat et invitera le public à participer.

Section performances

 


Le Ring, 2012Exposition Ben signe NiceCentre d’Art de la Villa Arson, Nice

À l’occasion de cette exposition, Ben installe un ring de boxe, comme il l’avait fait en 1972 lors de sonexposition à la Documenta 5 à Kassel en Allemagne. C’est sur ce ring que Joseph Beuys, dans le cadre d’uneAction d’adieu, avait alors participé à un combat de boxe avec l’étudiant en art Abraham David Christian. En 2012, pour les 50 ans du mouvement Fluxus, Eric Mangion, directeur du centre d’art de la Villa Arson, invite Ben qui renouvelle l’installation, et organise des performances sur ce ring pour l’exposition Ben signe Nice. Les artistes se succèdent en rounds de 3 minutes 33 secondes, temps imposé pour exécuter leurperformance. S’y succèdent joyeusement de la danse, de l’expression corporelle, de la musique, du théâtre, des défilés et bien sûr des pièces Fluxus. Chaque action, réalisée en public, est filmée puis transmise endifféré sur un écran placé au centre de l’installation. Les performances ont eu lieu durant plusieurs semaines, chaque mercredi, à 18 heures 33. Ben se présente en chef d’orchestre et arbitre, retrouvant ainsi les bases du mouvement Fluxus.

En 2013, avec la ville de Blois, Ben ouvre la Fondation du Doute. Le ring devient un espace pour le Combatd’idées, pour l’exposition inaugurale de ce nouveau centre d’art qui présente une collection de plus de 300 œuvres Fluxus.
Ce ring revient dans la grande Halle, au cœur de l’espace, autour d’un programme de performances, plaçant ainsi l’expression et les idées au centre de la vie de l’exposition, dans la tradition de Fluxus qui clame que l’art c’est la vie.

 

Biographie

Ben est l’un des artistes majeurs du XXe siècle connu pour ses actions et ses peintures. Sa production,à la fois réflexion sur l’art dans ce qu’il a de plus fondamental et intégrant notre quotidien dans ce qu’il a deplus particulier, réussit à faire de la vie un art. Sont ainsi entrés dans son œuvre des univers aussi éloignés duchamp artistique que l’ethnisme, l’ego ou la vérité. Ben bénéficie d’une incroyable popularité grâce à sesécritures, qui allient la plus grande impertinence et la plus grande justesse.

Ben, de son vrai nom Benjamin Vautier, est un artiste français d’origine suisse. Né le 18 juillet 1935 à Naples,de mère irlandaise et occitane, et de père suisse francophone, il est le petit-fils de Marc Louis BenjaminVautier, peintre suisse du XIXe siècle. Il vit ses cinq premières années à Naples. Après la déclaration de guerre,en 1939, Ben et sa mère vont multiplier les voyages : Suisse, Turquie, Égypte, Italie, pour enfin s’installer àNice en 1949. Il étudie à l’école du Parc-Impérial et à la pension du collège Stanislas. Sa mère lui trouve un travail à la librairie Le Nain Bleu en tant que garçon de course, puis lui achète une librairie-papeterie.

À la fin des années 1950, il la vend pour ouvrir une petite boutique, dont il transforme la façade en accumulant quantité d’objets et dans laquelle il vend des disques d’occasion. Rapidement, sa boutique devient unlieu de rencontres et d’expositions où se retrouvent les principaux membres de ce qui deviendra l’Ecolede Nice : César, Arman, Martial Raysse, etc. Proche d’Yves Klein et séduit par le Nouveau Réalisme, il estconvaincu que « l’art doit être nouveau et apporter un choc ». Au début des années 1960, commence le jeu des Appropriations. La règle établie par Yves Klein visait à s’approprier et signer le monde en tant qu’œuvre d’art sans jamais copier et en étant toujours le premier. Duchamp avait les chiffons, Christo les emballages, Arman les Accumulations, Klein le Monochrome, Ben va signer tout ce qui ne l’a pas été : les trous, les boîtesmystérieuses, Nice, les coups de pied, Dieu, les poules, etc., reliant l’art et la vie, expliquant que tout est artet que tout est possible en art. Essentiellement, Ben est un artiste conceptuel, un artiste de l’idée. C’est un provocateur, un railleur, un iconoclaste, il est inclassable.

 

Ben, Je signe tout, 1970 Saint Pancrace, Nice
© Jacques Strau

« Les Gestes de Ben, qu’il a commencé à effectuerà la fin des années 1950, ont maintenant leur placeau panthéon de la performance. Ses Ecritures sont des œuvres radicales, révolutionnaires. Ses travaux sur les attitudes et les conditions sociales révèlent un grand humanisme. Ben a une énergieintarissable, qui produit un flux d’informations,d’opinions, de livres, d’essais et de documents Internet. Il n’est pas l’artiste cliché enfermé dans sa tour d’ivoire mais plutôt un artiste de la rue. » Jon Hendricks, 2010.

Ben vit et travaille depuis 1975 sur les hauteurs de Saint-Pancrace, colline niçoise. Ses oeuvres sont présentes dans les plus grandes collections privées et publiques du monde, notamment au Museum of Modern Art de New York, au WalkerArt Center de Minneapolis, à l’Art Gallery of New South Wales de Sydney, au Museum ModernerKunst Stiftung Ludwig de Vienne, au MUHKA d’Anvers, au Stedelijk Museum d’Amsterdam, au musée de Solothurn, au Centre Georges- Pompidou et au Musée National d’Art Moderne de Paris, ainsi qu’au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.

 

 

Ben, par Bernard Blistène

Directeur du Musée national d’art moderne, Centre Georges-Pompidou

L’époque est amnésique. Elle célèbre à l’envi celles et ceux qui « performent », manière de laissercroire qu’ils déjouent le système. Plus une exposition sans présence du corps. Plus un projet sans unedimension pluridisciplinaire. Plus une manifestation sans réconciliation des contraires. L’art est partout et chaque rendez-vous est là pour le prouver.
Le dissensus s’abime dans des représentations complaisantes. On met en scène les malheurs du monde avec l’idée d’en être les témoins et les accusateurs. La bonne conscience fait son travail et le tour est joué.

