Events of the gallery Eva Vautier

Evenement

Signature

Caroline Rivalan

Persona muta

Le jeudi 19 mai à 19h

Photo © François Fernandez

A l’occasion de l’exposition personnelle de Caroline Rivalan, la galerie Eva Vautier vous invite à la signature du catalogue de l’exposition Persona muta, le jeudi 19 mai à 19h.

Pour l’exposition Persona muta, l’artiste s’est intéressée à la théâtralisation des patientes du Professeur Charcot à la Salpêtrière. La figure du Grand Hypnotiseur et de la Grande Hystérique sont des figures incontournables en cette fin de siècle. Les expériences réalisées sur ces femmes dîtes ‘‘hystériques’’ sont documentées, grâce au dispositif photographique installé in situ. 

Evenement

Christian Bernard

Récitation à Nice

Le vendredi 11 mars à 19h

Photo © I. Kalkkinnen

La Galerie Eva Vautier invite Christian Bernard pour une lecture de poèmes dans l’exposition de Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide), le 11 mars 2022 à 19h.

Christian Bernard (né en 1950 à Strasbourg) est commissaire d’expositions. Après avoir enseigné les Lettres et la Philosophie en Alsace, il rejoint le ministère de la Culture en tant que Conseiller artistique à la Drac de Lyon (1982-1985). Il a par la suite dirigé la Villa Arson à Nice (1986-1994) avant de concevoir et de diriger le Mamco, Musée d’art moderne et contemporain de Genève (1991-2015). Il a été directeur artistique du Printemps de septembre à Toulouse en 2008, 2009, 2016, 2018 et 2021. En 2021, il assure également le commissariat de l’exposition retrospective de Natacha Lesueur, Comme un chien qui danse, à la Villa Medicis à Rome. En parallèle, il poursuit depuis des années une activité de poète (Petite Forme, éditions Sitaudis, 2012). 

3. Ni loi

 

Trains de nuit disparus l’encrier
renverse la feuille où ils croisaient
sur les cendres des livres d’eau
sur l’eau des livres de bord
et des obituaires
noirs des fumées soufflées
sous les braises des lanternes
chinoises ou poissons de papier

 

Trains de fracas perdus
l’encre boit le soir coulé du stylo

 

lierres et pieuvres lâchés partout
pas de singe ni signe ni tricot
ni rien que du corpus
de mémoire boa constrictor

 

Christian Bernard, 17 juillet 2017,

 

Extrait de Catelles pour Freundlich,  Lettre quarante-cinq, Walden n press, Trémas, 2017

 

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EXTRAIT de l’interview avec Sylvain Thévoz, janvier 2015

 

Sylvain Thévoz : Comment êtes-vous venu à la poésie et comment y cheminez- vous ?

 

Christian Bernard : « C’est d’abord une question d’oreille, donc de voix, de chaleur de langue, de saveur du lexique, de rythme, de ritournelle, tôt venue pour moi quand, vers 5, 6 ans, je rejoignais mon père dans son lit le dimanche matin et qu’il me disait des poèmes. Heredia, Sully Prudhomme ou Brizeux, pour ceux dont je me souviens. Puis l’école : fierté et inquiétude des récitations. Encore les cymbales parnassiennes, bien sûr, mais surtout le génie de La Fontaine, l’époustouflant vertige des ellipses. Enfin, contre l’école, le gang des modernes, Rimbaud éclipsant les symbolistes, puis très vite Lautréamont et les surréalistes, la beat generation, Pound et Cummings. Parcours banal, mais accéléré. » Aujourd’hui, c’est naturellement plus complexe. Quelle que soit l’importance de la poésie US, la polarisation américaine des poètes français me fait songer à celle des artistes français de la fin des années 60 et des années 70. Une séquelle tardive du Plan Marshall ? Ne pas méconnaître les pratiques poétiques européennes, ni la polyphonie qui monte de la globalisation, salubre pluralité des langues et des mondes. Ne pas négliger la profondeur de champ historique de la poésie des langues latines. Et détricoter le récit moderne sans rien liquider de ce que nous continuerons de lui devoir, mais rouvrir le canon. Philippe Beck s’y emploie, par exemple. Cheminer en crabe ou en kangourou.

