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Tom Barbagli

 

 

TOM BARBAGLI

Tom Barbagli, vit et travaille à Nice.
Diplômé de l’Institut Supérieur de Design, il explore les accointances et fractures entre le monde du design et celui de l’art, militant pour en supprimer les bords et les limites.
Il se livre à des expérimentations singulières, déviant les lois de la physique par autant de matériaux utilitaires (moteurs, diodes électroluminescentes, disques durs) que de matières naturelles (cire d’abeille, bois massif, minéraux). L’ingéniosité des assemblages mécaniques créée alors des objets oniriques ou des installations immersives, apparentées à de micro-phénomènes.
Ainsi les objets qu’il confectionne transmettent des données cognitives ine ables sur le fonctionnement de la conscience et du monde environnant. Et bien au-delà d’une perception visuelle, ils conduisent à l’éveil… éveil des sens, éveil de la conscience.

Contre poids, 2017
Boule de granit, caoutchouc, acier, cable, treuil
3m diam 4 m


 



 

Contre-Temps,2017
Métronome, bois, métal
160 x 11 x 11 cm
©Tom Barbagli

 


 

Noème, 2017
toupie titanum motorisée, cloche de verre, socle et pied en fonte
160 x 30 cm

 

 


Tom Barbagli et Anne-Laure Wuillai
Double positif, installation , 2017
lampe à sodium, plexiglass diffusant, augmentation de l’intensité lumineuse, medium peint.
100 x 47 x 30 cm

Tom Barbagli

Biographie

TOM BARBAGLI

Tom Barbagli, vit et travaille à Nice.
Diplômé de l’Institut Supérieur de Design, il explore les accointances et fractures entre le monde du design et celui de l’art, militant pour en supprimer les bords et les limites.
Il se livre à des expérimentations singulières, déviant les lois de la physique par autant de matériaux utilitaires (moteurs, diodes électroluminescentes, disques durs) que de matières naturelles (cire d’abeille, bois massif, minéraux). L’ingéniosité des assemblages mécaniques créée alors des objets oniriques ou des installations immersives, apparentées à de micro-phénomènes.
Ainsi les objets qu’il confectionne transmettent des données cognitives ine ables sur le fonctionnement de la conscience et du monde environnant. Et bien au-delà d’une perception visuelle, ils conduisent à l’éveil… éveil des sens, éveil de la conscience.


 

 

Noème, 2017
toupie titanum motorisée, cloche de verre, socle et pied en fonte
160 x 30 cm

 

Tom Barbagli et Anne-Laure Wuillai
Double positif, installation , 2017
lampe à sodium, plexiglass diffusant, augmentation de l’intensité lumineuse, medium peint.
100 x 47 x 30 cm

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Nicolas Daubanes

 

Hexagone

« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croi- sement de ce qui va advenir.

Mon travail s’inscrit dans la durée. Il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’inten- sité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force. Je suis conduit par mon histoire, mes propres ques- tions existentielles et par le choix d’une adéquation permanente et subtile entre forme et contenu.

Par exemple : le silicone, celui-là même qui habituellement est utilisé pour restaurer les bâtiments patrimoniaux, transposé, permet de créer un nouvel espace qui induit visuel- lement la disparition du mur d’origine et suggère une possible échappatoire (série des Membranes). De cette façon, mue et peau s’introduisent dans mon propos. La limaille de fer, utilisée dans les dessins, renvoie aux barreaux des prisons, mais aussi aux limes qui permettent l’évasion. Cette matière ne et dangereuse pour l’œil se dépose par aiman- tation tandis que le moindre sou e peut faire disparaître le dessin. Ce qui apparaît est fragile, il faut en prendre soin et savoir que tout est éphémère. Le béton chargé de sucre, inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale, corrobore le ca- ractère fugitif, temporaire des objets produits dans mon travail.

Il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. »

 

Dessins, prisons et miradors

Nicolas Daubanes réalise des dessins avec de la limaille de fer.
Il considère cet état de matière comme le symbole des traces d’une évasion : en limant les barreaux de la cellule, nous partirons les mains recouvertes de limaille. Ces dessins représentent des prisons, occupées ou désafectées.
Les prisons que Nicolas Daubanes dessine sont toutes issues du projet architectural du philosophe utilitariste : Jeremy Bentham, le panoptique. Il se concentre sur certains extraits des bâtiments qui temoignent de cette inspiration. Toutes les vues sont issues de photographies qu’il réalise lui-même, le passage au noir et blanc et le modelage à la poudre de fer lui permet de di user ces images sans quoi l’administration pénitentiaire ne lui autoriserai pas.
Par moment, l’artiste préleve certaines spéci citées architecturales carcérales comme des cages d’escalier de détention qui ont été installées à la suite des mutineries des années 70-80, des grilles qui viennent compléter des portes défaillantes en terme de sureté, poste de surveillance …
Réaliser ces dessins c’est aussi pour Nicolas Daubanes l’occasion de classi er, documenter l’ensemble des prisons dans lesquelles il est allé travailler ou simplement visiter.

Vos questions n’appellent aucune sorte de réponse, 2017 Dessin à la poudre d’acier aimantée sur papier marouflé
100 x 70 cm
© photo F.Fernandez

 

 

 

Nicolas Daubanes
Ensisheim, escalier de détention, 2016
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium
© photo F.Fernandez

 

La petite roquette, Paris, 2017 Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium (diptyque)
160 x 95 cm (chaque)

 

 

Stutthoff (mirador), 2017
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur papier marouflé
40 x 30 cm

 

Charlette, 2017
Dessin à la poudre de météorite ferreuse sur papier marouflé
50 x 40 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Hexagone, 2017
Peau de souris capturée et naturalisée par une personne détenue de la prison des Baumettes à Marseille.
9 x 8 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Quartier des femmes mineures, prison des Baumettes, Marseille, 2017 Clef d’une porte de prison, céramique dentaire
2 exemplaires
13,5 cm
© photo F.Fernandez

Nicolas Daubanes

Biographie

Né en 1983, vit et travaille à Perpignan

 

 

Expositions personnelles

2017
– Les mains sales, Galerie Maubert, Paris
– Le batiman et a nous, La Station, Nice
2016
– … mais ce jour ce jour ne viendra peut être jamais., galerie L’isba, Perpignan
– La vie de rêve, Angle art contemporain, Saint Paul Trois Châteaux, Vitrine régionale d’art contemporain, Millau
2015
– Go Canny, Galerie Martagon, Malaucène
2014
– MURS, Centre culturel français de Freiburg, Freiburg
– SABOTAGE, LAC, Sigean
– [Fe], Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan

(Expositon dans la Librairie du Musée, en regard des productions des détenus du centre pénitentiaire de Béziers)
2013
– Le jour apres le lendemain, Maison Salvan, Labège
– La Tuilerie, Atelier Licence III, Perpignan
2012
– TEMPS MORT, Centre d’art le LAIT, Albi
– Fiat Lvx, Question d’art, Bibliothèque universitaire de Perpignan
2009
– Put me back on my bike, Atelier Licence III, Perpignan

 

 

Expositions collectives

2016
– Vitrine sur l’art, Galerie Lafayette, présenté par la Maison Salvan, Toulouse, parc de la Maison blanche, Marseille
– Visions portées, MAC Arteum, Châteauneuf le Rouge
– Si er sur la colline, Château d’Alba, Alba la Romaine
– Le sens de la peine, La terrasse, Nanterre 2015
– En mémoire, Musée des Archives nationales, YIA ART FAIR hors les murs, Paris
– A l’heure du dessin, 3ème temps, Château de Servière, Marseille
– La nouvelle garde, parenthèse photojournalisme, en résonance avec la biennale de Lyon, Centre d’art contemporain Lithos, Saint Restitut
– Enfermés, déformés, Moments artistiques Chez Christian Aubert, Paris
– Etant donné la noire montagne, Maison des mémoires, Carcassonne
– DPS 2, La Filature, Mulhouse
– Global Snapshot, La Panacée, Montpellier
– Con uence : France, Art Center of Sarasota, Floride, USA
– La belle échappée, Institut supérieur des beaux arts, Besançon
2014
– Time out/out of time, Galerie Léonardo Agosti, Sète
– Voyage au sein de nos mythologies actuelles, Auz’arts, Auzeville
– Conscience de classe, Lieu Commun, Toulouse
– La belle échappée, Centre d’art contemporain du Chateau des Adhémar, Montélimar
– Le dessin et l’objet, Mac ARTEUM, Chateauneuf le Rouge
– Paper works, Galerie Léonardo Agosti, Sète
– 1913-2014, Centre d’art contemporain, Saint restitut
– 70 combats pour la liberté, 70 artistes, Le radar, espace d’art actuel, Bayeux -AVOIR 10 + 1, Centre d’art contempo- rain, Saint restitut
– IMAGO, Jean Marc Cérino-Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
– BEYOND, galerie Maubert, Paris
– Ingravid, Figueres, Espagne
2013
– IZI, Frac Languedoc Roussillon, Montpellier
– ENTROPIA1: Métapmorphose(s), centre d’art contemporain Walter Benjamin, Perpignan
2012
– La passion des Gurly (Supervues/Hôtel Burrhus), Galerie du tableau, Marseille
– Interstice, des espaces immersifs, Carbone 14, galerie municipale St Ravy, Montpellier
– 10 ans 100 % dessins, galerie AL/MA, Montpellier

– Matières Grises, M.I.N. (Hors les murs, Lieu Commun, Les sens de l’art), Toulouse

– Le silence n’est pas un oubli, Nicolas Daubanes – Pablo Garcia, Galerie Sit Down, Paris – A quoi rêvent t-ils ?, Galerie Sit Down, Paris
– Mulhouse 012, Biennale des jeunes créateurs, Mulhouse
2011
– Supervues, 3 jours à l’hotel Burrhus, Vaison la romaine
– Ingravid (Showcase), Figueres, Espagne
– Festival APART, Pôle artistes émergents, St Rémy de Provence
– Ones from the Heart, Coiuvent des minimes, Perpignan
– Visible I et II, journées portes ouvertes des ateliers résidences d’Aldebaran, Castries
– Traverse Vidéo, Centre culturel bellegarde, Toulouse
2010
– Alerte météo, Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan – Nathalie Leroy Fiévé et Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
– Casanova Forever, Frac Languedoc Roussillon, Forteresse de Salses, Salses
– + si a nité 2010, AFIAC, Fiac 2009
– + si a nité 2009, le Hors, AFIAC, Fiac 2008
– Comment faire disparaître un corps, Chapelle des pénitents, Aniane

 

 

Performances / Projections vidéos

2017
– Soirée Vidéo, Centre d’art contemporain, Istres 2016
2016
– Passage pas sage, Paris
– Cosa Mangiare, La cuisine centre d’art et de design, Negrepelisse
2013
– Nuit blanche, «les centres d’art font leur cinema», Paris
2012
– Soirée art vidéo 2, Espace o25rjj, Loupian
– Carte Blanche à Nicolas Daubanes, Institut Jean Vigo, Perpignan
– Au Tour, Cinéma Le Régent et la chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens
2011
– St Gaudens, Plateau de Beille, 168 km sur la route du Tour, Chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens

2010
– Avoir l’apprenti dans le soleil, Café performance, AFIAC, Fiac

Foires / Salons

2017
– Independent, présenté par la galerie Maubert, Bruxelles
2016
– YIA Art Fair, présenté par la galerie Maubert, Carreau du Temple, Paris
– Drawing Room 016, présenté par la galerie AL/MA, La Panacée, Montpellier
– Paréidolie, salon international du dessin, présenté par la galerie Maubert, château de Servière, Marseille
2015
– Contemporary Istanbul, art fair, présenté par la galerie Analix forever, Istanbul
2013
– Art on paper, Drawing art fair, présenté par la galerie AL/MA, Bruxelles -Drawing o , o de Drawing room 013, Li- cence III, Montpellier
– Drawing Room 2013, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier
2012

– Drawing Room 2012, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier 2011
– Salon-Vidéo 5, galerie 10m2, Sarajevo, Bosnie

 

 

Résidences

2016
– Le bbb, Art à l’hopital, Toulouse
2014/2015
– La Cuisine, à la maison d’arrêt de Montauban, Nègrepelisse
2014
– La Filature, à la maison d’arrêt de Mulhouse et à la Maison centrale d’Ensisheim, Mulhouse 2012/2013
-CAN XALANT, Mataro, Espagne