Ben Vautier voit le monde autrement. Soixante ans qu’il nous apostrophe et nous renvoie à nosvanités vaines. Soixante ans qu’il s’escrime et s’exprime, se démène et s’enflamme dans un pêle-mêle mêlant le tragique et la farce, la souffrance et la joie, le pour et le contre. Eloge de la difficulté d’être soi,autocritique de l’égo, aphorismes en tout genre. Ben est là, entre vérité et mensonge, entre impertinence et sagesse. Ben est un artiste nécessaire.
De la fin des années 1950 à aujourd’hui, Ben met en scène et se met en scène au cœur d’un monde dont il ne finit jamais de dire qu’il l’effraie et l’amuse. Ben vocifère et tempête. Il écrit et il apostrophe. Il gesticuleet parle fort. Il est savant et populaire. Ben est sans doute l’un des plus extraordinaires animaux humainsqu’il m’ait été donné de côtoyer.

De tout cela, de ce combat quotidien contre lui-même et le temps qui ne cesse de filer, Ben fait uneœuvre à nulle autre pareille, une œuvre reconnaissable entre toutes. Familière et inventive. Une œuvre qui lui ressemble et dans laquelle tout un chacun, un jour dans sa vie, s’est reconnu et retrouvé. Nous avons tous en nous quelque chose de Ben Vautier, tant Ben Vautier nous dit quelque chose de nous-mêmes, de notre misère et de nos joies, de nos peurs et de nos vanités, de nos désirs et de nos échecs. Bref, Ben est à lui seul l’homme à la recherche de la vérité, sans doute un moraliste. Jamais un moralisateur.
Il faut toujours et encore regarder l’œuvre de Ben. Il faut en suivre le cours et les métamorphoses. Il faut le voir chercher à construire son langage. « Je dessinais des formes que je jetais si je retrouvais leur sourced’influence », écrit-il au sujet de ses premiers travaux. Il faut l’entendre chercher « un début de personnalité »lorsqu’apparait en 1957, la forme de la Banane. Et puis, viennent les Lignes, les Tâches, les Sculptures d’Objets, les Objets suspendus, le Vomis, le Déséquilibre, les Trous, les Sculptures vivantes, le Manque et le Tout… Le Tout comme la recherche de la réalité en sa totalité, le Tout pour que rien ne lui échappe. Entreleurre et maitrise. Sans doute une superbe définition de la création.

Car Ben est un créateur. Le mot semble galvaudé et lui va bien. Un créateur qui expose, signe et vend Dieu, son rival, à n’importe quel prix. Un créateur qui court et rend justice aux Terrains vagues. Un créateur qui donne forme aux mots et invente, comme le dit son copain Jon Hendricks à l’occasion du Strip-tease intégral de Ben, une peinture-mot. Et puis, il y a les Gestes qui, au-delà des Actions – ou « Aktion », si vous voulez faire germanique et savant – au-delà des « Performances » et autres « Happenings », des « Events »de George Brecht avec lesquels ils entretiennent une tendre affinité, sont l’expression même de la vie danstous ses états, du corps dans toutes ses manifestations : « Me cogner la tête contre un mur », « Cracher »,« Cirer les chaussures des autres », « Creuser un trou et vendre de la terre », « Uriner », « Rentrer dans l’eautout habillé avec un parapluie », « Me peindre », « Me battre »… J’en passe et des meilleurs. Tout dire, tout faire, ne jamais s’interrompre, ne pas connaitre le repos. Le corps, son corps, le mien, le vôtre dans tous ses états pour ne jamais cesser de lutter contre l’inéluctable. Ben, jamais hors-jeu. Ben, « notre contemporain », dans l’urgence absolue d’être et de laisser des traces. Pour ne jamais disparaître.

Bernard Blistène, 2018

 

Le 109

Pôle de cultures contemporaines

La ville de Nice a engagé, dès 2008, un projet de reconversion des 18 000 m2 de ses anciensabattoirs en un pôle de cultures contemporaines, contribuant au rayonnement culturel de la cité. Répondant à un réel besoin de se doter d’un outil de recherche et de création, cette mutation a commencépar l’installation dans une partie du site d’un collectif d’artistes – La Station, association défendant l’art contemporain par la production et l’exposition.

Dans le même temps, la ville a mis en place une mission de réflexion intitulée Chantier Sang Neuf,afin d’élargir ce processus de mutation à tout le site et à toutes les expressions artistiques ; réflexion concrétisée par la création de la Grande Halle (un espace de 2000 m2), du Frigo 16, de la Table Ronde ;tous ces espaces pouvant recevoir diverses programmations autour des musiques actuelles, d’expositions, de conférences et débats. Cette forme expérimentale du projet s’est déroulée jusqu’en 2015 par diverses actions de productions, de résidences (avec notamment La Compagnie Antipodes) et de manifestationstemporaires.
Depuis 2016, après des travaux significatifs de transformation de ses locaux, le 109 commence une nouvellevie permettant l’accueil d’autres acteurs majeurs de la vie culturelle niçoise. Le projet entre dans une deuxième phase de consolidation de ses objectifs par l’installation de 29 ateliers municipaux de plasticiens ; du Forum d’Urbanisme et d’Architecture ; de l’Entre-Pont, une fédération d’une trentaine d’associations de spectacles vivants ; de la compagnie de danse Antipodes ; de Botox(s), réseau d’art contemporain Alpeset Riviera ; du SACA, Syndicat des Architectes de la Côte d’Azur. Avec l’énergie produite par ses multiplesoccurrences, le 109 tend à conforter son rôle d’authentique vivier de création.
Dans sa nouvelle configuration, Le 109 se positionne comme une interface essentielle à la création contemporaine dans le paysage culturel local, national et international par un travail de coordination desactions menées par les protagonistes du site mais surtout par une programmation riche, diverse et ambitieuseen son sein tournée vers différentes typologies des problématiques culturelles, artistiques et sociétales denotre époque.

le109.nice.fr www.facebook.com/le109nice/

 

Le 109 © Cédric Teisseire

La Station

La Station a pour principal objectif de soutenir et de diffuser la vie culturelle et artistique contemporaineà Nice par tous les moyens et dans toutes les formes que celle-ci revêt.
Fondée à Nice en 1996, l’association Starter pilote le projet de La Station. La particularité de cette association est de faire cohabiter – à son origine dans une ancienne station service en centre ville – des espaces d’exposition ouverts au public et des ateliers de production.

