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Ben Vautier – La muerte no existe – MUAC (Mexico City)

Exposition à venir

Ben Vautier

La muerte no existe

MUAC, Mexico City (Mexique)

Du 1er octobre 2022 au 02 avril 2023.

Ben Vautier, Tracer et signer la ligne d'horizon, 1962, Pomenade des Anglais Nice © Ben Vautier

Sous le commissariat de Ferran Barenblit (ancien directeur du MACBA, Barcelone) le MUAC (Museo Universitario Arte Contemporáneo), soutenu par la Galerie Eva Vautier, organise une exposition rétrospective de Ben, La muerte no existe à partir du 10 septembre prochain.

Étendue sur près de 1500 m2, cette retrospective accueille des œuvres de l’artiste dans trois salles : historique, contemporaine et ethnique. Cette exposition retrace le parcours et la réflexion artistique de Ben.

Dossier de presse
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Yosef Joseph Dadoune – Blancs

Exposition en cours

Yosef Joseph Dadoune

Blancs

Exposition du 24 septembre au 12 novembre 2022

Vernissage le vendredi 23 septembre à 18h.

Yosef Joseph Dadoune - Blancs - visuel Baldinger•Vu-Huu

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter l’exposition Blancs de Yosef Joseph Dadoune (seconde exposition personnelle de l’artiste à la galerie après Des Racines en 2018). La publication Blancs, éditée pour l’occasion par Arnaud Bizalion, sera présentée lors du vernissage.

 

L’œuvre de Joseph Dadoune, né à Nice en 1975, se situe à la confluence de la vidéo, de la photographie, de la performance, du dessin, de l’architecture et de l’action sociale. Son travail exprime son intérêt pour les tensions entre l’Orient et l’Occident, la vie religieuse et la vie laïque, le pouvoir central et la périphérie, ou encore le réel et l’imaginaire. Ses œuvres résonnent également avec les problématiques coloniales et les questions de genre et d’identité.

L’exposition s’ouvre avec la série Found You, introduction qui prolonge l’exploration, par l’artiste, du motif de la fleur. Mais si, en 2018, lors de la précédente exposition présentée à la galerie, les fleurs dessinées par Joseph Dadoune semblaient blessées, intoxiquées, presque violentes, celles de la série Found You s’offrent aux regardeurs chargées de l’intensité des couleurs, de l’urgence du geste et d’une confiance vibrante de l’artiste dans la rencontre avec l’autre, un autre « trouvé ».

 

Ce mur de fleurs nous transporte vers un espace entièrement blanc propice à une contemplation méditative. La série Blancs s’inscrit en effet dans un nouveau tournant, engagé en 2019, avec l’utilisation de nouveaux matériaux comme le goudron ou le marbre, mais aussi l’irruption du blanc. Tout en poursuivant son subtil et riche travail sur la matière, qu’il explore inlassablement, Joseph Dadoune nous livre ici des œuvres en apparence dénuées d’images, mais dont le pouvoir d’évocation est démultiplié par les procédés employés par l’artiste : objets masqués, titres évocateurs, etc. Dans ces œuvres lumineuses, quelque chose est là, invité à être (re)trouvé.

 

L’exposition se vit comme un chemin de la couleur vers le minimalisme incarné par le blanc, voyage entre ce qui est trouvé et à retrouver.

PUBLICATION

Blancs se présente aussi sous la forme d’un catalogue avec les textes de Doron von Beider, Mario Casanova & Barbara Wolffer et conceptualisé graphiquement par Baldinger•Vu-Huu. Cette publication, éditée en 2022 par Arnaud Bizalion sera présentée le soir du vernissage, le vendredi 23 septembre.

Joseph Dadoune, Blancs

 

Edition Arnaud Bizalion
Textes : Doron von Beider, Mario Casanova, Barbara Wolffer Graphisme : Baldinger-Vu-Huu
FF 23 x 31, 88 pages, (22 x 4),
couverture contrecollage avec carton gris 2 mm,
Français, anglais, hébreu, italien, japonais
ISBN 978-2-36980-138-2
Prix : 30€

Pré-commande
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Exposition collective – a rose is a petunia is a mimosa

Exposition collective

a rose is a petunia is a mimosa

Exposition du 14 juin au 10 septembre 2022

Vernissage le samedi 11 juin à 18h.