2011

– Aldebaran, Castries
2008
– AFIAC, au centre pénitantiaire pour mineurs de Lavaur, Lavaur

 

Acquisitions

2016
– Sabotage 4, Parc de la maison Blanche, Mairie du 9 et 10 ème, Marseille
2015
– Détenus Particulièrement Surveillés 2, Conseil Général des Bouches du Rhône, «les nouveaux collectionneurs au collège»

Bourses / Prix

2017
– Premier lauréat Grand prix Occitanie, Lieu commun / Les sens de l’art, Toulouse
2016
– Nominé pour le «Grand prix de l’art contemporain», Les sens de l’art / Lieu commun, Toulouse
2014
– Aide individuelle à la création, région Languedoc-Roussillon
2012
– Aide individuelle à la création DRAC Languedoc-Roussillon
– Lauréat du prix du centre culturel français de la ville de Freiburg lors de la biennale européene des jeunes créateurs de Mulhouse (Mulhouse 012)

 

 

Bibliographie

-Le chassis, numéro 2, printemps/été 2017
– La vie de rêve, édition monographique personnelle, 2016
– Cosa mangiare, édition personnelle, 2016
– Con uence : France, catalogue de l’exposition, 2015
– PLI 4, revue, 2015
– PLI 3, revue, 2015
– Le Radar, Espace d’art actuel, 70 combats pour la liberté/70 artistes, Catalogue de l’exposition, 2014
– Fireboox, éd. VOIX, 2014
– PEAH 21122014, éd. Charlotte Sometimes, 2014
– Prisons de Lyon, Une histoire manifeste, éd. Lieux Dits 2013
– PLI, revue, 2013
– L’évolution psychiatrique, revue, Octobre-decembre 2012
– Les entretiens d’AL/MA 2, éd. Méridianes, Montpellier, 2012
– Mulhouse 012, Catalogue de l’exposition, biennale européene des jeunes créateurs, 2012
– L’art proxime, Catalogue du festival Traverse vidéo, 2011
– Courir contre la montre, Semaine 49.10, Revue hebdomadaire pour l’art contemporain, éd. Analogues, 2011

– Casanova Forever, Catalogue de l’exposition, Frac Languedoc-Roussillon, 2010
– + si a nités, 2009, Catalogue de l’exposition, A ac / les Abattoirs, 2010
– + si a nités,2010, Catalogue de l’exposition, A ac / les Abattoirs, 2009

 

 

Presse

– ArchiSTORM, architecture et design, numéro spécial #09, 2016 – ArchiSTORM, architecture et design, #69, 2014
– L’art vues, février/mars, 2014
– Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Juin, 2013

– Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 34, 2013
– Next Liberation, le silence n’est pas un oubli, Octobre 2012
– Arthebdo Média, interview de Jackie Ruth Meyer, directrice du centre d’Art le LAIT, Albi
– Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Janvier 2012 -Art Absolument n°42
– Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 28 -Next Liberation, Festival Apart, été 2011

 

Formation

2012
– DNSEP au grade master, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan 2010 – DNSEP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan
2008
– DNAP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan

Hexagone, 2017
Peau de souris capturée et naturalisée par une personne détenue de la prison des Baumettes à Marseille.
9 x 8 cm     © photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition ” Hexagone ” 2017
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

Charlette, 2017
Dessin à la poudre de météorite ferreuse sur papier marouflé
50 x 40 cm
© photo F.Fernandez

 

 

Nicolas Daubanes
Ensisheim, escalier de détention, 2016
Dessin à la poudre d’acier aimantée sur Medium
© photo F.Fernandez

Calepinage, prison de Montluc à Lyon, 2017 Sérigraphie trois couleurs,
signées, numérotées au dos. 100 exemplaires 70 x 50 cm vue d’exposition
© photo F.Fernandez

 

 

Calepinage, prison de Montluc à Lyon, 2017 Sérigraphie trois couleurs,
signées, numérotées au dos. 100 exemplaires 70 x 50 cm

 

 

Prison de Montluc à Lyon, 2017

Ben Patterson

 

Ben Patterson © Fabrizio Garghjetti

 

Ben Patterson
(Etats-Unis 1934 – Allemagne 2016) 

 

 

Artiste pionnier de l’avant-garde Fluxus, Ben Patterson commence par étudier durant son en- fance la botanique, la zoologie, les roches et mi- néraux, pour plus tard se consacrer entièrement à la musique.

Il débute en 1952 des études musicales à l’Uni- versité du Michigan, dont il est diplômé en 1956. Contrebassiste virtuose, en raison de sa couleur de peau, il ne peut intégrer un orchestre sympho- nique américain. Il rejoint alors, de 1956 à 1957, l’Orchestre symphonique d’Halifax au Canada, puis de 1958 à 1959, celui de la 7e Armée des États-Unis basé en Allemagne, et en n retourne au Canada auprès de l’Orchestre philharmonique d’Ottawa jusqu’en 1960.

Son vif intérêt pour les recherches en musique électronique le conduit à se rendre en Allemagne à Cologne, a n de pouvoir suivre les travaux de Karlheinz Stockhausen dans les studios de la WDR. Néanmoins, lors des concerts donnés dans l’atelier de Mary Bauermeister, c’est John Cage qui le fascine, dont il interprète, en première mondiale, Cartridge Music.

Il fait à cette époque la connaissance de Nam June Paik et de Wolf Vostell, et présente ses pre- mières œuvres musicales, Paper Piece, Solo for Double Bass, Variations for Double Bass (où des objets tels que pinces, serre-joints, etc. sont xés à la contrebasse) qui deviendront des pièces indispensables aux concerts Fluxus.

Il publie à compte d’auteur un recueil de ses compositions et expérimentations artistiques, Me- thods and Process, avec l’aide de Daniel Spoerri. En 1962, à Paris il expose avec Robert Filliou, ses Puzzle Poems, collabore à sa « Galerie légitime » (qui tient dans son chapeau), et participe, invité par George Maciunas, aux concerts Fluxus de Wiesbaden et de Copenhague (1963), puis rentre à New York où il occupe un poste de bibliothécaire à la New York Public Library.

En 1964,George Maciunas publie Poems in Box et Instruction n° 2, et Ben Patterson crée la perfor- mance Lick Piece (femme nue recouverte de crème fouettée à lécher).
Il abandonne progressivement son activité artistique qu’il reprendra en prenant part au Festival Fluxus de Wiesbaden en 1982, célébrant les vingt ans du mouvement, puis à la Biennale de Sao Paulo en 1983. Une exposition personnelle est organisée en 1988 à la Emily Harvey Gallery de New York. Il organise en 2012, les 50 ans de Fluxus, grande rétrospective dans toute la ville de Wiesba- den en Allemagne.

Depuis, il a fait l’objet de nombreuses expositions en Europe, Asie, Russie et en Amérique, avec des concerts, lectures et performances.

 

« Ben Fluxus » : une incarnation subversive de « Ben Naturel » ? 

« Ben Fluxus » (ici Ben Patterson) est-il en réalité une incarnation subversive de «Ben Naturel» ? Un observateur minutieux pourrait trouver des relations intéressantes entre ma vie privée et mon travail d’artiste. Suggérant cette possibilité, selon moi, ce qui révèle ces relations est ma longue implication pour la «nature».
Devant l’impossibilité de m’éloigner suf samment de moi-même pour donner un jugement ob- jectif, je ne présenterai dans le texte qui suit que des faits documentés et je vous autorise, cher lecteur, à tirer vos conclusions. Dans ce texte, je pense à la «nature» selon la dé nition donnée par le Dictionnaire Américain de la langue anglaise : «Le monde physique, généralement en plein air, qui comprend tous les êtres vivants».

Permettez-moi de commencer par une histoire familiale romancée (mais vraie).
Mes ancêtres sont arrivés dans le «Nouveau Monde» comme esclaves. La lignée paternelle fuira en Pennsylvanie au début des années 1840. La lignée maternelle, des îles Bahamas, fuira quant à elle dans l’ouest de la Pennsylvanie entre 1780 et 1790. Ces ancêtres devinrent des paysans pionniers, occupant des terres vierges.
A ma naissance, seuls mes grand-parents maternels vivaient encore sur la ferme d’origine… C’est en leur rendant visite que j’ai rencontré pour la première fois la nature, vierge. (Dans les années quarante beaucoup de ces terres étaient encore entourées par la forêt vierge.) Mon grand-oncle Peter (à moitié Indien d’Amérique) m’a appris à reconnaître les oiseaux, à suivre les traces du cerf, pour attraper des poissons avec leurs mains et reconnaître la plantes sauvages comestibles. Cependant, mon éducation scolaire a commencé en 1941 quand mes parents ont acheté un terrain dans la banlieue rurale de Pittsburgh et ont commencé à construire une maison (travail qui conti- nuerait pendant 10 ans). L’étang qui était sur nos terres, le ruisseau qui le traversait et les fermes abandonnées sur un millier d’hectares de terres et de bois tout autour, est devenu mon laboratoire pour l’étude d’un monde merveilleux de ore et de faune.

Cet à l’âge de 12 ans, lorsque j’ai rejoint les Boy Scouts of America que j’ai approfondi mes études pour la nature. A l’adolescence j’ai remporté des médailles de mérite pour l’astronomie, le soin des abeilles, l’étude des oiseaux, la botanique, le camping, le canoë-kayak, la conservation, le soin des chiens, de la forêt, le jardinage, la randonnée, les insectes, le tir à l’arc, l’orientation, l’élevage de la volaille, l’étude des reptiles, des roches et minéraux, compétitions de ski, recherche, natation, climat et zoologie … Finalement, j’ai été promu Scout Aigle.
A cette époque, je passais tous les étés au Camp Twin Echo, un camp scout des monts Allegheny en Pennsylvanie et j’étais directeur des études sur la nature de 1950 à 1952. Dans les mêmes an- nées, j’ai été bénévole hebdomadaire au Département d’Antécologie du Musée d’Histoire Natu- relle Carnegie et à la Division d’Herpétologie du zoo de Pittsburgh. (Dans mon temps libre, j’étais capitaine de la course cross-country en équipe de lycée, chef d’orchestre des élèves de la même école, président du club de débat, bassiste dans deux orchestres locaux semi-professionnels, ayant suivi une semaine de cours de contrebasse , de piano et de composition musicale.)
Au cours des quatre dernières années à l’Université du Michigan, je détachais mon intérêt envers la «nature» pour me consacrer entièrement à la musique. De 1957 à 1959, engagé aux États-Unis dans la 7ème Armée Symphonique exerçant en Europe, j’ai eu l’opportunité de skier à Garmish, St. Anton et Cortina, pour grimper la Zugspitze, le Gross Glockner et le Monte Rosa (les plus hautes montagnes d’Allemagne, d’Autriche et d’Italie).
Depuis les années 1960, ma carrière a limité ma relation avec «la Mère Nature» à des aventures occasionnelles à travers le monde : camps d’hiver et ski de fond dans les montagnes Adirondack dans l’État de New-York, Aviron à St.Le euve Lawrence au Québec, parc national du Gros-Morne à Terre-Neuve, une longue randonnée pédestre et escalade en Patagonie, une plongée dans les ré- cifs des Bahamas et d’Hawaï, une randonnée dans la forêt pluviale de l’Amazonia National Park au Brésil, une observation des animaux dans un ranch en Namibie (où j’ai également fondé le Musée Sub-Counscious), une observation des animaux lors d’un séjour touristique en Argentine (où j’ai ou- vert un département du Musée Sub-Counscious, la pêche sur glace au bord du lac Baikal en Russie. En n, j’ai célébré mon soixante-dixième anniversaire sur le Mont Fuji au Japon.
C’est la nature qui fait partie de l’équation.