La Station participe à ce phénomène, paru en Europe dans les années 90, comme une alternative dans la diffusion et la production artistique, par l’émergence de centres d’artistes auto-gérés appelés aussi ArtistRun Spaces.
La Station s’est donnée pour vocation de mettre en valeur la production artistique qui se fait dans cette ville, et attirer d’ailleurs, de France et d’Europe, des pratiques très contemporaines de l’art. Elle a pour but notamment d’aider les artistes et de participer au développement, à la promotion et à la diffusion de leurs activités.

C’est dans une volonté de proposer un maillon supplémentaire reliant au plus près les artistes, les institutions, les centres d’art, les galeries et le public, que La Station trouve sa pertinence, en tentant d’apporter une valeur ajoutée à un panorama culturel existant.
En octobre 2009, La Station s’est installée dans la Halle sud des anciens entrepôts frigorifiques mis à disposition par la Ville de Nice appelé désormais Le 109. Ces locaux rénovés ont une superficie de 1 000 m2 et sont partagés en espaces d’exposition ouverts au public et en ateliers. Une douzaine d’artistes y travaillentet participent à la vie, à l’organisation et au maintien d’une telle entreprise, par une mise en commun des compétences.
Des expositions, des performances sont proposées au public, ainsi que certains événements plus particuliers : lectures, séances d’écoute, concerts, projections vidéos, conférences …
Outre sa programmation intra muros, La Station a acquis au fil des années une audience nationale eteuropéenne grâce à des expositions organisées dans diverses villes à l’étranger.

www.lastation.org www.facebook.com/lastationstarter/

 

Soirée d’ouverture

 

 vendredi 14 juin à partir de 18h33

Éclairage Public #3

Vendredi 14 juin de 18h33 à 02h Samedi 15 juin de 12h à 02h Dimanche 16 juin de 11h à 18h

Moment phare de l’exposition, la soirée du vernissage sera également le lancement de la troisième saison d’Éclairage Public, un week-end jalonné de rendez-vous créatifs et conviviaux réunissant toutes les pratiques des acteurs artistiques et culturels résidents du 109 (La Station, L’Entre-Pont, Forum de l’urbanisme et de l’architecture, Cie Antipodes, Le Hublot, Ligne 16, Le SACA, Botox[s],les artistes des ateliers).

Entrée libre • Restauration possible sur place • Plus d’informations en ligne www.le109.nice.fr

Soirée d’ouverture : vendredi 14 juin à partir de 18h33

18h33 Grande halle du 109
Vernissage de l’exposition Ben et ses invités : La vie est un filmOuverture de l’exposition, jusqu’à 22h

19h Inauguration de l’événement avec la Fanfare Banda Nux

Voici Nux Vomica en formation fanfare. Ces remueurs d’esprit, d’abord plasticiens, ont doucement glissé vers la musique avec un esprit inchangé : célébrer les fêtes traditionnelles, parler niçois, s’intéresser à ses voisins et à son quartier. Amis de Ben — ils se sont rencontrés sur un char du Carnaval —, ils aimentmélanger les genres où tradition et ragga niçois chevauchent les rythmes carnavalesques. Leurs textesracontent la vie quotidienne, les quartiers, notre époque, le tout baignée dans l’univers satirique niçois. Populaire, drôle, festif et intemporel. Après leur déambulation sur le site du 109, Nux Vomica en formation scénique enchaînera à 21h sur le Parvis de Turin. www.nuxvomicanissa.com

20h > 22h Parvis de Turin : Moussu T et Lei Jovents + Nux Vomica

Depuis près de 15 ans, Moussi T e lei Jovents, figure incontestée de la chanson occitane, distille son blues moderne en emmêlant poésie urbaine occitane, rythmes créoles, banjo et guitare blues. Créé par Tatou et Blu, respectivement MC et guitariste de Massilia Sound System, ce qui fut au départ un « side project », estdevenu peu à peu un des groupes les plus stimulants de la scène française. Traditionnel et moderne, local et universel, nostalgique et boulégant. www.moussuteleijovents.com

21h > 22h30 + 22h30 > 00h : projections RIDDIM#1

Autour de et Le Cinéma de Beaulieu propose une programmation documentaire dédiée à la musique.
21h – ARC(O) ALPIN(O) de Christian Passuello – FR – 2000 – 52’ – L’Arc alpin désigne l’espace géographiquequi va de l’Italie du Nord aux Alpes-Maritimes. C’est aussi l’archet du violon traditionnel qui accompagne les danses de ces régions rurales de montagne. De jeunes musiciens folkloristes de diverses origines ont formé Arco Alpino pour faire revivre un répertoire recueilli dans les années 1970 auprès des derniers ménétriers.22h30 – RUDEBOY, THE STORY OF TROJAN RECORDS de Jack Davies – UK – 2018 – 85’ – Le documentaireraconte l’histoire du label de disques TROJAN fondé en 1968 par Lee Gopthal et Chris Blackwell, quiintroduisit en Angleterre, puis en Europe tous les courants musicaux jamaïcains d’après-guerre.

