Article de presse – Smarty, Caroline Rivalan – Persona muta
Article de presse – d’art et de culture, Yosef Joseph Dadoune – Blancs
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Article de presse – d’art et de culture, Yosef Joseph Dadoune – Blancs

C’est un jardin extraordinaire que propose de découvrir la galerie Éva Vautier cet été. Invités par les commissaires Natacha Lesueur, Éva Vautier et Agnès Vitani, 20 artistes vous offrent des fleurs, en revisitant un thème pour le moins classique en usant de procédés qui le sont moins…

A rose is a petunia is a mimosa, un titre intrigant inspiré par un texte de Gertrude Stein, Rose is a rose is a rose is a rose. Ecrivaine américaine du début du siècle dernier, arrivée à Paris en 1903 pour ne plus en partir, elle a tenu salon avec ses compatriotes expatriés tels que Scott Fitzgerald ou Ernest Hemingway de la Génération Perdue (qu’elle aurait elle-même nommée), mais aussi avec Cézanne, Matisse ou Renoir. Avec son frère Leo, elle possédait une impressionnante collection d’art ! Ce titre peut être compris comme l’exemple de l’opposition entre les classiques et les modernes. La répétition d’un nom évoque un ensemble d’images et de représentations, tel un discours cubiste, le mot est alors envisagé de différents points de vue et dans son ensemble physique et symbolique. Une longue introduction pour expliquer le titre de cette exposition à la Galerie Eva Vautier, conçue en écho à la 5e Biennale des arts de Nice sur le thème des Fleurs !

Au-delà d’une banale exposition sur les fleurs, les œuvres présentées ici explorent le concept, la nature, l’image, le souvenir, la représentation et la diversité de la notion de fleur. En partant du jardin concret d’Annie Vautier dans la vitrine, l’exposition passe de l’hommage à des modes passées – comme la chinoiserie d’Ingrid Luche, la décoration kitch de Nina Childress, le fond de tableau de Ben Vautier – à la poésie de la Silent Music de Takako Saito qui propose de souffler sur ses pétales de pissenlit et de courir après eux. Les photographies de bouquets de fleurs polynésiens de Natasha Lesueur, posés sur le sol d’une case, précèdent cette femme, coiffée d’une énorme fleur de jambon cru, qui regarde fièrement du coin de l’œil les dessins de Gérald Panighi ponctués de petites phrases. En alternance, une des délicates installations en équilibre de Camille Franch-Guerra fait face à une fleur géante arrosée à grandes eaux, créée pour l’occasion en herbes folles par Marc Chevalier, elle-même répondant à une chenille de fleurs de verre de Frédéric Bauchet.

À l’étage de la galerie, un film de Marie NouryNous voir ensemble, rappelle les souvenirs d’été par le biais du rituel d’un bouquet de fleurs dans une maison de campagne… L’exposition est composée d’œuvres disparates qui forment un ensemble cohérent, dynamique et stimulant, qui célèbre la vie. Sa diversité attirera tous les publics en ouvrant des axes de dialogues intergénérationnels.

Vue d'exposition © François Fernandez