Ben Patterson

Ben Patterson
Since Marchel Duchamp, 2015
Assise de WC, lettrage miroir sur toile. Signé et daté.
60 x 50 cm

 

 

Ben Patterson
Controlling House hold pests, 2005 Collages et canevas sur tablette. Signé et daté.
67 x 87 cm

 

Ben Patterson
Le carnaval des animaux , 2011 figurines, bois, tissu, théâtre. variable

 

Ben Patterson
No more pink ? try amethyst !, 2013 Objets sur toile en polyptyque. Signé et daté.
110 x 110 cm

Etats-Unis

29/05/1934 – 25/06/2016

Biographie

Il débute en 1952 des études musicales à l’Université du Michigan, est diplômé en 1956. Contrebassiste virtuose, en raison de sa couleur de peau il ne peut intégrer un orchestre symphonique américain ; il rejoint alors, de 1956 à 1957, l’Orchestre symphonique d’Halifax au Canada, puis de 1958 à 1959, celui de la 7e Armée des États-Unis basé en Allemagne, et enfin retourne au Canada auprès de l’Orchestre philharmonique d’Ottawa jusqu’en 1960. Son vif intérêt pour les recherches en musique électronique le conduit à se rendre en Allemagne à Cologne, afin de pouvoir suivre les travaux de Karlheinz Stockhausen dans les studios de la WDR. Néanmoins, lors des concerts donnés dans l’atelier de Mary Bauermeister, c’est John Cage qui le fascine, dont il interprète, en première mondiale, Cartridge Music. Il fait à cette époque la connaissance de Nam June Paik et de Wolf Vostell, présente ses premières œuvres musicales, Paper Piece, Solo for Double Bass, Variations for Double Bass (où des objets tels que pinces, serre-joints, etc. sont fixés à la contrebasse) qui deviendront des pièces indispensables aux concerts Fluxus. Publie à compte d’auteur un recueil de ses compositions et expérimentations artistiques, Methods and Process, avec l’aide de Daniel Spoerri. En 1962, à Paris il expose avec Robert Filliou, ses Puzzle Poems, collabore à sa « Galerie légitime » (qui tient dans son chapeau), et participe, invité par George Maciunas, aux concerts Fluxus de Wiesbaden et de Copenhague (1963), puis rentre à New York où il occupe un poste de bibliothécaire à la New York Public Library. En 1964,George Maciunas publie Poems in Box et Instruction n° 2, et Patterson crée la performance Lick Piece (femme nue recouverte de crème fouettée à lécher) puis il abandonne progressivement son activité artistique qu’il reprendra en prenant part au Festival Fluxus de Wiesbaden en 1982, célébrant les vingt ans du mouvement, puis à la Biennale de Sao Paulo en 1983. Une exposition personnelle est organisée en 1988 à la Emily Harvey Gallery de New York. Artiste pionnier de l’avant-garde Fluxus, Il ne cesse depuis de performer et d’exposer à travers le monde ; il organise en 2012, les 50 ans de Fluxus, grande rétrospective dans toute la ville de Wiesbaden en Allemagne.

Exposition du 6 janvier au 24 février 2018

No more pink ?

Ben Patterson

 

Remember

Mauro Ghiglione

Ben Patterson

Exposition en collaboration avec

 

 

vue d’exposition © Fr Fernandez

 

 

vue d’exposition © Fr Fernandez

 

 

vue d’exposition © Fr Fernandez

 

 

vue d’exposition © Fr Fernandez

 

vue d’exposition © Fr Fernandez

 

Ben Patterson
Le carnaval des animaux , 2011 figurines, bois, tissu, théâtre. variable

 

 

 

 

Caterina Gualco Eva Vautier

Anne-Laure Wuillai

Anne-Laure Wuillai est née à Versailles le 12 juillet 1987.

 

Distinguant les lignes droites, grilles et quadrillages, elle joue et déjoue des objets disciplinaires: agendas et calendriers, cahiers et bureaux d’écoliers, signalétiques autoroutières et gabarits de bagages aériens…

 

Elle repère puis opère où sévit le contrôle, se mettant en scène, déstructurant les codes de conduite; ainsi traquant les formes fixes et géométriques, les règles aux logiques mathématiques.

 

Son travail frôle une critique sociale déguisée, toujours marchant sur un fil, en équilibre entre poésie et satire, entre innocence et inconvenance.

 

Tendant vers une quasi-immatérialité, si ce n’est celle de la ligne, elle dirige l’art vers l’expérience, explorant, échangeant, posant la transmission comme acte de création. Happée par la ligne d’horizon, le voyage est sa principale inspiration. Souvent sur la route, elle travaille et vit entre Paris et Nice.

 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

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Gilles Miquelis

Gilles Miquelis

Vivre à en crever

« Les clopeurs sont à la croisée du documentaire. Remplis d’aise, pleins d’autosatisfaction, à en devenir inflammables ! Empruntés directement à une peinture du XIX ème, ce sont des visages d’anges, sortis d’un casting de jeunes premiers. 

En les regardant s’entourer avec délectation de multiples volutes de fumée, le “gang des allumés” est l’archétype de l’innocence, de vitalité et d’avenir tout tracé ! 

Ici l’enfant prend manifestement le pouvoir afin sans doute de partir lui-même en fumée… Une sorte de striptease, le récit pictural d’un contemplatif qui donne à voir ce qu’il a dérobé au quotidien, à l’instant x où l’ordinaire se confond avec l’extraordinaire. »

Et ils ne virent plus qu’ils étaient nus…

Comme toujours avec les images, quelles qu’elles soient, il faut reprendre les choses d’un peu loin. Surtout lorsqu’il s’agit d’images peintes, faites de main d’homme. Je ne parle pas des images qui peuplent, involontairement, l’imaginaire des sapiens sapiens, qui habitent ses doux songes éveillés ou ses cauchemars, qui lui rappellent un passé, lui annoncent un futur, lui brouillent le présent, qui le font rêver, s’effrayer, s’exciter, délirer. Encore que… Est-on assuré que tous ces défilés ininterrompus de figures, de tableaux, de scènes, qui occupent notre cerveau, ne doivent rien à ce que des mains d’humains ont déposé depuis la nuit des temps, d’abord sur la paroi des grottes, sur du parchemin, du papier, de la toile, puis sur de la pellicule photographique, sur du film, aujourd’hui sur les écrans numériques de nos caméscopes? C’est un peu le dilemme: oeuf ou poule? Lequel, en premier? Est-ce que ce sont les images de carnages, de massacres, de visages défigurés, telles qu’on les voit quotidiennement sur nos écrans de télévision, qui nous font comprendre Picasso? Ou est-ce Picasso qui nous aide à voir la monstruosité du 2Oè siècle et de celui qui se prépare?

Prendre les choses d’un peu loin, même, et surtout, quand on se trouve devant les dessins et tableaux d’un tout jeune homme, (puisque c’est le cas de Miquelis, qui en est, m’assure-t-on, à ses premières productions graphiques), aide à y voir un peu clair dans le tout-venant de la création contemporaine. Prendre les choses d’un peu loin s’impose quand vous avez devant les yeux la figuration de corps humains, hommes, femmes, ados, adultes, vieillards, fillettes, enfants, et quand ces figures, croquées avec un mélange de tendresse, de cruauté, d’ironie vacharde, de pudique compassion, de réalisme aigu, vous renvoient, pour les confirmer, pour les contredire, pour les affiner, pour les critiquer, à vos propres observations, vos propres visions, vos propres fantasmes, à votre intimité et à votre histoire. En somme, les images de Miquelis, minis reportages à caractère quasi sociologique sur une part importante de notre quotidien spectacle, nous interrogent plus profondément, au-delà du témoignage direct, sur l’essence de l’image, et, disons-le sans trop d’emphase, sur l’essence de l’humain.

La chronique de notre actualité, vous l’avez là, sous les yeux, sans enjolivements, à cru: les plages en été avec leurs bellâtres à casquette, à slibard, rouleurs de mécaniques se grattant la queue, buvant une canette de bière, faisant la roue devant une nénette à poil se dorant au soleil, ou avec un couple de nudistes à gros bides et à grosses miches. Ce n’est pas du Reiser, avec son Gros dégueulasse, le trait de Miquelis ne vise pas la caricature, son registre n’est pas celui du grotesque, même si la volonté satirique est présente, elle ne vise aucune critique sociale, politique, idéologique, morale. Miquelis ne juge pas, il se contente de constater. Vous l’avez aussi, la chronique, avec cette prostituée à grosses fesses celluliteuses, en string, corset et gants noirs, sur la promenade face à la mer, attendant le client; avec cette jeune femme, torse nu, l’air triste, assise dans sa cuisine; avec cette skieuse, rigolarde, descendant à poil une piste; avec cet intello à lunettes pissant dans un bidet; avec cette blonde à monstrueux nibards rappelant ceux de Lolo Ferrari ; avec ce photographe prenant des clichés d’une autre volumineuse blonde; avec ce couple de gays moustachus enlacés; avec cette mi-femme migamine allongée, sexe exhibé, se caressant le sein, sortie de l’imaginaire d’un Egon Schiele; avec ce gros clebs au milieu d’un champ de fleurs; avec ce bébé encore sanguinolent tout juste mis bas; avec toutes ces minettes prenant des poses aguicheuses…

Prendre les choses d’un peu loin, c’est se demander quelle catastrophe est arrivée à notre humaine espèce, à nos corps, à nos âmes, pour en arriver là, à ces images de nous que nous voyons aujourd’hui dans le miroir qu’un artiste nous tend. Je dis nous, car qui oserait prétendre que ces personnages émouvants et ridicules, beaux et moches, poseurs, narcissiques et misérables souvent, ne sont pas une part de nous, une part de cet humain d’après la catastrophe?

Quelle catastrophe? Prenons donc les chosés d’un peu, loin remontons le temps: la dégringolade du Paradis. Ce fichu péché originel, La pomme, le serpent, Ève…Et la biblique conséquence: « Et ils virent qu’ils étaient nus».

Une histoire de la peinture commence alors, effet de la Chute. Soit les descendants du couple originaire, négligeant cette histoire pour eux abracadabrantesque de fruit défendu, de Dieu vengeur en colère, ou l’interprétant à leur façon, se voient bien nus, mais beaux, entiers, pleins, indemnes de la salissure originelle. On a alors ces milliers de corps peints, de Masaccio à Matisse, admirables, peuplant nos musées. Soit une autre lignée d’artistes, enregistrant la culbute originelle des corps et des âmes, voient bien qu’ils sont nus, mais eux se voient blessés, défigurés, abîmés, sabotés, salis, tachés, et sexués, donc divisés, plus entiers, plus pleins, plus enveloppés, protégés par quelque grâce d’avant la Chute. Arrêtonsnous devant Goya, Rembrandt, Toulouse-Lautrec, Schiele, Artaud, de Kooning, Bacon… Arrêtons-nous devant une possible image de nous.

Mais si, par hypothèse, nous étions entrés dans une nouvelle ère de l’histoire de la représentation. Si nous étions dans une post-post catastrophe. Dans d’une sorte de catastrophe au carré. Plus grave que le « Ils virent qu’ils étaient nus «, n’en serions-nous pas aujourd’hui à ce constat: « Et ils ne virent pas qu’ils étaient nus «. Même avec casquettes, slibards, strings, bottes, bas, collants, pantalons, corsages, manteaux, et même nus, carrément nus, ils ne voient plus qu’ils sont nus, que leur corps et leur âme sont nus. Désertés. Privés d’une parole qui vivifie. Peut-être qu’une jeune génération d’artistes, comme celle à laquelle appartient Miquelis, peintres, auteurs de B.D, de vidéos, est en train de rendre compte de cette déréliction qui guette chacun de nous? Sans doute se cherchent-ils encore eux-mêmes, sans doute avancent-ils encore avec des hésitations, des maladresses, en tout cas, il serait dommageable pour les rescapés des catastrophes que nous sommes, de ne pas leur prêter attention.