22h > 00h À L’Entre-Pont : Lo Còr de la Plana

Nombre de places limitées, sur réservation seulement (5€) — Depuis 2001, au quartier de la Plaine à Marseille, Lo Còr de la plana réinvente la vocalité méridionale, en la mêlant aux sonorités archaïques d’une méditerranée violente et crue. La percussion et la voix sont le couple emblématique de ce rituel rudimentaire, minimal, accompagnés par ce que le corps peut encore faire battre d’essentiel : les mains, les pieds ou les peaux.Chants religieux, à danser ou politiques, au fil de ses trois albums salués par la critique, les professionnelset le public, Lo Cor de la Plana est devenu le groupe référent de la musique occitane contemporaine. Pas étonnant qu’il tourne régulièrement dans le monde entier. www.occitanie-musique.com/fr/lo-cor-de-plana

22h > 02h À La Station : La Boum des cinéphiles #3, live et DJ

Une fête totale – orchestrée par Benjamin Fincher, Amélie Masciotta, Claude Valenti – pour faire danser sur de la musique vue au cinéma, plongés dans une scénographie singulière. Nous invitons une BandeOriginale de musiciens-compositeurs – La Doublure (Natalija Jukic et Benoit Gsell), Cyrille Mellerio, J-Chris Martin, Memphis Mao, Geoffrey Boulier, Hugo Vallée, Sidney Feret, Yowen Albizu-Devier, Christian Viallard- pour re-visiter en live de grands moments de cinéma en chanson.

Au Frigo 16 : Papet J + DJ set suivi du DJ set Saï Afroman Radio
Papet J – Parallèlement à son nouvel opus : Raggamufffin Vagabond, Papet J, l’un des chanteurs du Massilia Sound System, a lancé en 2015 Les Apéros du Papet. Il joue, avec trois de ses musiciens, le rôle de DJ et de chanteur. Bien sûr sont toujours abordés les thèmes chers au Papet : le voyage, la convivialité et labonne humeur marseillaise, les problèmes sociaux… Il donne aussi quelques coups de griffes aux politiciensmanipulateurs et aux intolérants de tout poil (qui le lui hérissent, le poil). Papet-J se définit depuis toujourscomme un chanteur occitan faisant rimer la langue d’Oc avec le reggae jamaïcain.
Saï Afroman Radio – D’abord compagnie de skate californienne crée en 1999, Afroman est aussi un Krew de Djs azuréens. Voilà 20 ans que les activistes d’Afroman propagent leur vibes,. La face sonore de leurnébuleuse viendra électriser le dancefloor avec leur Dj set groovy et chargés de pépites, distillant du funk, de la soul, de l’afro & Brazilian beats, de la deep house, enfin tout ce qui groove ! Depuis 2017, Afroman s’est doté de sa propre web radio (afroman.com, appli google play Afroman Radio, app store) : des mixesde divers Djs, amis ou rencontres d’un peu partout dans le monde.

La vie c’est, 2003, acrylique sur toile, 160x130cm © Ben Vautier

 

 

Camille Franch-Guerra

 

 

                                                                                                                              © Simone Eusebio

 

CAMILLE FRANCH-GUERRA

 

C’est à partir de notre vie quotidienne et surtout de ses mythes qui engendrent des mécanismes idéologiques et sémiologiques propres à notre société contemporaine que l’artiste, sensitive, perçoit le monde. L’impact réel des données visuelles, sensorielles et physiques de nos sociétés sont des ponts à son regard et reliant les paradoxes, les anomalies, elle mène des projets empreint de cette fascination de l’espace et surtout de la notion d’« hétérotopie ». Moteur animant sa recherche sur ces formes de matérialisation de l’empreinte de l’homme dans les sociétés.

Si son processus de travail intègre l’objet, c’est par le fait qu’il en constitue la matière première de ces installations. Elle va chercher avec la foi d’un voyageur, la poésie de l’objet topique, qui, trouvé, acheté, échangé, ou transformé, offre avec la même force de recherche cette unicité politique et culturelle aux allusions mythologiques dénotant la Vie. Une allégorie du vivant. La beauté et sa laideur ou séparément regardés. le double monde ; son intérêt pour l’immersion. La vie, la mort, bien sûr, la métaphysique qui surgit de l’objet et les cavités au combien creuses du crâne humain. L’intelligence de cette artiste réside dans l’ambiguïté de sa réalisation protéiforme opérant la critique d’une saturation de sensation à laquelle notre corps n’échappe plus et soustrayant peut-être, la poésie et la force intelligiblede l’instant. En opérant des allers-retours entre le réel et la fiction, par des systèmes métaphoriques, elle se joue du réel et rend flou l’origine mêmedes choses pour faire ressortir parfois en couture brodé, un humour noir. C’est en évitant l’extrospection et l’objectivité de l’image que son regard se pose d’abord sur la surabondance d’un point de vue général, qu’elle soit informative, esthétique, virtuelle, capitaliste. Le «monde échange», le «monde communication» le monde d’une globalisation grandissante, tragédie, absurdité, dramaturgie en tout cas ;

Que ce soit dans son processus créatif que dans sa retranscription plastique, elle déploie un rébus inspiré de sources documentaires, historiques et mythologiques qui ne perdent pas l’esprit dans un bazar d’images et d’objets mais construisent un espace logique, en laissant un souffle symbolique, quasi-mystique dans l’expérience. Expérience, dans le sens d’un processus créatif qui comprend l’expérience du déplacement ( dans la marche et la récolte de choses, dans l’établissement d’un inventaire de collecte draconien ( dans une conscience animiste plus que scientifique) autant que dans la retranscription plastique où les entités et celui qui les perçoit – au sein d’un même lieu – fonctionnent dans un système d’échanges et de corrélations propre à l’expérience donnée.

L’inventaire est le résultat de ces collectes-enquêtes ; il lui permet de classer les entités tangiblement fragiles autant que de structurer sa pensée. C’est alors que ces récits qui se constituent d’objets, d’images prélevées, deviennent les supports d’une mémoire faillible, et, ils ont tous le désir de rendre au mouvement cinéplastique sa disposition à être une trace, une prise de forme du mouvement dans la marche, porteuse de sens et de revendication comme le soulève Thierry Davila.

L’artiste nous donne à voir son désir de mise en espace de ces ponts intelligibles par le biais de l’installation, qui insistent sur l’événement comme une véritable immersion tentant de juxtaposer l’homme, le visiteur, avec le système qu’il a lui même construit avec toutes ces dialectiques anthropocentrées.