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Vue d’exposition, a rose is a petunia is a mimosa, © François Fernandez

Exposition collective avec :

Benoit Barbagli, Frédéric Bauchet, Ben, Marc Chevalier, Nina Childress, Gregory Forstner, Camille Franch-Guerra, Anita Gauran, Nathalie Gilles, Amon Ezra Kaiser, Natacha Lesueur, Ingrid Luche, Marie Noury, Gérald Panighi, Bruno Pélassy, Hugues Reip, Takako Saito, Alain Séchas, Unglee, Annie Vautier et Agnès Vitani.

Une exposition proposée dans le cadre de la 5ème Biennale des Arts de Nice coordonnée par Jean-Jacques Aillagon.

 

« Un gros rosier se dressait près de l’entrée du jardin. Les fleurs qu’il portait étaient blanches mais il y avait trois jardiniers qui s’activaient à les peindre en rouge. Alice trouva cela très étrange… »
Lewis Caroll, « Alice au Pays des merveilles », (1869)

 

C’est à la découverte d’un jardin extraordinaire que nous convie la galerie Eva Vautier. Invités par les commissaires (Natacha Lesueur, Eva Vautier et Agnès Vitani), cet été vingt artistes nous offrent des fleurs, revisitant un thème pour le moins classique en usant de procédés extrêmement divers.

 

Fleurs luxuriantes ou fragiles, décoratives ou essentielles, avalanche de pétales, étouffant mimosa… Qu’elles soient réalistes ou détournées, leurs fleurs disent tout ce que savent dire les fleurs.

En 2022, la Ville de Nice programme sa cinquième Biennale des arts sur le thème des fleurs. Après Un Eté pour Matisse (2013),Promenade(S) des Anglais (2015), Ecole(S) de Nice (2017), et L’Odyssée du Cinéma (2019), cette cinquième édition – initialement prévue en 2021 et reportée à 2022 à cause de la crise sanitaire – célébrera le lien profondément enraciné, presque mythologique, unissant la ville de Nice, ville verte de la Méditerranée, et les fleurs.

Voulue par Christian Estrosi, Maire de Nice, et coordonnée, depuis 2013, par Jean-Jacques Aillagon, la Biennale des arts est un rendez-vous culturel bien inscrit dans la saison niçoise. Cette année encore, elle viendra illustrer l’exceptionnelle vitalité culturelle et artistique de Nice, qui aspire à devenir, en 2028, capitale européenne de la culture.

Dossier de presse
Revue de presse

Caroline Rivalan – Persona muta

Caroline Rivalan

Persona muta

Exposition du 9 avril au 28 mai 2022.

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© Photos François Fernandez

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter la première exposition personnelle de Caroline Rivalan, Persona muta. Ce projet bénéficie du soutien du Cnap (Centre national des arts plastiques). 

 

Caroline Rivalan a exploré les mythes féminins et l’aspect hédoniste de la nature croisés entre figure et folie. Les images qu’elle produit dans des microcosmes (dioramas) ou dispositifs d’installation lumineuse, lui permettent de croiser gravité et légèreté. 

Pour l’exposition Persona muta, l’artiste s’est intéressée à la théâtralisation des patientes du Professeur Charcot à la Salpêtrière. La figure du Grand Hypnotiseur et de la Grande Hystérique sont des figures incontournables en cette fin de siècle. Les expériences réalisées sur ces femmes dîtes ‘‘hystériques’’ sont documentées, grâce au dispositif photographique installé in situ. 

 

La fabrication et la réception des images produites lors de ces expériences sont questionnées dans L’invention de l’hystérie par Georges Didi Huberman. Les leçons du mardi du professeur Charcot rendent publiques et ‘‘spectaculaires’’ les agissements sous hypnose de ces femmes internées où il met en scène le corps pathologique, le féminin déchaîné. 

 

Le projet de recherche de Caroline Rivalan tourne autour de la figure de la folie et de l’instrumentalisation de la femme. Le travail sur ces images d’archives, permet de transformer l’objet en sujet et ainsi de supprimer la figure d’autorité qui orchestre ces représentations, pour déplacer la relation de pouvoir établi. Il s’agit de la déconstruction des rapports de dominations. 

ÉVÉNEMENT
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Signature du catalogue de l’exposition le jeudi 19 mai à 19h
En savoir plus
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  • Vendu

Natacha Lesueur – Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide)

Natacha Lesueur

Plus jamais de cheveux collants
(même par temps humide)

 

Exposition du 29 janvier au 26 mars 2022

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Vues d’exposition, Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide), Galerie Eva Vautier, 2022 © Photos François Fernandez

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter l’exposition de Natacha Lesueur, Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide), en écho à sa rétrospective à la Villa Medicis (Rome), Comme un chien qui danse.