Jacques Henric

Biographie

Né en 1976, à Nice

Vit et travaille à Nice

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

2017 Galerie Eva Vautier, Nice

2014 Galerie Hélène Jourdan Gassin, Nice

2011 Ragots d’humanité, La conciergerie, dans le cadre de la manifestation « L’art contemporain et la côte d’azur”, Nice

2010 Dimanche, Galerie Sintitulo, Mougins

Galerie Aminiart, Monaco

2009 Galerie Arkos, Clermont-Ferrand

2007 Ailleur, Galerie Norbert Pastor, Nice

2006 Galerie L’atelier, Monaco

Galerie Arkos, Clermond Ferrand

Galerie Aminiart, Monaco

2005 Humanité, Galerie 14, Paris

2004 Galerie Arkos, Clermont Ferrand

Nous autre, Galerie 14, Paris

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2016

Formats raisin, Galerie Martagon, Malaucène

Impression d’atelier, la création contemporaine sur la Côte d’Azur, CIAC, Carros

Art fair Athina, Galerie Laureen Thomas, Athènes, Grèce

2015

Galerie Martagon, Malaucène

A une année lumière, Galerie Eva Vautier, Nice

2014

Dernières acquisitions, MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice

Mur, Mur, Galerie Martagon, Malaucène

Quand même .., Galerie le 22, Nice

Zootropie, Galerie le 22, Nice

Galerie Laureen Thomas, Cagnes sur Mer

Galerie Phillipe Jourdan Gassin, Nice

Formats raisin, Galerie Martagon, Malaucène

2013

Bonjour Monsieur Matisse, rencontre(s), MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice

Art fair Athina, Galerie Laureen Thomas, Athènes, Grèce

Art fair Bruxelles, Galerie Laureen Thomas, Belgique

2012

La menuiserie, Nice

A l’origine Nice, Galerie Malborough, Monaco

2011

Ici Nice, Les Abattoirs Chantier Sang Neuf, Nice

La conciergerie, dans le cadre de la manifestation « L’art contemporain et la côte d’azur », Nice

2010

Group show, Galerie Rdf, Nice

Phase zéro, Galerie Serge Aboukrat, Paris

Galerie Aminiart, Monaco

2009

So feucking french, Soff, Londres, Royaume Uni

Galerie Norbert Pastor, Nice

Galerie Arkos, Clermont Ferrand

Galerie lj Beaubourg, Paris

Art Elysée, Paris

2007

Galerie lj Beaubourg, Paris

Dessine moi un…, Galerie Serge Aboukrat, Paris

Slick, Foire d’art contemporain, Paris

UMAM Union Méditerranéenne d’Art Contemporain, Nice

French touche, Villa Tamaris, la Seyne sur mer

Galerie Arkos, Clermont Ferrand

2006

Galerie Norbert Pastor, Nice

2005

Espace Julio Gonzales, Arceuil

BIBLIOGRAPHIE

2015

Impression d’ateliers, La création contemporaine sur la Côte d’Azur, Patrick Boussu, Jean-Michel Sordello, Michel Franca, volume 2, Edition South Art, Nice, 2015

2014

Biennale UMAM, 65 artistes contemporains du bassin Méditerranéen, Château musée Grimaldi, Cagnes sur Mer, 2014

2013

Bonjour M. Matisse ! Rencontres, Mamac, Ville de Nice, 2013

2012

A l’origine Nice, Malbourough Monaco, 2012

2007

French touche, Villa Tamaris centre d’art, La Seyne-sur-Mer, 2007

La Galerie a le plaisir de vous inviter le 13 janvier à 18h au vernissage des expositions

Gilles Miquelis

Vivre à en crever

« Les clopeurs sont à la croisée du documentaire. Remplis d’aise, pleins d’autosatisfaction, à en devenir inflammables ! Empruntés directement à une peinture du XIX ème, ce sont des visages d’anges, sortis d’un casting de jeunes premiers. 

En les regardant s’entourer avec délectation de multiples volutes de fumée, le “gang des allumés” est l’archétype de l’innocence, de vitalité et d’avenir tout tracé ! 

Ici l’enfant prend manifestement le pouvoir afin sans doute de partir lui-même en fumée… Une sorte de striptease, le récit pictural d’un contemplatif qui donne à voir ce qu’il a dérobé au quotidien, à l’instant x où l’ordinaire se confond avec l’extraordinaire. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exposition Gilles Miquelis

 Nice Exposition Vivre à en crever de Gilles Miquelis à la galerie Eva Vautier 

 

Florian Pugnaire

florien

Florian PUGNAIRE
Exposition “Mechanical Stress” Galerie Eva Vautier 2016

À l’occasion de sa première exposition personnelle chez Eva Vautier, Florian Pugnaire présente une dizaine de sculptures inédites ainsi qu’Agôn, vidéo réalisée en 2016. Diplômé en 2006 de la Villa Arson (Nice), Florian Pugnaire a ensuite poursuivi ses études au Fresnoy (Tourcoing). En parallèle de sa pratique personnelle, il travaille en duo avec David Raffini depuis 2008. Il est résident de La Station (Nice) depuis 2010.

Des allers-retours constants entre sculpture, cinéma et vidéo constituent les principes fondamentaux de sa pratique : les médiums s’y croisent, s’interrogent et se répondent autour de la notion de work in progress. Convoquant les univers de l’atelier et du chantier, Florian Pugnaire s’intéresse aux opérations constitutives de la fabrication.

MECHANICAL STRESS

 

Pauline THYSS

 

De la contrainte mécanique à la narrativité du geste

 

Utilisant des matériaux traditionnellement employés dans la construction (plaques de plâtre, tôle, plomb), il s’intéresse à leurs propriétés physiques, leur résilience, leur rémanence… que l’on mesure grâce à la contrainte mécanique, ou mechanical stress. Cette notion, utilisée en sciences des matériaux, évalue la capacité élastique et plastique d’un élément à absorber des effets de torsion, de tension ou de pression. Florian Pugnaire s’appuie sur certaines spécificités – la souplesse du plomb, la résistance du métal, la fragilité des plaques de plâtre – auxquelles il impose une force de travail pouvant parfois mener les matériaux jusqu’à leur point de rupture. Pour cela, l’artiste fait appel à des outils mécaniques comme des sangles, des treuils, des palans et des vérins hydrauliques qui font parfois partie intégrante de l’œuvre. Cet outillage est détourné de son application ordinaire pour opérer des contraintes et des déformations, créant un vocabulaire plastique dont l’esthétique industrielle, ici tourmentée, tend vers l’effondrement, la ruine, la dégradation…

 

Les œuvres de Florian Pugnaire seraient des vestiges du combat qu’il mène avec la matière, car il considère l’atelier comme le lieu où il s’exerce à la bataille de l’art : il y affronte les éléments dans une lutte où chaque round éprouve leurs capacités physiques respectives. Son approche de la sculpture est donc fondamentalement définie par une dimension performative, caractérisée par l’action et l’implication du corps. En cela ses sculptures sont des œuvres haptiques : le toucher et la perception de soi dans l’environnement sont au centre de son processus. Si dans sa pratique en duo avec David Raffini, il explore le champ sculptural via des installations monumentales ou des « œuvres-événements », il produit individuellement des œuvres à échelle plus humaine. La question du processus est toutefois au centre de ces deux pratiques, que nous pourrions nommer action-sculpture ¹: tout comme dans l’action-painting, le geste est ici plus important que le résultat.

Il y a dans sa pratique une forme d’indétermination puisque l’expérience dirige le processus : ses sculptures sont à la fois reproductibles (une fois leur procédé de fabrication étant établi) et singulières, car elles sont à chaque fois le résultat d’une action unique. Dans cette perspective, la pratique de Florian Pugnaire s’inscrit dans la théorie de l’Anti-form ² défendue par Robert Morris et regroupant des artistes comme Eva Hesse, Bruce Nauman ou Barry Flanagan : pour produire ses œuvres, il ne recherche pas une figure précise mais trouve sa forme en manipulant la matière. Des accointances formelles avec l’œuvre d’Eva Hesse sont par ailleurs parfois flagrantes : ses tôles contraintes par un cadre métallique (Sans titre, 2016) font écho à Aught (1968), pièce composée de bâche plastique maintenue au mur par un cadre en scotch. Mais son approche combative du processus l’éloigne des œuvres douces de l’Anti-form : ses sculptures sont dynamiques, visuellement parfois violentes, voire violentées.

 

 Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016


Sans titre 2016 -aluminium poli, acier inoxydable aluminium laqué, acier inoxydable

 

Florian Pugnaire propose donc des potentialités formelles plus que des formes déterminées : il fige le matériau dans un état donné à un instant « T », empirique et décisif. Ce procédé produit des arrêts sur image qui génèrent des formes reconnaissables (un sac de frappe, un drapeau) ou des instantanés (pliage, torsion, compression). Pour exemple, sa série de sculptures en plomb (2016) : l’artiste utilise une même quantité de matière – des feuilles de 60 x 90 x 0,1 cm – qu’il travaille pour obtenir cinq variations. Un nœud dense et tortueux se déploie peu à peu pour devenir un drapé aérien, semblant flotter avec légèreté. La forme évolue donc d’un geste simple, la torsion maximale d’une feuille (le nœud) à la création d’une image, un drapeau érigé. La déconstruction du mouvement, presque chronophotographique, produit ici visuellement l’idée d’une durée. Sorte de timeline présentant différentes potentialités formelles, elle produit un récit plastique, une narration silencieuse. Elle nous renvoie à une histoire du geste sculptural, allant du drapé classique jusqu’à Hand Catching Lead de Richard Serra (1968).

 

Nœud, drapé, drapeau, 2016 plomb

Nœud, drapé, drapeau 2016, plomb

 

Dans d’autres œuvres, cette narrativité est plutôt suggérée, mais la forme contient toujours une analepse (ou flash-forward) dans son mouvement : le socle de Constriction (2016) est potentiellement totalement détruit, la tôle de Traverse (2016) pourrait traverser complètement la cloison, le sac de frappe de Sans titre (2016) n’être plus qu’une masse informe… En d’autres termes, la forme contient toujours l’anticipation de sa destruction totale et irréversible. Cette temporalité s’appuie donc sur l’entropie de la matière, qui tend naturellement vers un état de désorganisation et sur le geste, grâce auquel l’artiste maintient cette disposition au chaos dans un état transitoire.

 

Florian PUGNAIRE

Traverse 2016, acier inoxydable, treuil, câble

 

D’autre part, ce récit plastique contient deux formes de prolepse (ou flash-back). Une mémoire historique qui se traduit par des références artistiques parfois antagonistes (la sculpture grecque rencontre le minimalisme, le ready-made joue avec l’art processuel…) et une réminiscence beaucoup plus spécifique, celle du temps d’élaboration. Ce passé, habituellement invisible dans une œuvre achevée, nous renvoie indirectement à l’espace de l’atelier et aux innombrables potentialités d’un travail en devenir : « Je porte une attention particulière à la notion d’atelier comme lieu de la pratique, mais aussi comme lieu de fiction, un entre-deux où la finalité du travail n’est pas encore définie et où tout peut encore être inventé ou modifié.³ »

 

La mise en fiction du processus : vidéo et cinéma

Dès sa troisième année d’études à la Villa Arson, Florian Pugnaire a documenté ses gestes sous forme de films. Tout d’abord pensées comme des archives, ces vidéos se sont rapidement affranchies de ce statut pour devenir des œuvres à part entière. L’influence de Bruce Nauman fut alors importante, notamment ses vidéos de la fin des années soixante dans lesquelles l’artiste se met en scène dans l’atelier, exécutant un geste simple et répétitif (marcher, tenir en équilibre sur un pied, rebondir sur un mur…). Ces gestes élémentaires expérimentés sous la forme d’actions filmées, non sans lien avec l’activité de danseurs tels que Merce Cunningham et Trisha Brown ou le théâtre de Brecht, permettent à Nauman d’éprouver des modalités : celles du corps intervenant dans le temps et l’espace, celles des limites de pertinence d’une action, voire celles du corps comme matériau premier de l’œuvre.

 

Sa première vidéo avait pour but de documenter la réalisation d’une sculpture : dans Dialogue avec la sculpture (2004), on le voit façonner à coups de poings un sac de frappe en tôle d’aluminium pendant trois minutes. Conscient de la dimension performative de son action, il s’est filmé sous trois angles différents de manière à obtenir une vision complète. Il raconte : « C’est en important les médias depuis les trois cassettes que j’ai compris l’impact du montage : mes trois caméras étaient non seulement autour de l’objet, mais cadraient trois valeurs de plans différentes, ce qui donnait, avec le bon rythme, une allure dynamique à l’action. Alors que mon intention était de réaliser une sculpture de manière performative et de documenter le processus, j’ai réalisé que l’archive que j’avais produite faisait partie intégrante de l’œuvre dans sa totalité.4 » De cette volonté initiale de témoigner a donc découlé une réflexion sur le médium vidéo lui-même, amenant l’artiste à le penser en fonction de ses caractéristiques propres ; au fil du temps, la prise de vue, le cadrage, l’étalonnage, le son et le montage de ses films se sont perfectionnés et donnent aujourd’hui à ses œuvres une dimension véritablement cinématographique.

 

Les problématiques qu’il aborde dans ses vidéos sont les mêmes qu’en sculpture : il y interroge les procédés de fabrication de l’œuvre en mettant en scène des contraintes, des transformations, des destructions… On y retrouve une esthétique du chantier et de l’atelier ainsi qu’un même vocabulaire plastique (le métal, le plâtre, les palans, les sangles…). Mais, en dévoilant la phase processuelle dans la durée et non plus seulement dans l’espace, Florian Pugnaire la transforme en une expérience fictionnelle. Ici, la narrativité de l’œuvre ne repose plus seulement sur l’entropie de la matière et sur le geste puisque l’image en mouvement induit une temporalité per se. Souvent accompagnées d’installations issues du décor du film, ses vidéos questionnent de manière complexe le temps créatif en le distordant : analepses et prolepses se chevauchent, brouillant la linéarité du récit ; le travail se renouvelle continuellement entre construction, destruction et reconstitution.

