Drawing Now - 2026 I Stand C7
Salon du dessin contemporain
Maxime Parodi - focus
Caroline Rivalan
Anne-Laure Wuillai
Benoît Barbagli Vautier
Gérald Panighi
Jeanne Susplugas
à venir
Du 26 au 29 mars 2026
Carreau du Temple, Paris 3ème

Six artistes, une sélection paritaire qui interrogent notre rapport au monde contemporain. Maxime Parodi en focus sur notre stand, dessine des instants de vie, des plans cinéma incrustés dans sa mémoire. Caroline Rivalan réinvente les mythes féminins par des dans des dessins-collages. Anne-Laure Wuillai déploie son bestiaire de piscines aux formes parfaites. Benoît Barbagli Vautier expose ses dessins, fil conducteur d’une pratique polymorphe. Gérald Panighi associe dessins et aphorismes cyniques sur l’humanité et Jeanne Susplugas expose ses carnets intimes explorant l’enfermement.

MAXIME PARODI - FOCUS
Diplômé en 2012 de l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, Maxime Parodi dessine des instants de vie, des plans cinéma, des chefs-d’œuvre de la peinture classique, des captures d’écran, des moments à première vue très banals, incrustés dans sa mémoire. Il s’y faufile discrètement pour mieux les vivre de l’intérieur sans déranger, sans perturber, d’ailleurs les personnages présents, souvent très nombreux, ne lui prêtent aucune attention. Eux-mêmes silencieux, absents, poseurs, sont-ils vivants ? Ou de simples souvenirs. Certains, entièrement nus, nous regardent fixement, leur nudité n’est en rien provocatrice, elle amplifie l’aspect transparent, neutre, invisible. Des fantômes ! Témoins de la vie qu’ils traversent et que Maxime Parodi nous invite à partager.

CAROLINE RIVALAN
Diplômée en 2011 de la Villa Arson à Nice, elle explore les mythes féminins et la tension entre nature et artifice, entre enchantement et domination. En puisant dans des images d’archives, elle les réassemble plastiquement à travers le prisme du montage, les détournant pour mieux les réinventer. Des microcosmes dioramiques et des macrocosmes lumineux superposent divers registres, créant ainsi un univers fantasmagorique. Le féminin, omniprésent, devient à la fois sujet et acte de subversion. Son travail interroge la folie, l’instrumentalisation du corps féminin et, à travers un jeu de glissements et de recompositions, remet en question la façon dont les représentations façonnent nos rapports de pouvoir. L’image, dès lors, ne se livre plus comme un objet passif ; elle devient une entité mouvante, capable d’inverser les regards et d’infléchir les récits, confrontant le public à son propre reflet.

GÉRALD PANIGHI
De la pratique de Gérald Panighi, nous gardons à l’esprit ces dessins au format raisin, où l’artiste reporte en son centre et par l’entremise du calque, des fragments d’illustrations issus de la culture populaire, des mass médias. L’artiste, face à ce vocabulaire partiellement identifiable, se défie d’apposer sa touche et limite volontairement son intervention à des effets de style : redondance, renversement, recadrage, opposition, superposition. Le dessin lévite, en silence, circonscrit dans l’espace vide, maculé par l’intime, la présence de l’artiste s’immisce par l’entremise de taches et souillures, volontaires ou non. Elles sont dues aux médiums utilisés, résidus de peinture encore fraîche, le gras de la mine graphite accumulée sur la tranche de la main pendant l’opération de transfert revenant hanter le papier.

ANNE-LAURE WUILLAI
Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2014, l’artiste développe depuis plusieurs années une démarche singulière de collecte et d’archivage. Elle constitue méthodiquement un inventaire d’échantillons : eaux prélevées, sédiments récoltés, fragments de rivages soigneusement répertoriés, conditionnés et classés selon des protocoles qu’elle établit. Cette approche quasi-scientifique révèle l’absurdité de vouloir contenir l’immensité océanique dans des systèmes de mesure à échelle humaine. Les océans s’intègrent dans des flacons, les mers dans des sachets plastiques étiquetés, tandis que le ciel se mesure en cinquante-trois nuances de bleu.

BENOÎT BARBAGLI VAUTIER
Diplômé en 2015 de la Villa Arson (Nice), Benoît Barbagli a une pratique artistique protéiforme, il tire ses œuvres de la nature. Il se questionne sur l’éthique de l’image et l’empreinte qu’elle laisse. Pour Elodie Antoine, historienne de l’art, « Les univers aquatiques mis en scène par Barbagli nous renvoient à des états et des formes primordiales - le liquide amniotique, le cercle, dans lequel viennent se mouvoir et se lover des corps dénudés. Un corps à corps avec la nature, un état ancestral de l’homme dans son lien étroit et privilégié avec les éléments : l’eau, l’air, la terre. Des éléments auxquels ses sculptures viennent se faire l’écho - de la courbe de la montée des eaux à l’expansion de la vie depuis la naissance de l’humanité en passant par les variations des températures terrestres.»

JEANNE SUSPLUGAS
Née en 1974 à Montpellier et diplômée en Histoire de l’Art de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jeanne Susplugas développe depuis les années 2000 une démarche résolument engagée qui interroge les multiples formes d’enfermement — qu’elles soient physiques, mentales ou sociales. À travers son œuvre, elle explore les relations et distorsions de l’individu avec lui-même et avec autrui, dans un monde obsessionnel et dysfonctionnel. Son travail a été exposé dans des institutions prestigieuses à travers le monde : le KW (Berlin), la Villa Médicis (Rome), le Palais de Tokyo (Paris), le Fresnoy – Studio National, le Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne, le Musée de Grenoble, ainsi que lors d’événements majeurs comme la Biennale d’Alexandrie, Chroniques-Biennale des imaginaires numériques et le Festival Images de Vevey.