 

Natacha Lesueur invente des images inédites. Leur singularité repose sur l’étrangeté qui les habite. Les visages et les corps qu’elle représente sont presque toujours ceux de modèlesféminins. Par divers procédés, elle subvertit ses personnages et ses portraits en y introduisant des chimères. Leur force plastique les situe au confluent de la peinture, de la sculpture et de la performance.

VISITE VIRTUELLE DE L’EXPOSITION

Dans l’exposition Plus jamais de cheveux collants (même par temps humide), l’artiste développe sa recherche autour de la représentation du corps féminin en mettant en regard deux séries : Empreintes (1994-1996) et Les humeurs des fées(2020).

 

Entre 1994-1996, en résistance à un vaste système d’images modèles, déconstruisant des apparences codées et des féminités idéales, Natacha Lesueur marque ses modèles d’empreintes aux motifs enfantins. Le processus de réappropriation de la nudité féminine passe par une fragmentation, un découpage des corps, ouvrant ainsi à une visibilité en évitant de les objectiver.

 

En 2020, l’artiste reprend ses photographies à la mine graphite. Réagissant à l’abondance des visages féminins et à leurs images imprimés, placardés, numériques, elle offre une vision en grisaille épouses délavées, entre esquisse et apparition fantomatique. Le dessin ouvre ainsi une dimension intemporelle à l’image de la mariée, invite à explorer l’identité complexe et puissante de cet archétype féminin.

 

Le dialogue présenté entre les œuvres de Natacha Lesueur des années 90 et les plus récentes, développe son étude, constamment réactualisée, sur l’identité féminine, l’apparence, l’apparat et la relation à l’intime.

VIDEOS

 

A l’étage de la galerie, Natacha Lesueur invite Louise Fauroux, Jean-Baptiste Georjon, Alisson Schmitt, et Margot Sparkes. 

Cinq vidéos, témoins des maux de notre société : entre immortalité numérique, transhumanisme et injonction à l’apparence, ce quadruple regard s’approprie les nouvelles technologies pour délivrer leurs visions. 

L’exposition de ces oeuvres est rendue possible grâce au prêt du FRAC Poitou-Charentes. 

Dossier de presse
Revue de presse
  • Natacha Lesueur, Catalogue de l'exposition "Comme un chien qui danse" © Eva Vautier
ORLAN, Les femmes qui pleurent sont en colère n°4, courtesy de l'artiste et de la galerie Ceysson & Bénétière

ORLAN – Les femmes qui pleurent sont en colère

Exposition en cours

 

ORLAN

Les femmes qui pleurent sont en colère

 

Du 24 novembre 2021 au 15 janvier 2022

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ORLAN, Vues de l’exposition, Les femmes qui pleurent sont en colère, décembre 2021, Galerie Eva Vautier © Photo François Fernandez

ORLAN est une des plus grandes artistes françaises reconnues internationalement. Elle n’est pas assujettie à un matériau, à une technologie ou à une pratique artistique.

Elle utilise la sculpture, la photographie, la performance, la vidéo, la 3D, les jeux vidéo, la réalité augmentée, l’intelligence artificielle et la robotique (elle a créé un robot à son image qui parle avec sa voix) ainsi que les techniques scientifiques et médicales comme la chirurgie et les biotechnologies… pour interroger les phénomènes de société de notre époque)

LES FEMMES QUI PLEURENT SONT EN COLERE

 

« LES FEMMES QUI PLEURENT SONT EN COLÈRE » EST UNE NOUVELLE SÉRIE DE PHOTOGRAPHIES HYBRIDÉES QUE J’AI CRÉÉE POUR METTRE EN SCÈNE LES FEMMES DE L’OMBRE : LES INSPIRATRICES, LES MODÈLES, LES MUSES. ELLES ONT EN EFFET TOUJOURS JOUÉ UN RÔLE PRÉPONDÉRANT POUR LA NOTORIÉTÉ DE NOS GRANDS MAÎTRES.

 

JE QUESTIONNE LA POSITION DE LA FEMME DANS LA SPHÈRE ARTISTIQUE CONTEMPORAINE ET INTERROGE LE STATUT DU CORPS VIA TOUTES LES PRESSIONS CULTURELLES, TRADITIONNELLES POLITIQUES ET RELIGIEUSES QUI S’IMPRIMENT PARTICULIÈREMENT DANS LES CORPS FÉMININS.