ALMA, vue détail, Camille Franch-Guerra et Evan Bourgeau ©

 

ALMA, vue d’ensemble, Camille Franch-Guerra et Evan Bourgeau ©

 

Le mouvement du rêve, vue d’ensemble, Villa Arson et Loïc Thebaud ©

 

ORMA, vue d’ensemble, Camille Franch-Guerra et Evan Bourgeau ©

Vovere Votum, vue d’ensemble, Camille Franch-Guerra et Evan Bourgeau ©

 

Walkabout, Anthotype, Camille Franch-Guerra et Evan Bourgeau ©

CAMILLE FRANCH-GUERRA

NÉE EN 1989 À MONACO

VIT ET TRAVAILLE À NICE

 

ÉDUCATION

 

2013 DNSEP, PAVILLON BOSIO, ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ARTS PLASTIQUES DE LA VILLE DE MONACO

2011 DNAP, PAVILLON BOSIO, ÉCOLE SUPÉRIEURE D’ARTS PLASTIQUES DE LA VILLE DE MONACO

2008 BACCALAURÉAT LITTÉRAIRE, OPTION ARTS PLASTIQUES

2006 ARTS APPLIQUÉS, LYCÉE LÉONARD DE VINCI /2006

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES, EN DUO

 

2018 VOVERE VOTUM, CHAPELLE LA PROVIDENCE, NICE, COMMISSARIAT ISABELLE PELLEGRINI, FR

2018 CHERGUI* ET DÉROUTES, EN COLLABORATION AVEC CAROLINE TRUCCO, GALERIE LE 22, NICE, FR

2016 MOUVEMENT DU RÊVE, CHÂTEAU DEU HAUT DE CAGNES, FR

2015 ALMA, ESPACE GRED, NICE, FR

2015 LES VISITEURS DU SOIR – BOTOX(S), PERFORMANCE, TOPOÏ, GALERIE ESPACE GRED, NICE, FR

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2018 NATURAL SAFE, NUIT BLANCHE PARIS 2018, DIRECTION ARTISTIQUE GAEL CHARBAU, PARIS, FR

2018 PENSEES SAUVAGES, NO MADE, VILLA ROC-FLEURI, CAP D’AIL

2018 SANS-TITRE, BEL OEIL, INTERIOR DESIGN, COMMISSARIAT ISABELLE PELLEGRINI, NICE, FR

2018 RESERVOIR, DANS LE CADRE DE CURIOSITE(S), BOTOX(S), ATELIER 28 NICE, FR

2017-18 INVENTEURS D’AVENTURES DANS LE CADRE DES ECOLES DU SUD, VILLA ARSON, COMMISSARIAT GAËL CHARBAU NICE,FR

2016 POURSUITE, VILLA ROC-FLEURI, CAP D’AIL,FR

2016 LA TRAHISON DES OBJETS, GALERIE SISSO, COMMISSARIAT NICOLAS BLAMOUTIER, LYSANDRE ENANAA, PARIS 11ÈME, FR

2016 EASTER IN THE SUN, LE SALON, NICE,FR

2015 FESTVIVAL O.V.N.I , LE SALON, NICE, FR

2015 ARTISTE INVITÉE, THE MONACO PROJECT FOR THE ARTS 2015, EXPOSITION DE THE NATURE OF CLAY,JOHAN CRETEN, ESAP, MONACO

2015 ARTAGON 1 SIDE, VILLA DESHAYES, PARIS 14E

2013 CÉRAMIQUE 14, INVITÉE SALON DE LA CÉRAMIQUE CONTEMPORAINE, PARIS, FR

2013 THE SUMMER SHOW GALERIE ART MANDAT, BARJOLS, FR

2013 THE MONACO PROJECT FOR THE ARTS : L’EXPOSITION GT 2013, GAVIN TURK ET DES ÉTUDIANTS INVITÉS, PAVILLON BOSIO, MONACO

2013 KEEP IN TOUCH, UNE EXPOSITION DU RÉSEAU ECART , EUROPEAN CERAMIC ART & RESEARCH TEAM, GALERIE 11 COLUMBIA MONACO

 

RESIDENCES/DISTINCTIONS

 

2015 ARTAGON I SIDE PRIX DES ÉCOLES D’ARTS DE LA COMPÉTITION AVEC EVAN GERARD-BOURGEAU

2014 PRIX JEUNE CRÉATION, RÉSIDENCE À L’ATELIER DE MICHEL FEDOROFF, BARGEMON, FR

2013 THE POTTERY WORKSHOP, JINGDEZHEN, 333001 P.R. CHINE

AZIMUTH

 

Benoît BarbagliTom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent TestaAnne-Laure Wuillai

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« Qui nous a traînés ici ? Je le maudis ! »

Cette phrase revenait souvent avec ces variations :

« Mes mains sont gelées ! » 

« Je suis encore tombé dans un trou ! »

« Ce n’est pas le bon chemin ».

Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 m d’altitude dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé.

Tout d’abord parce que les raquettes premier prix en dévers cela ne marche pas, ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre et tu tombes sur le côté, et puis bon courage pour te relever.

Du coup la plupart d’entre nous a choisi de ne pas les utiliser, et comme il y avait au moins un mètre de neige, c’était assez gelé pour glisser mais aussi assez mou pour qu’on s’enfonce jusqu’à l’entrejambe. Avec le poids du sac à chaque pas c’était la peur que la neige craque, car une fois bloqué ça impliquait plusieurs minutes pour se dégager.

Omar Rodriguez-Sanmartin

 

OMAR RODRIGUEZ-SANMARTIN

 

Omar Rodriguez Sanmartin est né en 1984 à Barcelone, vit et travaille à Nice.

 

Sa pratique est essentiellement sculpturale, il travaille à partir d’objets, d’outils, de formes déjà existantes qu’il retravaille, repense, reforge, au sens propre comme au figuré. Un processus de chimérisation se met en place au moment du travail d’atelier, pendant la dissection puis l’assemblage de ces formes, qui deviennent comme potentiellement vivantes impliquant parfois une projection dans une utilisation, une animisation possible. Les degrés d’intervention sont variables; simple déplacement contextuel, assemblages, déformations, moulages et autres interprétations sont des exemples. 

