Actualité ~ Galerie Eva Vautier
Dans un bel espace dédié à l’art au cœur du quartier Libération, Eva Vautier, offre un nouveau regard sur l’art contemporain et ses pratiques artistiques (sculpture, photographie, peinture, dessin, vidéo). La galerie accueille de jeunes artistes émergents comme des artistes issus de courants artistiques majeurs. Des performances et des débats rythment régulièrement les grandes expositions de l’année. La galerie propose également une sélection de sérigraphies et d’éditions limitées en lien avec son actualité artistique et culturelle. Et pour les passionnés l’arthothèque de la galerie offre un large choix des sérigraphies à la location.
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Pauline Brun

GNA GNA GNA (LIVE)

Shot 9 – GNA GNA GNA

Du 25 au 27 mai 2018
La Station, Nice

Dans le cadre d’Eclairage Public, Pauline Brun en résidence temporaire à La Station de mars à juin 2018, présente les recherches artistiques qu’elle mène actuellement.

Performeuse, vidéaste et plasticienne, Pauline Brun construit sa pratique à la croisée de ces disciplines. En détournant des gestes quotidiens ou fonctionnels, elle élabore des micros-fictions absurdes dans lesquelles elle rencontre des objets et des matériaux récalcitrants. Le corps, maladroit et hésitant, apparaît proche d’un registre burlesque : la relation qu’il entretient avec son environnement est contrainte, faite de tentatives, ratages, échecs et imprévus dont l’artiste se saisit pour écrire et concevoir des formes chorégraphiques et plastiques. Le processus et les conditions de fabrication sont visibles : sans artifices, ils mettent en évidence les expériences de ce corps-catastrophe.

 

GNA GNA GNA, performance, 2018
Vendredi 25 mai à 18h30 / 19h00 / 19h30
Dans la limite des places disponibles
Réservation à starter@lastation.org

 

Shot 9 – GNA GNA GNA, vidéo 7’12, 2018
Samedi 26 mai de 14h à 18h
Dimanche 27 mai de 11h à 18h

L’Atelier de Jette, Bruxelles

Précipité

 

Du 19 au 22 avril 2018

 

Avec les artistes
Jean-Pierre Bertrand, Cathryn Boch, Io Burgard, Aurélien Cornut-Gentille, Guillaume Gouerou, Paul Lebras, Jean-Charles Michelet, Gérald Panighi, Quentin Pradalier, Florian Pugnaire, David Raffini, Noé Reutenauer, Jérôme Robbe, Vivien Roubaud, Lionel Sabatté, Mathieu Schmitt, István Szabó, Cédric Teisseire, Tatiana Wolska

 

L’Atelier Chaussée de Jette est heureux de vous inviter à l’exposition Précipité, avec la participation des galeries Catherine Issert, Ceysson & Bénétière, Eva Vautier, l’étrangère, Maïa Muller, Papillon.

Ouvert en septembre 2016, l’Atelier Chaussée de Jette est un lieu de travail et d’expérimentations indépendant, issu de l’initiative de six artistes français. Ils ont réhabilité une ancienne usine pour y installer leurs outils, leurs recherches, leurs œuvres. Sur cinq étages et dans des volumes engageants s’étendent l’atelier technique commun, les ateliers individuels, et l’espace d’exposition.

En avril 2017, l’Atelier présentait sa première exposition collective, révélant le potentiel esthétique contenu dans ce bâtiment en friche.
Cette année, l’exposition Précipité s’appuie toujours sur ces murs bruts, et se déploie dans l’ensemble du lieu. Proposition de regarder la rouille et la machine en face, qui considère en lutte commune les œuvres avec la forge d’où elles viennent.

En chimie, le précipité s’obtient par une expérience de mélange de substances qui crée ensemble, un autre corps moléculaire instantanément. Les œuvres de l’exposition Précipité ont le point commun d’être le fruit d’expériences menées. Présentées ici dans leur état d’œuvre, elle portent encore le gène d’un protocole expérimental et dessinent un territoire hétérogène.

 

Du 19.04.18 au 22.04.18
Ouverture au public et sur rendez-vous de 12h à 19h

 

Contact
Sarah.atelierdejette@gmail.com
+33 (0)6 63 21 08 77

 

L’Atelier Chaussée de Jette
264 A Chaussée de Jette, 1081 Koekelberg
Metro Simonis / Elisabeth (ligne 2 et 6)

Drawing Now

Drawing Now Art Fair 12è édition
Du 22 au 25 mars 2018
Carreau du Temple, Paris

 
 
Avec les Artistes :

Gregory Forstner
Natacha Lesueur
Gilles Miquelis
Gérald Panighi
Florian Pugnaire
Ben Vautier

Dossier de presse en savoir plus 

La Galerie Eva Vautier présente à l’occasion de la douzième édition de Drawing Now Art Fair, une sélection d’œuvres de Gregory Forstner, Natacha Lesueur, Gilles Miquelis, Gérald Panighi, Florian Pugnaire et Ben Vautier.

Eva Vautier, fidèle à la ligne directrice de sa galerie ouverte en 2011, tisse des possibles entre des générations d’artistes qui ont marqué l’histoire culturelle depuis l’École de Nice, Fluxus, et jusqu’à nos jours.

Si certains d’entre eux jouissent d’une reconnaissance nationale voire internationale, comme Ben Vautier, Gregory Forstner, Natacha Lesueur et Florian Pugnaire, des artistes comme Gilles Miquelis et Gérald Panighi trouvent ici l’opportunité de faire découvrir à un public plus large la pertinence de leurs pratiques. Ces derniers construisent depuis plusieurs années une œuvre affirmée et établie, reconnue par l’institution et les collectionneurs français.

Ainsi le « focus » du stand sera consacré à Gérald Panighi, avec une sélection d’œuvres réalisées entre 2000 et 2018. Ses dessins, oscillant entre une imagerie soigneusement négligée et de petites phrases du quotidien, déclenchent de par leur assemblage un rire grinçant. Rappelant autant l’humour de Glen Baxter que la poésie de Magritte, ils nous renvoient à nos propres imperfections.

Gilles Miquelis et Gregory Forstner exposeront quant à eux des œuvres récentes consacrées à l’exercice classique du portrait, qu’ils interprètent pour l’actualiser.

Gilles Miquelis exposera une série de dessins réalisés entre 2016 et 2018. Inspirés de peintures du dix-neuvième siècle, que l’artiste se réapproprie à grands coups de fusain, ils représentent des enfants issus de la bourgeoisie, qui nous toisent avec dédain en fumant des cigarettes. De par leur ironie transgressive, les œuvres de Gilles Miquelis tournent à la dérision les tableaux autrefois commandés par les bourgeois pour symboliser leur prospérité.

Gregory Forstner présentera des portraits réalisés entre 2015 et 2018 dans lesquels on retrouve son geste pictural dynamique : majordomes, hôtesses de l’air, gentlemen à tête de mort, de cochon ou de chien, figures récurrentes du répertoire iconographique de l’artiste, composent ici un univers plastique étrange et suranné. Le plus souvent de grand format, les sujets de ses dessins puisent dans l’histoire de l’art, dans un culture populaire, ainsi que dans sa mythologie personnelle.

Spécifiquement pour Drawing Now, des dessins inédits de Natacha Lesueur et de Florian Pugnaire seront présentés, nous faisant découvrir de nouveaux possibles chez ces artistes connus surtout pour leurs photographies, leurs sculptures et leurs vidéos.

Natacha Lesueur pense le dessin comme une déclinaison de sa pratique photographique : reprises méticuleuses de ses images très colorées, ses dessins en noir et blanc produisent une aporie et concentrent notre attention sur la seule composition. Hyper-réalistes, ses dessins imitent en quelque sorte la photographie, tout en ouvrant de nouvelles perspectives : contrariant l’enceinte close du cadre photographique et proposant ainsi des représentations inachevées.

Florian Pugnaire décline son univers sculptural et vidéographique post-industriel sous la forme de dessins réalisés au feu, reprenant une imagerie issue de ses films : chantiers dévastés, voitures accidentées… Dynamiques et parfois violentés, ses dessins témoignent de son processus de travail, qui s’appuie avant tout sur le geste et l’expérience.

Enfin, Ben Vautier exposera des dessins rares et historiques, réalisés entre 1958 et 1979. On y retrouve le ton proclamatoire et subversif de cet artiste emblématique de l’École de Nice mais on y découvre également des œuvres plus intimistes, sensibles et poétiques.

La Galerie Eva Vautier présente pour le Parcours Master Now un dessin historique de Ben Vautier, Banane, réalisé en 1958.

The Galerie Eva Vautier, faithful to its guiding line, has been weaving since its opening in 2011, possibilities between generations of artists that have stood out in cultural history from Fluxus to these days.

If some of them enjoy a national and even international recognition, such as Ben, Grégory Forstner, Natacha Lesueur and Florian Pugnaire, artists like Gilles Miquelis and Gérald Panighi find here the opportunity to have a wider audience discover the relevance of their practices. The latter have been constructing an assertive and established body of works, recognized by the institution and French collectors.
Thus, the “focus” of the stall will be devoted to Gérald Panighi, with a selection of works made between 2000 and 2017. Gilles Miquelis and Grégory Forstner will show recent works dedicated to the exercise of the portrait they interpret to bring it put to date.

For the occasion, some surprising proposals, made specifically for Drawing Now, new drawings by Natacha Lesueur and by Florian Pugnaire, will be presented for the first time, introducing new possibilities for these artists mostly known for their photographs, their sculptures and their videos.
Also presented, some rare and historical drawings by Ben Vautier, made between 1958 and 1979.  Really bearing witness to the works of this major artist.

