Galerie Eva Vautier | Actualité
Dans un bel espace dédié à l’art au cœur du quartier Libération, Eva Vautier, offre un nouveau regard sur l’art contemporain et ses pratiques artistiques (sculpture, photographie, peinture, dessin, vidéo). La galerie accueille de jeunes artistes émergents comme des artistes issus de courants artistiques majeurs. Des performances et des débats rythment régulièrement les grandes expositions de l’année. La galerie propose également une sélection de sérigraphies et d’éditions limitées en lien avec son actualité artistique et culturelle. Et pour les passionnés l’arthothèque de la galerie offre un large choix des sérigraphies à la location.
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eva vautier

gregory livre

La galerie Eva Vautier a le plaisir de vous convier

à une rencontre-dédicace

avec

GREGORY FORSTNER

pour la publication de sa monographie.

vendredi 16 juin 2017


à 18h00 

À cette occasion, une sélection d’œuvres de l’artiste sera présentée

En savoir plus sur l’artiste

gregory livre

À travers 224 pages présentant des documents inédits, un texte introducteur de Gilles Fuchs, un essai d’Henry-Claude Cousseau et un entretien entre Caroline Hancock et Gregory Forstner, cette monographie parcourt plus de quinze années de travail de l’artiste entre la France, l’Allemagne et les États-Unis.

« Il y a dans le travail de Forstner une dimension autobiographique évidente et sur laquelle il nous invite d’ailleurs à nous pencher. Et il se peut bien que la peinture ait été finalement pour lui le meilleur moyen de faire un sort à la tournure romanesque de sa vie, de la considérer non comme une aventure de plus mais comme une occasion opportune d’en expliciter, d’en commenter pour lui-même, la singularité. »

Extrait du texte d’Henry-Claude Cousseau

« Vos sujets sont abordés sous forme de fables, de parodies, de paraboles, de mythes personnels ; en filigrane, se dressent Jean de La Fontaine, William Hogarth, Art Spiegelman, Jörg Immendorff. Toujours présente à partir d’archétypes et de stéréotypes,

la culture populaire se mêle de telle façon à la ” grande peinture ” et à l’histoire que vous parvenez à en faire une question intime. Impossible de ne pas faire le lien avec la contemporanéité des réalités sociales, politiques et culturelles de nos sociétés. »

Extrait du texte de Gilles Fuchs

« Spiegelman induit ainsi une empathie coupable du lecteur. Dans mon travail, cette empathie s’est cristallisée sur le chien. L’avantage du masque-chien, c’est qu’il offre une panoplie infinie de races, de gueules, et donc de possibilités d’identification et, comme le dit si justement Spiegelman, de coincer le spectateur avec sa propre humanité corrompue et défectueuse. »

Extrait de l’entretien entre Gregory Forstner et Caroline Hancock

En partenariat avec la galerie Mathias Coullaud, Les Éditions Dilecta, la galerie Zink Christophe Langlitz Art

paris art     la strada      botoxs  comminté des galeries

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Galerie Eva vautier

2 rue vernier
06000 Nice
France 

google map

Du mardi au samedi de 14h à 19h

 et sur rendez-vous

contact: galerie@eva-vautier.com

tel: 09.80.84.96.73

https://www.eva-vautier.com

inscription newsletter/désinscritption

 

Bas-côté, performance de Crash-test et concert de Moju

Bas-côté, performance de Crash-test et concert de Moju 

sur une proposition du Centre D’art Les Capucins 

samedi 3 juin de 16h 30 à 18h,

 

BAS-CÔTÉ, une proposition de CRASH-TEST pour les Visiteurs du soir du réseau BOTOX(S).

Le samedi 3 juin 2017, entre 16h30 et 18h.
17h: Concert de Moju Moju devant la galerie Eva Vautier
4 voitures à la fois oeuvres et lieux d’exposition : 2 circulant dans les rues de Nice et 2 garées devant la galerie Eva Vautier.

Communiqué :
Il y a dans le fait de disposer d’un véhicule un potentiel d’autonomie jouissif. Qui possède une voiture, est capable de s’évader et de débarquer, de conquérir et de déserter.
Les contextes, que nous fuyons, et ceux pour lesquels nous prenons la route, témoignent de ces moments d’exil. Ce temps de déplacement n’est nalement que la vacance de ces deux postes et par là, possède un caractère transitionnel unique.
Aux yeux de la loi, l’intérieur de la voiture est propriété privée. Autant qu’entre quatre murs, lieu de l’intime, la tôle du véhicule sépare l’occupant de l’espace public dense. Le locataire en est le seul maître à bord et libre à lui de s’extraire des pesanteurs d’un monde toujours plus normé.
Quelles sont les différentes façons de s’approprier cet espace privé, quelles activité s’y développent? Quels en sont les dérives et dérivés?

CRASH-TEST investit le véhicule comme espace et dispositif de monstration, avec ses contraintes et ses atouts. Un espace réduit, connoté mais qui permet de faire voyager une recherche, une proposition. Parce qu’il est aussi un espace accessible, léger, débarrassé des contraintes liées à la gestion d’un lieu conventionnel, il facilite et valorise les pratiques et expérimentations éphémères et uides.

CRASH-TEST est un projet qui au départ, allie voiture et tissus. Il s’étend à d’autres formes comme ici pour Bas-côté, mais garde ces deux composants de base comme identité de ses

apparitions.

Clémence Marin

Avec la participation de : Matthieu Bertéa, Juliano Lacave & Morgan Patimo (Moju Moju), Clémence Marin & Marguerite Reinert, Fanny Spano

crashettest.tumblr.com

Sans titre, issue de la série Images placard, Marguerite Reinert, 2017.

GREGORY FORSTNER pour la publication de sa monographie.

 

La galerie Eva Vautier ont le plaisir de vous convier

à une rencontre-dédicace

avec

GREGORY FORSTNER

pour la publication de sa monographie.

jeudi 16 juin 2017

18h30 

À cette occasion sera présentée une sélection d’œuvres de l’artiste

En savoir plus sur l’artiste

À travers 224 pages présentant des documents inédits, un texte introducteur de Gilles Fuchs, un essai d’Henry-Claude Cousseau et un entretien entre Caroline Hancock et Gregory Forstner, cette monographie parcourt plus de quinze années de travail de l’artiste entre la France, l’Allemagne et les États-Unis.

« Il y a dans le travail de Forstner une dimension autobiographique évidente et sur laquelle il nous invite d’ailleurs à nous pencher. Et il se peut bien que la peinture ait été finalement pour lui le meilleur moyen de faire un sort à la tournure romanesque de sa vie, de la considérer non comme une aventure de plus mais comme une occasion opportune d’en expliciter, d’en commenter pour lui-même, la singularité. »

Extrait du texte d’Henry-Claude Cousseau

« Vos sujets sont abordés sous forme de fables, de parodies, de paraboles, de mythes personnels ; en filigrane, se dressent Jean de La Fontaine, William Hogarth, Art Spiegelman, Jörg Immendorff. Toujours présente à partir d’archétypes et de stéréotypes, 

la culture populaire se mêle de telle façon à la ” grande peinture ” et à l’histoire que vous parvenez à en faire une question intime. Impossible de ne pas faire le lien avec la contemporanéité des réalités sociales, politiques et culturelles de nos sociétés. »

Extrait du texte de Gilles Fuchs

« Spiegelman induit ainsi une empathie coupable du lecteur. Dans mon travail, cette empathie s’est cristallisée sur le chien. L’avantage du masque-chien, c’est qu’il offre une panoplie infinie de races, de gueules, et donc de possibilités d’identification et, comme le dit si justement Spiegelman, de coincer le spectateur avec sa propre humanité corrompue et défectueuse. »

Extrait de l’entretien entre Gregory Forstner et Caroline Hancock

En partenariat avec la galerie Mathias Coullaud, Les Éditions Dilecta, la galerie Zink Christophe Langlitz Art

A SPACE FOR TRANSLATION

 

Espace de discussion et bureau de traduction bilingue (français/anglais) proposé par Emily Butler, commissaire d’exposition (Whitechapel Gallery, Londres), auteure et traductrice.
Jeudi 23 et vendredi 24 mars de 17h00 à 19h00 et Samedi 25 mars, de 14h00 à 16h00
Galerie Eva Vautier, 2 rue Vernier, 06 Nice.
Contactez-nous par email pour réserver votre créneau horaire particulier : 17h00, 17h20, 17h40, 18h00, 18h20 ou 18h40 pour les jeudi (complet ) et vendredi ; 14h00, 14h20, 14h40, 15h00, 15h20 ou 15h40 pour le samedi.
Dans le cadre de la résidence Across #9, Emily Butler propose de mettre en place un bureau de traduction. Elle assure une permanence durant laquelle artistes, professionnels de l’art et curieux sont invités à venir lui présenter leurs projets linguistiques, de traductions, leurs recherches (conceptuelles ou physiques) autour des notions de transformation, transposition, changement d’état…
Ces rencontres privées en tête-à-tête, qui se tiennent en français ou en anglais, peuvent aussi être l’occasion d’échanger avec Emily Butler sur sa pratique curatoriale, d’évoquer les circuits de production et diffusion de l’art contemporain au Royaume-Uni ou encore de collaborer avec elle à la traduction concrète d’un court texte.
 