 

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Dossier de presse

Evenement

Présentation Performée
J’ai perdu mon roman dans la décapotable Caprice

Laura Tinard
Le vendredi 4 février à 19h

Laura Tinard, J'ai perdu mon roman, © Kristin Lambert Studio

En pleine canicule, à Nice, Pamela vit une histoire d’amour toxique avec des auteurs de l’ombre, insaisissables, pour la plupart basés outre-Atlantique. Ils nourrissent un projet de roman collectif de façon si attractive que Pamela en est accro, à tel point que la coécriture virtuelle en vient à remplacer sa vie sociale et sexuelle. Devant son écran, elle observe les auteurs composer une scène de crime dont elle pressent être la future victime. Prise de peur, elle quitte sa maison familiale et retourne à Bruxelles dans un squat d’artistes qu’elle a longtemps habité. Bientôt, c’est le téléphone qui la harcèle, menaçant. Sa cavale éperdue se change alors en un road trip déjanté à l’issue duquel Pamela finit par s’en remettre à une certaine Laura Tinard…

 

Laura Tinard est une artiste qui navigue sur des yachts et dort sur des méridiennes. Elle a cofondé 3 000 Degrés, un festival de performances aux Brasseries Atlas, et dirige Hi-Stories, une maison de production d’écrivains performers.


J’ai perdu mon roman
Laura Tinard
Fiction & Cie
Prix : 18 euros.

Evenement

Rencontre & Signature :

Albert Chubac, une vie d’artiste par Patrick Boussu et Cynthia Lemesle

 

Le vendredi 14 janvier 2022 de 16h à 18h30

© Albert Chubac

La galerie Eva Vautier a le plaisir d’accueillir Patrick Boussu et Cynthia Lemesle pour la présentation et la signature du livre imagé, Albert Chubac, une vie d’artiste, aux éditions South Art.

 


Albert Chubac, une vie d’artiste
Récit imagé par Patrick Boussu et Cynthia Lemesle
24 x 30 cm, 368 pages,
Prix : 50 euros.

Albert Chubac est né à Genève en 1920. Après des études d’art décoratif, puis aux Beaux-Arts de Genève, il obtient des bourses pour voyager en Italie, en Algérie, en Espagne, en Égypte et en Grèce, étapes qui vont marquer son œuvre. Peu à peu, il se détachera de sa formation classique et de la figuration pour se diriger vers l’abstraction au fil des rencontres et des influences d’artistes contemporains (citons Bonnard, Matisse, Nicolas de Staël, Mondrian, Georges Mathieu, Hans Hartung…).

 

Il s’installe définitivement sur la Côte d’Azur en 1964, à Aspremont, au nord de Nice, entre terre et ciel qui lui rappellent les paysages de la Grèce… Dans sa petite maison-atelier très spartiate, il va utiliser un registre de couleurs primaires, en aplats, élaborer des structures modifiables en bois, puis en plexiglas dont il aime les ressources lumineuses… Enfin, il développera les collages en trois dimensions, autour des couleurs primaires, par des formes simples, vivantes et en mouvement qui caractérisent son œuvre, entre le constructivisme et l’abstraction géo- métrique, dans un esprit ludique et poétique imprégné de la joie de vivre de l’artiste… Rattaché à l’École de Nice, il fréquentera les créateurs contemporains, Arman César, Yves Klein, Martial Raysse, Malaval, Alocco, Ben, Gilli et Viallat…

 

En 2004, suite à la grande rétrospective au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain deImage Nice, il fera don d’une centaine d’œuvres, à la Ville de Nice. Hommage à ce grand artiste, cet ouvrage n’est pas un catalogue raisonné, ni une recherche scien- tifique : il nous permet de retracer et parcourir l’évolution de son œuvre, mieux comprendre son travail, sa quête de l’essentiel et du dépouillement, de nous le rendre vivant le temps de quelques images, et de partager l’enthousiasme de ceux qui l’ont connu et apprécié.

Evenement

Rencontre avec Maurice Fréchuret et Eric Mangion

& Signature du livre de Maurice Fréchuret, Images de l’exil.

 

Le jeudi 16 décembre 2021 à 19h.