Gérald Panighi, C’est moi qui t’ai trouvé, 2017
Peinture à l’huile, mine de plomb et huile de lin sur papier, 75 x 57,5 cm

Ben Vautier, Banane, 1959
Encre de chine sur papier, 93 x 72 cm
Gregory Forstner, Sans titre, 2009
Fusain sur papier, 140 x 107 cmNatacha Lesueur, Grimoire #2, 2018
Graphite sur papier, 11 x 11 cm
Gilles Miquelis, Sans titre, 2017
Fusain sur papier, 75 x 55 cmFlorian Pugnaire, Sans titre, 2018
BA13, mur de brique, empreinte au feu, 40 x 60 cm

Conférence sur FLUXUS et Ben Patterson Raconté par Caterina Gualco et Ben Vautier

La galerie a le plaisir de vous inviter

le samedi 10 février à partir de 18h

à la conférence

FLUXUS Raconté par Caterina Gualco et Ben Vautier

Alison Knowles, Ben Patterson, Larry Miller, Ben Vautier
Concert Fluxus, Théâtre de Nice, 2003

Fluxus est un état d’esprit baptisé ainsi par George Maciunas au début des années 1960. Il fut ensuite rejoint par George Brecht, Yoko Ono, Ben Vautier, Dick Higgins, Ben Patterson, Name June Paik, Takato Saito, Vostell et bien d’autres artistes.
“Il s’agit de prendre l’art non comme un « faire » mais comme un divertissement.
L’art doit amuser, étonner, divertir. Il ne doit pas non plus être source de profit.”
Il s’agit des retombées de Marcel Duchamp bien sûr.
À la suite de Dada, les artistes Fluxus boycottent l’art dans les galeries et la musique dans les concerts. Ils questionnent le statut de l’œuvre d’art, le rôle de l’artiste et la place de l’art dans la société. L’humour et la dérision sont placés au centre de la démarche et participent à la définition de Fluxus comme un non-mouvement, créant de l’anti-art.
Dans le cadre de l’exposition No more pink ? de Ben Patterson, Caterina Gualco
fondatrice de la Galerie Unimedia Modern à Gènes, et l’artiste Ben Vautier,
racontent l’histoire, des expériences aux anecdotes, du mouvement Fluxus,
le samedi 10 février à partir de 18h.

Supervues

Frédérique Nalbandian

et

Charlotte Pringuey-Cessac

seront présents à

Supervues

le 15, 16, et 17  décembre

à l’hôtel Burrhus / Vaison-la-Romaine
Le temps d’un week-end, 35 artistes investissent 35 chambres pour y installer une ou plusieurs oeuvres existantes ou mieux encore pour créer une oeuvre spécialement conçue pour la chambre qui leur a été octroyée par tirage au sort. Pendant trois jours, les 35 artistes vivront à l’hôtel. Ils y exposeront, ils y dormiront, leur chambre étant à la fois le lieu d’exposition de leur travail et leur lieu de vie. Vie collective, mais expositions individuelles. La plus grande liberté est de rigueur. L’hôtel ouvre ses portes, des artistes sont sélectionnés, mais une fois le tirage au sort des chambres effectué, chaque artiste est totalement libre d’utiliser l’espace à son gré. Il est comme dans sa propre galerie d’art, sa petite surface d’art contemporain.

Supervues 2017

Camera camera Salon d’art vidéo

1er Salon d’art vidéo & d’art contemporain

A l’Hôtel Windsor
11 rue Dalpozzo Nice
25 novembre de 14h à 20h et 26 novembre de 14h à 18h
La Galerie Eva Vautier présente

Yosef Joseph Dadoune

In The Desert, 2009
Vidéo HD 17’28’’ I 2 blocs de béton 30 x 110 cm I Une chaîne I Son

Dans un paysage désertique entre Ofakim et Beer Sheva, un camion avec des équipements de forage arrive, creuse bruyamment deux piliers verticaux dans le sol, et part. Un cyprès et un palmier sont enterrés dans leur intégralité dans ces deux piliers verticaux. C’est exactement le contraire de ce que l’on peut attendre d’un tel endroit dans un besoin de préservation et de développement. Le désert et son oasis sont victimes d’abus, sans défense contre le forage et le déversement de deux blocs de béton qui signifient le symbole ultime du modernisme.

évènement MOVIMENTA – Pauline Brun

dans le cadre de

Étalon par défaut, vidéo 2017

 

Du 2 au 26 novembre 2017

 

Rencontre avec l’artiste et projection le 15 novembre à 19h00

 

Étalon par défaut, vidéo 2017 / Série de x actions performative dans un espace semi clos pour x objets et matériaux, et une performeuse / De et avec Pauline Brun, Captation et mastering son par Diane Blondeau, assistées de Valerie Castan

 

Étalon par défaut est composée d’une série de plans séquences d’une vingtaine de minutes chacun. Dans une volonté de questionner le médium vidéo, Pauline Brun performe en boucle un enchainement d’actions. Par la répétition, elle met en jeu l’inefficacité du geste, détourne et déplace la fonction ou fonctionnalité des objets provocant des situations tendant à l’absurde. La fiction qui en découle, non narrative, est à l’humeur burlesque du cinéma muet.

 

 

Pauline Brun a d’abord étudié la danse au Conservatoire de Nice avant d’entrer à l’École Supérieure d’Arts Plastiques, la Villa Arson, puis à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris où elle développe un travail de sculpture, installation et vidéo. C’est depuis sa recherche plastique qu’elle se re-dirige vers la danse et intègre la formation ex.e.r.ce au Centre Chorégraphique National de Montpellier. Là, elle expérimente l’espace scénique, développe un travail chorégraphique et entame différentes collaborations sur des questions dramaturgiques et scénographiques. Depuis, elle conçoit des performances pour l’espace muséal tel que le Centre Georges Pompidou et le MAC/VAL. Elle participe à des expositions collectives dans lesquelles elle propose des installations et vidéos notamment pour le salon de Montrouge. Invitée par le MAC / VAL, elle mène également une série de workshop avec un groupe d’adolescents. Aussi, elle performe, accompagne à la mise en scène ou conçoit des installations pour Fanny de Chaillé, Paula Pi, Pauline Simon, Ingrid Berger Myhre ou Gaëtan Bulourde.

 

www.paulinebrun.com

ANITA GAURAN

SCRAP SHOW

Exposition du 14 septembre au 20 octobre 2017

Lien: https://www.phakt.fr/exposition/anita-gauran-scrapshow

Anita Gauran développe une recherche photosensible, à la fois étrange, inquiétante et savante, et dans le même temps ludique et généreuse. L’artiste travaille à partir d’une matière photographique prélevée dans les musées et dont les différents éléments sont ensuite mis en perspective les uns les autres. Ils font l’objet de photomontage et autres ajouts qui à la fois les altèrent et les révèlent.
DES FIGURES DU PASSÉ
A l’heure du tout numérique, Anita Gauran développe une posture singulière au sein d’une génération qui fait sienne la réappropriation d’images largement disponibles sur le web. Munie d’un appareil argentique, l’artiste arpente les musées et les sites archéologiques dont elle exhume des figures séculaires, statuaires antiques, bas reliefs médiévaux, reliques, pour en faire les sujets de sa production photographique. Sans nostalgie ni passéisme, l’artiste dresse le portrait intime d’une civilisation aussi vénérable qu’hétérogène. Autour des points de vues resserrés en noir et blanc, attachés aux corps et aux détails, le hors champ photographique produit une atmosphère mystérieuse, hors du temps, un vide à investir dont l’artiste s’empare avec une irrévérence bienveillante.

 

CHARLOTTE PRINGUEY-CESSAC

  «  Il y’a bien quelqu’un qui finira par l’amener quelque part.. »

Vernissage vendredi 6 octobre à 18h
Nuit de la Création : L’Art Contemporain à Versailles le Samedi 7 octobre de 20h à 1h.
Vitrine privilégiée de la jeune création versaillaise, la Nuit de la création propose, pour sa 6ème édition, un parcours
sur 14 sites accueillant installations, spectacles, expositions et performances, en accès libre, sur le thème « Sol vertical ».
Outre Joseph Dadoune, artiste invité à l’Espace Richaud, cet événement permet de découvrir le talent d’artistes confirmés,
tels que Charlotte Pringuey-Cessac et Edouard Boyer.
La Ville de Versailles invite Charlotte Pringuey-Cessac au Carré à la Farine.
L’exposition Il y a bien quelqu’un qui finira par l’amener quelque part… présente une sélection de ses derniers travaux
notamment réalisés lors de trois résidences récentes.
En 2016 – 2017, l’artiste plasticienne était en résidence aux abords de Versailles, invitée par des mécènes privés,
puis à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Limoges la conduisant au Centre International d’Art Verrier de Meisenthal et enfin à Penta di Casinca en Corse afin de développer son approche de la sculpture et du dessin dans l’espace.
Carré à la Farine – Marché Notre Dame
70 bis rue de la paroisse
78 000 Versailles
                                                

JOSEPH DADOUNE

SILLONS

Dans le cadre de la “Nuit de la création”, parcours urbain dans l’art contemporain
qui se déroulera le 7 octobre 2017, la Ville de Versailles a mis à l’honneur le travail
de l’artiste contemporain Joseph Dadoune, actuellement en résidence sur le territoire de Versailles Grand Parc.

Artiste invité de cette 6ème édition, il présente une sélection d’œuvres récentes à l’Espace Richaud. À côté du monumental « Kiosque noir » sont exposées trois séries d’œuvres, « Goudrons », « Calendriers impossibles », et « Fleurs / After wars », offrant un panorama complet de la pratique artistique et des questionnements de l’artiste. Ce dernier a également souhaité mettre son travail en résonance avec des œuvres de Geneviève Asse, Camille Henrot, Eugène Leroy, Aurélie Nemours, Jean-Michel Othoniel, et Jean-Michel Sanejouand, toutes choisies dans les collections du FRAC Île-de-France.

Espace Richaud • 78, boulevard de la Reine • Versailles

Exposition présentée du samedi 7 octobre au dimanche 3 décembre 2017
avec le concours du FRAC Île-de-France

si l’email ne s’affiche pas correctement cliquez-ici

eva vautier

gregory livre

La galerie Eva Vautier a le plaisir de vous convier

à une rencontre-dédicace

avec

GREGORY FORSTNER

pour la publication de sa monographie.

vendredi 16 juin 2017


à 18h00 

À cette occasion, une sélection d’œuvres de l’artiste sera présentée

En savoir plus sur l’artiste

gregory livre

À travers 224 pages présentant des documents inédits, un texte introducteur de Gilles Fuchs, un essai d’Henry-Claude Cousseau et un entretien entre Caroline Hancock et Gregory Forstner, cette monographie parcourt plus de quinze années de travail de l’artiste entre la France, l’Allemagne et les États-Unis.