Réservation par email indispensable auprès de thankyouforcoming. Gratuit dans la limite des places disponibles.
 

Débat Souvenir, réalité ou fiction ?

 Débat organisé le 22 février à 18 H

autour de l’installation sonore de Simone Simon

“Ne regardez pas le renard passer”.

Souvenir, réalité ou fiction ?

Le débat sera mené par Chiara Palermo, commissaire d’exposition, Docteur en Philosophie et Jean-Pierre Joly psychiatre, psychanalyste.

Chiara Palermo est commissaire d’exposition et Docteur en Philosophie. Elle enseigne depuis 2014 à l’Université de Grenoble et à partir de cette année, à l’Université de Strasbourg. Sa réflexion porte sur l’héritage de la pensée de Merleau-Ponty dans l’expression artistique contemporaine.

Jean-Pierre Joly Psychiatre, psychanalyste en cabinet privé et en institutions publiques, s’intéresse aujourd’hui aux addictions et aux conflits intra-psychiques.
Il participe également avec le groupe “no-made” à des expositions d’art plastique en utilisant  le médium photographique.

 

 

Gilles Miquelis Vivre à en crever

La Galerie a le plaisir de vous inviter le 13 janvier à 18h au vernissage des expositions

Gilles Miquelis

Vivre à en crever

« Les clopeurs sont à la croisée du documentaire. Remplis d’aise, pleins d’autosatisfaction, à en devenir inflammables ! Empruntés directement à une peinture du XIX ème, ce sont des visages d’anges, sortis d’un casting de jeunes premiers. 

En les regardant s’entourer avec délectation de multiples volutes de fumée, le “gang des allumés” est l’archétype de l’innocence, de vitalité et d’avenir tout tracé ! 

Ici l’enfant prend manifestement le pouvoir afin sans doute de partir lui-même en fumée… Une sorte de striptease, le récit pictural d’un contemplatif qui donne à voir ce qu’il a dérobé au quotidien, à l’instant x où l’ordinaire se confond avec l’extraordinaire. »

Simone Simon

Ne regardez pas le renard passer

« Mon souvenir le plus ancien est une petite comptine que l’on chantait dans la cour de récréation à la maternelle. Ne regardez pas le renard passer … quand il sera passé vous le regarderez. »

L’oeuvre présentée à la galerie “Ne regardez pas le renard passer“  est un récit à la frontière du rêve dans lequel chacun de nous peut s’identifier.

Une installation sonore et une édition qui regroupent toutes les réponses à la question : Quel est votre premier souvenir ?

Heureuse année 2017

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2017

Cyanometer, 2016, Anne-Laure Wuillai annelaure-wuillai.com

Cyanometer
2016 [Projet en cours]
Édition à cinq exemplaires
Instrument de mesure du bleu du ciel
Coffret en bois de type plumier, pour cinquante-trois nuances de bleu, dégradées du blanc au noir
Nuancier de bois numéroté au tampon, peinture acrylique, 33 x 54 x 3 mm (53X)
Boîte en bois avec couvercle coulissant, 425 x 70 x 40 mm

Simone Simon et Gérald Panighi – Supervues

Simone Simon

et

Gérald Panighi

 

seront présents à la dixième édition de

Supervues

le 16, 17 et 18 décembre

à l’hôtel Burrrhus / Vaison-la-romaine

Supervues

 

Le temps d’un week-end, 35 artistes investissent 35 chambres pour y installer une ou plusieurs oeuvres existantes ou mieux encore pour créer une oeuvre spécialement conçue pour la chambre qui leur a été octroyée par tirage au sort. Pendant trois jours, les 35 artistes vivront à l’hôtel. Ils y exposeront, ils y dormiront, leur chambre étant à la fois le lieu d’exposition de leur travail et leur lieu de vie. Vie collective, mais expositions individuelles. La plus grande liberté est de rigueur. L’hôtel ouvre ses portes, des artistes sont sélectionnés, mais une fois le tirage au sort des chambres effectué, chaque artiste est totalement libre d’utiliser l’espace à son gré. Il est comme dans sa propre galerie d’art, sa petite surface d’art contemporain.

 

Charlotte Pringuey-Cessac – “Speranza, Vent Des Fôrets”

Charlotte Pringuey-Cessac

Speranza

Vent Des Forêts

 

Installation pérenne

 

pringueycessacsperanza

 

Charlotte  Pringuey-Cessac ouvre une brèche de 24m dans une pente dégagée en forêt qu’elle constelle de centaines de blocs de charbon de bois. La matière première noire, calcinée qui affleure le sol dessine de loin une trainée, un filon. Les formes oblongues taillées aux reflets naturels palpitent au cœur de cette faille, invitent à une archéologie primitive et sensible, témoignent des forces telluriques et humaines à l’œuvre dans Speranza.

21 rue des Tassons

55260 Fresnes-au-Mont

 

Florian Pugnaire

OVNI 2016

OVNI – 2016

Site de l’évènement

L’événement, parrainé par Pascal Neveux, rassemble plus d’une centaine d’artistes.

Il propose pendant 6 jours de partir à la découverte de vidéos d’art : à travers une déambulation inédite entre les chambres de l’hôtel Windsor, du Grand Hôtel Le Florence et dans une trentaine de lieux d’art publics, privés et d’espaces atypiques de la ville. En preview, la biennale MOVIMENTA 2017 propose les 1er et 2 décembre  en ville, un forum d’experts en synergie avec OVNi et plusieurs installations des plus grands noms de l’Art Vidéo.

L’Hôtel Windsor repense l’hospitalité artistique, pour accueillir des musées prestigieux de Séoul à Hobart, en mettant l’Argentine à l’honneur, sans oublier de belles institutions régionales et nationales. Marseille est hébergée à Nice par le Grand hôtel Le Florence et propose une dizaine de programmations

OVNi offre la possibilité de découvrir un medium encore méconnu dans l’intimité d’une chambre d’hôtel. Il permet aussi de poursuivre cette expérience dans la ville, à travers deux parcours pour redécouvrir les œuvres vidéo d’artistes contemporains confirmés de la scène internationale, au côté d’une génération d’artistes plus jeunes, qui assure d’ores et déjà la relève. Avec « Chambre en ville » certains lieux joueront avec le concept de la chambre comme espace de diffusion ou de production, d’autres encore opteront pour la carte blanche du parcours « Satellites ».

OVNi est un projet collaboratif, où chaque invité apporte sa pierre à l’édifice. Son format ludique incite les festivaliers à visiter les musées de la ville pour l’occasion, à découvrir des lieux de cultures insolites, s’adressant aussi bien au grand public qu’aux initiés.

Le partenariat public – privé unique proposé par OVNi fédère l’univers hôtelier niçois et les acteurs du monde de l’art contemporain, dans une dynamique festive et positive.

 

La galerie participe à l’évènement avec Florian Pugnaire:

 

Agôn,
18 min, 2016, Film 2K,
Une production Kyrne, avec le soutien du Centre Pompidou, de la région PACA, la DRAC PACA et la FNAGP

Agôn (2016) serait la somme de toutes ces réflexions et il s’agit de l’œuvre la plus syncrétique de Florian Pugnaire. Nous y voyons deux combattants s’affronter, prisonniers d’une boucle atemporelle. Le décor s’anime et se métamorphose autour d’eux pour finalement s’autodétruire: emportés dans cette scénographie en perpétuelle mutation, les acteurs semblent absorbés par la violence de leur propre action, presque indifférents aux réactions brutales qui les entourent.

A propos de l’artiste

Diplômé en 2006 de la Villa Arson (Nice), Florian Pugnaire a ensuite poursuivi ses études au Fresnoy (Tourcoing). En parallèle de sa pratique personnelle, il travaille en duo avec David Raffini depuis 2008. Il est résident de La Station (Nice) depuis 2010.

Le mouvement Supports / Surfaces

« Sa véritable richesse réside dans la pratique des artistes tout à la fois rigoureuse et légère, traversée par les graves préoccupations d’une époque toute entière fascinée par les perspectives de changement et, de manière concomitante, par le caractère éphémère de toute chose. La grande liberté avec laquelle chacun des participants entreprend de traiter l’espace du tableau ou le volume de la sculpture, se retrouve dans la manière qu’il a de traiter l’espace d’exposition.