 

J’INSÈRE DES FRAGMENTS DE MON VISAGE DONT MA BOUCHE QUI HURLE POUR QUE LA COLÈRE S’EXPRIME DANS L’OEUVRE

 

CETTE NOUVELLE SÉRIE D’HYBRIDATIONS À PARTIR DES PEINTURES DE PICASSO REPRÉSENTANT DORA MAAR EN PLEURS EST UNE DESTRUCTION-RECONSTRUCTION ET CRÉATION DE LA FIGURE FÉMININE QUI KALEIDOSCOPIE LE MONDE AUQUEL ELLE SE MÊLE.

 

MES CRÉATIONS, TOUTES POLITIQUES ET FÉMINISTES, SE FONDENT SUR UNE RECHERCHE VISUELLE DE VISAGES D’HORREUR, DE PEUR ET DE GRANDEUR. PICASSO OBJECTISE DORA MAAR. JE RELIS L’ŒUVRE DE PICASSO POUR REMETTRE LA FEMME-SUJET AU CENTRE.

 

ENTRE PEINTURE ET PHOTOGRAPHIE, PLEURS ET COLÈRE, MES FIGURES FÉMININES SONT HYBRIDÉES ET DÉSALIÉNÉES DANS UNE FORME PICTURALE QUE JE CRÉE TELS DES COLLAGES BRUTAUX EXTRÊMEMENT LIBRES ET DÉRÉGLANTS.

 

Dimanche 13 novembre 2019

 

ORLAN

VIDEO

 

à l’étage de la Galerie Eva Vautier sera présenté ORLAN REMIXun film commandé à ORLAN par SOS Racisme. Elle a choisi de remixer une séquence du film « Clair de femme », réalisé à partir du livre de Romain Gary dans un moment du film où Yves Montant attend Romy Schneider qui ne vient pas.

Des blagues de comptoir s’échangent où l’on « se paye » du belge et du japonais…

ORLAN agitant un shaker, nous conseille de nous hybrider et au final fait danser ses propres cellules sur un vinyle de paso-doble, déclenché par le chimpanzé pour faire danser un caniche rose.

 

© ORLAN Remix, Romain Gary, Costa-Gravas, Deleuze et Guattari

ORLAN

ORLAN REMIX : Romain Gary, Costa-Gavras, Deleuze et Guattari, 2010
French, 2’42”.
Produced and directed by ORLAN.

 

PUBLICATION

 

Les femmes qui pleurent sont en colère, 2021 Editions Jannink

à l’occasion de l’exposition d’ORLAN à la galerie Eva Vautier, nous ré-éditons, avec les éditions Jannink, Les femmes qui pleurent sont en colère.

 

© Galerie Eva Vautier

 

ORLAN

Les femmes qui pleurent sont en colère, 2021
Livre 78 pages
Éditions Jannink et Eva Vautier
21 x 29,7 cm
Prix public : 26,00 €

 

Je commande

PROGRAMMATION HORS LES MURS

 

ORLAN est l’invitée d’honneur du Festival OVNi 2021 

 

Hôtel WindsoR
du 15/10 au 31/01 | Exposition ORLAN, Le Plan du Film, dans le cadre du festival OVNi

 

Le 109
du 19/11 au 05/12 | Vidéo ORLAN, La liberté en écorchée, Vidéo, 3,20min, 2015, présentée dans le cadre du Festival OVNi 2021.

 

FNAC Nice
19/11 à 17h | Signature du livre d’ORLAN, STRIP-TEASE, TOUT SUR MA VIE, TOUT SUR MON ART, Gallimard, Collection «Témoins de l’art», Paris, 2021

 

Théâtre National de Nice
21/11 à 17h | STRIP-TEASE D’ORLAN avec Maurice Fréchuret, Muriel Mayette et Alain Quemin, conduit par Gérard Holtz.

Dossier de presse
Revue de presse

L’art à l’horizon, Ben Vautier et invités

Hors les murs

 

Ben et invités

L’art à l’horizon

 

La Conciergerie – La Motte-Servolex

Du 2 octobre au 18 décembre 2021

© Vue d’exposition, Photos Anne-Laure Wuillai

Exposition collective avec les artistes BEN, Olivier Mosset, Claude Viallat, Geoffrey Hendricks, Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Gérald Panighi, Charlotte Pringuey-Cessac, Marc Chevalier, Franck Saïssi et Anne-Laure Wuillai.