« Il y a dans le travail de Forstner une dimension autobiographique évidente et sur laquelle il nous invite d’ailleurs à nous pencher. Et il se peut bien que la peinture ait été finalement pour lui le meilleur moyen de faire un sort à la tournure romanesque de sa vie, de la considérer non comme une aventure de plus mais comme une occasion opportune d’en expliciter, d’en commenter pour lui-même, la singularité. »

Extrait du texte d’Henry-Claude Cousseau

« Vos sujets sont abordés sous forme de fables, de parodies, de paraboles, de mythes personnels ; en filigrane, se dressent Jean de La Fontaine, William Hogarth, Art Spiegelman, Jörg Immendorff. Toujours présente à partir d’archétypes et de stéréotypes,

la culture populaire se mêle de telle façon à la ” grande peinture ” et à l’histoire que vous parvenez à en faire une question intime. Impossible de ne pas faire le lien avec la contemporanéité des réalités sociales, politiques et culturelles de nos sociétés. »

Extrait du texte de Gilles Fuchs

« Spiegelman induit ainsi une empathie coupable du lecteur. Dans mon travail, cette empathie s’est cristallisée sur le chien. L’avantage du masque-chien, c’est qu’il offre une panoplie infinie de races, de gueules, et donc de possibilités d’identification et, comme le dit si justement Spiegelman, de coincer le spectateur avec sa propre humanité corrompue et défectueuse. »

Extrait de l’entretien entre Gregory Forstner et Caroline Hancock

En partenariat avec la galerie Mathias Coullaud, Les Éditions Dilecta, la galerie Zink Christophe Langlitz Art

paris art     la strada      botoxs  comminté des galeries

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Galerie Eva vautier

2 rue vernier
06000 Nice
France 

google map

Du mardi au samedi de 14h à 19h

 et sur rendez-vous

contact: galerie@eva-vautier.com

tel: 09.80.84.96.73

https://www.eva-vautier.com

inscription newsletter/désinscritption

 

Bas-côté, performance de Crash-test et concert de Moju

Bas-côté, performance de Crash-test

et concert de Moju 

sur une proposition du Centre D’art Les Capucins 

samedi 3 juin de 16h 30 à 18h,

 

BAS-CÔTÉ, une proposition de CRASH-TEST pour les Visiteurs du soir du réseau BOTOX(S).

Le samedi 3 juin 2017, entre 16h30 et 18h.
17h: Concert de Moju Moju devant la galerie Eva Vautier
4 voitures à la fois oeuvres et lieux d’exposition : 2 circulant dans les rues de Nice et 2 garées devant la galerie Eva Vautier.

Communiqué :
Il y a dans le fait de disposer d’un véhicule un potentiel d’autonomie jouissif. Qui possède une voiture, est capable de s’évader et de débarquer, de conquérir et de déserter.
Les contextes, que nous fuyons, et ceux pour lesquels nous prenons la route, témoignent de ces moments d’exil. Ce temps de déplacement n’est nalement que la vacance de ces deux postes et par là, possède un caractère transitionnel unique.
Aux yeux de la loi, l’intérieur de la voiture est propriété privée. Autant qu’entre quatre murs, lieu de l’intime, la tôle du véhicule sépare l’occupant de l’espace public dense. Le locataire en est le seul maître à bord et libre à lui de s’extraire des pesanteurs d’un monde toujours plus normé.
Quelles sont les différentes façons de s’approprier cet espace privé, quelles activité s’y développent? Quels en sont les dérives et dérivés?

CRASH-TEST investit le véhicule comme espace et dispositif de monstration, avec ses contraintes et ses atouts. Un espace réduit, connoté mais qui permet de faire voyager une recherche, une proposition. Parce qu’il est aussi un espace accessible, léger, débarrassé des contraintes liées à la gestion d’un lieu conventionnel, il facilite et valorise les pratiques et expérimentations éphémères et uides.

CRASH-TEST est un projet qui au départ, allie voiture et tissus. Il s’étend à d’autres formes comme ici pour Bas-côté, mais garde ces deux composants de base comme identité de ses

apparitions.

Clémence Marin

Avec la participation de : Matthieu Bertéa, Juliano Lacave & Morgan Patimo (Moju Moju), Clémence Marin & Marguerite Reinert, Fanny Spano

crashettest.tumblr.com

Sans titre, issue de la série Images placard, Marguerite Reinert, 2017.

GREGORY FORSTNER pour la publication de sa monographie.

une rencontre-dédicace

GREGORY FORSTNER

pour la publication de sa monographie.

En savoir plus sur l’artiste

jeudi 16 juin 2017

e

 

À travers 224 pages présentant des documents inédits, un texte introducteur de Gilles Fuchs, un essai d’Henry-Claude Cousseau et un entretien entre Caroline Hancock et Gregory Forstner, cette monographie parcourt plus de quinze années de travail de l’artiste entre la France, l’Allemagne et les États-Unis.

« Il y a dans le travail de Forstner une dimension autobiographique évidente et sur laquelle il nous invite d’ailleurs à nous pencher. Et il se peut bien que la peinture ait été finalement pour lui le meilleur moyen de faire un sort à la tournure romanesque de sa vie, de la considérer non comme une aventure de plus mais comme une occasion opportune d’en expliciter, d’en commenter pour lui-même, la singularité. »

Extrait du texte d’Henry-Claude Cousseau

« Vos sujets sont abordés sous forme de fables, de parodies, de paraboles, de mythes personnels ; en filigrane, se dressent Jean de La Fontaine, William Hogarth, Art Spiegelman, Jörg Immendorff. Toujours présente à partir d’archétypes et de stéréotypes, 

la culture populaire se mêle de telle façon à la ” grande peinture ” et à l’histoire que vous parvenez à en faire une question intime. Impossible de ne pas faire le lien avec la contemporanéité des réalités sociales, politiques et culturelles de nos sociétés. »

Extrait du texte de Gilles Fuchs

« Spiegelman induit ainsi une empathie coupable du lecteur. Dans mon travail, cette empathie s’est cristallisée sur le chien. L’avantage du masque-chien, c’est qu’il offre une panoplie infinie de races, de gueules, et donc de possibilités d’identification et, comme le dit si justement Spiegelman, de coincer le spectateur avec sa propre humanité corrompue et défectueuse. »

Extrait de l’entretien entre Gregory Forstner et Caroline Hancock

En partenariat avec la galerie Mathias Coullaud, Les Éditions Dilecta, la galerie Zink Christophe Langlitz Art

 

A SPACE FOR TRANSLATION

A SPACE FOR TRANSLATION

Espace de discussion et bureau de traduction bilingue (français/anglais) proposé par Emily Butler, commissaire d’exposition (Whitechapel Gallery, Londres), auteure et traductrice.
Jeudi 23 et vendredi 24 mars de 17h00 à 19h00 et Samedi 25 mars, de 14h00 à 16h00
Galerie Eva Vautier, 2 rue Vernier, 06 Nice.
Contactez-nous par email pour réserver votre créneau horaire particulier : 17h00, 17h20, 17h40, 18h00, 18h20 ou 18h40 pour les jeudi (complet ) et vendredi ; 14h00, 14h20, 14h40, 15h00, 15h20 ou 15h40 pour le samedi.
Dans le cadre de la résidence Across #9, Emily Butler propose de mettre en place un bureau de traduction. Elle assure une permanence durant laquelle artistes, professionnels de l’art et curieux sont invités à venir lui présenter leurs projets linguistiques, de traductions, leurs recherches (conceptuelles ou physiques) autour des notions de transformation, transposition, changement d’état…
Ces rencontres privées en tête-à-tête, qui se tiennent en français ou en anglais, peuvent aussi être l’occasion d’échanger avec Emily Butler sur sa pratique curatoriale, d’évoquer les circuits de production et diffusion de l’art contemporain au Royaume-Uni ou encore de collaborer avec elle à la traduction concrète d’un court texte.
 
Réservation par email indispensable auprès de thankyouforcoming. Gratuit dans la limite des places disponibles.
 

Débat Souvenir, réalité ou fiction ?

Débat Souvenir, réalité ou fiction ?

 Débat organisé le 22 février à 18 H

autour de l’installation sonore de Simone Simon

“Ne regardez pas le renard passer”.

Souvenir, réalité ou fiction ?

Le débat sera mené par Chiara Palermo, commissaire d’exposition, Docteur en Philosophie et Jean-Pierre Joly psychiatre, psychanalyste.

Chiara Palermo est commissaire d’exposition et Docteur en Philosophie. Elle enseigne depuis 2014 à l’Université de Grenoble et à partir de cette année, à l’Université de Strasbourg. Sa réflexion porte sur l’héritage de la pensée de Merleau-Ponty dans l’expression artistique contemporaine.

Jean-Pierre Joly Psychiatre, psychanalyste en cabinet privé et en institutions publiques, s’intéresse aujourd’hui aux addictions et aux conflits intra-psychiques.
Il participe également avec le groupe “no-made” à des expositions d’art plastique en utilisant  le médium photographique.

 

 

Gilles Miquelis Vivre à en crever

La Galerie a le plaisir de vous inviter le 13 janvier à 18h au vernissage des expositions

Gilles Miquelis

Vivre à en crever

« Les clopeurs sont à la croisée du documentaire. Remplis d’aise, pleins d’autosatisfaction, à en devenir inflammables ! Empruntés directement à une peinture du XIX ème, ce sont des visages d’anges, sortis d’un casting de jeunes premiers. 

En les regardant s’entourer avec délectation de multiples volutes de fumée, le “gang des allumés” est l’archétype de l’innocence, de vitalité et d’avenir tout tracé ! 

Ici l’enfant prend manifestement le pouvoir afin sans doute de partir lui-même en fumée… Une sorte de striptease, le récit pictural d’un contemplatif qui donne à voir ce qu’il a dérobé au quotidien, à l’instant x où l’ordinaire se confond avec l’extraordinaire. »

Simone Simon

Ne regardez pas le renard passer

« Mon souvenir le plus ancien est une petite comptine que l’on chantait dans la cour de récréation à la maternelle. Ne regardez pas le renard passer … quand il sera passé vous le regarderez. »

L’oeuvre présentée à la galerie “Ne regardez pas le renard passer“  est un récit à la frontière du rêve dans lequel chacun de nous peut s’identifier.

Une installation sonore et une édition qui regroupent toutes les réponses à la question : Quel est votre premier souvenir ?