(…) L’espace occupé par l’œuvre ne se referme plus sur elle pour la maintenir comme objet, spécifique et surdéterminé, mais au contraire se dilate autour d’elle, englobant aussi bien les œuvres d’autres artistes présentées à proximité, voire d’autres objets environnants, avec pour conséquence de réduire de manière significative l’aura de chacune d’elles. Les notions d’espace et de temps sont particulièrement importantes dans la production des artistes du mouvement en ce que leur acception habituellement retenue dans le champ artistique connaît un notable changement et amène à une lecture nécessairement différente de l’œuvre, ce qui, à n’en pas douter, constitue l’apport essentiel du groupe. »

Maurice Fréchuret, Les années 70 : l’art en cause, 
Exposition du 18 octobre 2002 au 19 janvier 2003 ,
capc Musée d’art contemporain de Bordeaux – Editions RMN, Paris

 

Dolla

Noël Dolla, « Sans titre », 1974, Huile sur toile libre, 240 X 142 cm

BEN SUR SUPPORTS / SURFACES 

Texte BEN

Partie historique de l’exposition

1976 Valensi chez malabar et cunegonde

1976,  André Valensi chez Malabar et Cunégonde

1967 :

Viallat, Dezeuze et Saytour se rencontrent et discutent. C’est un peu la mise en place des théories et du travail de Supports / Surfaces.

Décembre, Bastion Saint-André à Antibes : Pagès, Saytour, Dezeuze, Viallat exposent. C’est une exposition organisée par Jacques Lepage.

Dolla expose des chiffons peints suspendus à des ficelles.

1975 VIALLAT A Saint Pancrace

1975, Claude Viallat chez Ben Vautier,  à Saint Pancrace 

1969 :

Toni Grand vient vivre à Nice : « Je me suis vraiment lié avec Saytour, Valensi et Pagès que lorsque j’ai été amené à vivre à Nice. » (Toni Grand, extrait du catalogue du Musée de Saint-Etienne)

1969 invitation intervention dolla a rome

1969, Invitation exposition «  Intervention » de Noël Dolla, à Rome

1972 1973 exposition valensin à la fenetre

1972-1973, Exposition André Valensi, à la fenêtre

Juillet, Coaraze : exposition en plein air de Dezeuze, Pagès, Saytour et Viallat. Valensi, à la demande de Patrick Saytour, fait le film de l’exposition. «C’est le départ et la première véritable exposition de Supports / Surfaces, en plein air» Jacques Lepage.

1970 saytour photo atelier

1970, Patrick Saytour dans l’atelier 

1974 atelier pages

 1974, Bernard Pagès à son atelier

1971 :

Exposition au théâtre de Nice du groupe Supports / Surfaces. Durant cette exposition s’est opérée la scission.

1971 supports surface theatre de nice 1971

1971, Supports / Surfaces au Théâtre de Nice

Théâtre de Nice : de gauche à droite, Jacques Lepage, Patrick Saytour, Claude Viallat, Jean-Jacques Passera, Noël Dolla. En haut : Louis Cane et Marc Devade

1974 :

Juin : au Musée de Saint-Etienne, une exposition Supports / Surfaces, avec beaucoup d’artistes ayant travaillé à Nice dont Viallat, Valensi, Pagès, Dolla. Cette exposition est née en août 1973 chez « Malabar et Cunégonde », lors d’un « Pour et Contre la peinture » organisé par Jean-Christophe Ammann et Ben Vautier et auquel assistaient Louis Cane, Catherine Millet, les membres de Supports / Surfaces (enfin certains d’entre eux) et le groupe 70.

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Invitations exposition Louis Cane (Galerie Templon), 1971 

& Marc Devade (Galerie Jacques Girard), 1989

1975 exposition viallat saint pancrace

1975, Exposition de Claude Viallat à Saint Pancrace

Les artistes Supports / Surfaces

La Galerie Eva Vautier expose les 12 artistes du mouvement Supports / Surfaces

 

André-Pierre Arnal  

Arnal

André-Pierre Arnal, Le pliage de la cocotte en papier, 1970, pliage et bombage, 215 x 213 cm 

«  Né à Nîmes en 1939, André-Pierre Arnal travaille à Paris. Imprégné de culture méditerranéenne, baigné dans les paysages bas-Ianguedociens et cévenols, il tire de sa double formation, littéraire et plastique, une activité duelle unissant peinture et une écriture vécue et transmise par le biais de l’enseignement du français durant plus de trente ans. Servi par cette double pratique, par le goût de l’expérimentation aventureuse des divers aspects de la production picturale, il a su concentrer son attention et sa recherche sur son propre cheminement intérieur.

Après un rapide passage aux Beaux-arts de Montpellier, il poursuit dans les années 1960 une recherche solitaire, marquée par la découverte de Matisse, des abstraits américains ­et surtout de Paul Klee. A partir d’une exploration de la technique du “monotype”, son goût immodéré pour les objets d’art populaire l’amène à s’en inspirer et il fera de la “cocotte en papier” le point de départ d’une série de pliages sur toile qui, dans les années 1970, l’inscrira naturellement, tout comme son rapport au langage, dans la problématique du groupe Supports/Surfaces, dont il va partager l’aventure. Il prend position contre une conception individualiste de l’artiste. L’accent est mis sur la déstructuration du support traditionnel de l’œuvre dont les différentes composantes – le cadre, le châssis, la toile et la couleur – sont considérées dans leur individualité.

Depuis, André-Pierre Amal n’a cessé de rebondir, explorant une infinie variété de supports – de la toile de coton à l’ardoise d’écolier – et de techniques : monotypes, empreintes, fripages, froissages, pliages, teintures sur réserve, ficelages, frottages, pochoirs, arrachements, collages, déchirures obliques. Travailleur méthodique, aimant la dynamique de l’expérimentation comme l’ancrage réel dans les matériaux sensuels, avec une prédilection de plus en plus marquée pour la couleur, il réinvente la notion de série, par la démultiplication à l’infini de son travail de peintre. Depuis quelques années, la production de l’artiste s’est orientée vers un cloisonnement de la toile peinte, en même temps qu’il utilise, récupérées et accumulées depuis longtemps, des cartes routières entoilées, pliables ou déployées, faisant appel à plusieurs techniques intégrées. Ce “dessus des cartes” donne lieu à des résultats plus complexes que ceux des premières séries d’un travail qui couvre aujourd’hui plus de quatre décennies. » Janesther Szlovak

 

Vincent Bioulès 

Vincent Bioules

Vincent Bioulès, Sans titre, 1972, huile sur toile, 130 x 97 cm 

Vincent Bioulès est né le 5 mars  1938 à Montpellier. En 1969, Bioulès fonde à Montpellier, avec Alkema, Azemard, Clément et Vermeille le groupe ABC productions avec pour objectif de dénoncer l’incapacité des structures traditionnelles à diffuser l’art vivant et revendiquer l’autonomie culturelle. En juillet 1970, le travail du groupe est présenté à Coaraze ( Alpes maritimes).

La première exposition en 1970 à l’ARC au musée d’art moderne de Paris portera le nom de Supports/surfaces, nom inventé par Bioulès. Les toiles de 72/73 seront des fenêtres, car c’est à travers elles que Bioulès se propose d’explorer le monde.
A partir de 1976, Bioulès réinvestit le sujet comme il parcourt le monde. Il interroge la peinture , sa fonction, le lieu de son élaboration. L’espace encombré a fait place au vide: l’atelier est une cellule débarrassée des accessoires. Bioulès  n’occupe pas le lieu de manière explicite; les outils, le carton à dessin et une ou deux petites toiles suggèrent simplement l’activité. C’est à la fin des années 78 que Bioulès s’intéresse à la figure humaine. Dans une sorte de logique de la hiérarchie des genres et des spéculations picturales, il peint des portraits.

Louis Cane

louis cane

Louis Cane, Sans titre, 1966, acrylique sur toile, 130 x 96 cm 

«  Louis Cane est l’un des acteurs de la dernière avant-garde française, le groupe Supports/Surfaces, fondé en 1969. Durant les années 1970, l’artiste explore de manière analytique les modalités de présentation du “tableau” en tant qu’articulation cadre/champ colorées. Sont alors déclinées dans l’espace, des recherches sur toiles libres, découpées, pliées, agrafées, vaporisées, comme pour la série exemplaire des Sol/Mur, à travers laquelle une réflexion sur le lieu du passage se manifeste sensiblement et conceptuellement.
Sa pratique artistique s’est ensuite largement ouverte, relançant par d’autres moyens des questionnements sur la peinture à l’ère dite post-moderne où il ne serait plus possible pour l’artiste que d’œuvrer « d’après ».
Avec les résines sur grillages tendus sur châssis métallique, telle que Peinture vraiment abstraite, 2015, l’artiste relance depuis la fin des années 1990, la réflexion structuraliste et analytique des années Supports/Surfaces regardée aujourd’hui attentivement par la jeune scène américaine. Ces œuvres rappellent en effet les différents constituants de l’objet-tableau : la couleur, le cadre, la structure du châssis et celle la toile sous la forme d’un canevas métallique. La résine colorée translucide et le support grillage, sont des milieux de passage. Il n’est pas de profondeur feinte, l’écran coloré n’est plus un espace illusionniste, et la fenêtre s’ouvre vraiment, par-delà le plan de représentation ou de présentation. La traversée dévoile le châssis et l’espace sous-jacents. L’opacité constitutive du tableau est ainsi éconduite. Les applications de résine semblent en suspension sur un plan évanescent, et elles-mêmes sont traversées par la lumière qui les révèle, les projette et les produise en ombres colorées dans l’espace environnant. Les couches de résine, interfaces colorées, ouvrent une réflexion sur le diaphane, littéralement ce qui laisse voir à travers. Louis Cane écrit d’ailleurs de ces résines qu’elles sont de « l’air coloré ».
Dans Peinture vraiment abstraite, 2015, la surface rougeoyante est glacée de matière translucide et, comme une laque, elle est source d’éclats lumineux instables. Par ailleurs, un réseau de petites touches multicolores horizontales prises dans une couche de résine transparente, rythme la surface de Peinture vraiment abstraite, 2007, comme des reflets sur un plan d’eau. A double entente, ces peintures sont des surfaces de réflexion. Ces surfaces à la fois poreuses et réfléchissantes, sont des espaces intervallaires ou mi-lieux, entre deux eaux qui mettent en tension le devant, le dedans et le dehors. Le plan d’eau est le paradigme de cette mitoyenneté et Louis Cane ne cesse de le convoquer, à travers les résines colorées ou la série des Nymphéas amorcée à la fin des années 1980. Bien sûr l’artiste signale une filiation avec Claude Monet, peintre révélateur des évènements lumineux et père de l’abstraction. « La peinture abstraite “est ici dans son élément” : pas de narratif, ni de représentation figurative, juste la représentation de sensations et d’émotions contenues sur la surface du tableau », écrit Louis Cane. Au-delà des plaisirs visuels, les Peintures vraiment abstraites, laquées de résine acidulée qui semble encore ductile, produisent aussi des sensations haptiques voire gustatives. L’artiste évoque d’ailleurs à leur sujet le souvenir de bocaux de sucres d’orge. Voilà l’expérience esthétique dont l’étymologie nous rappelle qu’elle est toujours affaire de sensations. » Anne Favier, 2016.