Commissariat : Eva Vautier

Cette ligne imaginaire représentant la jonction entre le ciel et la terre ou la mer du point de vue du spectateur. Cette limite du monde, ne qui cesse de se déplacer avec nous, semble toujours à portée d’atteinte. A la fois une frontière et un avenir, la ligne d’horizon a poussé la curiosité de l’homme à dépasser son monde pour voir ce qui se trouve au-delà.

Une des premières œuvres de Ben Vautier est une ligne datée de 1955, il signera ensuite l’horizon sur la Promenade des Anglais en 1962. La ligne d’horizon devient œuvre d’art et sa propriété. Le geste ayant été répété de nombreuses fois, de nombreux horizons sont devenus sien. Il s’agit d’un point de départ du cheminement de l’artiste et l’incursion dans les univers profonds de la vie quotidienne. Partant du paysage qui l’entoure, il se dirige vers la philosophie de la nature humaine pour finir par explorer la profondeur de l’âme. Les gestes et les mots qui composent l’œuvre de Ben peuvent paraitre anodins, communs, voire mondains, mais ils poussent systématiquement à la réflexion.

Cette exposition regroupe des œuvres historiques de Ben, des inédites, mais aussi celles de dix artistes appréhendant leur monde artistique avec le même élan, tout en cherchant les réponses dans des horizons différents. Ainsi, L’art à l’horizon, vous fera également entrer dans les univers de Gérald Panighi, Benoît Barbagli, Charlotte Pringuey-Cessac, Tom Barbagli, Olivier Mosset, Marc Chevalier, Anne-Laure Wuillai, Claude Viallat, Franck Saïssi et Geoffrey Hendricks.

Eva Vautier, commissaire d’exposition

L’art à l’horizon | l’horizon de l’art

 

La ligne droite, souvent le chemin le plus simple mais le plus difficile à prendre et à tracer, forme une démarcation, une frontière. Elle est figurée par un point de départ et un point d’arrivée liés par un trait. À la fois limite et liaison, comme l’horizon, la ligne fictive entre le ciel et la terre, c’est le début du mystère. S’approprier l’horizon, comme Ben Vautier l’a fait en le signant en 1962, le concrétiser d’un trait, c’est créer un geste qui maîtrise la limite, donne une direction, puis un sens. Par le geste, ou l’action de la signature de ce qui n’a pas été revendiqué, Ben embrasse plusieurs courants artistiques tels que le « ready-made » de Marcel Duchamp et le mouvement international Fluxus qui a trouvé, dans son magasin de la rue Tonduti-de- l’Escarène, un quartier général en France. Fluxus prône le non-art ou l’anti-art, milite pour effacer la limite entre l’art et la vie. C’est un mouvement d’énergie pour englober la fluidité entre les expressions artistiques en abolissant les barrières entre les arts et ce qui est considéré comme une œuvre d’art. C’est ainsi que les limites et les frontières sont toujours explorées, repoussées et remises en question. Le groupe prend le dessus sur l’individualité de l’artiste mais l’ego ne disparaît pas totalement, il est d’ailleurs clairement revendiqué par Ben. Le chemin que nous allons parcourir commence par des traits et des points, il déambule à travers l’histoire de l’art contemporain pour mieux se rendre compte à quel point l’art est vital pour le devenir de l’Homme.
Au début il y a le point, l’ancrage. Point de départ ou point d’arrivée, Olivier Mosset l’a figuré en un cercle sur une toile.

Le début d’un trait que l’on peut facilement imaginer être la transcription de la première trace consciente laissée par l’Homme pour durer. Charbon en main, le geste primitif mis en scène par Charlotte Pringuey- Cessac dans une vidéo, « Ligne », trouve sa place d’introduction à l’exposition.Elle matérialise cette ligne d’horizon que l’Homme primaire a découvert quand il s’est redressé, le poussant à découvrir un paysage éloigné. Il va arpenter le territoire, escalader les montagnes, comme l’a fait Benoît Barbagli, à la recherche d’un lieu propice à créer avec la nature une œuvre collaborative par des jetés d’encre et la remerciant ensuite en lui offrant des bouquets de fleurs, des offrandes aux forces vitales. Bloqué par l’eau, l’Homme va l’analyser pour tenter de la traverser. Il rencontre alors une partie du travail d’Anne-Laure Wuillai qui catalogue les couleurs du littoral, les eaux, crée des vagues, le tout avec autant de rigueur scientifique que de beauté et de délicatesse dans les nuances.