L’appropriation de savoir-faire et de techniques de l’artisanat ou de l’industrie produit ici des aberrations poétiques et des pièces protéiformes à mi-chemin entre l’organique et le mécanique, qui apparaissent comme des résultats de gestes métaphoriques dans l’espoir de donner vie à des créatures hybrides…

Calliphagie, 2018
Pinceaux en bois, cuivre et queues de poissons
Échelles processionnaires, 2016
Tirages déformés en plomb issus du moule d’une échelle fabriquée en acier de 70 cm
Nez, 2016
Porcelaine cuite et faïence surcuite

AZIMUTH

 

Benoît BarbagliTom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent TestaAnne-Laure Wuillai

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« Qui nous a traînés ici ? Je le maudis ! »

Cette phrase revenait souvent avec ces variations :

« Mes mains sont gelées ! » 

« Je suis encore tombé dans un trou ! »

« Ce n’est pas le bon chemin ».

Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 m d’altitude dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé.

Tout d’abord parce que les raquettes premier prix en dévers cela ne marche pas, ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre et tu tombes sur le côté, et puis bon courage pour te relever.

Du coup la plupart d’entre nous a choisi de ne pas les utiliser, et comme il y avait au moins un mètre de neige, c’était assez gelé pour glisser mais aussi assez mou pour qu’on s’enfonce jusqu’à l’entrejambe. Avec le poids du sac à chaque pas c’était la peur que la neige craque, car une fois bloqué ça impliquait plusieurs minutes pour se dégager.

Florent Testa

 

 

 

 

FLORENT TESTA

 

Florent Testa, né en 1988 à Nice, vît et travaille à Nice, Vence et Valbonne.
L’artiste est impliqué dans l’enseignement des Arts Appliqués sur l’académie de Nice et est particulièrement actif dans l’enseignement des méthodes de conception artistique et du développement des nouvelles technologies.
Il enseigne à la terminale Arts Appliqués Henri Matisse de Vence et à la prépa’ Art et design Simone Veil de Valbonne.
Florent Testa est actif dans le domaine du design aux côtés du studio SMARIN en tant qu’exécutant et animant des réflexions sur les rapprochements entre les technologies numériques et le design produit artisanalement.
Florent Testa expose sont travail à Antibes, Bruxelles, la Colle sur Loup, Gattières, Genève, Monaco, Marseille et Nice.

Dîplomé des Beaux Arts de Monaco Florent Testa crée des sculptures et des installations en sable, cire d’abeille et laine. Ces matériaux lui évoquent un imaginaire sauvage et atemporel.
S’émancipant de l’outillage, il privilégie une gestuelle singulière combinée à des éléments fondamentaux tels que l’eau, l’argile ou la chaleur.
Ces moyens de mise en oeuvre rudimentaires constituent le point de départ de son travail pour créer des objets aux formes temporaires et réversibles.

Florent Testa procède à un archivage photographique et vidéo de ses travaux. Les images servent de modèles pour réactiver les protocoles et faire à nouveau objet.
Certaines de ces images sont élaborées comme des oeuvres vidéos ou photographiques autonomes.

Plus récemment il équipe son atelier de technologies numériques tel qu’une imprimante 3D et un scanner 3D. Il dresse ainsi un archivage tridimensionnel de son travail sous forme de modèles 3D et de polymères fabriqués par synthèse additive.

Lutteur, 2018
Polymère phosphorescent imprimé en 3D

d’après numérisation d’un original en argile

18 x 12 x 8 cm

 

Strata sur lit de sable2016 – 2019
Cire d’opercule et sable – 66 x 57 x 48 cm
La sculpture est conçue par un processus performatif mêlant l’eau, le corps et la cire liquide.

L’artiste exploite l’hétérogénéité de ces deux matières pour créer un nuage de cire. Plongé dans l’eau, il extrude la cire en jouant avec l’eau, sa surface, ses vagues et sa pression.

 

 

Atelier de fonte de cire dans l’argile et le sable
Installation participative, détail.

Sable, argile, cire, eau, éponge de mer et laine – Dimensions variables

Exposition personnelle

2016

E901*, Centre Culturel Louis Vogade, Gattières

Expositions de groupe

2018

Nopoto, Atelier Frega, Nice

100 titres, Bel oeil – Loft, Nice

Pensées Sauvages, Jardin de la Villa Le Roc Fleury, Cap d’ail

Acclimatation, Jardin de la Villa Thuret, Antibes

Réservoirs, Atelier 28, Nice

2017

1516 Arts, La Déviation, Marseille

Incartades, La Déviation, Marseille

Dématérialisation, Villa du Roc Fleuri, Cap d’Ail

2016

Stase, La Déviation, Marseille

Journée Européenne du Patrimoine, Espace Rose de Mai, La Colle sur Loup

Journée de l’Environnement, Maison de l’Environnement, Nice

Histoires de Dire, Jardin du Musée Renoir, Cagnes sur mer

Salon créateur, Centre Expo Congrès, Mandelieu la Napoule

2014

Métamorphose, Musée Terra Amata, Nice

2012

Draw by law, Espace Gred, Nice

État des lieux, Espace Gred, Nice

2011

Dis-moi ce que tu manges, Hôtel Van de Velde, Bruxelles

2010

J’ai détruit le barrage, Galerie du Quai Antoine 1er, Monaco

2009

Festival International du Film sur l’Argile et le Verre n°7, Forum, Montpelier

Prix et concours

2019 Lauréat concours Sculpture en dialogue avec la Médiathèque Marie Toesca de la Mairie de Gattières.

2009 Prix Jeune Cinéaste Atelier d’arts de France et Arte Culture.

Formation

2012 Master II Art et Scénographie, ESAP Monaco

2011 Master I Arts Visuels, Head Genève

2008-2010 Bachelor Arts Visuels, ESAP Monaco

2006-2008 BTS Expression Visuelle / Espace de Communication, Olivier de Serres Paris

AZIMUTH

 

Benoît BarbagliTom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent TestaAnne-Laure Wuillai

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« Qui nous a traînés ici ? Je le maudis ! »

Cette phrase revenait souvent avec ces variations :

« Mes mains sont gelées ! » 

« Je suis encore tombé dans un trou ! »

« Ce n’est pas le bon chemin ».

Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 m d’altitude dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé.

Tout d’abord parce que les raquettes premier prix en dévers cela ne marche pas, ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre et tu tombes sur le côté, et puis bon courage pour te relever.

Du coup la plupart d’entre nous a choisi de ne pas les utiliser, et comme il y avait au moins un mètre de neige, c’était assez gelé pour glisser mais aussi assez mou pour qu’on s’enfonce jusqu’à l’entrejambe. Avec le poids du sac à chaque pas c’était la peur que la neige craque, car une fois bloqué ça impliquait plusieurs minutes pour se dégager.

Evan Bourgeau

 

 

 

EVAN BOURGEAU

 

Evan Bourgeau travaille en duo avec Camille Franch-Guerra et seul. Il passe par autant de médiums que de recherches, autant de matières que de théories qui animent dans ses pensées des questions anthropogéniques, métaphysique ou bien morales et culturelles. Attaché au mot, à l’écriture : la sémantique est un passage inhérent à  son processus créatif ; car écrire est lié à l’errance. Cette errance se retrouve aussi dans ses œuvres poétiques, portées sur le quotidien, le désir, l’amour, l’empathie ou la nostalgie.

Par ses dernières recherches et introspections, ce sont des peintures qui ont été réalisées, des peintures où le vide et la tentative à la fois de l’éviter et de le  remplir s’inscrivent dans une connexion entre esprit, main, et support, suivant un état dit « symbiotique » où le corps est donc mis à l’épreuve… Comme un moment méditatif,  la main représenterait métaphoriquement « l’œil qui rêve », et la couleur, une interprétation immédiate de l’inconscient.

“Il s’agit d’une jalousie, en quelque sorte, venant de l’infini-ème. Et pour ne pas rester figé, sidéré, j’entretiens alors cette jalousie et je l’exprime, puisque la jalousie précède l’imagination ; elle dépasse la vue. Alors je peux toucher de la pensée l’infini et me représenter la perpétuelle mort et renaissance de toute chose circulant autour de l’être, dans le désir. Non sidéré.”

Extrait de l’édition “Monde-oeuvre Main-d’oeuvre”, 2015
Evan Bourgeau et Camille Franch-Guerra
Détail de l’installation “Mouvement du rêve” Villa Arson, 2017
Evan Bourgeau et Camille Franch-Guerra

Né en 1990 à Nice

Vit et travaille à Nice

 

Parcours

 

2016 DNSEP pavillon Bosio, école supérieure d’arts plastiques de la ville de Monaco 98000

2014 DNAP mention : félicitation, pavillon Bosio, école supérieure d’arts plastiques de la ville de Monaco 98000

2008-10 Faculté de lettres : art information communication, Nice 06000

2008 Baccalauréat littéraire, option théâtre, Valdeblore, la Bolline, 06420

 

Expositions personnelles, en duo

 

2018 Vovere votum, chapelle la providence, Nice, commissariat Isabelle Pellegrini, fr

2016 Mouvement du rêve, château du Haut de Cagnes, fr

2015 Alma, espace Gred, Nice, fr

2015 Les visiteurs du soir – Botox(s), performance, Topoï, galerie espace Gred, Nice, fr

 

Expositions collectives

 

2019 Azimuth, marches, démarches, galerie Eva Vautier, Nice

2019 Exposition sans titre, (même) chaussures, Hattori boutique, Nice

2018 Natural safe, nuit blanche paris 2018, direction artistique Gael Charbau, Paris, fr

2018 Pensees sauvages, no made, villa roc-fleuri, cap d’ail

2018 Sans-titre, bel oeil, interior design, commissariat Isabelle Pellegrini, Nice, fr

2018 Réservoir, dans le cadre de curiosité(s), botox(s), atelier 28 nice, fr

2017-18 Inventeurs d’aventures dans le cadre des écoles du sud, Villa Arson, commissariat Gaël Charbau Nice,fr

2017 Dématérialisation, villa roc fleuri, Cap d’ail, fr

2016 Eloquence du silence, festival ovni, hotel Windsor, Nice

2016 Poursuite, villa roc-fleuri, Cap d’ail, fr

2016 Rêvez, exposition des diplômés des ecoles du sud 2016, fondation Lambert, Avignon, fr

2016 La trahison des objets, galerie Sisso, commissariat Nicolas Blamoutier, Lysandre Enanaa, Paris 11ème, fr

2016 Easter in the sun, le salon, Nice,fr

2015 Festvival o.v.n.i , le salon, Nice,fr

2015 Artagon 1 side, Villa Deshayes, Paris 14e, fr

2012 Pleins pouvoirs, Marc Bauer, participation, la station, Nice, fr

 

Distinctions et récompenses

 

2015 Artagon i side : finaliste de la compétition en collectif avec Camille Franch-Guerra et prix de l’école avec

Fanny Lavergne et Charlène Dray

2014 club soroptimist : bourse d’étude

AZIMUTH

 

Benoît BarbagliTom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent TestaAnne-Laure Wuillai

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« Qui nous a traînés ici ? Je le maudis ! »

Cette phrase revenait souvent avec ces variations :

« Mes mains sont gelées ! » 

« Je suis encore tombé dans un trou ! »

« Ce n’est pas le bon chemin ».

Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 m d’altitude dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé.

Tout d’abord parce que les raquettes premier prix en dévers cela ne marche pas, ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre et tu tombes sur le côté, et puis bon courage pour te relever.

Du coup la plupart d’entre nous a choisi de ne pas les utiliser, et comme il y avait au moins un mètre de neige, c’était assez gelé pour glisser mais aussi assez mou pour qu’on s’enfonce jusqu’à l’entrejambe. Avec le poids du sac à chaque pas c’était la peur que la neige craque, car une fois bloqué ça impliquait plusieurs minutes pour se dégager.