Heureuse année 2017

Nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2017

Cyanometer, 2016, Anne-Laure Wuillai annelaure-wuillai.com

Cyanometer
2016 [Projet en cours]
Édition à cinq exemplaires
Instrument de mesure du bleu du ciel
Coffret en bois de type plumier, pour cinquante-trois nuances de bleu, dégradées du blanc au noir
Nuancier de bois numéroté au tampon, peinture acrylique, 33 x 54 x 3 mm (53X)
Boîte en bois avec couvercle coulissant, 425 x 70 x 40 mm

Simone Simon et Gérald Panighi – Supervues

Simone Simon

et

Gérald Panighi

 

seront présents à la dixième édition de

Supervues

le 16, 17 et 18 décembre

à l’hôtel Burrrhus / Vaison-la-romaine

Supervues

 

Le temps d’un week-end, 35 artistes investissent 35 chambres pour y installer une ou plusieurs oeuvres existantes ou mieux encore pour créer une oeuvre spécialement conçue pour la chambre qui leur a été octroyée par tirage au sort. Pendant trois jours, les 35 artistes vivront à l’hôtel. Ils y exposeront, ils y dormiront, leur chambre étant à la fois le lieu d’exposition de leur travail et leur lieu de vie. Vie collective, mais expositions individuelles. La plus grande liberté est de rigueur. L’hôtel ouvre ses portes, des artistes sont sélectionnés, mais une fois le tirage au sort des chambres effectué, chaque artiste est totalement libre d’utiliser l’espace à son gré. Il est comme dans sa propre galerie d’art, sa petite surface d’art contemporain.

 

Charlotte Pringuey-Cessac – “Speranza, Vent Des Fôrets”

Charlotte Pringuey-Cessac

Speranza

Vent Des Forêts

 

Installation pérenne

 

pringueycessacsperanza

 

Charlotte  Pringuey-Cessac ouvre une brèche de 24m dans une pente dégagée en forêt qu’elle constelle de centaines de blocs de charbon de bois. La matière première noire, calcinée qui affleure le sol dessine de loin une trainée, un filon. Les formes oblongues taillées aux reflets naturels palpitent au cœur de cette faille, invitent à une archéologie primitive et sensible, témoignent des forces telluriques et humaines à l’œuvre dans Speranza.

21 rue des Tassons

55260 Fresnes-au-Mont

 

Florian Pugnaire

OVNI 2016

OVNI – 2016

Site de l’évènement

L’événement, parrainé par Pascal Neveux, rassemble plus d’une centaine d’artistes.

Il propose pendant 6 jours de partir à la découverte de vidéos d’art : à travers une déambulation inédite entre les chambres de l’hôtel Windsor, du Grand Hôtel Le Florence et dans une trentaine de lieux d’art publics, privés et d’espaces atypiques de la ville. En preview, la biennale MOVIMENTA 2017 propose les 1er et 2 décembre  en ville, un forum d’experts en synergie avec OVNi et plusieurs installations des plus grands noms de l’Art Vidéo.

L’Hôtel Windsor repense l’hospitalité artistique, pour accueillir des musées prestigieux de Séoul à Hobart, en mettant l’Argentine à l’honneur, sans oublier de belles institutions régionales et nationales. Marseille est hébergée à Nice par le Grand hôtel Le Florence et propose une dizaine de programmations

OVNi offre la possibilité de découvrir un medium encore méconnu dans l’intimité d’une chambre d’hôtel. Il permet aussi de poursuivre cette expérience dans la ville, à travers deux parcours pour redécouvrir les œuvres vidéo d’artistes contemporains confirmés de la scène internationale, au côté d’une génération d’artistes plus jeunes, qui assure d’ores et déjà la relève. Avec « Chambre en ville » certains lieux joueront avec le concept de la chambre comme espace de diffusion ou de production, d’autres encore opteront pour la carte blanche du parcours « Satellites ».

OVNi est un projet collaboratif, où chaque invité apporte sa pierre à l’édifice. Son format ludique incite les festivaliers à visiter les musées de la ville pour l’occasion, à découvrir des lieux de cultures insolites, s’adressant aussi bien au grand public qu’aux initiés.

Le partenariat public – privé unique proposé par OVNi fédère l’univers hôtelier niçois et les acteurs du monde de l’art contemporain, dans une dynamique festive et positive.

 

La galerie participe à l’évènement avec Florian Pugnaire:

 

Agôn,
18 min, 2016, Film 2K,
Une production Kyrne, avec le soutien du Centre Pompidou, de la région PACA, la DRAC PACA et la FNAGP

Agôn (2016) serait la somme de toutes ces réflexions et il s’agit de l’œuvre la plus syncrétique de Florian Pugnaire. Nous y voyons deux combattants s’affronter, prisonniers d’une boucle atemporelle. Le décor s’anime et se métamorphose autour d’eux pour finalement s’autodétruire: emportés dans cette scénographie en perpétuelle mutation, les acteurs semblent absorbés par la violence de leur propre action, presque indifférents aux réactions brutales qui les entourent.

A propos de l’artiste

Diplômé en 2006 de la Villa Arson (Nice), Florian Pugnaire a ensuite poursuivi ses études au Fresnoy (Tourcoing). En parallèle de sa pratique personnelle, il travaille en duo avec David Raffini depuis 2008. Il est résident de La Station (Nice) depuis 2010.

Le mouvement Supports / Surfaces

« Sa véritable richesse réside dans la pratique des artistes tout à la fois rigoureuse et légère, traversée par les graves préoccupations d’une époque toute entière fascinée par les perspectives de changement et, de manière concomitante, par le caractère éphémère de toute chose. La grande liberté avec laquelle chacun des participants entreprend de traiter l’espace du tableau ou le volume de la sculpture, se retrouve dans la manière qu’il a de traiter l’espace d’exposition.

(…) L’espace occupé par l’œuvre ne se referme plus sur elle pour la maintenir comme objet, spécifique et surdéterminé, mais au contraire se dilate autour d’elle, englobant aussi bien les œuvres d’autres artistes présentées à proximité, voire d’autres objets environnants, avec pour conséquence de réduire de manière significative l’aura de chacune d’elles. Les notions d’espace et de temps sont particulièrement importantes dans la production des artistes du mouvement en ce que leur acception habituellement retenue dans le champ artistique connaît un notable changement et amène à une lecture nécessairement différente de l’œuvre, ce qui, à n’en pas douter, constitue l’apport essentiel du groupe. »

Maurice Fréchuret, Les années 70 : l’art en cause, 
Exposition du 18 octobre 2002 au 19 janvier 2003 ,
capc Musée d’art contemporain de Bordeaux – Editions RMN, Paris

 

Dolla

Noël Dolla, « Sans titre », 1974, Huile sur toile libre, 240 X 142 cm

BEN SUR SUPPORTS / SURFACES 

Texte BEN

Partie historique de l’exposition

1976 Valensi chez malabar et cunegonde

1976,  André Valensi chez Malabar et Cunégonde

1967 :

Viallat, Dezeuze et Saytour se rencontrent et discutent. C’est un peu la mise en place des théories et du travail de Supports / Surfaces.

Décembre, Bastion Saint-André à Antibes : Pagès, Saytour, Dezeuze, Viallat exposent. C’est une exposition organisée par Jacques Lepage.

Dolla expose des chiffons peints suspendus à des ficelles.

1975 VIALLAT A Saint Pancrace

1975, Claude Viallat chez Ben Vautier,  à Saint Pancrace 

1969 :

Toni Grand vient vivre à Nice : « Je me suis vraiment lié avec Saytour, Valensi et Pagès que lorsque j’ai été amené à vivre à Nice. » (Toni Grand, extrait du catalogue du Musée de Saint-Etienne)

1969 invitation intervention dolla a rome

1969, Invitation exposition «  Intervention » de Noël Dolla, à Rome

1972 1973 exposition valensin à la fenetre

1972-1973, Exposition André Valensi, à la fenêtre

Juillet, Coaraze : exposition en plein air de Dezeuze, Pagès, Saytour et Viallat. Valensi, à la demande de Patrick Saytour, fait le film de l’exposition. «C’est le départ et la première véritable exposition de Supports / Surfaces, en plein air» Jacques Lepage.

1970 saytour photo atelier

1970, Patrick Saytour dans l’atelier 

1974 atelier pages

 1974, Bernard Pagès à son atelier

1971 :

Exposition au théâtre de Nice du groupe Supports / Surfaces. Durant cette exposition s’est opérée la scission.

1971 supports surface theatre de nice 1971

1971, Supports / Surfaces au Théâtre de Nice

Théâtre de Nice : de gauche à droite, Jacques Lepage, Patrick Saytour, Claude Viallat, Jean-Jacques Passera, Noël Dolla. En haut : Louis Cane et Marc Devade

1974 :

Juin : au Musée de Saint-Etienne, une exposition Supports / Surfaces, avec beaucoup d’artistes ayant travaillé à Nice dont Viallat, Valensi, Pagès, Dolla. Cette exposition est née en août 1973 chez « Malabar et Cunégonde », lors d’un « Pour et Contre la peinture » organisé par Jean-Christophe Ammann et Ben Vautier et auquel assistaient Louis Cane, Catherine Millet, les membres de Supports / Surfaces (enfin certains d’entre eux) et le groupe 70.

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Invitations exposition Louis Cane (Galerie Templon), 1971 

& Marc Devade (Galerie Jacques Girard), 1989

1975 exposition viallat saint pancrace

1975, Exposition de Claude Viallat à Saint Pancrace

Les artistes Supports / Surfaces

La Galerie Eva Vautier expose les 12 artistes du mouvement Supports / Surfaces

 

André-Pierre Arnal  

Arnal

André-Pierre Arnal, Le pliage de la cocotte en papier, 1970, pliage et bombage, 215 x 213 cm 

«  Né à Nîmes en 1939, André-Pierre Arnal travaille à Paris. Imprégné de culture méditerranéenne, baigné dans les paysages bas-Ianguedociens et cévenols, il tire de sa double formation, littéraire et plastique, une activité duelle unissant peinture et une écriture vécue et transmise par le biais de l’enseignement du français durant plus de trente ans. Servi par cette double pratique, par le goût de l’expérimentation aventureuse des divers aspects de la production picturale, il a su concentrer son attention et sa recherche sur son propre cheminement intérieur.