Marc Devade

tryptique devade

Marc Devade, Sans titre, 1973, Technique mixte, Tryptique, 50 x 50 cm (x3)

Daniel Dezeuze   

Dezeuze

Daniel Dezeuze, Sans titre, 1970, technique mixte, 23 x 400 cm

« Je me dois, avec un outillage qui m’est propre, de tenir le cap d’une poétique la plus ample possible, teintée d’humour certaines fois, avec une légèreté conquise pour aller à cet essentiel qui ressemble à l’instant », Daniel Dezeuze

Daniel Dezeuze propose depuis le milieu des années soixante, une œuvre qui est en même temps une analyse critique des moyens de l’art et une production qui trouve dans cette même analyse la matière d’objets inattendus, porteurs de nouvelles évocations physiques et mentales. Chez cet artiste, l’intelligence conceptuelle n’est pas coupée de la suggestion émotionnelle. Il offre l’exemple d’une « conscience globale », capable à la fois d’un questionnement rigoureux sur les pratiques humaines et d’un renouvellement de celles-ci dans des configurations inédites.
Palan, réalisée en 1991 dans l’espace Paul Boyer à Sète, est un bon exemple de cette unité de la pensée critique et de l’expression. Tendue au sol d’un espace donné, une corde dessine dans l’espace une ligne précise, qui passe par trois poulies à partir d’un point initial de fixation (un pieu métallique enfoncé dans le sol) et qui se tend entre les murs du lieu. Cette corde (de couleur bleue, qui est la couleur habituelle du polypropylène des cordes de levage des chantiers) propose donc la mise en œuvre d’une certaine force, à travers une mise en tension qui doit être d’autant plus réelle que la ligne qu’elle dessine doit tenir dans l’espace, et non reposer sur le sol. La corde, qui permet habituellement d’élever un objet inerte (et qui n’est dans ce cas que le moyen d’une force mise au service d’une autre finalité), devient alors par elle-même une sculpture possible : la force de sa tension est mise au service de sa propre élévation, que contrarie seulement son propre poids. On a donc affaire à un véritable exercice d’équilibre entre plusieurs forces, une subtile équation prenant en compte la résistance des murs, le poids de la corde et enfin la tension de celle-ci obtenue par les poulies. On ne peut donc pas considérer que l’élévation de la corde est nulle, mais elle n’est pas non plus au service d’une « héroïsation » de l’œuvre. De ce point de vue, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que ce projet des « palans » remonte, selon l’indication apportée par l’artiste dans sa postface au Livre des poulies, à l’année 1968, année symbole de la critique des « pouvoirs » et des valeurs institutionnelles. Ainsi, Palan met subtilement en péril l’architecture du lieu où elle est installée : la force d’une corde entre des poulies est extrêmement puissante et les murs mêmes peuvent être endommagés s’ils ne sont pas suffisamment solides. La proposition de Dezeuze va donc au-delà de la « critique du socle » opérée par d’autres sculpteurs (notamment Carl André), en mettant en jeu les potentialités d’autres outils moins « visibles » mais tout aussi importants que lui dans la relation classique de la sculpture à son contexte. Le livre des poulies, 1999, permet toutefois une autre lecture de ces œuvres réalisées avec des cordes. La tension de la ligne renvoie bien à l’idée d’un art où le « processus » l’emporte sur la forme fixe, et les poulies sont des objets qui offrent à l’individu la possibilité d’une autre manière d’occuper le monde, comme des « prothèses du corps » ouvrant sur un espace où les forces contraires s’équilibrent temporairement en des « centres » multiples, avant de recommencer leur lutte. Les nombreux dessins proposés dans le Livre des poulies sont donc des suggestions de multiples configurations possibles de cet espace, différent de celui de la perspective classique (même s’il peut l’évoquer parfois), mais surtout organisé comme un Mythe, c’est-à-dire comme une représentation qui obéit autant à la pensée rationnelle, qu’à la conscience poétique des êtres plongés dans le monde réel. » Emmanuel Latreille

Noël Dolla

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Noël Dolla, Sans titre, 1967, technique mixte, 116 x 80 cm 

«  Mais ce travail rigoureux, volontairement sans image de marque identifiable, que l’artiste situe à la fois du côté de Barnett Newman et de Marcel Duchamp, opère sans affirmation absolue, à l’opposé de toute velléité démonstrative. Dolla n’est pas un donneur de leçon, il travaille l’incertitude, il interroge notre manière de regarder, notre point de vue de spectateur (au propre et au figuré). Il nous oblige à aborder la peinture dans une multiplicité d’espaces possibles (de la frontalité du mur, à l’échelle d’une salle, d’un paysage qu’il investit, à la surface d’un objet) ; il nous incite à ne plus considérer l’activité du peintre sous l’unique aspect d’une production d’images, ou d’un simple exercice de style sur surface plane…
Dolla aime travailler ce qu’il appelle son ” côté ménager “, il utilise des objets modestes et familiers qui sont ceux du quotidien de la maîtresse de maison, du peintre en bâtiment, ou du pêcheur à la ligne. Ce vocabulaire, mis en place depuis la fin des années 60, lui permet de réinvestir la peinture en explorant son actualité : ainsi le gant de toilette Géant attribué à Chrons sur lequel il essuie ses pinceaux jusqu’à le saturer de matière et de couleur, nous en dit autant sur la peinture et sa relation au temps qu’un tableau de maître dans un musée… », extrait du texte de Françoise-Claire Prodhon, écrit à l’occasion de l’exposition de Noël Dolla à la Galerie Valentin, avril 2001.
La tarlatane – “étoffe de coton très légère, très peu serrée et chargée d’apprêt” – apparaît dans l’œuvre de Noël Dolla à la fin de l’année 1969. À l’exposition « Supports/Surfaces » du Théâtre de Nice (juin 1971), les bandes de tarlatane marquées de points se déploient dans l’espace comme une vague ou à la manière d’une guirlande lumineuse qui ondule au grès des courants d’air sur une vingtaine de mètres. Accrochée le long d’un mur, la couleur mordant les bords de coton devient le « cadre flottant, libre, fluide » d’une toile toujours affranchie du châssis. Trempée dans des bains successifs de couleur, une fois déroulée du plafond au sol, la Tarlatane révèle ses nuances marbrées (1975-76). Trempée, déroulée, coupée, pliée, assemblée, collée, elle offre maintenant des compositions complexes aux formes et dimensions variées (1979-80).
En 1972, fortement éprouvé et emprunt de culpabilité par sa participation à l’exposition « 72/72 – douze ans d’art contemporain en France » au Grand Palais, Noël Dolla se replie sur une pratique intimiste, la confection de mouches (leurres) colorées et un travail photographique dans divers cimetières qui donnera lieu à la vidéo Love Song (1973-76). Replis sur soi, mais également replis sur un des composants essentiels de la peinture, la couleur.
Un an après l’exposition « Entrée libre mais non obligatoire » à la Villa Arson (juin-octobre 2013) et après une année de réflexion sur son oeuvre, Noël Dolla renoue avec une gestuelle ancienne sous la forme du replis. Replis/plis sur et vers une pratique laissée pour un temps en jachère. Déplacements, allers/retours, interrogations au sein de la problématique du replis sur soi. Les récentes peintures, intitulées à dessein Plis&Replis, synthétisent, condensent, développent et déplient l’ensemble des expérimentations antérieures et la problématique d’un artiste qui œuvre depuis plus de quarante années « dans l’esprit de l’abstraction ».