 

S’il s’attache dans ses premières œuvres vidéos à archiver l’activation d’une sculpture processuelle, Florian Pugnaire autonomise rapidement le geste pour produire des mouvements semblant induits par le processus lui-même, sans intervention humaine. Se déroulant dans des espaces indéterminés, entre la friche, l’atelier et le white cube, ses vidéos déroulent le geste processuel pour créer des réactions en chaîne : le décor s’autodétruit et les matériaux deviennent acteurs de catastrophes pyrotechniques et mécaniques spectaculaires. Et lorsque le corps revient en jeu, comme dans Stunt Lab (2009) ou Agôn (2016), il semble subir cette même force extraordinaire : les gestes sont destructeurs et les organismes sont aussi maltraités que les matériaux qui les entourent. En regardant ses films, nous pensons à Der Lauf der Dinge (Le cours des choses, 1987) de Peter Fischli et David Weiss, à Water Boots (1986) de Roman Signer ou One Minute Sculptures (1997-1998) de Erwin Wurm : sculptures provisoires, reposant sur un équilibre précaire, laissant en suspens ou activant une catastrophe imminente et programmée, elles remettent en jeu, avec une intensité dramatique dérisoire, les fondamentaux de la pratique sculpturale comme forme déterminée et immobile.

 

Mais les films de Florian Pugnaire portent en eux une gravité étrangère à ces œuvres : nimbés d’une atmosphère étrange, parfois cauchemardesque, ils nous renvoient au film fantastique. Dans Paramnésis (2011), nous observons une succession d’événements se dérouler au travers de différents espaces, au départ immaculés et circonscrits puis de plus en plus sales et indéterminés. Plusieurs réactions mécaniques ont lieu : impacts, écoulements, absorptions. L’atmosphère devient malsaine, inquiétante : de l’acétone coule sur du polystyrène, qui en fondant crée des fils noirâtres, évoquant Alien (1979) de Ridley Scott ; une tôle s’enfonce dans un mur pour laisser un trou béant, noir comme le néant… « Dans l’espace, personne ne vous entendra crier », semblent nous dire ces pauvres matériaux torturés.

 

Les œuvres qu’il réalise avec David Raffini ont quant à elles quelque chose de plus romanesque. Leurs vidéos, dont les personnages principaux sont généralement des véhicules (tractopelle, camionnette, voiture) sont les sujets d’une poétique de la métamorphose, menant la fiction processuelle vers la fantasmagorie. De ces vidéos sont issues des sculptures réalisées à partir de ces engins : jouant d’une ellipse entre temps cinématographique et réel, ces œuvres souvent violentes – le tractopelle de In Fine se replie sur lui-même, le camion d’Energie Sombre est démembrénous renvoient à la fiction de leur fabrication. Le récit filmé de leur métamorphose s’inscrit tout à la fois dans le réel (les effets sont mécaniques et non pas numériques) et dans le mythe : nous traversons avec eux des friches et des plaines abandonnées, nous compatissons face aux inéluctables transformations qu’ils subissent pour finir par leur conférer une dimension anthropomorphique et ontologique. « Dans Energie sombre, ou dans In fine, les engins mécaniques sont montrés à la fois comme des « utilitaires » et fantasmatiquement glorifiés, humains et extra-humains. (…) Ainsi ces machines mécaniques sont-elles associées à l’idée d’ancestralité quasi mythique en même temps qu’elles sont métaphoriques de l’« homo faber », cette définition de l’homme à jamais agité, à jamais pris du désir de fabriquer – et en conséquence, de transformer son environnement.5 » Nous pensons alors à Christine, livre de Stephen King publié en 1983 et adapté par John Carpenter la même année, ou à Crash ! de Ballard (1973), adapté par David Cronenberg en 1996 : la machine devient mortelle, élevée en symbole de la condition humaine et vecteur de notre propre perte.

 

Agôn (2016) serait la somme de toutes ces réflexions et il s’agit de l’œuvre la plus syncrétique de Florian Pugnaire. Nous y voyons deux combattants s’affronter, prisonniers d’une boucle atemporelle. Le décor s’anime et se métamorphose autour d’eux pour finalement s’autodétruire : emportés dans cette scénographie en perpétuelle mutation, les acteurs semblent absorbés par la violence de leur propre action, presque indifférents aux réactions brutales qui les entourent.

 

Florian PUGNAIRE

Vue d’exposition Film Agôn 2016

 

Ici encore, Florian Pugnaire nous parle du processus et Agôn est certainement un film de sculpture ; cependant, c’est également une œuvre véritablement cinématographique. Le fil narratif s’appuie sur une réaction en chaîne nous menant dans une succession d’espaces dans lesquels se déploie le combat. Le montage alterne entre plans rapprochés sur l’action des deux protagonistes et des plans elliptiques dévoilant l’ampleur du décor, créant des variations de rythme dynamiques. Le son amène une atmosphère fantastique tout en rendant compte de l’aspect réaliste du combat. Proche des corps, il se focalise sur les impacts et l’emballement du souffle tout en évoluant en fonction des changements d’espaces, rappelant par moments l’inquiétant Polymorphia (1961) de Krzysztof Penderecki, utilisée par William Friedkin dans The Exorcist (1973) et par Stanley Kubrick dans The Shining (1980). Cette atmosphère angoissante se greffe à l’esthétique de l’atelier : la construction et la déconstruction du décor témoigne d’un processus mettant en jeu le faire, le défaire, le geste, la gestation, la sculpture en devenir.

Réalisé avec les techniques professionnelles de l’industrie du film, Agôn est donc une vidéo d’art dans laquelle le cinéma est à la fois intégré comme référence et comme forme. Les influences de Florian Pugnaire sont ici variées mais appartiennent toutes au cinéma de genre : films d’arts martiaux (allant du Chanbara d’Akira Kurosawa au cinéma de Hong-Kong de John Woo), cinéma fantastique et de science-fiction (Tobe Hooper, David Cronenberg, Stanley Kubrick)… En s’appuyant sur ce répertoire, l’artiste se permet une incursion dans le divertissement, menant ses problématiques esthétiques vers le spectaculaire. Nous en prenons effectivement plein les yeux et nous ressortons de la projection en fantasmant un improbable remake de Le Cours des Choses de Fischli & Weiss par John Carpenter.

 

Florian Pugnaire

Film  Agôn  2016

 

Agôn n’a toutefois rien à voir avec les productions hollywoodiennes : pour Florian Pugnaire, la fiction artistique se doit de comprendre la manière dont l’industrie de l’image génère des codes de représentation afin de les détourner et de créer des formes alternatives. « Depuis Greenberg se sont engouffrés dans nos canaux récepteurs le flux des images mondialisées, les exploits mis en ligne, les répliques sans fin des productions de l’entertainment. Le jeu et la fiction sont désormais inclus dans l’autoréflexion de l’art. Et contrairement au divertissement, la fiction artistique n’a pas pour but d’hypnotiser le spectateur, quand bien même elle le laisserait s’y absorber son content.6 » Dans Agôn, le spectaculaire se joue du spectacle, l’artifice est déjoué par la mise en scène réelle et performative de l’action, et la violence pose un axe de réflexion sur la nature humaine.

 

Car si Florian Pugnaire utilise certains mécanismes du cinéma hollywoodien, il en écarte la vision manichéenne. Le combat, à l’image du terme Agôn et de sa polysémie 7, propose plusieurs pistes de lecture. D’un point de vue narratif, il est absurde : nous ne saurons jamais pourquoi ces deux adversaires tiennent autant à s’annihiler mutuellement et nous ne connaîtrons jamais leur histoire. L’absence de contexte transforme l’expérience filmique en une exploration visuelle et sensorielle puissante, qui s’imprime sur nos rétines et nous poursuit longtemps. L’atmosphère, toute de ruines et de brumes, nous rappelle par moments la Zone de Stalker (1980, Tarkovski) : l’espace physique devient mental et le combat se teinte alors d’une dimension ontologique, voire métaphysique. Entre instincts de vie et de mort, Agôn nous rappelle la vanité de notre existence et notre volonté, irrationnelle et essentielle, de la dépasser.

 

Comme disait Kubrick : « Un film est – ou devrait-être – beaucoup plus proche de la musique que du roman. Il doit être une suite de sentiments et d’atmosphères. Le thème et tout ce qui est à l’arrière-plan des émotions qu’il charrie, la signification de l’œuvre, tout cela doit venir plus tard. Vous quittez la salle et, peut-être le lendemain, peut-être une semaine plus tard, peut-être sans que vous vous en rendiez compte, vous acquérez quelque chose qui est ce que le cinéaste s’est efforcé de vous dire.8 »

 

Pauline Thyss, Septembre 2016

 

[1] Claire Moulène, dans l’article Action Sculpture paru dans Code 2.0 à l’automne 2010, définit ainsi la pratique de Florian Pugnaire et David Raffini.
[2] Article paru dans Artforum (VI, n° 8) en avril 1968 dans lequel Robert Morris, s’opposant au minimalisme, défend un processus selon lequel l’artiste délègue le choix artistique et le geste à la matière. Cet article recense, depuis Jackson Pollock et Morris Louis, les expressions américaines de ce processus qui « laisse parler » la matière, la gravité et le hasard.
[3] Florian Pugnaire, à propos de Stunt Lab, 2010
[4] Entretien, Pauline Thyss et Florian Pugnaire, 2016
[5] Sylvie Coëllier, Energie sombre : chronique d’une fin annoncée, in catalogue Énergie sombre, Musée national Pablo Picasso, 2014
[6] Sylvie Coëllier, Pugnaces et raffinés – Florian Pugnaire et David Raffini : une épopée des moteurs, 2013.
[7] La généalogie du terme Agôn remonte aux textes de la Grèce antique et révèle, depuis son origine, de nombreux glissements de sens. Il apparaît dans l’Iliade, pour décrire l’assemblée témoin de l’instauration des jeux funéraires, avant d’évoluer dans l’Odyssée pour désigner l’arène dans laquelle se déroulent les tournois. Il s’étend ensuite pour définir les jeux panhelléniques, puis certaines de leurs spécificités liées à la notion de combat, telles la compétition, la lutte, la rivalité. Finalement, Agôn peut désigner le lieu du combat comme le combat lui-même, la combativité et, par extension, la joute judiciaire ou verbale, le débat dialectique, la dispute théâtrale…
[8] Propos de Stanley Kubrick recueillis par Peter Lyon pour la revue Holiday (février 1964)
Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Sans titre, 2016
Acier inoxydable, treuil, câble
100 x 166 x 26 cm


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016 Projection "Agôn"

Projection Agôn, 2016


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Traverse, 2016
acier inoxydable, sangle


Florian PUGNAIRE

Noeud, drap, drapeau, 2016
plomb


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Meurtrière III, 2016
BA13, sangle, peinture blanche, liant caparol
90 x 250 cm


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Sans titre, 2016
bouteille de gaz, chaîne galvanisée, peinture aérosol
170 x 30 x 30 cm


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Tôle sanglée, 2016
acier inoxydable, sangle
165 x 90 x 100 cm


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Traverse, 2016
acier inoxydable, sangle


Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Traverse, 2016
acier inoxydable, sangle


Florian PUGNAIRE Meurtrière 2016 Plaque de plâtre cartonnée, sangle d'arrimage 74x37cm édition 25 exemplaires Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Meurtrière 2016
Plaque de plâtre cartonnée, sangle d’arrimage
74x37cm
édition

Florian Pugnaire est né en 1980,
Vit et travaille à Nice et Paris.