Après un rapide passage aux Beaux-arts de Montpellier, il poursuit dans les années 1960 une recherche solitaire, marquée par la découverte de Matisse, des abstraits américains ­et surtout de Paul Klee. A partir d’une exploration de la technique du “monotype”, son goût immodéré pour les objets d’art populaire l’amène à s’en inspirer et il fera de la “cocotte en papier” le point de départ d’une série de pliages sur toile qui, dans les années 1970, l’inscrira naturellement, tout comme son rapport au langage, dans la problématique du groupe Supports/Surfaces, dont il va partager l’aventure. Il prend position contre une conception individualiste de l’artiste. L’accent est mis sur la déstructuration du support traditionnel de l’œuvre dont les différentes composantes – le cadre, le châssis, la toile et la couleur – sont considérées dans leur individualité.

Depuis, André-Pierre Amal n’a cessé de rebondir, explorant une infinie variété de supports – de la toile de coton à l’ardoise d’écolier – et de techniques : monotypes, empreintes, fripages, froissages, pliages, teintures sur réserve, ficelages, frottages, pochoirs, arrachements, collages, déchirures obliques. Travailleur méthodique, aimant la dynamique de l’expérimentation comme l’ancrage réel dans les matériaux sensuels, avec une prédilection de plus en plus marquée pour la couleur, il réinvente la notion de série, par la démultiplication à l’infini de son travail de peintre. Depuis quelques années, la production de l’artiste s’est orientée vers un cloisonnement de la toile peinte, en même temps qu’il utilise, récupérées et accumulées depuis longtemps, des cartes routières entoilées, pliables ou déployées, faisant appel à plusieurs techniques intégrées. Ce “dessus des cartes” donne lieu à des résultats plus complexes que ceux des premières séries d’un travail qui couvre aujourd’hui plus de quatre décennies. » Janesther Szlovak

 

Vincent Bioulès 

Vincent Bioules

Vincent Bioulès, Sans titre, 1972, huile sur toile, 130 x 97 cm 

Vincent Bioulès est né le 5 mars  1938 à Montpellier. En 1969, Bioulès fonde à Montpellier, avec Alkema, Azemard, Clément et Vermeille le groupe ABC productions avec pour objectif de dénoncer l’incapacité des structures traditionnelles à diffuser l’art vivant et revendiquer l’autonomie culturelle. En juillet 1970, le travail du groupe est présenté à Coaraze ( Alpes maritimes).

La première exposition en 1970 à l’ARC au musée d’art moderne de Paris portera le nom de Supports/surfaces, nom inventé par Bioulès. Les toiles de 72/73 seront des fenêtres, car c’est à travers elles que Bioulès se propose d’explorer le monde.
A partir de 1976, Bioulès réinvestit le sujet comme il parcourt le monde. Il interroge la peinture , sa fonction, le lieu de son élaboration. L’espace encombré a fait place au vide: l’atelier est une cellule débarrassée des accessoires. Bioulès  n’occupe pas le lieu de manière explicite; les outils, le carton à dessin et une ou deux petites toiles suggèrent simplement l’activité. C’est à la fin des années 78 que Bioulès s’intéresse à la figure humaine. Dans une sorte de logique de la hiérarchie des genres et des spéculations picturales, il peint des portraits.

Louis Cane

louis cane

Louis Cane, Sans titre, 1966, acrylique sur toile, 130 x 96 cm 

«  Louis Cane est l’un des acteurs de la dernière avant-garde française, le groupe Supports/Surfaces, fondé en 1969. Durant les années 1970, l’artiste explore de manière analytique les modalités de présentation du “tableau” en tant qu’articulation cadre/champ colorées. Sont alors déclinées dans l’espace, des recherches sur toiles libres, découpées, pliées, agrafées, vaporisées, comme pour la série exemplaire des Sol/Mur, à travers laquelle une réflexion sur le lieu du passage se manifeste sensiblement et conceptuellement.
Sa pratique artistique s’est ensuite largement ouverte, relançant par d’autres moyens des questionnements sur la peinture à l’ère dite post-moderne où il ne serait plus possible pour l’artiste que d’œuvrer « d’après ».
Avec les résines sur grillages tendus sur châssis métallique, telle que Peinture vraiment abstraite, 2015, l’artiste relance depuis la fin des années 1990, la réflexion structuraliste et analytique des années Supports/Surfaces regardée aujourd’hui attentivement par la jeune scène américaine. Ces œuvres rappellent en effet les différents constituants de l’objet-tableau : la couleur, le cadre, la structure du châssis et celle la toile sous la forme d’un canevas métallique. La résine colorée translucide et le support grillage, sont des milieux de passage. Il n’est pas de profondeur feinte, l’écran coloré n’est plus un espace illusionniste, et la fenêtre s’ouvre vraiment, par-delà le plan de représentation ou de présentation. La traversée dévoile le châssis et l’espace sous-jacents. L’opacité constitutive du tableau est ainsi éconduite. Les applications de résine semblent en suspension sur un plan évanescent, et elles-mêmes sont traversées par la lumière qui les révèle, les projette et les produise en ombres colorées dans l’espace environnant. Les couches de résine, interfaces colorées, ouvrent une réflexion sur le diaphane, littéralement ce qui laisse voir à travers. Louis Cane écrit d’ailleurs de ces résines qu’elles sont de « l’air coloré ».
Dans Peinture vraiment abstraite, 2015, la surface rougeoyante est glacée de matière translucide et, comme une laque, elle est source d’éclats lumineux instables. Par ailleurs, un réseau de petites touches multicolores horizontales prises dans une couche de résine transparente, rythme la surface de Peinture vraiment abstraite, 2007, comme des reflets sur un plan d’eau. A double entente, ces peintures sont des surfaces de réflexion. Ces surfaces à la fois poreuses et réfléchissantes, sont des espaces intervallaires ou mi-lieux, entre deux eaux qui mettent en tension le devant, le dedans et le dehors. Le plan d’eau est le paradigme de cette mitoyenneté et Louis Cane ne cesse de le convoquer, à travers les résines colorées ou la série des Nymphéas amorcée à la fin des années 1980. Bien sûr l’artiste signale une filiation avec Claude Monet, peintre révélateur des évènements lumineux et père de l’abstraction. « La peinture abstraite “est ici dans son élément” : pas de narratif, ni de représentation figurative, juste la représentation de sensations et d’émotions contenues sur la surface du tableau », écrit Louis Cane. Au-delà des plaisirs visuels, les Peintures vraiment abstraites, laquées de résine acidulée qui semble encore ductile, produisent aussi des sensations haptiques voire gustatives. L’artiste évoque d’ailleurs à leur sujet le souvenir de bocaux de sucres d’orge. Voilà l’expérience esthétique dont l’étymologie nous rappelle qu’elle est toujours affaire de sensations. » Anne Favier, 2016.

Marc Devade

tryptique devade

Marc Devade, Sans titre, 1973, Technique mixte, Tryptique, 50 x 50 cm (x3)

Daniel Dezeuze   

Dezeuze

Daniel Dezeuze, Sans titre, 1970, technique mixte, 23 x 400 cm

« Je me dois, avec un outillage qui m’est propre, de tenir le cap d’une poétique la plus ample possible, teintée d’humour certaines fois, avec une légèreté conquise pour aller à cet essentiel qui ressemble à l’instant », Daniel Dezeuze

Daniel Dezeuze propose depuis le milieu des années soixante, une œuvre qui est en même temps une analyse critique des moyens de l’art et une production qui trouve dans cette même analyse la matière d’objets inattendus, porteurs de nouvelles évocations physiques et mentales. Chez cet artiste, l’intelligence conceptuelle n’est pas coupée de la suggestion émotionnelle. Il offre l’exemple d’une « conscience globale », capable à la fois d’un questionnement rigoureux sur les pratiques humaines et d’un renouvellement de celles-ci dans des configurations inédites.
Palan, réalisée en 1991 dans l’espace Paul Boyer à Sète, est un bon exemple de cette unité de la pensée critique et de l’expression. Tendue au sol d’un espace donné, une corde dessine dans l’espace une ligne précise, qui passe par trois poulies à partir d’un point initial de fixation (un pieu métallique enfoncé dans le sol) et qui se tend entre les murs du lieu. Cette corde (de couleur bleue, qui est la couleur habituelle du polypropylène des cordes de levage des chantiers) propose donc la mise en œuvre d’une certaine force, à travers une mise en tension qui doit être d’autant plus réelle que la ligne qu’elle dessine doit tenir dans l’espace, et non reposer sur le sol. La corde, qui permet habituellement d’élever un objet inerte (et qui n’est dans ce cas que le moyen d’une force mise au service d’une autre finalité), devient alors par elle-même une sculpture possible : la force de sa tension est mise au service de sa propre élévation, que contrarie seulement son propre poids. On a donc affaire à un véritable exercice d’équilibre entre plusieurs forces, une subtile équation prenant en compte la résistance des murs, le poids de la corde et enfin la tension de celle-ci obtenue par les poulies. On ne peut donc pas considérer que l’élévation de la corde est nulle, mais elle n’est pas non plus au service d’une « héroïsation » de l’œuvre. De ce point de vue, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que ce projet des « palans » remonte, selon l’indication apportée par l’artiste dans sa postface au Livre des poulies, à l’année 1968, année symbole de la critique des « pouvoirs » et des valeurs institutionnelles. Ainsi, Palan met subtilement en péril l’architecture du lieu où elle est installée : la force d’une corde entre des poulies est extrêmement puissante et les murs mêmes peuvent être endommagés s’ils ne sont pas suffisamment solides. La proposition de Dezeuze va donc au-delà de la « critique du socle » opérée par d’autres sculpteurs (notamment Carl André), en mettant en jeu les potentialités d’autres outils moins « visibles » mais tout aussi importants que lui dans la relation classique de la sculpture à son contexte. Le livre des poulies, 1999, permet toutefois une autre lecture de ces œuvres réalisées avec des cordes. La tension de la ligne renvoie bien à l’idée d’un art où le « processus » l’emporte sur la forme fixe, et les poulies sont des objets qui offrent à l’individu la possibilité d’une autre manière d’occuper le monde, comme des « prothèses du corps » ouvrant sur un espace où les forces contraires s’équilibrent temporairement en des « centres » multiples, avant de recommencer leur lutte. Les nombreux dessins proposés dans le Livre des poulies sont donc des suggestions de multiples configurations possibles de cet espace, différent de celui de la perspective classique (même s’il peut l’évoquer parfois), mais surtout organisé comme un Mythe, c’est-à-dire comme une représentation qui obéit autant à la pensée rationnelle, qu’à la conscience poétique des êtres plongés dans le monde réel. » Emmanuel Latreille

Noël Dolla

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Noël Dolla, Sans titre, 1967, technique mixte, 116 x 80 cm 