Venues de très loin, certaines images ont durablement façonné notre imaginaire : celles de l'exilé, du réfugié ou encore du migrant, participent de cette structuration et font ainsi partie de notre patrimoine mental. Leur diffusion fut assurée par les contes et les légendes, par les chants, les prières et les comptines mais aussi par des représentations visuelles qui, au fil du temps, en ont précisé les contours. Les religions ont fourni les récits nécessaires pour que s'édifie une puissante iconographie de l'exil. Adam et Ève chassés du Paradis, La Fuite en Égypte, L'Exode, sont autant d'exemples que Duccio, Giotto, Masaccio ou Fra Angelico… vont peindre sur les murs des églises ou des monastères.  Dans la folle accélération qui caractérise les temps modernes, émerge une iconographie considérable de la fuite, de l'errance et de l'exclusion, provoquées par les guerres, les régimes de terreur ou la pénurie. Les peintres et les photographes, de Marc Chagall à Robert Capa, s'emparent du sujet et accueillent dans leurs œuvres ces « rayés de l'histoire » au destin aussi incertain qu'éprouvant. Les vidéos et les installations de nombreux artistes contemporains interrogent très opportunément aujourd'hui un phénomène qui ne cesse de prendre de l'ampleur. Mona Hatoum, Francis Alÿs, Kimsooja, Adrian Paci, Mohamed Bourouissa, Barthélémy Toguo, Zineb Sedira… et bien d'autres encore, produisent des œuvres riches de sens dans lesquelles les notions de frontières et d'identité font l'objet d'un traitement qui peut fluctuer entre le documentaire et le récit fictionnel et poétique.   "Ce livre n'est pas une histoire de l'immigration qui s'inscrirait dans une histoire de l'art (et/ou l'inverse), mais il y contribue généreusement, utilement. Face aux murs des "législations scélérates", des "politiques haineusement alarmistes", des "idéologues du repli identitaire", se lèvent des artistes "engagés plus que quiconque dans le flux créateur de l'existence". Ils nous aident à considérer, avec Didier Fassin, "les migrants et les déplacés comme des figures centrales du monde contemporain". [Un livre] indispensable. »  François Huglo, Sitaudis
© Maurice Fréchuret, Images de l'exil
«  Les images de l’exil, de la fuite, de l’errance et de l’exclusion dans l’histoire de l’art, de la peinture classique à la production la plus contemporaine. » 
Publié avec la collaboration de Laurence Bertrand Dorléac – Centre d’Histoire de Sciences Po
et le soutien de la Fondation Antoine de Galbert.
paru en octobre 2021, édition française, 17 x 24 cm (broché), 216 pages (ill.)

Venues de très loin, certaines images ont durablement façonné notre imaginaire : celles de l’exilé, du réfugié ou encore du migrant, participent de cette structuration et font ainsi partie de notre patrimoine mental. Leur diffusion fut assurée par les contes et les légendes, par les chants, les prières et les comptines mais aussi par des représentations visuelles qui, au fil du temps, en ont précisé les contours. Les religions ont fourni les récits nécessaires pour que s’édifie une puissante iconographie de l’exil. Adam et Ève chassés du Paradis, La Fuite en Égypte, L’Exode, sont autant d’exemples que Duccio, Giotto, Masaccio ou Fra Angelico… vont peindre sur les murs des églises ou des monastères.

Dans la folle accélération qui caractérise les temps modernes, émerge une iconographie considérable de la fuite, de l’errance et de l’exclusion, provoquées par les guerres, les régimes de terreur ou la pénurie. Les peintres et les photographes, de Marc Chagall à Robert Capa, s’emparent du sujet et accueillent dans leurs œuvres ces « rayés de l’histoire » au destin aussi incertain qu’éprouvant. Les vidéos et les installations de nombreux artistes contemporains interrogent très opportunément aujourd’hui un phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Mona Hatoum, Francis Alÿs, Kimsooja, Adrian Paci, Mohamed Bourouissa, Barthélémy Toguo, Zineb Sedira… et bien d’autres encore, produisent des œuvres riches de sens dans lesquelles les notions de frontières et d’identité font l’objet d’un traitement qui peut fluctuer entre le documentaire et le récit fictionnel et poétique.

“Ce livre n’est pas une histoire de l’immigration qui s’inscrirait dans une histoire de l’art (et/ou l’inverse), mais il y contribue généreusement, utilement. Face aux murs des “législations scélérates”, des “politiques haineusement alarmistes”, des “idéologues du repli identitaire”, se lèvent des artistes “engagés plus que quiconque dans le flux créateur de l’existence”. Ils nous aident à considérer, avec Didier Fassin, “les migrants et les déplacés comme des figures centrales du monde contemporain”. [Un livre] indispensable. »
François Huglo, Sitaudis

Maurice Fréchuret est historien de l’art et conservateur en chef du patrimoine, détenteur d’un doctorat de Sociologie et d’un doctorat d’Histoire de l’Art, conservateur au musée d’Art moderne de Saint-Étienne de 1986 à 1993, puis du musée Picasso à Antibes de 1993 à 2001. Directeur du capcMusée d’Art contemporain de Bordeaux de 2001 à 2006, il est nommé conservateur des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes (2006-2014). Parallèlement à son travail de conservateur, de commissaire d’expositions et d’enseignant, Maurice Fréchuret a publié de nombreux ouvrages dont : Le Mou et ses formes (éditions ENSBA, 1993, Jacqueline Chambon, 2004) ; La Machine à peindre (Jacqueline Chambon, 1994) ; L’Envolée, L’enfouissement(Skira, RMN, 1995) ; L’art médecine (en collaboration avec Thierry Davila, RMN, 2000) ;Les Années 70, l’art en cause (RMN, 2002) ; Exils (en collaboration avec Laurence Bertrand-Dorléac, RMN, 2012).

© Maurice Fréchuret, Images de l'exil
© Maurice Fréchuret, Images de l'exil
© Maurice Fréchuret, Images de l'exil
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