Franck Saïssi embarque le visiteur dans une expédition fantastique à travers ses dessins à l’encre de Chine. Le vaisseau navigue sur une mer calme, les hommes sont attirés par un phénomène, happés par le ciel. C’est la traversée dans le monde intime et spirituel. Pour nous orienter dans l’exposition la boussole marine de Tom Barbagli nous dirige. Son travail, basé sur une solide connaissance de l’ingénierie, détourne la technique pour y ajouter de la poésie dans des objets et des phénomènes courants. Ses œuvres sont une introduction parfaite à celles de Geoffrey Hendricks ; artiste également associé au mouvement Fluxus, il a travaillé sur le ciel en en faisant des représentations quotidiennes, un « cloudsmith », fabriquant, réparateur de nuages.

Les cieux fascinent les hommes depuis toujours, souvent représentation du divin, du spirituel, de l’incorporel et de l’éternité, ce que Dante définit comme des « choses incorruptibles » dans La Monarchie.

A l’opposé, la terre représente le corporel, le matériel et le temps, des « choses corruptibles ». L’Homme, quant à lui, a une place particulière, c’est « le seul être qui occupe le milieu entre les choses corruptibles et les choses incorruptibles ; c’est pourquoi les philosophes l’assimilent à juste titre à l’horizon, qui est au milieu des deux hémisphères. »

La corde de Claude Viallat nous aide à passer entre ces deux mondes. Marc Chevalier, du côté terrestre, accumulant les traits, a créé un réseau de chemins superposés, un labyrinthe qui trace aussi une grille de lecture. De l’accumulation des limites nait l’organisation structurée et la communication puisqu’il y a foison de jonctions. La ligne, au figuré, représente ainsi un moyen d’articuler les pensées et les concepts. Elle permet d’explorer le monde extérieur et de sonder le monde intérieur de l’être humain qui l’habite.

C’est l’organisation des traits qui a formé la première écriture cunéiforme. Elle a ensuite évolué, la jonction des signes distincts a donné naissance à d’autres écritures. C’est dans la courbe que se fera le tracé moderne de nos alphabets, en particulier, celui tellement reconnaissable de l’écriture de Ben. De limite, le trait est devenu naturellement liaison, moyen de communication et d’expression. Digne représentant et promoteur de Fluxus, Ben a complètement adhéré au manifeste édité par George Maciunas, notamment dans la volonté de « PROMOUVOIR UNE INONDATION ET UNE MARÉE REVOLUTIONNAIRES DANS L’ART. » La promotion de l’art « vivant, l’anti-art, promouvoir LA REALITE NON ARTISTIQUE pour qu’elle soit comprise par tous les peuples, pas seulement les critiques, dilettantes et professionnels. »

Le travail de Gérald Panighi, par ses illustrations accolées à des citations, porte sur l’aspect à la fois superficiel et profond de la nature humaine, leur décalage les rend drôles. Un humour souvent noir et auto-dérisoire, rarement méchant.

Présentées en un nuage, ces pensées illustrées font écho à celles de Ben. Ces phrases intemporelles associées aux dessins presque désuets replacent le visiteur dans le « Ici » et le « Maintenant ». Elles le renvoient, tout comme Ben, à se poser des questions et à réfléchir à leur situation, leur condition ou leur histoire.

Partis explorer dans différentes directions, les chemins artistiques se sont retrouvés autour de Ben.
De la ligne droite à la courbe de la mer, les sauts dans le vide, les mouvements du ciel et des planètes, l’artiste repense nécessairement la place de l’Homme dans son univers. En se retournant sur la création, le spectateur se retrouve face à son créateur. En courant à la poursuite de ce but inatteignable, parce que toujours en mouvement, c’est la source de l’humanité que nous explorons, ses motivations et ses préoccupations.

Cet horizon était au départ une promesse d’un monde meilleur et différent pour les premiers explorateurs, le chemin parcouru est systématiquement l’occasion de réfléchir à son propre parcours, aux rencontres que nous faisons et aux leçons que nous en tirons. Sur le temple de Delphes il était inscrit « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux », le contraire trouve son sens dans notre monde où l’Homme commence à se rendre compte qu’il est une infime partie de son univers et doit son existence à ce qui l’entoure.