Toni Grand

Grand

Tony Grand, Sans titre, 1974, bois naturel, 305 cm 

«  Après avoir découvert le mouvement Supports-Surfaces en 1968, il entreprend à partir de 1970 ” une lecture deconstructrice ” de la sculpture traditionnelle, des matériaux et des gestes du sculpteur. Il utilise les bois taillés, la résine et plus tard la pierre et les ossements d’animaux. L’œuvre de Toni Grand s’oppose à la sculpture traditionnelle et à ses fonctions habituelles de représentation, symbolisme et métaphore, au socle, à la composition et au matériau noble. Il travaille tout d’abord avec des matériaux grossiers, il met en évidence les usages du matériau et non ses qualités. Avec ses supports élémentaires, racines, branches, troncs, il explore toutes les possibilités d’intervention : débiter, équarrir, couper, fendre, abouter, associer.

La sculpture de Toni Grand se caractérise par son économie de moyens et son dépouillement. Le bois sera surtout utilisé de 1969 à 1975. Les premières pièces réalisées en bois mettent en opposition les parties travaillées et les parties laissées à l’état brut. Elles sont le plus souvent apposées contre le mur, les troncs aux refentes partielles ou totales présentent plusieurs côtés dont chacun peut être considéré comme une face : ” aucune des faces de ces pièces n’était privilégiée, ni aucune relation à l’espace environnant. “. Ces pièces ont conquis leur autonomie. Les formes tendent à une géométrisation parfaite mais qui reste toujours perturbée car assujettie à la forme naturelle préalable du matériau. D’où les contradictions présentes, jamais résolues.

L’œuvre de Toni Grand se trouve à la jonction de deux questions : d’un côté la question de la relation entre la structure (ordre logique, mesure, répétition, transparence) et le hasard (chaos, spontanéité, imprévisibilité, secret). Et de l’autre, le lien entre fiction et réalité entre la construction spirituelle et l’objet concret, réel. »

 

Bernard Pagès 

Pages

Bernard Pagès, Le tas de paille, 1969, IPN 100 mm et paille en vrac, 80 x 180 x 180 cm 

«  Au départ, on le sait, il prenait le soin de fabriquer lui-même ses outils. Puis il refusa un temps purement et simplement d’en utiliser, se contentant de jouer sur les dispositions et juxtapositions d’objets et de matériaux. Même quand il en vint, à partir de 1975, à utiliser un meilleur outillage, ce fut encore pour recourir à des ” moyens du bord ” d’une autre sorte, ceux des métiers et de l’artisanat : instruments et techniques du maçon, du charpentier, du paysan – pour tout dire instruments quotidiens du travail. Ce qui permet de commencer à percevoir que les moyens du bord chez Pagès touchent au champ d’une instrumentation qu’on pourrait caractériser comme humble et industrieuse à la fois. Il a parlé un jour, en une formule heureuse, de ” la connaissance des gens simples qui sont censés ne rien savoir “. Il ne s’agit pas ici de céder à un lyrisme facile, mais de voir qu’à travers cette référence, il est question des commencements de l’art, de ces points où la ” trouvaille ingénieuse pour survivre ” dépasse le seuil de la simple instrumentalité et entre dans ce plus qui fait le début de l’art, dans cette articulation qu’étymologiquement dit la racine ars avec ses dérivés du côté de l’ornementation et de l’expertise, dans cet ajout ou ce supplément qui vont se greffer sur la nature et faire culture.
On en a la confirmation lorsqu’on voit qu’il en va exactement de même du côté des matériaux. Ceux qu’utilise Pagés sont très usuels : ils appartiennent aux usages et ont une banalité voulue; ils sont ce qu’ils sont et ne dissimulent pas leur nature. Bois, branches, cordages, tôles, tuyaux, puis briques, parpaings, madriers pris dans des assemblages de maçonnerie, de plâtre, de mortier ou de ciment : tous ces matériaux sont utilisés de manière très traditionnelle, mais seulement hors situation et pour faire autre chose. En quoi l’on retrouve ce décalage qui fait passer de l’instrumental à l’art. Il n’est pas jusqu’à la solidarité du matériau et de l’outil pour le travailler qui n’aille dans le sens de l’usage. Comme on le voit peut-être le mieux dans les travaux sur les murs, où les différentes sortes d’instruments de marquage utilisés font couple avec les surfaces choisies, les dessins tracés et les effets obtenus. En d’autres termes, les «moyens du bord» chez Pagès renvoient à un refus têtu de l’excès et de l’emphase, un refus de la sophistication, à une volonté aussi de reconduire l’oeuvre en ce point précaire où elle commence à peine à émerger de l’objet. La sculpture de Pagès se constitue comme art dans l’affleurement de l’artifice, en ce seuil où un débordement commence à se faire jour, va au-delà de la banalité, où le pragmatisme d’une instrumentation de survie se retrouve dépassé – de peu -, détourné – de peu -, et quand même, insensiblement, de beaucoup. C’est à partir de ce dépassement que les intentions peuvent se faire plus ambitieuses, qu’un excès peut être assumé et le lyrisme commencer à jouer, ainsi qu’en témoigne l’enhardissement des derniers travaux, lors même qu’ils continuent à assumer l’humilité des commencements.
Les sculptures de Pagès, cela se voit tout de suite, ont quelque chose de profondément physique, sans néanmoins tomber dans la démesure. On y perçoit une dépense de force et d’activité corporelle intenses, qui ne basculent pourtant pas dans l’excès et renvoient toujours à un plaisir actif. » Yves Michaud, extrait de Les margues de la vision – Essais sur l’art (1978-1995), collection critiques d’arts, éditions Jacqueline Chambon, 1996.

Jean-Pierre Pincemin 

Supports / Surfaces

Jean-Pierre Pincemin, Sans titre, 1973, technique mixte, 250 x 206 m

«  A 23 ans, il commence sérieusement à peindre et abandonne définitivement son métier de tourneur. Peintre, graveur et sculpteur, Jean-Pierre Pincemin expérimente d’abord des opérations et des gestes divers sur la toile : empreintes, teintures, collages, pliages, découpages. Entre 1962 et 1966, il multiplie les tentatives picturales modernes, de l’abstraction lyrique à l’action painting, en passant par le nouveau réalisme, mais c’est avec la sculpture, discipline à laquelle il reviendra toujours, qu’il se fait d’abord remarquer. Autour de 1967-1968, il réalise sur des draps des empreintes de planches, de tôles ondulées, de grillages qu’il récupère dans les décharges. C’est son premier chantier sérieux de construction de la peinture. Il la conçoit alors en termes de répétition et de sérialité, il en accuse la matérialité.

Pincemin est proche de Claude Viallat et du groupe Supports/Surfaces, avec qui il va exposer à plusieurs reprises. Avec les membres de ce groupe, il participe à une interrogation sur les conditions et le statut de la peinture. Il mène ensuite une réflexion sur la couleur et l’organisation de la surface colorée en damiers et bandes. Ensuite viennent les carrés de tissu collés, trempés dans des bains de couleur.
Les toiles commencent à ressembler à des tableaux. Elles obéissent à une structure architecturale simple, monumentale, d’arcs et de portes, avec un haut et un bas, une assise, une partition de l’espace, même dans les champs monochromes. La couleur, sombre, passée à la brosse, y prend toujours plus d’épaisseur et de poids. C’est le temps des “Palissades”, des bandes horizontales et verticales qui font penser à des planches ajustées. Dans ces configurations strictes, le geste pictural peut se charger de lyrisme. Les formats deviennent grandioses, à l’américaine.

Jean-Pierre Pincemin figure dans l’exposition “Nouvelle peinture en France-Pratiques/théories”, organisée par le Musée de Saint-Etienne, en 1974. Elle réunit les représentants de Supports/Surfaces. Lui s’en détache. Son premier exégète, le critique Bernard Lamarche-Vadel, devait peu après (en 1979) reconnaître en lui un “peintre d’histoire”, l’auteur d’une “oeuvre animée d’un puissant motif”, d’une “oeuvre prise dans une réflexion sur la peinture dans son sens classique et traditionnel”. A la fin des années 80, tout en poursuivant son travail sur les harmonies et les contrastes chromatiques, il s’oriente vers la représentation, vers l’image et le sujet. Il inscrit des arbres de primitifs italiens, simples et plats, en forme de cyprès, dans un cycle sur “L’Année de l’Inde” , où l’on croise de grosses fleurs à la Warhol, des pattes et des trompes d’éléphants blancs, toute une figuration à motifs incertains, mais aux formes sûres, bien entretenues dans “un équilibre entre la présence d’une image et son absence”. En 1999, Pincemin montre ses tableaux préférés dans une exposition à la Fondation Coprim, à Paris, puis il participe en 2000 à l’exposition “La peinture n’est pas un genre”, qui défend la pratique picturale au Musée des beaux-arts de Tourcoing. Pincemin déclarait qu’il avait toujours eu “une idée ultraperfectionniste de la peinture : une vision qui est très proche de celle de Véronèse”. Il précisait qu’il lui avait fallu dix ans pour apprendre à peindre et pouvoir faire un tableau. Il se disait “archiconventionnel”. Et déclarait vouloir “prendre des formes du XXe siècle, la géométrisation, ou même l’abstraction, et les dire dans un langage qui serait pratiquement celui du XVIe siècle ». Jean-Pierre Pincemin est mort le 17 mai 2005 à Arcueil (92). »