«  Mais ce travail rigoureux, volontairement sans image de marque identifiable, que l’artiste situe à la fois du côté de Barnett Newman et de Marcel Duchamp, opère sans affirmation absolue, à l’opposé de toute velléité démonstrative. Dolla n’est pas un donneur de leçon, il travaille l’incertitude, il interroge notre manière de regarder, notre point de vue de spectateur (au propre et au figuré). Il nous oblige à aborder la peinture dans une multiplicité d’espaces possibles (de la frontalité du mur, à l’échelle d’une salle, d’un paysage qu’il investit, à la surface d’un objet) ; il nous incite à ne plus considérer l’activité du peintre sous l’unique aspect d’une production d’images, ou d’un simple exercice de style sur surface plane…
Dolla aime travailler ce qu’il appelle son ” côté ménager “, il utilise des objets modestes et familiers qui sont ceux du quotidien de la maîtresse de maison, du peintre en bâtiment, ou du pêcheur à la ligne. Ce vocabulaire, mis en place depuis la fin des années 60, lui permet de réinvestir la peinture en explorant son actualité : ainsi le gant de toilette Géant attribué à Chrons sur lequel il essuie ses pinceaux jusqu’à le saturer de matière et de couleur, nous en dit autant sur la peinture et sa relation au temps qu’un tableau de maître dans un musée… », extrait du texte de Françoise-Claire Prodhon, écrit à l’occasion de l’exposition de Noël Dolla à la Galerie Valentin, avril 2001.
La tarlatane – “étoffe de coton très légère, très peu serrée et chargée d’apprêt” – apparaît dans l’œuvre de Noël Dolla à la fin de l’année 1969. À l’exposition « Supports/Surfaces » du Théâtre de Nice (juin 1971), les bandes de tarlatane marquées de points se déploient dans l’espace comme une vague ou à la manière d’une guirlande lumineuse qui ondule au grès des courants d’air sur une vingtaine de mètres. Accrochée le long d’un mur, la couleur mordant les bords de coton devient le « cadre flottant, libre, fluide » d’une toile toujours affranchie du châssis. Trempée dans des bains successifs de couleur, une fois déroulée du plafond au sol, la Tarlatane révèle ses nuances marbrées (1975-76). Trempée, déroulée, coupée, pliée, assemblée, collée, elle offre maintenant des compositions complexes aux formes et dimensions variées (1979-80).
En 1972, fortement éprouvé et emprunt de culpabilité par sa participation à l’exposition « 72/72 – douze ans d’art contemporain en France » au Grand Palais, Noël Dolla se replie sur une pratique intimiste, la confection de mouches (leurres) colorées et un travail photographique dans divers cimetières qui donnera lieu à la vidéo Love Song (1973-76). Replis sur soi, mais également replis sur un des composants essentiels de la peinture, la couleur.
Un an après l’exposition « Entrée libre mais non obligatoire » à la Villa Arson (juin-octobre 2013) et après une année de réflexion sur son oeuvre, Noël Dolla renoue avec une gestuelle ancienne sous la forme du replis. Replis/plis sur et vers une pratique laissée pour un temps en jachère. Déplacements, allers/retours, interrogations au sein de la problématique du replis sur soi. Les récentes peintures, intitulées à dessein Plis&Replis, synthétisent, condensent, développent et déplient l’ensemble des expérimentations antérieures et la problématique d’un artiste qui œuvre depuis plus de quarante années « dans l’esprit de l’abstraction ».

Toni Grand

Grand

Tony Grand, Sans titre, 1974, bois naturel, 305 cm 

«  Après avoir découvert le mouvement Supports-Surfaces en 1968, il entreprend à partir de 1970 ” une lecture deconstructrice ” de la sculpture traditionnelle, des matériaux et des gestes du sculpteur. Il utilise les bois taillés, la résine et plus tard la pierre et les ossements d’animaux. L’œuvre de Toni Grand s’oppose à la sculpture traditionnelle et à ses fonctions habituelles de représentation, symbolisme et métaphore, au socle, à la composition et au matériau noble. Il travaille tout d’abord avec des matériaux grossiers, il met en évidence les usages du matériau et non ses qualités. Avec ses supports élémentaires, racines, branches, troncs, il explore toutes les possibilités d’intervention : débiter, équarrir, couper, fendre, abouter, associer.

La sculpture de Toni Grand se caractérise par son économie de moyens et son dépouillement. Le bois sera surtout utilisé de 1969 à 1975. Les premières pièces réalisées en bois mettent en opposition les parties travaillées et les parties laissées à l’état brut. Elles sont le plus souvent apposées contre le mur, les troncs aux refentes partielles ou totales présentent plusieurs côtés dont chacun peut être considéré comme une face : ” aucune des faces de ces pièces n’était privilégiée, ni aucune relation à l’espace environnant. “. Ces pièces ont conquis leur autonomie. Les formes tendent à une géométrisation parfaite mais qui reste toujours perturbée car assujettie à la forme naturelle préalable du matériau. D’où les contradictions présentes, jamais résolues.

L’œuvre de Toni Grand se trouve à la jonction de deux questions : d’un côté la question de la relation entre la structure (ordre logique, mesure, répétition, transparence) et le hasard (chaos, spontanéité, imprévisibilité, secret). Et de l’autre, le lien entre fiction et réalité entre la construction spirituelle et l’objet concret, réel. »

 

Bernard Pagès 

Pages

Bernard Pagès, Le tas de paille, 1969, IPN 100 mm et paille en vrac, 80 x 180 x 180 cm 

«  Au départ, on le sait, il prenait le soin de fabriquer lui-même ses outils. Puis il refusa un temps purement et simplement d’en utiliser, se contentant de jouer sur les dispositions et juxtapositions d’objets et de matériaux. Même quand il en vint, à partir de 1975, à utiliser un meilleur outillage, ce fut encore pour recourir à des ” moyens du bord ” d’une autre sorte, ceux des métiers et de l’artisanat : instruments et techniques du maçon, du charpentier, du paysan – pour tout dire instruments quotidiens du travail. Ce qui permet de commencer à percevoir que les moyens du bord chez Pagès touchent au champ d’une instrumentation qu’on pourrait caractériser comme humble et industrieuse à la fois. Il a parlé un jour, en une formule heureuse, de ” la connaissance des gens simples qui sont censés ne rien savoir “. Il ne s’agit pas ici de céder à un lyrisme facile, mais de voir qu’à travers cette référence, il est question des commencements de l’art, de ces points où la ” trouvaille ingénieuse pour survivre ” dépasse le seuil de la simple instrumentalité et entre dans ce plus qui fait le début de l’art, dans cette articulation qu’étymologiquement dit la racine ars avec ses dérivés du côté de l’ornementation et de l’expertise, dans cet ajout ou ce supplément qui vont se greffer sur la nature et faire culture.
On en a la confirmation lorsqu’on voit qu’il en va exactement de même du côté des matériaux. Ceux qu’utilise Pagés sont très usuels : ils appartiennent aux usages et ont une banalité voulue; ils sont ce qu’ils sont et ne dissimulent pas leur nature. Bois, branches, cordages, tôles, tuyaux, puis briques, parpaings, madriers pris dans des assemblages de maçonnerie, de plâtre, de mortier ou de ciment : tous ces matériaux sont utilisés de manière très traditionnelle, mais seulement hors situation et pour faire autre chose. En quoi l’on retrouve ce décalage qui fait passer de l’instrumental à l’art. Il n’est pas jusqu’à la solidarité du matériau et de l’outil pour le travailler qui n’aille dans le sens de l’usage. Comme on le voit peut-être le mieux dans les travaux sur les murs, où les différentes sortes d’instruments de marquage utilisés font couple avec les surfaces choisies, les dessins tracés et les effets obtenus. En d’autres termes, les «moyens du bord» chez Pagès renvoient à un refus têtu de l’excès et de l’emphase, un refus de la sophistication, à une volonté aussi de reconduire l’oeuvre en ce point précaire où elle commence à peine à émerger de l’objet. La sculpture de Pagès se constitue comme art dans l’affleurement de l’artifice, en ce seuil où un débordement commence à se faire jour, va au-delà de la banalité, où le pragmatisme d’une instrumentation de survie se retrouve dépassé – de peu -, détourné – de peu -, et quand même, insensiblement, de beaucoup. C’est à partir de ce dépassement que les intentions peuvent se faire plus ambitieuses, qu’un excès peut être assumé et le lyrisme commencer à jouer, ainsi qu’en témoigne l’enhardissement des derniers travaux, lors même qu’ils continuent à assumer l’humilité des commencements.
Les sculptures de Pagès, cela se voit tout de suite, ont quelque chose de profondément physique, sans néanmoins tomber dans la démesure. On y perçoit une dépense de force et d’activité corporelle intenses, qui ne basculent pourtant pas dans l’excès et renvoient toujours à un plaisir actif. » Yves Michaud, extrait de Les margues de la vision – Essais sur l’art (1978-1995), collection critiques d’arts, éditions Jacqueline Chambon, 1996.

Jean-Pierre Pincemin 

Supports / Surfaces

Jean-Pierre Pincemin, Sans titre, 1973, technique mixte, 250 x 206 m

«  A 23 ans, il commence sérieusement à peindre et abandonne définitivement son métier de tourneur. Peintre, graveur et sculpteur, Jean-Pierre Pincemin expérimente d’abord des opérations et des gestes divers sur la toile : empreintes, teintures, collages, pliages, découpages. Entre 1962 et 1966, il multiplie les tentatives picturales modernes, de l’abstraction lyrique à l’action painting, en passant par le nouveau réalisme, mais c’est avec la sculpture, discipline à laquelle il reviendra toujours, qu’il se fait d’abord remarquer. Autour de 1967-1968, il réalise sur des draps des empreintes de planches, de tôles ondulées, de grillages qu’il récupère dans les décharges. C’est son premier chantier sérieux de construction de la peinture. Il la conçoit alors en termes de répétition et de sérialité, il en accuse la matérialité.