Anne-Sophie Lecharme

Dante Alighieri, De Monarchia, 1312-1313
George Maciunas, Fluxus Manifesto, 1963
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez

Gregory Forstner – Lollipop

Exposition en cours

 

Lollipop

de Gregory Forstner

 

Du 18 septembre au 6 novembre 2021

Finissage le dimanche 7 novembre de 14h à 18h

Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
Vue de l’exposition de Gregory Forstner, Lollipop, Galerie Eva Vautier © Photos François Fernandez
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Finissage le 7 novembre de 14h à 18h, dans le cadre de l’événement Un Dimanche à la Galerie, organisé par le Comité professionnel des galeries d’art.

 

La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter l’exposition ‘Lollipop’ de Gregory Forstner (seconde exposition à la galerie après La Fiancée du Collectionneur en 2015). Dans le prolongement de son exposition au FRAC Occitanie à Montpellier et en parallèle à son exposition rétrospective au Suquet des artistes à Cannes, nous présentons ici des œuvres inédites réalisées depuis l’année dernière.

 

Pendant cette temporalité particulièrement singulière que nous avons vécu collectivement, Gregory Forstner s’est surpris à renouveler son vocabulaire. Écartant pour la première fois la figure jusqu’ici présente depuis le début de sa carrière et de ses études à la Villa Arson. L’artiste se concentre sur le motif du bouquet déjà présenté en 2019 dans ‘Flowers for the Bold’. Il produit depuis un an, un ensemble de nature morte ou plutôt ‘still lifes’ qui seraient autant de vanités possibles, de considération sur cette temporalité collective.

 

‘Lollipop’, au-delà de son évocation la plus immédiate, est une expérience scientifique menée par Melvin Calvin et Andy Benson visant à éclairer une culture d’algues vertes par de la lumière blanche. En faisant cela, le groupe de Calvin montre que la lumière du soleil agit sur la chlorophylle dans une plante pour alimenter la construction des composés organiques.

 

De même que dans l’expérience scientifique, il y a dans ce travail de peinture et de dessin comme la tentative de recourir à des gestes élémentaires, primitifs, l’expérience d’une régénération à partir de ‘presque rien’ et dont seul la nécessité de vie, de désir et de plaisir serait le véhicule. Le recours à ce motif élémentaire permettant à Gregory Forstner d’activer cette charge émotionnelle retenue jusqu’ici dans le réel. Ici, les notions de surface, de verticalité et d’horizontalité, d’ergonomie, de gravité, de corps et de centralité – de physicalité -, se retrouvent autant dans le récit que fait l’artiste de son expérience de la nage en eau libre, que de son expérience de la peinture.

Dossier de presseRevue de presse
  • Vendu
  • Gregory Forstner, Flowers for the Bold (40), © Photo Pierre Schwartz
  • Gregory Forstner, Flowers for the Bold (43), © Photo Pierre Schwartz
© Crédit photo : Eleonora Strano, Sans Titre, Collage numérique, impression sur papier tecco mat, 2021

Aperçues

Vitrine de la galerie 

 

Aperçues

Du 5 au 19 mai 2021

 

Avec les artistes : Camille Chastang, Hayoung Kim, Iris Martin, Charlotte Pringuey-Cessac, Eleonora Strano, Clémence Mauger, Charlotte Vitaioli, Hazel Ann Watling, Anne-Laure Wuillai, Janna Zhiri.

 

Commissariat/texte : Bérangère Armand, @wewantarteverywhere

© Crédit photo : Eleonora Strano, Sans Titre, Collage numérique, impression sur papier tecco mat, 2021
© Crédit photo : Eleonora Strano, Sans Titre, Collage numérique, impression sur papier tecco mat, 2021
Il y a votre attestation : celle que vous préparez, remplissez, oubliez, perdez, gommez, téléchargez, déchirez, jetez. Et puis, il y a les attestations des autres : Ne vous arrive-t-il pas de vous demander quel pourrait bien être le motif du pas pressé de ces silhouettes aperçues dans votre quartier confiné ?

 

C’est dans l’intimité de l’attestation des autres que nous vous invitons en partageant publiquement les attestations revisitées de dix artistes qui transforment -chacune à leur manière- ces laissez-passer déroutants. Ces documents administratifs deviennent tour à tour autofiction, micro-fiction, collage photographique, peinture, dessin, vidéo ou animation. Tels les chapitres minuscules d’un même ensemble, ils se combinent et se déclinent en couleurs, mots, images et personnages.