Patrick Saytour

saytour

Patrick Saytour, Sans titre, 1970, technique mixte, 35 x 98 cm

«  Au sein du groupe Supports/Surfaces, Patrick Saytour a toujours occupé, délibérément, une position marginale, critique, voire ironique. Son travail peut se définir comme une entreprise de déconstruction de la forme, de la couleur, du format, du cadre de présentation, pour reprendre les termes même de l’une de ses déclarations. Il se livrait alors à une sorte de parodie théâtralisée de l’art, mise en scène dans un vocabulaire pauvre et à l’aide d’une technologie primaire : pliages et dépliages systématiques, brûlages, trempages, solarisations, etc. Les matériaux utilisés étaient et sont toujours choisis parmi les plus vulgaires ou les plus « kitsch » : tissus et fourrures plastiques, synthétiques, que l’on trouve en abondance sur les marchés que fréquentent les travailleurs immigrés. À la fin des années 70, alors que se manifestait un retour à la figuration portant la peinture à renouer avec les mythes, le drame et la tragédie, il propose des assemblages d’objets de bazar : lampes, drapeaux, photos de pin-up, tapisseries décoratives décorées de caravelles, de biches dans des sous-bois, de princesses, de fantasias arabes, etc. Plus récemment, cette posture parodique a donné lieu sous des intitulés pompeux, Anniversaires, Célébrations, Chroniques, Commémorations, Couronnements, Javas, Noces, Noubas, Monuments, etc., à des œuvres subtiles, dont le dessein de déconstruction et d’accablement de l’art est joué dans les mises en page, d’une grande beauté formelle, de panoplies de costumes de fêtes pour enfants, de chemisettes en toile grossière, de vêtements de poupées, de bandes de carton, de feutre, de caissettes de bois, de maquettes de théatre, de gabarits et patrons de vêtements, de cartes géographiques, etc. Viennent ensuite des assemblages d’objets qui mettent en scène, monumentalisés à l’excès, des objets à la fois décoratifs et utilitaires dont une lampe métallique sortie du rêve paroxystique d’un bricoleur mégalomaniaque. Mais comme celles de Claes Oldenburg, ces « sculptures » ne s’en imposent pas moins comme des œuvres raffinées d’où émane une étrange séduction. Nous ressentons la même attirance en face de ces filets montés sur des cerceaux métalliques, où s’accrochent des fruits en plastique, des flotteurs de filets de pêche, des perles, des plumes, un attirail de décor festif dont l’artifice est exalté par une cosmétique du banal, le « pomponnage », plutôt, pour citer précisément Patrick Saytour, de l’œuvre d’art. Un pomponnage jubilatoire, arrangé avec un zèle d’étalagiste.
Les œuvres de Patrick Saytour ont été exposées dans la plupart des lieux d’Europe, d’Amérique et d’Asie dédiés à la présentation de l’art moderne et contemporain. Elles figurent dans la plupart des grandes collections publiques et privées. » Bernard Ceysson

André Valensi

valensi

André Valensi, Sans titre, 1976, technique mixte, diam 171 cm

Même si André Valensi est le plus jeune protagoniste du groupe Supports / Sufaces, il n’en demeure pas moins un peintre dont les recherches plastiques ont marqué l’histoire de ce groupe. Il prend part aux activités du groupe dès la première manifestation à Coaraze et participe ensuite très régulièrement aux différentes expositions. Il partage avec les autres membres un certain nombre de convictions, qu’il s’agisse du rejet du nouveau réalisme et du formalisme idéaliste, ou de la volonté de superposer les procédures matérielles de réalisation de la toile libérée de son chassis, la peinture (objet de connaissance) n’étant que la mise en évidence didactique de ses procès. L’œuvre présentée, Pièges à regard …, fut réalisée pour l’exposition Le Bel Age au château de Chambord en 1990 dans le cadre du 20 ème anniversaire du mouvement Supports / Surfaces. Constituée de deux filets multicolores pendus au plafond, l’œuvre suit le cahier des charges, donné à l’artiste , qui insistait sur la mobilité de l’œuvre commandée afin qu’elle puisse être installée dans d’autres lieux.

Claude Viallat

VIALLAT CLAUDE

Claude Viallat, Sans titre, 1970, corde, noeux et pigments naturels, 18m 10

«  Claude Viallat a été et reste le protagoniste le plus déterminé et le plus influent de Supports/Surfaces. Ce groupe, dont la brève existence fut riche en péripéties, s’inscrit désormais, dans l’histoire de l’art au XXe siècle, comme la dernière avant-garde. Il fut, en effet, l’ultime mouvement qui, dans le jeu paradoxal de ses contradictions, caractéristiques de la modernité, a voulu, certes non pas mettre fin à l’art, mais en finir avec une esthétique dont il lui fallait faire table rase pour en quelque sorte refonder l’art, un art enfin délivré de toute fiction et de toute illusion. Contrairement à l’ambition des membres du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni), le dessein des artistes de Supports/Surfaces ne fut pas l’exhibition spectaculaire du dernier tableau, le dernier tableau à répéter, dans une réitération compulsive, jusqu’à l’épuisement de l’art et l’achèvement de l’Histoire. Ils n’ont pas, non plus, aspiré au retour à l’origine vers le ” lait nourricier des civilisations oubliées ” ou célébré l’icône de la Cité Idéale que bâtira un avenir radieux. Plus simplement, en évitant les écueils du matérialisme mécaniste, ils ont entrepris une déconstruction du tableau, de l’œuvre d’art en ses éléments constituants qui est à mettre en parallèle avec la démarche des artistes minimalistes américains dont ils récusaient cependant le pragmatisme phénoménologique parce que, selon eux, il faisait trop peu de cas de l’histoire. C’est ainsi que dans le cadre d’un matérialisme plus présocratique que marxiste, chacun d’eux a entrepris de ” travailler ” un élément constituant matériellement le tableau et d’en décliner le paradigme. L’œuvre se définit ainsi comme le résultat d’un mode opératoire appliqué à un support et à un matériau dont les propriétés spécifiques, organiques, sont, en quelque sorte exaltées et portées à la plénitude de la forme. Les attitudes Supports/Surfaces, à partir d’opérations simples, mais toujours référées à des données culturelles et historiques, ont donné lieu à une abondante production de textes théoriques qui ont fortement contribué à la transformation de la pensée et de la création à la fin du XXe siècle. Et pas seulement dans le domaine de l’art.
Nous sommes, souvenons-nous, à la fin des années 60. Supports/Surfaces est un symptôme et un constituant de ce moment effervescent de la création et de la pensée modernistes. Proches à la fois des philosophes, des poètes et des écrivains de la revue Tel Quel, qu’animent Philippe Sollers et Marcelin Pleynet, proches des fidèles d’Althusser et de Barthes, les artistes de Supports/Surfaces ont procédé, dans le champ de leur pratique, selon une méthodologie assez semblable à celle que constituaient, alors, les grammairiens structuralistes dans leur étude des constructions signifiantes du langage. De même, c’est à travers les filtres de la psychanalyse, selon Freud et Lacan, qu’ils s’employèrent à analyser leur attitude consciente et inconsciente dans le processus créateur au cours duquel ils articulaient leur travail de peintre aux enjeux théoriques qui le définissaient. Et c’est pourquoi, encore, ils s’évertuèrent, avec une passion militante, à mettre en situation ce dont l’art, selon eux, était l’enjeu, c’est-à-dire, en clair, à penser l’art comme relevant d’un travail politique révolutionnaire.
En fait Supports/Surfaces a fonctionné comme un classicisme, à l’instar de l’art minimal et de l’art conceptuel. Mais, à l’orée des années 80, les données historiques et esthétiques, comme le monde, avaient changé. Ils ne pouvaient rester de Supports/Surfaces que ses œuvres. Mais encore fallait-il qu’elles puissent être vues sans les lunettes du corpus doctrinaire qui les avait enrôlées dans les sens qu’il entendait donner à l’esthétique et à l’histoire.
Que nous reste-t-il des années Supports/Surfaces ? Que nous reste-t-il des années Supports/Surfaces dans l’œuvre de ses protagonistes ?
Il nous reste le parfum de l’un des moments les plus brillants, les plus intenses de la vie intellectuelle de l’après-guerre, le souvenir d’un enthousiasme rare qui portait à croire que tout pouvait changer. Il nous reste surtout des œuvres, dont aujourd’hui nous éprouvons, comme malgré leurs auteurs, la Beauté. Une Beauté, pour reprendre au compte de Supports/Surfaces l’intense formule d’André Breton, convulsive, mais aussi dérangeante, agressive et pourtant si décorative car nous donnant à voir l’absolue simplicité élémentaire de la Forme.
L’œuvre de Claude Viallat nous semble aujourd’hui pourtant d’un classicisme impérieux. Et si personnelle, ne devant rien à l’évangile d’un groupe, libre de tout engagement esthétique la déterminant a priori. Mais regardons bien chacune de ses “pièces”, y compris ses peintures tauromachiques dont la technique doit tant à son travail Supports/Surfaces. Oublions leurs qualités décoratives, posons-nous seulement une question à leur propos : la réponse à cette question sera, nécessairement, une autre question. Alors, tout recommencera. C’est-à-dire la mise en question de l’art, celle de toute œuvre et de toute action humaines. Et c’est bien !
Quant à moi, j’ose croire qu’avec celles, auprès desquelles, si souvent, je les ai accrochées ou disposées, de Frank Stella, Robert Morris, Carl Andre, les œuvres de Claude Viallat, s’imposeront, avec le temps, dans l’histoire de l’art et l’Histoire, comme les superbes accomplissements modernistes de la grande peinture classique, comme les derniers surgeons de l’art formaliste italien et français. » Bernard Ceysson