 

Expositions personnelles

 

2016
Mechanical Stress, Galerie Eva Vautier, Nice
Show me, Galerie Torri, Paris
Florian Pugnaire & David Raffini, Prix Ricard

 

2015
Florian Pugnaire et David Raffini, Centre Georges Pompidou, Paris

 

2014
Le coefficient de Poisson, Le Patio, La Maison Rouge, Paris *

 

2013
Chjami rispondi, Galerie Torri, Paris *
Energie Sombre, Musée Picasso, Antibes *
Matières temps, Centre d’art contemporain Les églises, Chelles *
Fondre Battre Briser, Centre d’art Le Pavillon Blanc, Colombiers *

 

2012
III, Centre culturel Una Volta, Bastia *

 

2011
Amnesia, Espace contemporain Domaine Orenga, Patrimonio
Glissements, Le Dojo, Nice *
Paris – Berlin 2011, Galerie Carlier I Gebauer, Berlin *

 

2010
Hors Gabarit, Galerie Torri, Paris *
In Fine, Palais de Tokyo, Paris *
E figura si l’isula, fantasy island, FRAC

 

2009
Expanded-Crash, Villa Arson, Centre d’art, Nice *
Expanded-Crash, Module 2, Palais de Tokyo, Paris *

 

Expositions Collectives

 

2015
Sphère, Galleria Continua, Les Moulins, Boissy-le-Châtel *
L’ordre des lucioles, Fondation d’Entreprise Ricard, Paris *
GAS Station – Part 2, Gagliardi Art System, Turin
Chercher le garçon (curated by Franc Lamy), MACVAL, Vitry-sur-Seine *
Energie sombre, Artemovendo, Porto Alegre, Brésil
Energie sombre, ArtVilnius, Vilnius, Lituanie
Energie sombre, Athens Digital Arts festival, Athènes, Grèce
Videonale 15, Bonn, Allemagne

 

2014
Shit and Die, Palazzo Cavour, Turin, Italie *
Energie Sombre, Biennale de Belleville, Paris *

 

2013
Saison 17, La Station au Lieu Commun, Espace d’Art Contemporain, Toulouse
Boîte en valise, Institut Français, Exposition itinérante *
Sans matières ajoutées, Centre National Edition Art Image, Chatou
Entrée libre mais non obligatoire, Villa Arson, Centre d’art, Nice
Polkapalace, Musée Municipal d’Art et d’Histoire de Bastia, Bastia *
Réinventer le monde, Sala Rekalde, Bilbao, Espagne

 

2012
First Shanghai Sculpture Project, Shanghai Art Institute, Chine * Sunshine and Precipitation, La Station au Catalyst Arts, Belfast, Irelande * Texture/Material (Berlin Paris 2012), KLEMM’S Gallery, Berlin, Allemagne * Les feux de l’amour, FRAC Aquitaine, Bordeaux
Paper, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice
New Abstract Generation, Le Box, Fonds M-ARCO, Marseille *

 

2011
La Fabrique Sonore, Domaine Pommery, Reims *
Art-o-rama, Friche Belle de Mai, Marseille
Focus, Parcours associé de la Biennale de Lyon, Vienne *
Programme video, Module 1, Palais de Tokyo, Paris
Collectionneurs en Situation, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux *
La Sculpture Autrement, Ecoparc ACCA, Mougins *
Que Sera, Sera…, La Station au CAN, Neuchâtel, Suisse
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blanc, CAPC, Bordeaux

 

2010
Dynasty, Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris *
Reset, Fondation d’entreprise Ricard, Paris

 

2009
Kit Invite n°2, Paris *
Points, Lignes et Plans Séquences, Galerie des musées, Toulon
II, RDF Galerie, Nice

 

2008
Home Cinema, Traffic, Lausanne, Suisse
Panorama 9-10, Le Fresnoy, Tourcoing

 

2007
Temps d’images, La ferme du Buisson, Noisiel
Panorama 8, le Fresnoy, Tourcoing

 

2006
L’égosysteme, le Confort Moderne, Poitiers
Liste 09, Villa Arson, Centre d’art, Nice
Génération 2006, Galerie de la Marine, Nice

 

Distinctions

2015
Prix de la Fondation Ricard, Paris
Videonale Audience Award of KfW Stiftung, Bonn, Allemagne
2014
Prix des Amis de la Maison Rouge, Paris

 

Formations

2008
Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing
2007
Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, La Villa Arson, Nice

Avec David Raffini *

Collections Publiques 

Centre Georges Pompidou, Paris

Frac Aquitaine

http://documentsdartistes.org/artistes/pugnaire-raffini/repro.html

http://documentsdartistes.org/artistes/pugnaire-raffini/repro.html

 

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/caXkgze/r4ykGj7

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/caXkgze/r4ykGj7

MECHANICAL STRESS

 

FLORIAN PUGNAIRE

 

24 septembre – 31 décembre 2016

 

+ d’informations

Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition

 

 

Vue d'exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition

 

 

Vue d'exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition

 

 

Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition

 

 

Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016

Vue d’exposition

Article de presse de Florian Pugnaire paru dans le numéro 260 du magazine de La Strada du 26 Septembre au 9 Octobre 2016

Article de presse sur Florian Pugnaire paru dans le n° 260 du magazine La Strada du 26 Septembre au 9 Octobre 2016

 

 

Article de presse sur l’exposition MECHANICAL STRESS paru dans le n°866 du magazine Tribune le vendredi 21 Octobre 2016

Article de presse sur Florian Pugnaire paru dans le n°866 du magazine Tribune Bulletin Côte d’Azur le vendredi 21 Octobre 2016

 

Article sur l’exposition MECHANICAL STRESS de Florian Pugnaire publié sur le blog Chez Lola Gassin le lundi 14 Novembre 2016.

Article sur l’exposition MECHANICAL STRESS de Florian Pugnaire publié sur le blog Chez Lola Gassin le lundi 14 Novembre 2016.

 

 

 

 

Agnès Vitani

 Agnès Vitani

Agnès Vitani prélève, consume, recompose, étire et reforme des éléments et des matériaux qui dans l’intrigue de ses démarches, recouvrent des identités autrement présumées. Consommée, la matière est réhabilitée, vécue, banalisée ou marginalisée. Ces adjectifs ne sont pas concurrents selon le point de vue que nous lui portons.

L’analyse de la matière est une donnée constante de l’activité d’Agnès Vitani : de là découle la plus grande Barbapapa inconsommable : Barbe Bleue. Nébulante, déclinaison des couleurs de feutres et effilochement des peluches se déploient dans un gonflement magique

(Oz ?). J’aime particulièrement les Rochers. Blue Jean (David Bowie ?), Bleu de travail (Denim ?), Indigo (L’habitat originel de l’indigotier reste cependant inconnu : en Inde, la plante est cultivée depuis plus de quatre mille ans.)…

Les Rochers d’Agnès Vitani ressemblent à des coussins maritimes ou à des pas japonais ; mousses synthétiques recouvertes de toile denim usagées, tachetées de peinture, re-marques « quasi » emblématiques du peintre sur son vêtement. Les objets sont posés dans l’espace et comme ses autres œuvres, c’est à la lumière qu’ils s’exposent particulièrement. Sauter d’un rocher à l’autre, puis s’y étaler…

Enfin, revenons à « l’esprit » de sédimentation qui traverse toute l’œuvre d’Agnès Vitani : les « savons », ses derniers travaux portent l’énigme domestique de cette variation expérimentée de la couleur au travers d’une chimie observée, testée. Un charme oui, le sens de la construction d’une œuvre qui s’expose dans son processus avant même d’être exposée. On dirait une Opale…

La terre à de nouveau tremblé à Los Angeles. Un séisme de magnitude 5,1 s’est produit, samedi 29 mars, dans la banlieue de la ville. La secousse a été ressentie dans une grande partie du sud de la Californie, dans le sud-ouest des Etats-Unis. Ce tremblement de terre est survenu douze jours après une autre secousse de magnitude 4,4 qui avait réveillé les habitants de la mégalopole le 17 mars.**

Aussi, cet ensemble de ballons « de football » forme une ethnie dont aucun recouvrement similaire ni signe extérieur -excepté leurs formats et leurs « 32 faces* »- ne permettrait de les reconnaître. Ces bijoux excentriques, marginaux si l’on s’attache à la sportivité de leurs origines occupent avec délicatesse l’espace qu’aucune sculpture ne peut revendiquer.

* Géométriquement, le ballon à 32 panneaux peut être décrit comme un icosaèdre tronqué soit un polyèdre semi-régulier possédant 60 sommets et 32 faces, 20 hexagonales et 12 pentagonales, dont les arêtes ont toutes la même longueur.

Ingrid Luche

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Agnès vitani, “Rochers,2013”, dimensions variables, techniques mixtes

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Agnès vitani, “Pointes de flèches”, 2013, 46 x 30 x 0.6 cm, feutres, bois

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Agnès vitani, “Barbe à papa 3”, 2014, 60 x 40 cm, feutres, ballon de foot

– 

 

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Agnès vitani, “Bouton masque”, 2014, 40 x 40  cm,
feutres et polystyrène, 40 x 40  cm

 

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Agnès vitani, ‘Sans Titre’, 2013, dimensions variables,
savons et feutres

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

2000

Atelier d’art contemporain, MAMAC, Nice

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2013

Supervues, Hôtel Burrhus, Vaison La Romaine

 

2012

Le cerveau, Espace à débattre, Nice

 

2011

J’aime les femmes et je le prouve, Espace à débattre, Nice 2007 Cabinet démocratique, South Art et le Labo, Villa Caméline, Nice

 

2006

Parcours Art contemporain, commissariat Anne Sechet, Haut de Cagnes Cabinet névrotique, South Art et le Labo, Villa Cameline, Nice

 

2005

Troisième République deuxième round premier raout, La Station, La Colle sur Loup Cabinet érotique, South aAt et le Labo, Villa Caméline, Nice

 

2002

C’est pas joli joli, La Station, Institut culturel français,Turin, Italie Jolie attaque pour perdre, sur une proposition de Ben, La Station, Espace de arts,

Colomiers Co incident, Maison des artistes, Cagnes sur mer 2000 Y’a pas le feu, Le LAC, Centre d’art, Sigean 1998 Surplus, La Station, Nice 1995 Nice By night 2, Nice

 

AUTRES PRODUCTIONS, AIDES, ACQUISITIONS, CATALOGUES

 

2000

Aide individuelle à la création, Drac Paca

 

2006

Parcours Art contemporain, Edition de la Ville de Cagnes- sur-Mer, 2004 La Station hors ses murs, édition Ulisse & Calipso, Naples

 

2002

Catalogue de l’Espace des arts, Colomiers

 

ARTICLES DE PRESSE, DE REVUES

 

2000

La jeune création au LAC, Beaux Arts Magazine n° 198,

En suspens
Exposition du 13 mai au 14 juin 2014
Vernissage le 9 mai 2014

Pauline Brun, Alice Guittard, Charlotte Pringuey-Cessac, Agnès Vitani

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Exposition En Suspens à la Galerie Eva vautier

Simone Simon

Simon Simon

 

La disparition de la figure

 

SIMONE… SIMON…


En ce début d’après-midi qui annonce une Côte que nous aimons tant et que nous retrouvons enfin, après ces quelques mois de barbarie, cette Côte si joliment nommée par Stephen Liégeard, d’azur, je regarde, interlope, ce visage -celui de Simone Simon- alors que nous sommes tous les deux assis, côte à côte, sur le canapé en skaï orange de mon bureau. Pour tout dire, c’est elle qui se tourne vers moi et me regarde. Ses épaules étroites, tout son buste, ses jambes l’une contre l’autre avec ses mains posées délicatement dessus, tout son corps se fixe comme « objectif » de me regarder et pas seulement. Elle me voit. Sait-elle qu’intérieurement, je m’amuse de ce nom qui transpire d’ambiguïté ? Je m’interroge doublement. Qui est cette femme ?

Nous nous sommes donné rendez-vous pour que j’écrive un texte sur elle, sur son travail.

Comme tout le monde, je la croise régulièrement lors de vernissages. Nous nous saluons et conversons des œuvres exposées, des artistes, de tout, de rien. Finalement, je me rends compte qu’elle est une inconnue pour moi.

Elle est venue avec une poche de plastique contenant un book. Et, comme s’il était inutile, m’en montre le contenu rapidement, tournant les pages avec une certaine gêne, presque pressée de se débarrasser de cette formalité qui, moi aussi, m’embarrasse. Je déteste ces moments. Très vite son sourire prend le dessus. Elle me parle… des autres.

Ce que je connais le mieux d’elle ? Ce sont quelques photographies aperçues à la galerie d’Eva Vautier. Des photographies rigoureuses qui, sur le moment m’ont semblées distancées, presque froides, des photographies d’architectures prises dans des pays de l’Est, je crois. Des photographies de petit format aux prix modestes qui m’ont convaincu, sans que je sache vraiment pourquoi. Elle me parle de ce travail. Je suis absent, je ne l’écoute qu’à peine, je la regarde et, à mon tour, je la vois.