Pincemin est proche de Claude Viallat et du groupe Supports/Surfaces, avec qui il va exposer à plusieurs reprises. Avec les membres de ce groupe, il participe à une interrogation sur les conditions et le statut de la peinture. Il mène ensuite une réflexion sur la couleur et l’organisation de la surface colorée en damiers et bandes. Ensuite viennent les carrés de tissu collés, trempés dans des bains de couleur.
Les toiles commencent à ressembler à des tableaux. Elles obéissent à une structure architecturale simple, monumentale, d’arcs et de portes, avec un haut et un bas, une assise, une partition de l’espace, même dans les champs monochromes. La couleur, sombre, passée à la brosse, y prend toujours plus d’épaisseur et de poids. C’est le temps des “Palissades”, des bandes horizontales et verticales qui font penser à des planches ajustées. Dans ces configurations strictes, le geste pictural peut se charger de lyrisme. Les formats deviennent grandioses, à l’américaine.

Jean-Pierre Pincemin figure dans l’exposition “Nouvelle peinture en France-Pratiques/théories”, organisée par le Musée de Saint-Etienne, en 1974. Elle réunit les représentants de Supports/Surfaces. Lui s’en détache. Son premier exégète, le critique Bernard Lamarche-Vadel, devait peu après (en 1979) reconnaître en lui un “peintre d’histoire”, l’auteur d’une “oeuvre animée d’un puissant motif”, d’une “oeuvre prise dans une réflexion sur la peinture dans son sens classique et traditionnel”. A la fin des années 80, tout en poursuivant son travail sur les harmonies et les contrastes chromatiques, il s’oriente vers la représentation, vers l’image et le sujet. Il inscrit des arbres de primitifs italiens, simples et plats, en forme de cyprès, dans un cycle sur “L’Année de l’Inde” , où l’on croise de grosses fleurs à la Warhol, des pattes et des trompes d’éléphants blancs, toute une figuration à motifs incertains, mais aux formes sûres, bien entretenues dans “un équilibre entre la présence d’une image et son absence”. En 1999, Pincemin montre ses tableaux préférés dans une exposition à la Fondation Coprim, à Paris, puis il participe en 2000 à l’exposition “La peinture n’est pas un genre”, qui défend la pratique picturale au Musée des beaux-arts de Tourcoing. Pincemin déclarait qu’il avait toujours eu “une idée ultraperfectionniste de la peinture : une vision qui est très proche de celle de Véronèse”. Il précisait qu’il lui avait fallu dix ans pour apprendre à peindre et pouvoir faire un tableau. Il se disait “archiconventionnel”. Et déclarait vouloir “prendre des formes du XXe siècle, la géométrisation, ou même l’abstraction, et les dire dans un langage qui serait pratiquement celui du XVIe siècle ». Jean-Pierre Pincemin est mort le 17 mai 2005 à Arcueil (92). »

Patrick Saytour

saytour

Patrick Saytour, Sans titre, 1970, technique mixte, 35 x 98 cm

«  Au sein du groupe Supports/Surfaces, Patrick Saytour a toujours occupé, délibérément, une position marginale, critique, voire ironique. Son travail peut se définir comme une entreprise de déconstruction de la forme, de la couleur, du format, du cadre de présentation, pour reprendre les termes même de l’une de ses déclarations. Il se livrait alors à une sorte de parodie théâtralisée de l’art, mise en scène dans un vocabulaire pauvre et à l’aide d’une technologie primaire : pliages et dépliages systématiques, brûlages, trempages, solarisations, etc. Les matériaux utilisés étaient et sont toujours choisis parmi les plus vulgaires ou les plus « kitsch » : tissus et fourrures plastiques, synthétiques, que l’on trouve en abondance sur les marchés que fréquentent les travailleurs immigrés. À la fin des années 70, alors que se manifestait un retour à la figuration portant la peinture à renouer avec les mythes, le drame et la tragédie, il propose des assemblages d’objets de bazar : lampes, drapeaux, photos de pin-up, tapisseries décoratives décorées de caravelles, de biches dans des sous-bois, de princesses, de fantasias arabes, etc. Plus récemment, cette posture parodique a donné lieu sous des intitulés pompeux, Anniversaires, Célébrations, Chroniques, Commémorations, Couronnements, Javas, Noces, Noubas, Monuments, etc., à des œuvres subtiles, dont le dessein de déconstruction et d’accablement de l’art est joué dans les mises en page, d’une grande beauté formelle, de panoplies de costumes de fêtes pour enfants, de chemisettes en toile grossière, de vêtements de poupées, de bandes de carton, de feutre, de caissettes de bois, de maquettes de théatre, de gabarits et patrons de vêtements, de cartes géographiques, etc. Viennent ensuite des assemblages d’objets qui mettent en scène, monumentalisés à l’excès, des objets à la fois décoratifs et utilitaires dont une lampe métallique sortie du rêve paroxystique d’un bricoleur mégalomaniaque. Mais comme celles de Claes Oldenburg, ces « sculptures » ne s’en imposent pas moins comme des œuvres raffinées d’où émane une étrange séduction. Nous ressentons la même attirance en face de ces filets montés sur des cerceaux métalliques, où s’accrochent des fruits en plastique, des flotteurs de filets de pêche, des perles, des plumes, un attirail de décor festif dont l’artifice est exalté par une cosmétique du banal, le « pomponnage », plutôt, pour citer précisément Patrick Saytour, de l’œuvre d’art. Un pomponnage jubilatoire, arrangé avec un zèle d’étalagiste.
Les œuvres de Patrick Saytour ont été exposées dans la plupart des lieux d’Europe, d’Amérique et d’Asie dédiés à la présentation de l’art moderne et contemporain. Elles figurent dans la plupart des grandes collections publiques et privées. » Bernard Ceysson

André Valensi

valensi

André Valensi, Sans titre, 1976, technique mixte, diam 171 cm

Même si André Valensi est le plus jeune protagoniste du groupe Supports / Sufaces, il n’en demeure pas moins un peintre dont les recherches plastiques ont marqué l’histoire de ce groupe. Il prend part aux activités du groupe dès la première manifestation à Coaraze et participe ensuite très régulièrement aux différentes expositions. Il partage avec les autres membres un certain nombre de convictions, qu’il s’agisse du rejet du nouveau réalisme et du formalisme idéaliste, ou de la volonté de superposer les procédures matérielles de réalisation de la toile libérée de son chassis, la peinture (objet de connaissance) n’étant que la mise en évidence didactique de ses procès. L’œuvre présentée, Pièges à regard …, fut réalisée pour l’exposition Le Bel Age au château de Chambord en 1990 dans le cadre du 20 ème anniversaire du mouvement Supports / Surfaces. Constituée de deux filets multicolores pendus au plafond, l’œuvre suit le cahier des charges, donné à l’artiste , qui insistait sur la mobilité de l’œuvre commandée afin qu’elle puisse être installée dans d’autres lieux.

Claude Viallat

VIALLAT CLAUDE

Claude Viallat, Sans titre, 1970, corde, noeux et pigments naturels, 18m 10

«  Claude Viallat a été et reste le protagoniste le plus déterminé et le plus influent de Supports/Surfaces. Ce groupe, dont la brève existence fut riche en péripéties, s’inscrit désormais, dans l’histoire de l’art au XXe siècle, comme la dernière avant-garde. Il fut, en effet, l’ultime mouvement qui, dans le jeu paradoxal de ses contradictions, caractéristiques de la modernité, a voulu, certes non pas mettre fin à l’art, mais en finir avec une esthétique dont il lui fallait faire table rase pour en quelque sorte refonder l’art, un art enfin délivré de toute fiction et de toute illusion. Contrairement à l’ambition des membres du groupe BMPT (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni), le dessein des artistes de Supports/Surfaces ne fut pas l’exhibition spectaculaire du dernier tableau, le dernier tableau à répéter, dans une réitération compulsive, jusqu’à l’épuisement de l’art et l’achèvement de l’Histoire. Ils n’ont pas, non plus, aspiré au retour à l’origine vers le ” lait nourricier des civilisations oubliées ” ou célébré l’icône de la Cité Idéale que bâtira un avenir radieux. Plus simplement, en évitant les écueils du matérialisme mécaniste, ils ont entrepris une déconstruction du tableau, de l’œuvre d’art en ses éléments constituants qui est à mettre en parallèle avec la démarche des artistes minimalistes américains dont ils récusaient cependant le pragmatisme phénoménologique parce que, selon eux, il faisait trop peu de cas de l’histoire. C’est ainsi que dans le cadre d’un matérialisme plus présocratique que marxiste, chacun d’eux a entrepris de ” travailler ” un élément constituant matériellement le tableau et d’en décliner le paradigme. L’œuvre se définit ainsi comme le résultat d’un mode opératoire appliqué à un support et à un matériau dont les propriétés spécifiques, organiques, sont, en quelque sorte exaltées et portées à la plénitude de la forme. Les attitudes Supports/Surfaces, à partir d’opérations simples, mais toujours référées à des données culturelles et historiques, ont donné lieu à une abondante production de textes théoriques qui ont fortement contribué à la transformation de la pensée et de la création à la fin du XXe siècle. Et pas seulement dans le domaine de l’art.
Nous sommes, souvenons-nous, à la fin des années 60. Supports/Surfaces est un symptôme et un constituant de ce moment effervescent de la création et de la pensée modernistes. Proches à la fois des philosophes, des poètes et des écrivains de la revue Tel Quel, qu’animent Philippe Sollers et Marcelin Pleynet, proches des fidèles d’Althusser et de Barthes, les artistes de Supports/Surfaces ont procédé, dans le champ de leur pratique, selon une méthodologie assez semblable à celle que constituaient, alors, les grammairiens structuralistes dans leur étude des constructions signifiantes du langage. De même, c’est à travers les filtres de la psychanalyse, selon Freud et Lacan, qu’ils s’employèrent à analyser leur attitude consciente et inconsciente dans le processus créateur au cours duquel ils articulaient leur travail de peintre aux enjeux théoriques qui le définissaient. Et c’est pourquoi, encore, ils s’évertuèrent, avec une passion militante, à mettre en situation ce dont l’art, selon eux, était l’enjeu, c’est-à-dire, en clair, à penser l’art comme relevant d’un travail politique révolutionnaire.
En fait Supports/Surfaces a fonctionné comme un classicisme, à l’instar de l’art minimal et de l’art conceptuel. Mais, à l’orée des années 80, les données historiques et esthétiques, comme le monde, avaient changé. Ils ne pouvaient rester de Supports/Surfaces que ses œuvres. Mais encore fallait-il qu’elles puissent être vues sans les lunettes du corpus doctrinaire qui les avait enrôlées dans les sens qu’il entendait donner à l’esthétique et à l’histoire.
Que nous reste-t-il des années Supports/Surfaces ? Que nous reste-t-il des années Supports/Surfaces dans l’œuvre de ses protagonistes ?
Il nous reste le parfum de l’un des moments les plus brillants, les plus intenses de la vie intellectuelle de l’après-guerre, le souvenir d’un enthousiasme rare qui portait à croire que tout pouvait changer. Il nous reste surtout des œuvres, dont aujourd’hui nous éprouvons, comme malgré leurs auteurs, la Beauté. Une Beauté, pour reprendre au compte de Supports/Surfaces l’intense formule d’André Breton, convulsive, mais aussi dérangeante, agressive et pourtant si décorative car nous donnant à voir l’absolue simplicité élémentaire de la Forme.
L’œuvre de Claude Viallat nous semble aujourd’hui pourtant d’un classicisme impérieux. Et si personnelle, ne devant rien à l’évangile d’un groupe, libre de tout engagement esthétique la déterminant a priori. Mais regardons bien chacune de ses “pièces”, y compris ses peintures tauromachiques dont la technique doit tant à son travail Supports/Surfaces. Oublions leurs qualités décoratives, posons-nous seulement une question à leur propos : la réponse à cette question sera, nécessairement, une autre question. Alors, tout recommencera. C’est-à-dire la mise en question de l’art, celle de toute œuvre et de toute action humaines. Et c’est bien !
Quant à moi, j’ose croire qu’avec celles, auprès desquelles, si souvent, je les ai accrochées ou disposées, de Frank Stella, Robert Morris, Carl Andre, les œuvres de Claude Viallat, s’imposeront, avec le temps, dans l’histoire de l’art et l’Histoire, comme les superbes accomplissements modernistes de la grande peinture classique, comme les derniers surgeons de l’art formaliste italien et français. » Bernard Ceysson