Nous remercions la Galerie Bernard Ceysson pour sa collaboration lors de cette exposition  http://www.bernardceysson.com

Supports / Surfaces

Vernissage le 10 juin 2016 à partir de 18h

 

Exposition organisée dans le cadre de la Carte Blanche à Ben

Du 11 juin au 1er août 2016

 

André-Pierre Arnal  – Vincent Bioulès – Louis Cane – Marc Devade – 

Daniel Dezeuze  – Noël Dolla – Toni Grand – Bernard Pagès –

Jean-Pierre Pincemin – Patrick Saytour – André Valensi – Claude Viallat


Supports / Surfaces

Jean-Pierre Pincemin, « Sans titre », 1973, Technique mixte, 250 x 206 cm

 

Le mouvement Supports / Surfaces, fondé officiellement en France en 1971, met en avant l’idée que ce n’est plus seulement le sujet mais également les éléments constitutifs de la peinture (supports, méthodes et techniques de réalisation) qui ont une importance dans la réalisation artistique. Le but est ainsi de tenter de faire de la peinture autrement en utilisant de nouveaux moyens picturaux.

La Galerie Eva Vautier souhaite, à travers cette exposition, rendre hommage à ce groupe d’artistes qui a contribué à de nouvelles approches artistiques que les générations suivantes continuent d’explorer.

 


Le mouvement Supports / Surfaces

Les artistes Supports / Surfaces

Partie historique de l'exposition


Natacha Lesueur expose dans l’appartement de Colette Soardi

Dans le cadre des Visiteurs du Soir

10 rue Désiré Niel, Nice, 1er étage

 

Natacha Lesueur

Natacha Lesueur emploie le corps comme une surface d’inscription, un support plus ou moins régulier pour les préparations culinaires ou les empreintes qu’elle y dépose. Objet de convoitise, le corps est parcellisé, il ne fait qu’un, il est tous les corps. Elle réalise chaque étape : les prises de vue, la relation aux modèles, le choix des accessoires, la mise au point des fonds, la réalisation des maquillages et des décors, ainsi que les extensions alimentaires, épidermiques, capillaires ou autre qui viennent orner les corps et sont parfois complexes, comme la pose d’aspic en gelée sur crâne moulé par exemple. Dans un monde où tout se produit et se consomme très vite, en particulier les images, elle cultive un temps déployé dans les réalisations comme pour susciter en retour chez le spectateur, un ralentissement, une suspension du regard.


Site internet de l’artiste Natacha Lesueur

Ben expose du Mail Art

Exposition visible à la Galerie Eva Vautier à partir du 22 avril 2016

Mail Art

 

Le Mail Art : Partant d’un besoin important de communiquer avec les autres, Ben décide dans les années 1960 d’écrire aux institutions, à d’autres artistes, à ses amis, des cartes postales. Dans ces courriers, se mêlent théorie, poésie, appropriations et mégalomanie. L’action artistique consistait à tenir une correspondance, pratique donnant lieu à des échanges dans lesquels la liberté totale de création est proclamée. Dans tous les cas le côté ludique du Mail-Art est bien perceptible: clin d’œil coloré aux artistes correspondants, utilisation de tampons et de timbres personnels “hors normes“, surprise pour le destinataire final de découvrir une “lettre“ extraordinaire.

Le Mail Art est important dans la mesure où, sans Mail art il n’y aurait jamais eu ni Dada, ni Surréalisme, ni Fluxus. Tous ces mouvements et d’autres commencent et passent par la communication souvent postale. On s’envoie et on s’écrit des idées.

Et puis il y a ces artistes qui ne créent presque qu’à travers la Poste et le Mail Art, Ray Johnson, Jean Toche, René Duran, Orimoto, Prolix..

Ben Vautier

 

Mail Art 2

Mail Art 3



Exposition au premier étage, l’invité de Ben : Patrick Lanneau 

La rencontre avec la peinture de Patrick Lanneau est un voyage dans la couleur. Peintre, dessinateur et vidéaste, c’est un artiste complet. La stridence des couleurs, la schématisation des formes et le travail de la matière picturale évoquent un univers onirique en apesanteur. Patrick Lanneau se consacre alors principalement au paysage qui devient de plus en plus évasif.

Patrick Lanneau

Grégory Forstner – “L’odeur de la viande”

Rencontre signature le 17 mars à 18h, Librairie Mazarine, Paris

Accrochage du 17 mars au 16 avril 2016

gregory forstner

Gregory Forstner peint comme il écrit, comme il nage, comme il aime, comme il vit : entièrement, sans compromis.  Dans cet ensemble de textes qu’il a sous-tiré portrait de l’artiste en jeune homme, il donne à voir l’origine de sa peinture et sa mythologie personnelle.  Marque par une hérédité complexe, par la mer et par la puissance des images, il choisit la peinture, dont la force est de polariser l’attention de manière durable. 

Avec ce récit, il offre à la fois une introduction à son travail et une réflexion sur ses préoccupations de peintre. 

 

Site internet de Grégory Forstner

Alexandre Dufaye invite Charlotte Pringuey-Cessac – ” Bruits de couloirs “

Trois dates de novembre 2015 à avril 2016

dufay

 

INVITATION N°2 – FÉVRIER 2016
Charlotte Pringuey-Cessac. Dessin en perspective. L’artiste s’intéresse à la conversation qui s’instaure entre le lieu et son visiteur dans un rapport kynesthésique fort. Elle invite, par une expérience sensible, le corps et l’imaginaire de l’hôte à se laisser transporter dans une traversée du couloir réinventée. Une tension poétique enveloppe l’architecture jusqu’au vertige.

La préfiguration du palais des égo étranges

La Galerie Eva Vautier présente La préfiguration du palais des égos étranges

Exposition collective organisée par Ben Vautier

Vernissage le 18 mars 2016 à partir de 18H

Préfiguration étrange

Préfiguration

PréfPréf

 

Ben présente à la galerie une préfiguration de l’exposition « Palais idéal des égo étranges » qu’il organisera le 28 avril au palais du Facteur Cheval à Hauterives. Avec la performance « Dansez, dansez, pensez-y » de Sandra Ponzetti & Jean-Paul Ducarteron.

40 artistes singuliers, créateurs, peintres et plasticiens, inspirés par l’étrangeté et la folie créatrice du Facteur cheval se rencontrent. Cette confrontation est autant un défi lancé à l’imagination qu’à la force obstinée de la création.

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Exposition au premier étage, l’invité spécial de Ben : Christian Vialard

 

Vialard 1

“13h59, un message sur mon répondeur :”Allo Vialard c’est Ben, j’ai ressorti tes toiles de ma collection et là je fais une exposition et j’aimerai les montrer à la galerie d’Eva au premier étage, rappelle moi”.

Je rappelle, Ben:” Voilà tu as l’étage, je mets des toiles de ma collection et toi tu peux accrocher d’autres choses nouvelles, tu as carte blanche, … Puis là Ben parle à quelqu’un d’autre ou a mis son téléphone dans sa poche ou plongé son téléphone dans un aquarium où je peux faire la conversation au poisson rouge”… 

Re Ben qui se souvient du téléphone: “Tu viens accrocher, ah oui l’expo c’est la semaine prochaine” 

Moi: “Ok c’est top”

Ben: ” Vialard ça me fait plaisir de te montrer, ça faisait longtemps”

Voilà une expo, 3 minutes montre en main, de l’énergie, c’est direct et ça pulse comme du rock’n roll. C’est du Ben et c’est pour vivre ça que je suis artiste, pas vous? 

Je suis peintre et musicien, je fais des expositions, des concerts et des installations sonores. 

Ma musique qui influence ma pratique du dessin et de la peinture est faite d’expérimentations abstraites entre noise, drones et électronique post rock.

Mes derniers albums en date: Neukalm sur le label berlinois Grautag et Queequeg (avec Guy Reyes) sur le label Tiramizu. 