Je comprends maintenant. Ce que j’avais identifié comme de la distance un peu froide, n’est qu’honnêteté, sincérité, pudeur et… interdits.

Elle s’interdit toute forme de corruption, elle qui travailla un temps pour la presse de mode. Elle s’interdit toute ambition égocentrique, elle qui aujourd’hui n’ose se dire artiste. Elle s’interdit toute forme de grandiloquence, elle qui se consacre au seul plaisir de photographier. Elle s’interdit de parler d’elle, elle qui ne cesse de s’intéresser aux autres.

Cette honnêteté, cette sincérité, cette pudeur sont véritablement le matériau avec lequel elle œuvre, en plus, bien évidemment, de son appareil photographique.

Si je ne devais citer qu’un travail, ou plutôt qu’un projet, puisque c’est ainsi qu’elle considère sa manière d’opérer, ce serait certainement celui réalisé à Nice en 2007/2008 Les Portes Du Saint-Pierre. Un projet, des rencontres, des témoignages, des paroles de femmes sur leur cité où elle a, avec une étonnante acuité et une justesse remarquable, non seulement témoigné du quotidien des femmes de cette banlieue mais véritablement fait œuvre. Comme à chaque fois, ce projet a fait l’objet d’une publication, d’une modestie trompeuse.


Comme dans Boxing Club, un court métrage réalisé plus tôt en 2006 ou bien encore dans le projet Ne regardez pas le renard passer, celui qui l’occupe aujourd’hui et qu’elle me présente avec un enthousiasme réfléchi. C’est l’humain qui est au cœur de ses préoccupations parfois jusqu’à l’absence comme sur ces photographies repérées chez Eva Vautier.
A la fin de notre entretien et alors que la lumière s’atténue doucement, je raccompagne jusqu’au portail cette petite silhouette, si lumineuse en cette fin d’après-midi. Comme le temps peut passer vite. J’en ai oublié Simon… et n’ose lui dire que je la trouve magnifique, que son travail me touche et que j’aurais tant de plaisir à écrire quelques mots sur Simone.

 

Yves Peltier

Ambleteuse nord pas de Calais 2006 Ambleteuse Nord-Pas-de-Calais , 2006
Tirage sur papier “fine art by” hahnemühle, 130 x 103 cm

lituanie Utena 2012 - copie

Lituanie Utena , 2012,
Tirage argentique, marouflé. Signé, daté, titré au dos, 29 x 45 cm

 –Grau du roi

Grau-du-roi. Gard, 2012
Tirage argentique, marouflé. Signé, daté, titré au dos, 53 x 80 cm

Cité de Murcia– 

Cité de Murcia, zone résidentielle Nueva Condomina , 2013
Tirage sur papier “fine art by” hahnemühle,  30 x 30 cm

 –

la manga del mar menor (Murcia) 2013 - copieLa manga del mar menor (Murcia) , 2013
Tirage sur papier “fine art by” hahnemühle, 29 x 45 cm

 –

lettonie Daugavpils 2012b - copie 2Lettonie Daugavpils , 2012,
Tirage argentique, marouflé,  36 x 50 cm

COLLECTION PUBLIQUES ET PRIVEES

 

2014 La Manga Del Mar (MURCIA), photographie N/B (1/5 tirages numériques), série Ainsi Va La Lumière, collection privée

Ambleteuse et Wimereux 2 photographies (EA), série Ainsi Va La Lumière, collection privée

2013 Nu Sans Tête, photographie N/B (1/5 tirages numériques), Musée de la Photographie, Mougins

2012-2013 L’Art À L’Abattoir, vidéo co/réalisé avec Eric Antolinos Archivée à la médiathèque du MAMAC, Nice

Cabines de Bains BERG, photographie (1/5 tirages numériques), collection privée 2012 Sans Titre, photographie (1/5 tirages numériques), édition Les Portes Du Saint Pierre,

collection privée
2011 One, photographie (1/7 tirages numériques), série Nieuwpoort, collection privée

One, photographie (2/7 tirages numériques), série Nieuwpoort, collection privée Bleu 2, photographie (1/7 tirages numériques), série Nieuwpoort, collection privée Charleroi Tuyaux, photographie (1/7 tirages numériques), collection privée

2010 Charleroi Box, digigraphie (1/5 tirages numériques), collection privée
Charleroi Metro 1, digigraphie (1/5 tirages numériques), collection privée
Wimereux, photographie (1 et 2/ 5 tirages numériques), série Voyage En Diagonale 2002003, collection privée

2009 Les portes Du Saint Pierre, Paroles De Femmes Dans Leur Cité, livre de photographies aux éditions Le Passager Clandestin

Archivé au Musée National de l’Histoire de l’Immigration, Paris
2008 Boxing Club, Vidéo-documentaire archivée au Musée National de l’Histoire de l’Immi

gration, Paris

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

2014 Ainsi Va La Lumière, Artiste invité : Joseph Dadoune, Galerie Eva Vautier, Nice

2011 Souriez, On Se Détruit, Maison Abandonnée, La Villa Caméline, Nice

2009 Les Portes Du Saint Pierre, Hôtel de Chartrouse, Rencontres de la Photoraphie, Arles

Les Portes Du Saint Pierre, Galerie Depardieu, Nice

2006 Nostalgie Du Présent, FNAC, Monaco Nostalgie Du Présent, La Station, Nice

2002 Sur Le Passage De Quelques Personnes À Travers, DOJO, Nice

EXPOSITIONS COLLECTIVES

2015 À Une Année Lumière, Galerie Eva Vautier, Nice

2014 Mise En Scène, UMAM, Château de Grimaldi, Cagnes sur Mer 2013 Se Dérober, Musée de la Photographie André Villers, Mougins 2012-2013 L’Art À L’Abattoir, le 109, Nice
2011 J’aime les femmes et je le prouve, Espace À Débattre, BEN, Nice

 

AIDES, PRIX

2009 Les Portes Du Saint Pierre,
Aide financière du Conseil Général

Aide à l’exposition, Ville de Nice
2008 Boxing Club, Vidéo-Documentaire réalisée dans une banlieue niçoise primée à

 

PRESSE, RADIO ET TV

Un Festival C’est Trop Court

 

PUBLICATIONS

2009 Les Portes Du Saint Pierre, Éditions Le Passage Clandestin, Paris 2006 Nostalgie Du Présent, Éditions e-dite, Paris

 

FILMOGRAPHIE

2014 Voie Ferrée, Alicante, Exposition Ainsi Va La Lumière, Galerie Eva vautier, Nice Blockhaus, Wissant, Exposition Ainsi Va La Lumière, Galerie Eva vautier, Nice

2014 Château En Espagne, Alicante, Exposition Mise En Scène, Château Grimaldi, Cagnes sur Mer

2008 Boxing Club, Festival Cannes, Short Film Corner,
2007 Boxing Club, Un Festival C’est Trop Court, Cinéma Rialto, Nice

2015 https://eva-vautier.com/evavautier_muse/simone-simon.html
2014 Ainsi Va La Lumière, exposition personnelle, Galerie Eva Vautier, Émission FR3, Nice

http://www.artcotedazur.fr/actualite,109/photographie,120/exposition-photos-de-simo

ne-simon,8119.html
2009 Les Portes Du Saint Pierre, Émission Escale Festival, Rencontres Internationales de la

Photographie à Arles, Radio France Inter (juillet 2009) http://www.paris-art.com/exposition-art-contemporain/les-portes-du-saint-pierre/simo ne-simon/9526.html
Les Portes Du Saint Pierre, Article dans le Journal Le Monde 2 (septembre 2009)
La Parole aux Sans-Voix, article dans le Journal El Watan (Décembre 2009)

2002 Sur Le Passage De Quelques Personnes À Travers, Exposition personnelle, DOJO, Nice

émission FR3
Article Nice Matin (janvier 2002)

 

CURSUS

1975-1978 Assistante Photo, Paul Genest, Plateau Sud, Rungis 1978-2002 Photographe
2002-2015 Photographe et vidéaste

Site personnel :

www.simonsimon.com

Ainsi va la lumière  

Simone Simon , Joseph Dadoune

Exposition du 15 février au 22 mars 2014

Vernissage le 14 février 2014

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Ne regardez pas le renard passer

Simone Simon

Exposition du 14 janvier au 4 mars 2017

Vernissage le 13 janvier 2017

 

 

 

Simone Simon

 

Ne regardez pas le renard passer

« Mon souvenir le plus ancien est une petite comptine que l’on chantait dans la cour de récréation à la maternelle. Ne regardez pas le renard passer … quand il sera passé vous le regarderez. »

L’oeuvre présentée à la galerie “Ne regardez pas le renard passer“  est un récit à la frontière du rêve dans lequel chacun de nous peut s’identifier.

Une installation sonore et une édition qui regroupent toutes les réponses à la question : Quel est votre premier souvenir ?

 

 

*Prototype de système de confort réalisé par la designer s.marin.

 

 

 Evénement

Un débat à la galerie organisé autour de l’installation sonore de Simone Simon

 le mercredi 22 Février 2016

“Ne regardez pas le renard passer ».

Souvenir, réalité ou fiction ?

 

 

Le débat sera mené par Chiara Palermo, commissaire d’exposition, Docteur en Philosophie et Jean Pierre Joly psychiatre, psychanalyste en cabinet privé et en institutions publiques.

 

Chiara Palermo est commissaire d’exposition et Docteur en Philosophie. Elle enseigne depuis 2014 à l’Université de Grenoble et, à partir de cette année, à l’Université de Strasbourg. Sa réflexion intéresse l’héritage de la pensée de Merleau-Ponty dans l’expression artistique contemporaine. Elle est l’auteure d’articles divers dans le domaine de l’esthétique et d’une monographie sur le cubisme de Picasso en cours de publication en Italie. Elle a travaillé à Paris dans le secteur de l’information pour France 2 et a collaboré à la réalisation de plusieurs événements culturels, dont la préparation de l’exposition «Trace du Sacré» pour le Centre Pompidou. De 2008 à 2011 Chiara Palermo collabore aux expositions de la Galerie des femmes Antoinette Fouque à Paris et participe à la rédaction du Dictionnaire des créatrices, Paris, Des femmes-Belin, 2013. Elle a été récemment commissaire de l’exposition de Diane Grimonet « 7 Jour à quai » (Fondation Hellénique de Paris) et, de l’exposition de Marta Nijhuis Elephant’s Memory (Maison International de Grenoble), sur le thème de la mémoire culturelle.

Jean Pierre Joly Psychiatre, psychanalyste en cabinet privé et en institutions publiques, il s’intéresse aujourd’hui aux addictions et aux conflits intra-psychiques.
Il participe également pour son compte et avec le groupe « No-Made” à des expositions d’art plastique en utilisant particulièrement le médium photographique.

Ainsi va la lumière - Simone Simon

Charlotte Pringuey-Cessac

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Charlotte Pringuey-Cessac

« Où allons-nous? Tout a été fait. Depuis ces vingt dernières années, il semble que les limites extrêmes aient été atteintes. On ne peut être plus ingénieux, plus raffiné que Ravel, plus audacieux que Stravinsky. Quelle sera la nouvelle formule
d’art ? Il faudra retourner aux sources mêmes, à la simplicité, pour trouver quelque chose de véritablement neuf. Le contrepoint ? Là, sans doute, se trouve l’avenir ! » (Paul Dukas, 1865-1935)

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Je frotte, j’aplatis, j’explose, j’écrase, j’enfonce… . Bruissements d’actions plastiques premières dont naissent des visions sophistiquées, intrigantes qui opposent des principes formels qui ont longtemps servis à distinguer les Abstractions entre elles et dont l’artiste nous prouve la nature primitive : le lyrique et le géométrique, l’expression et le concept que sont-ils d’autre que le reflet de la facture d’un monde où s’oppose toujours l’organique et le cristallin, la faune sous-marine et droit bambou ?

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En réintroduisant des motifs naturels et utilisant des matériaux pauvres, l’artiste nous rappelle qu’au cœur des abstractions, c’est le cœur du monde qu’on entend.