Nous remercions la Galerie Bernard Ceysson pour sa collaboration lors de cette exposition  http://www.bernardceysson.com

Supports / Surfaces

Vernissage le 10 juin 2016 à partir de 18h

 

Exposition organisée dans le cadre de la Carte Blanche à Ben

Du 11 juin au 1er août 2016

 

André-Pierre Arnal  – Vincent Bioulès – Louis Cane – Marc Devade – 

Daniel Dezeuze  – Noël Dolla – Toni Grand – Bernard Pagès –

Jean-Pierre Pincemin – Patrick Saytour – André Valensi – Claude Viallat


Supports / Surfaces

Jean-Pierre Pincemin, « Sans titre », 1973, Technique mixte, 250 x 206 cm

 

Le mouvement Supports / Surfaces, fondé officiellement en France en 1971, met en avant l’idée que ce n’est plus seulement le sujet mais également les éléments constitutifs de la peinture (supports, méthodes et techniques de réalisation) qui ont une importance dans la réalisation artistique. Le but est ainsi de tenter de faire de la peinture autrement en utilisant de nouveaux moyens picturaux.

La Galerie Eva Vautier souhaite, à travers cette exposition, rendre hommage à ce groupe d’artistes qui a contribué à de nouvelles approches artistiques que les générations suivantes continuent d’explorer.

 


Le mouvement Supports / Surfaces

Les artistes Supports / Surfaces

Partie historique de l'exposition


Natacha Lesueur expose dans l’appartement de Colette Soardi

Dans le cadre des Visiteurs du Soir

10 rue Désiré Niel, Nice, 1er étage

 

Natacha Lesueur

Natacha Lesueur emploie le corps comme une surface d’inscription, un support plus ou moins régulier pour les préparations culinaires ou les empreintes qu’elle y dépose. Objet de convoitise, le corps est parcellisé, il ne fait qu’un, il est tous les corps. Elle réalise chaque étape : les prises de vue, la relation aux modèles, le choix des accessoires, la mise au point des fonds, la réalisation des maquillages et des décors, ainsi que les extensions alimentaires, épidermiques, capillaires ou autre qui viennent orner les corps et sont parfois complexes, comme la pose d’aspic en gelée sur crâne moulé par exemple. Dans un monde où tout se produit et se consomme très vite, en particulier les images, elle cultive un temps déployé dans les réalisations comme pour susciter en retour chez le spectateur, un ralentissement, une suspension du regard.


Site internet de l’artiste Natacha Lesueur

Ben expose du Mail Art

Exposition visible à la Galerie Eva Vautier à partir du 22 avril 2016

Mail Art

 

Le Mail Art : Partant d’un besoin important de communiquer avec les autres, Ben décide dans les années 1960 d’écrire aux institutions, à d’autres artistes, à ses amis, des cartes postales. Dans ces courriers, se mêlent théorie, poésie, appropriations et mégalomanie. L’action artistique consistait à tenir une correspondance, pratique donnant lieu à des échanges dans lesquels la liberté totale de création est proclamée. Dans tous les cas le côté ludique du Mail-Art est bien perceptible: clin d’œil coloré aux artistes correspondants, utilisation de tampons et de timbres personnels “hors normes“, surprise pour le destinataire final de découvrir une “lettre“ extraordinaire.

Le Mail Art est important dans la mesure où, sans Mail art il n’y aurait jamais eu ni Dada, ni Surréalisme, ni Fluxus. Tous ces mouvements et d’autres commencent et passent par la communication souvent postale. On s’envoie et on s’écrit des idées.

Et puis il y a ces artistes qui ne créent presque qu’à travers la Poste et le Mail Art, Ray Johnson, Jean Toche, René Duran, Orimoto, Prolix..

Ben Vautier

 

Mail Art 2

Mail Art 3



Exposition au premier étage, l’invité de Ben : Patrick Lanneau 

La rencontre avec la peinture de Patrick Lanneau est un voyage dans la couleur. Peintre, dessinateur et vidéaste, c’est un artiste complet. La stridence des couleurs, la schématisation des formes et le travail de la matière picturale évoquent un univers onirique en apesanteur. Patrick Lanneau se consacre alors principalement au paysage qui devient de plus en plus évasif.

Patrick Lanneau

Grégory Forstner – “L’odeur de la viande”

Rencontre signature le 17 mars à 18h, Librairie Mazarine, Paris

Accrochage du 17 mars au 16 avril 2016

gregory forstner

Gregory Forstner peint comme il écrit, comme il nage, comme il aime, comme il vit : entièrement, sans compromis.  Dans cet ensemble de textes qu’il a sous-tiré portrait de l’artiste en jeune homme, il donne à voir l’origine de sa peinture et sa mythologie personnelle.  Marque par une hérédité complexe, par la mer et par la puissance des images, il choisit la peinture, dont la force est de polariser l’attention de manière durable. 

Avec ce récit, il offre à la fois une introduction à son travail et une réflexion sur ses préoccupations de peintre. 

 

Site internet de Grégory Forstner

Alexandre Dufaye invite Charlotte Pringuey-Cessac – ” Bruits de couloirs “

Trois dates de novembre 2015 à avril 2016

dufay

 

INVITATION N°2 – FÉVRIER 2016
Charlotte Pringuey-Cessac. Dessin en perspective. L’artiste s’intéresse à la conversation qui s’instaure entre le lieu et son visiteur dans un rapport kynesthésique fort. Elle invite, par une expérience sensible, le corps et l’imaginaire de l’hôte à se laisser transporter dans une traversée du couloir réinventée. Une tension poétique enveloppe l’architecture jusqu’au vertige.

La préfiguration du palais des égo étranges

La Galerie Eva Vautier présente La préfiguration du palais des égos étranges

Exposition collective organisée par Ben Vautier

Vernissage le 18 mars 2016 à partir de 18H

Préfiguration étrange

Préfiguration

PréfPréf

 

Ben présente à la galerie une préfiguration de l’exposition « Palais idéal des égo étranges » qu’il organisera le 28 avril au palais du Facteur Cheval à Hauterives. Avec la performance « Dansez, dansez, pensez-y » de Sandra Ponzetti & Jean-Paul Ducarteron.

40 artistes singuliers, créateurs, peintres et plasticiens, inspirés par l’étrangeté et la folie créatrice du Facteur cheval se rencontrent. Cette confrontation est autant un défi lancé à l’imagination qu’à la force obstinée de la création.

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Exposition au premier étage, l’invité spécial de Ben : Christian Vialard

 

Vialard 1

“13h59, un message sur mon répondeur :”Allo Vialard c’est Ben, j’ai ressorti tes toiles de ma collection et là je fais une exposition et j’aimerai les montrer à la galerie d’Eva au premier étage, rappelle moi”.

Je rappelle, Ben:” Voilà tu as l’étage, je mets des toiles de ma collection et toi tu peux accrocher d’autres choses nouvelles, tu as carte blanche, … Puis là Ben parle à quelqu’un d’autre ou a mis son téléphone dans sa poche ou plongé son téléphone dans un aquarium où je peux faire la conversation au poisson rouge”… 

Re Ben qui se souvient du téléphone: “Tu viens accrocher, ah oui l’expo c’est la semaine prochaine” 

Moi: “Ok c’est top”

Ben: ” Vialard ça me fait plaisir de te montrer, ça faisait longtemps”

Voilà une expo, 3 minutes montre en main, de l’énergie, c’est direct et ça pulse comme du rock’n roll. C’est du Ben et c’est pour vivre ça que je suis artiste, pas vous? 

Je suis peintre et musicien, je fais des expositions, des concerts et des installations sonores. 

Ma musique qui influence ma pratique du dessin et de la peinture est faite d’expérimentations abstraites entre noise, drones et électronique post rock.

Mes derniers albums en date: Neukalm sur le label berlinois Grautag et Queequeg (avec Guy Reyes) sur le label Tiramizu. 

Je me produit sur scène lors de festivals comme Transmediale Berlin, City Sonic Bruxelles, Ososphère Strasbourg , Agnes B et Nuit Blanche à Paris, Elektro Alternativ, Toulouse, CrossOver, Nice, Le Générateur, Gentilly… ”

Christian Vialard

Site internet de l’artiste

Frédérique Nalbandian – “L’oreille qui tombe”

Du 13 février au 23 avril 2016, L’Espace d’art Le Moulin accueille l’artiste Frédérique Nalbandian et l’exposition “L’oreille qui tombe”

oreille qui tombe

Frédérique Nalbandian nous propose une recherche sur l’écoulement du temps, la pesanteur/apesanteur/chute, la gravité. Puis la blancheur, l’immanence de la matière, l’absence/silence du blanc, l’empreinte (moulage en négatif) et la mémoire.

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