Je me produit sur scène lors de festivals comme Transmediale Berlin, City Sonic Bruxelles, Ososphère Strasbourg , Agnes B et Nuit Blanche à Paris, Elektro Alternativ, Toulouse, CrossOver, Nice, Le Générateur, Gentilly… ”

Christian Vialard

Site internet de l’artiste

Frédérique Nalbandian – “L’oreille qui tombe”

Du 13 février au 23 avril 2016, L’Espace d’art Le Moulin accueille l’artiste Frédérique Nalbandian et l’exposition “L’oreille qui tombe”

oreille qui tombe

Frédérique Nalbandian nous propose une recherche sur l’écoulement du temps, la pesanteur/apesanteur/chute, la gravité. Puis la blancheur, l’immanence de la matière, l’absence/silence du blanc, l’empreinte (moulage en négatif) et la mémoire.

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OVNI – Festival

Galerie Eva Vautier 

PROJECTION DE VIDEOS

Dans le cadre du festival Vidéo Ovni organisé par l’hôtel Windsor, la Galerie Eva Vautier organise,  jeudi 3 décembre de 18h30 à 20h, une soirée spéciale projections  : Anna Byskov, Pauline Brun, Celine Fantino, Alice Guittard, Natacha Lesueur, Cécile Mainardi , Mark Mothersbaugh,

 

 

Natacha Lesueur

“Sans titre”, 2011, 4m30s. avec AnaÏs Talavera-Arias, assistante Mathilde Agius, merci à elles.

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Dans “Sans titre”, 2011, film 16mm transféré en vidéo HD, 4m30sle personnage est filmée les yeux fermées. D’immenses yeux inspirés de ceux des poupées barbies éthniques, sont peints sur ses paupières, en référence à une pratique de lolitas japonaises: brouillage des âges et des repères (on passe d’Hollywood aux mangas). Il s’agit ici d’un screen test, une audition filmé en 16mm transféré en vidéo HD: 3 séquences qui se répètent et se suivent. Le cadrage est serré. Le dispositif statique. Il s’agit quasiment de photomatons en mouvement. Sa tête se détache sur un fond vert, coordonnés à la couleur de ses yeux peints et qui renvoie aux fonds d’incrustation. Ce plan d’environ 5 minutes, multiplie le nombre d’images similaires, et collectionne les variantes d’un même sujet. Au coeur de ce dispositif: la dimension tragique de la photographie et du cinéma: la disparition de l’instant passé au moment même où la pellicule s’imprime. C’est un portrait aveugle. Il lui est impossible de fixer l’œilleton. Pour elle, impossible de nous voir la regardant. Cette situation déclenche un flottement, voir même un retard, dans ses attitudes. Le regard, traducteur de l’intériorité et organe de séduction par excellence, rendue fixe, écarte la communication avec celui qui la contemple. Elle répète lentement les expressions faciales affectées que sa situation lui permet: une collection d’image fixes en mouvement.

 

Alice Guittard

 ” La vagues “

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Alice Guittard est artiste. Née en 1986 à Nice, France, elle est diplômée de la Villa Arson à Nice. C’est au travers d’éditions, de photographies, de vidéos, de sculptures et d’ex- périmentations qu’Alice Guittard dérive d’histoires en histoires en révélant par bribes les éléments qui constituent ses voyages (Mexique, Japon, Islande, Pé- rou…). À propos de ses recherches méticuleuses, elle cite le concept de séren- dipité, que le créateur du terme, Horace Walpole, définissait comme la décou- verte de quelque chose par accident et sagacité alors que l’on est à la recherche d’autre chose, une définition de l’art en somme.

 

Cécilé Mainardi

Docteur Gilles and Mister Love,2015 3:26

 

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Docteur Gilles and Mister Love  Issue du « Pavillon Cinéma », cette vidéo propose une étrange collision de l’image et du son :  la voix de Gilles Deleuze, lors de l’un de ses cours, dans le corps de Jerry Lewis incarnant un professeur d’université en méchante descente de dopage. Un propos en abîme sur le spectacle, les  auditeurs, le clown, qui ne renie rien de son tribut au situationnisme.

Anna Byskov 

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L’Escalier  Vidéo, muet, 0’45

L’escalier est une vidéo qui met en scène le rapport entre l’artiste et l’objet. L’action est vouée à l’échec car l’objet est infonctionnel. Ainsi, l’artiste malgré la répétition n’atteint pas le sommet.

À chacun sa vérité  5’00

À chacun sa vérité» est une vidéo qui s’interroge sur l’ambiguïté de la folie à travers quatre personnes qui ragotent sur un voisin bizarre. Au fur et à mesure de leurs discussions, peu intelligentes, ils commencent à s’entremêler pour devenir à la fin, un seul et même personnage.

Pauline Brun

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Bob Luke Vidéo, 2013

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Gymnastique du sculpteur-Vidéo, 2013 / 17’22” / Château de Neublans-Abergement

 

Céline Fantino

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” Gilbert debout “vidéo

Mark Mothersbaugh

” Mindless Bob “vidéo

Église Sainte-Marie , Puyloubier

Soirée d’inauguration le samedi 19 septembre 2015 à 18h

Exposition ouverte jusqu’au 31 octobre 2015 

 

FRÉDÉRIQUE NALBANDIAN

Réminiscences

 

L’église Sainte-Marie aujourd’hui sauvegardée, est située en bordure des remparts de la ville de Puyloubier.

Frédérique Nalbandian, artiste invitée, présente dans la nef, le chœur et l’abside latérale une suite de pièces contemporaines éphémères : cloches moulées en savon, jeux d’ogives en métal et fils plâtrés dorés qui dialoguent avec l’architecture et ravivent la dimension patrimoniale et sacrée du site.

Le lieu est de nouveau paré. Les sculptures en savon installées dans cet espace à ciel ouvert, vont évoluer, se transformer sous l’effet de l’écoulement du temps et des conditions climatiques. Elles vont se dissoudre sous la pluie, se durcir au soleil, pâlir ou foncer selon l’intensité de la lumière.

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Charlotte Pringuey-Cessac – “Tableaux Fantômes #2”

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Zéphyr

Tableaux fantômes #2
François Andes – Olivier Aubry – Lola B Dewaste – Philippe Baryga – Tristan Bastit – Christophe Bouder – Anne Cindric – Alfonse Dagada – Patrice Deregnaucourt – Marie-Noëlle Deverre – Francine Flandrin – Helen Heinz & Hans Horvarth – Æmor Houidé – Jean Lain – Eve Lagarde – Yann Legrand – David Leleu – François Lewyllie – Jeannie Lucas – Régis Marie – Anne Mercedes – Emmanuel Moralès – Perlinpinpin – Fabrice Poiteaux – Maïté Pouleur – Charlotte Pringuey-Cessac – Jérôme Progin – Bertrand Riff – Brigitte Roffidal – Nicolas Tourte – Valérie Vaubourg – Romain Verhaeghe

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Charlotte Pringuey-Cessac – Galerie Martagnon – 11 Juillet au 8 Septembre

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L’artiste Charlotte Pringuey-Cessac expose à la Galerie Martagnon du 11 Juillet au 8 Septembre avec Thomas Lanfranchi

Galerie Martagon 47 grand rue Malaucène 84340
du 11juillet au 8 septembre
Charlotte Pringuey-Cessac dessins , dessin mural ,sculpture .
Thomas Lanfranchi dessins , photographies .
Vernissage le samedi 11 juillet
Performance d’ Agnès Aubague Le Bureau “dictapoèmes de bureau” en résonance avec avec la Corinne Librairie

Performance « Crows are Kingdom » – Anna Byskov

Samedi 30 mai à 18h30

à l’occasion des Visiteurs du Soir à la Galerie Eva Vautier
avec le réseau BOTOX(S)

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 Anna Byskov, performance Spam, spam, spam, spam – 2012 (dans le cadre des Voix Publiques avec le réseau BOTOX(S) )


La galerie Eva Vautier vous invite à découvrir la performance de l’artiste Anna Byskov Samedi 30 mai, à 18h30 dans le cadre des Visiteurs du Soir avec le réseau BOTOX(S)

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Débat philosophique : Conversation et participation

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Burkard Blümlein,« Still, a conversation on time », Slowburn, Tilburg, Pays Bas, 2013


La quatrième séance du séminaire aura lieu le Samedi 23 mai, de 18h00 à 20h, sur réservation (40 places).


Burkard Blümlein, plasticien et professeur de sculpture à La Villa Arson à Nice interviendra sur le sujet : “Conversation et participation”.

Il interviendra plus spécifiquement sur les expositions “Déménagements” au musée d’art et d’histoire de Provence, à Grasse, en 2011, et Slowburn à Tilburg, aux Pays Bas en 2013 (Still, a conversation on time).

Natacha Lesueur – “Au nom du corps” par Sophie Braganti

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“A peine sortis de l’exposition du Musée Chagall de Nice, voilà quelques mois, où Natacha Lesueur exposait des photographies comme des reliques compassées d’une vision de l’exotisme, sortes de cartes postales revisitées de la Polynésie Française sauvagement déformée par les regards de touristes et de colons, nous sommes aujourd’hui face à des photographies et des céramiques récentes, dans un bien étrange état. Parlons d’une douce excitation.

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