 

De ces attestations -comme de ces silhouettes aperçues-, il ne restera bientôt qu’un vague souvenir, une mémoire diffuse. Car, enfin, quand le virus sera un lointain souvenir, nous marcherons dans la rue librement en pensant à tout ceci avec incrédulité. Et nous songerons : « Pourtant, je n’ai pas rêvé*. »

 

*L’herbe des nuits, Patrick Modiano, Gallimard, p.11, 2012.
L’exposition, visible à toute heure, prend place dans la vitrine principale de la galerie.

Frédérique Nalbandian – Hygie et Panacée

Hygie et Panacée

de Frédérique Nalbandian

 

Du 8 mai au 3 septembre 2021

Frédérique NALBANDIAN"Hygie et Panacée" 2021 Exposition Galerie Eva Vautier
Frédérique NALBANDIAN"Hygie et Panacée" 2021 Exposition Galerie Eva Vautier
Frédérique NALBANDIAN"Hygie et Panacée" 2021 Exposition Galerie Eva Vautier
Frédérique NALBANDIAN"Hygie et Panacée" 2021 Exposition Galerie Eva Vautier
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Exposition Hygie et Panacée, Frédérique Nalbandian, Galerie Eva Vautier, mai 2021 © Photos François Fernandez

Toucher

 

« Pour dire la vie, les verbes d’action sont plus utiles que les mots »*.

 

Les verbes d’action sont au cœur de l’œuvre de Frédérique Nalbandian. L’artiste saisit, trempe, froisse, manipule, sculpte, forme le savon. Patiemment et avec force, elle donne vie à des formes antiques. Les figures d’Hygie et Panacée, déesses personnifiant respectivement la santé et le remède universel, nous accueillent à la galerie qui prend des allures de temple avec son espace haut et étroit. Comment ne pas porter un regard étonné sur cette oeuvre de savon alors que nous vivons une obsession inédite du lavage de mains et craignons la maladie ?

 

Frédérique Nalbandian invite le visiteur à toucher son travail après s’être mouillé les mains. Une cérémonie de purification profane se joue dans le lieu d’art. On touche la statue, et la chimie du savon opère. Sous des apparences contingentes, le savon est en fait une matière très compacte, solide, qui peut demeurer inchangée très longtemps, même en présence d’eau. En effet, sans friction, le savon mouillé ne s’altère presque pas. Il faut le frotter, le caresser, s’en saisir pleinement pour qu’il commence à disparaître.
Le regardeur prend part au « processus créatif »* : son imaginaire est ailleurs, en Grèce, dans les ruines d’un temple tandis que son corps et son esprit sont là, convoqués à travers l’odorat, la vue, l’ouïe et le toucher : « Ce phénomène peut être comparé à un ‘transfert’ de l’artiste au spectateur sous la forme d’une osmose esthétique qui a lieu à travers la matière inerte »*.

 

L’artiste touche pour former, et dans le même temps, l’artiste nous invite à toucher quand toucher l’autre est devenu presque interdit. Ces frottements, frôlements, caresses sont au cœur d’une drôle d’histoire de la sculpture : celle des croyances et superstitions au nom desquelles, par des gestes mille fois répétés, les publics altèrent des statues dont le contact est censé porter bonheur, garantir l’amour, la guérison. Ces gestes tendres quoique destructeurs altèrent la couleur d’un marbre ou lissent la surface d’un bronze à un point désigné comme magique. On touche alors pour toucher juste. Les stigmates de ces croyances et superstitions sont fonctions du temps, du nombre de caresses, de la force des frottements, paramètres d’une mécanique du vœu, d’une physique de la promesse.

 

* Olivier Remaud, Penser comme un iceberg, Actes Sud, collection Mondes sauvages, octobre 2020
* Marcel Duchamp, Le processus créatif, Envois, L’échoppe, novembre 1987
* Marcel Duchamp, Le processus créatif, Envois, L’échoppe, novembre 1987

 

Texte de Bérangère Armand

Reportage réalisé par Alain Amiel

Dossier de presse
Revue de presse
En partenariat avec la savonnerie du fer à cheval
  • Vendu
  • Frédérique Nalbandian, Le bouquet, 2016
  • Frédérique Nalbandian, Remonter le temps, 2020
  • "Velours II" Frédérique Nalbandian Dessin originalVendu
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