Azimuth

AZIMUTH

Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Evan Bourgeau

Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin

Florent Testa, Anne-Laure Wuillai

Vernissage vendredi 12 avril à partir de 18h

Exposition du 13 avril au 28 juin 2019

Avec la participation de

Célia Vanhoutte, scénographie énergétique

Frédéric Blancart, commissaire d’exposition

« “Qui nous a traînés ici ? Je le maudis !“
Cette phrase revenait souvent avec ces variations :
“Mes mains sont gelées !“, “Je suis encore tombé dans un trou !“, “Ce n’est pas le bon chemin“.
Parfois la vallée taisait les grognements, à d’autres instants elle leur offrait un puissant écho. À 2500 mètres d’altitude, dans les montagnes du Mercantour, la traversée du Trécolpas vers le refuge de la Cougourde fut bien plus ardue que nous l’avions imaginé. Tout d’abord parce que les raquettes de premier prix en dévers, ça ne marche pas. Ça déchausse tout le temps, tu perds l’équilibre, tu tombes sur le côté et puis bon courage pour te relever. […]
Du courage, il en fallait pour se lancer dans cette aventure, pour quitter nos ateliers et  penser que nous allions faire des pièces là-haut, “en communion avec la nature“, qu’ils disaient ! 
Et dans les derniers mètres de la journée, les plus durs de tous, revenait encore cette phrase : “Mais pourquoi fait-on ça ?“
Oui pourquoi ? On tente de vous expliquer : Nous avons à créer des œuvres pour une exposition le 12 avril 2019 à la Galerie Eva Vautier. 
Quelques semaines plus tôt, le titre avait été décidé : “Azimuth“. Entre Exode, Exotopia, Azimut tous azimuts, “Azimuth“ avait triomphé. »
Extrait, Tous Azimuth, chapitre I, 2019.

La Galerie Eva Vautier et les artistes Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Evan Bourgeau, Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin, Florent Testa, Anne-Laure Wuillai, accompagnés du commissaire Frédéric Blancart*, et d’une scénographie énergétique proposée par Célia Vanhoutte, présentent l’exposition Azimuth.
À l’origine, chemin ou direction, le terme « azimuth » désigne en topographie l’angle horizontal établi depuis la direction du nord, vers celle d’un point à l’horizon.

Entre traversées périurbaines quotidiennes, désirs d’escapades sauvages et protocoles artistiques, l’exposition Azimuth débute par une démarche collective.

Non loin d’un processus performatif, les huit amis se réunissent pour une excursion inaugurale vers le Mont-Cima, avec comme point de départ, le pas de porte de chacun. La marche ou le parcours des rues, ruelles, chemins, puis sentiers, gagne le point le plus haut, le plus lointain, que le consentent huit corps en accord, à neuf jours du solstice d’hiver.

Dans une seconde ascension, le commissaire Frédéric Blancart se joint aux artistes, pour ensemble, s’isoler dans un refuge de haute montagne, après un tumultueux périple à travers cimes enneigées, pierriers et lac gelé. À plus de 2000 mètres d’altitude, la neige, comme empreinte de chacun, se fait sculpture éphémère : fosses ou monticules, lignes en creux ou en relief, sillages de directions différentes et convergentes en un même azimut.

Loin de se limiter à ces deux expéditions, la démarche perdure et annonce d’autres explorations et quêtes de nouvelles contrées, terres et mers.

Si la marche est un prétexte au rassemblement, chacun la conçoit à sa manière, révélant chaque individualité, comme interdépendante des autres. Certains performent, prélèvent et archivent, d’autres soignent, cultivent et assemblent.

Les marches engagées pour l’exposition, telles des échappées, libératrices des contraintes communes, révèlent comme une primauté, animalités et fantasmes enfouis, parfois envolées lyriques d’un corps à corps avec la nature.

Esquissant les contours d’un territoire parcouru, l’exposition appelle à une déambulation, à travers installations, sculptures, dessins, photographies et vidéos. Les œuvres retracent la multiplicité des parcours : chemins escarpés ou routes goudronnées, ascensions rocheuses ou plongées marines, voyages introspectifs ou collectifs.

Celia Vanhoutte, praticienne en médecine traditionnelle chinoise, accompagne les artistes des premières marches jusque dans la composition de l’exposition. Se focalisant sur les éléments et leurs matériaux elle élabore une scénographie énergétique qui dessine, sous un cheminement a priori arbitraire, des complémentarités et tensions entre les oeuvres.

Le commissaire Frédéric Blancart et le poète Tristan Blumel, parmi d’autres invités, ponctuent l’exposition par différents évènements, toujours dans un jeu de résonances et de déplacements.

L’exposition Azimuth, à la fois une et multiple, révèle une proposition collective, générée par l’entrecroisement de huit perspectives singulières.

L’exposition Azimuth s’inscrit dans le parcours à échelle régionale Des marches, Démarches, coordonné par le Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, associé au Centre d’Art de Digne-les-Bains, à l’Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux et au Laboratoire de Grenoble.
À travers expositions, installations, performances et évènements, organisés durant l’année 2019, les acteurs culturels du territoire, s’unissent autour d’une dynamique commune. Des marches, Démarches, sur une proposition artistique de Guillaume Monsaingeon, impulse le mouvement en tant que pratique artistique : marcher, courir, grimper, pédaler, nager, selon des rythmes qui peuvent aller jusqu’au silence immobile, en parcourant des territoires qui peuvent être intérieurs, escarpés, bucoliques, urbains … Des marches, Démarches, explore l’incroyable richesse des déplacements à échelle humaine.

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Frédéric Blancart a bénéficié de la résidence curatoriale ACROSS de thankyouforcoming, résidence au cours de laquelle il rencontra les artistes Camille France-Guerra et Evan Bourgeau*

 

 

Vue d’exposition, AZIMUTH, Galerie Eva Vautier
© crédits photographiques François Fernandez, Benoît Barbagli