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Artiste post-moderne en quête d’atemporel, Pringuey-Cessac ne se soucie pas d’une « pureté » artificielle : ainsi la figure apparaît, oscille et disparaît, se dissout ou se loge dans le titre. Elle passe naturellement du travail mural à l’appropriation d’un outil administratif, du dessin à la sculpture, de l’in situ à l’action enregistrée en vidéo. Et pourtant, dès lors qu’ils entrent dans sa pratique, tous ces procédés se complètent au lieu de s’opposer ou se succéder. Ils participent ainsi à l’extension d’un univers singulier.

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Les compositions de Pringuey-Cessac montrent son goût prononcé pour le noir, le charbon, le graphite, les traces de vie organique brulée ou comprimée. Le mur lui devient arène verticale, lieu de danse avec la matière, endroit de cadences, de formes organiques, aquatiques ou ardentes. Mais elle ne cesse de contreponctuer ses mouvements expressifs rigoureusement de traits nets, de blancheurs et de silences.

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Même si l’apparence finale n’est jamais anticipée dans ses moindres détails, l’artiste ne s’embarque pas dans un voyage purement instinctif dont l’issue lui serait entièrement inconnue au moment où elle amorce la réalisation. Conçus en fonction du lieu, ses dessins muraux (O.d.e.) et ses sculptures in situ sont réfléchis et préparés longtemps à l’avance. Fruits de gestes bien maîtrisés, leur visée même les encadre : trompe l’œil et anamorphose ne s’improvisent pas.

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Ainsi l’apparence des œuvres reflète une démarche où préméditation et sérendipité ne s’excluent pas. A l’instar du contrepoint et de cette structure A-B-A qui est propre à L’adagio et à la sculpture du même nom, les mêmes principes réapparaissent régulièrement dans son travail pour y engendrer des formes nouvelles à plat ou dans l’espace. Chère à l’artiste, la référence à la musique est omniprésente : ces tampons encreurs où un cadre géométrique renferme un intérieur plus ou moins « chargé » s’appellent Variations.

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Comme lorsque le mur blanc fait charpente dans des braises de charbon noir, les contours des tampons encreurs sont nets, administratifs, comme l’est aussi leur taille standard. Le protocole d’application ne l’est pas moins : 5 tampons et 5 principes de composition et d’action (Tamponner !) donnent lieu à 25 combinaisons. Basculant entre tache et ligne, stabilité et déséquilibre, espacement et superposition, l’artiste y explore des principes de composition et les lois de notre perception : lorsque nous regardons ce dessin avec l’attention requise, chaque combinaison nous donne une sensation bien précise : perte d’équilibre, stabilité précaire ou pause vibrante.

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Inventant de nouveaux procédés ou s’appropriant des techniques existantes, Charlotte Pringuey- Cessac repousse les frontières de son univers dont l’extension se fait de manière horizontale et verticale. Elle élargit et elle creuse en parallèle : après avoir utilisé le charbon pour dessiner, déposant la matière noire sur le papier ou le mur, celui-ci a fini par faire œuvre, à l’instar de ces gommes entièrement saturées de matière noire et des gestes même de la dessinatrice dans dite vidéo. Lorsque ce tronc imposant sauvé du feu devient la sculpture Adagio l’opposition fondamentale entre ondulation naturelle et géométrie artefactuelle se rejoue une fois de plus, à nouveau, autrement.

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Le bois brûlé est aussi la matière de sculpture Le Baiser. Hommage à la Psychanalyse du feu de Gaston Bachelard, on peut y voir comme la réponse de l’artiste au Baiser de Brancusi. L’union entre les amants reste partielle et potentiellement éphémère et leur différence est aussi importante que leur ressemblance.

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Si Charlotte Pringuey-Cessac pose des questions de dessinateur et de sculpteur et travaille constamment à élargir son vocabulaire plastique et son champ d’intervention, ses œuvres ne font jamais l’impasse sur l’expérience du récepteur. Face à ses œuvres, notre imaginaire joue un rôle tout aussi important que notre plaisir des formes et des matières. Les volumes qu’elle crée et les lignes qu’elle tire activent des souvenirs dont nous pouvons parfois nous demander si ce sont vraiment les nôtres ou s’ils ne relèvent pas plutôt de la part que nous prenons à une espèce de conscience collective. Ses œuvres font ainsi surgir des cabanes, des visions sous-marines, des cachettes forestières, des cavernes, des braises ou des démons camouflés qui semblent souvent traverser le temps autant que les cultures. Ghillie-Ghillie rapproche les yokaï, êtres inquiétants de la monstrologie folklorique japonaise et la Ghillie suit, tenue de camouflage qui imite la végétation forestière.
Cette tenue, qui imite son environnement pour mieux s’y fondre est à l’image des compositions de l’artiste qui ne cessent d’osciller entre fusion et mise à distance, présentation et représentation, indice et image, chuchotement et silence.

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Klaus Speidel,
philosophe et critique d’art

 

YôkaÏ, 2014
Charbon de bois, techniques mixtes, 31 x 26 cm

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Eau, Feu ,

Eau, Feu, ∞, 2014,
Charbon de bois, techniques mixtes, 241 x 391  cm

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Sans titre, 2014,
Charbon de bois, techniques mixtes, 213 x 122 cm

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Pieuvre, 2013,
Pierre noire sur calque, 24 x 38 cm

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Les Gommes, 2014,
Gommes et charbon de bois, 34 x 38 cm

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Le Baiser, 2014,
Charbon de bois, 34 x 7  cm

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Charlotte Pringuey Cessac n° 5648 [Le Zphyr] 2014 Pierre noire sur calque polyester,Cadre ovale couronn dun nud, en bois dor, 85 x 65 cm,

Le Zéphyr, 2014,
Pierre noire sur calque polyester,
Cadre ovale couronné d’un nœud, en bois doré, 85 x 65 cm

EXPOSITIONS PERSONNELLES

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2013 Black in Light, Banque Privée, Monte Carlo, Monaco

2010 Les visiteurs du soir, Villa Rivoli, Nice

2002 Mouvements, Paribas Banque Privée, Monaco Transparence, Privé, Nice

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EXPOSITIONS COLLECTIVES

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2014 10 ans, Espace à vendre, Nice

2013 Drawing by Numbers, Espace à Vendre, Nice La Réserve, Galerie Laure Roynette, Paris

2012 Métamorphoses, Galerie Laure Roynette, Paris Gravures de Poche, Ancien Collège des Jésuites, Reims

No-Made, Villa Le Roc Fleuri, Cap D’Ail La Poétique de l’Espace, Galerie DDC chez Laurent Mueller, Paris

2011 L’Arboretum, Roure Villa Le Roc Fleuri, Cap D’ail 2010-11 Le Salon de l’Auto, Auto-Station, La Station, Nice

2010 Clairs – Obscurs, UMAM, Château de Cagnes- Sur-Mer

2009-10 Hypothétiques, commissariat Catherine Macchi, Atelier Soardi, Nice

Traits noirs, Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice

2008 Biennale de Nîmes, Galerie La Salamandre

On ne prend pas les mêmes et on recom- mence, Chapelle des Pénitents Blancs, Falicon

2007 Tumbleweed II, Collectifs N202 et Le White Club, Museaav, Nice

L’Art c’est renversant, Galeries Lafayette, Nice Tumbleweed, Collectifs N202 et Le White Club, Salzburg, Autriche

Génération 2007, Galerie de la Marine, Mu- seaav, Nice Exposition des étudiants, Galerie expérimentale, Villa Arson, Nice

2006 Ne pas toucher au contour, commissariat Caro- line Challan-Belval, Galerie expérimentale, Villa Arson, Nice

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AIDES, PRIX, RESIDENCES

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2012 Résidence à Anyskciai, en Lituanie

2011 Aide à la création, DRAC, Aix-en-Provence

2010 Prix Bonnard, UMAM, Cagnes-Sur-Mer La Forestière du Nord, mécène, aide à la production et à l’édition, Igny 2004-05 Bourse Erasmus, échange avec les Beaux-Arts de Hangzhou, Chine

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PUBLICATIONS

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2010 CONGRÈS ARCHÉOLOGIQUE DE FRANCE – Nice et Alpes-Maritimes Nice : Abbaye de Saint Pons ; p. 39/40 2009

INRAP – Opération des fouilles du tramway à Nice dirigée par Marc Bouiron : Chap. 5. Études et Analyses de Fragments d’Enduits Peints du XV° ARCHÉAM – Revue

archéologique : Dossier Spécial Abbaye de Saint Pons, L’Église Abbatiale de Saint Pons à Nice : un Exemple d’Architecture Juvarrienne 2008

MÉMOIRE – Master II, Université des Lettres et des Sciences Humaines à Nice : L’Église Abbatiale de Saint Pons et l’Ancien Monastère

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CATALOGUES INDIVIDUELS

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2011 Prix Bonnard 2010- Kanesuiban 2011, Éditions U.M.A.M.

2010 Trames de l’imaginaire, Charlotte Pringuey- Cessac, Dessins et sculptures, Éditions La Forestière du Nord

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COMMANDE PUBLIQUE

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2011 Dessin mural – charbon de bois (70m2), Hall de l’École Sciences Po Méditerranée, Ville de Menton

En suspens

Exposition du 13 mai au 14 juin 2014

Vernissage le 9 mai 2014

Pauline Brun, Alice Guittard, Charlotte Pringuey-Cessac, Agnès Vitani

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Exposition En Suspens à la Galerie Eva vautier

Gérald Panighi

 

gerald_portrait

 

 Ils ont tous été réincarnés

 

Le travail de Gérald est une association d’interdépendance entre une image soigneusement négligée à référence forte et un texte détourné des situations du quotidien. Le décalage entre les deux provoque le rire ou le sourire. L’humour de Gérald est souvent abrupt, parfois noir, mettant l’accent sur notre humanité et nos imperfections, nous renvoyant à notre propre réflexion par le prisme de sa vision. En plus de ses nouveaux travaux originaux, il présentera deux oeuvres réalisées en commun avec l’artiste Caroline Rivalan, diplomée de la Villa Arson, ainsi qu’une édition limitée spécialement conçue pour l’occasion. Son invité, Philippe Jusforgues, excelle dans l’art d’accomoder les étrangetés, c’est dans le monde du collage et de la photo qu’il nous emmène.

« Bien sûr en voyant pour la première fois les petites vignettes de Gérald Panighi envahissant tout un mur avec une certaine désinvolture comme s’il ne s’agissait que de banals Post-It, mon regard s’est égaré sur cette atomisation étourdissante. C’est qu’il y a à voir et à lire dans l’oeuvre de Gérald. Immédiatement, mais c’est certainement un peu idiot, je me suis dit qu’il avait dû se repaître de pas mal de Strange comme beaucoup de garçons de sa génération et peut être même tomber dans son enfance sur des numéros traumatisants de “Détective” dans lesquels les coups portés, en dépit de l’hyper-expressivité des individus dessinés par Angelo Di Marco, ne génèrent pas que des onomatopées. A cette époque lointaine de sa vie, il est peut-être aussi demeuré assez perplexe devant le « Ceci n’est pas une pipe » de Magritte, une anti-tautologie si séduisante, après tout… Si la représentation n’est pas le réel, la dissociation conjuguée sur le mode cher aux surréalistes possède un charme encore plus abscons. Rien de plus énigmatiquement ensorcelant que ce dysfonctionnement assumé de l’image. On l’a apprécié chez Magritte comme on l’a vénéré dans les années 80, dans le monde plus trivial de l’illustration chez Glenn Baxter… L’absurde est la réponse occlusive à toutes les spéculations dérisoires et c’est bien précisément cela qui parvient à être délicieusement jouissif sans jamais suinter la moindre prétention dans les créations de Gérald Panighi. »

Michèle Goarant, 2011

English :

Gérald’s work is an interdependent association between an image carefully neglected with a powerful reference and a text diverted from everyday life situations.

The gap between the two triggers laughter or smile. Gérald’s humor is often abrupt, sometimes dark, stressing our humanity and our imperfections, referring us back to our own reflection through the prism of his vision. In addition to his new original works, he will present two works made in conjunction with Villa Arson graduate Caroline Rivalan, as well as a limited edition made especially for the occasion.

His guest, Philippe Jusforgues excels in the art of accommodating strangeness, he leads us into the world of collage and photography.

 

« Upon seeing Gerald Panighi’s works for the first time, evidently my eyes strayed to the stunning explosion of work casually invading an entire wall as if they were ordinary Post-Its. There is much to see and read in Gerald’s work. It may sound silly, but I immediately said to myself that he must have feasted on a lot of Strange as many boys of his generation and perhaps even read alarming issues of ”Detective” in his childhood – where the punches, despite the hyper-expressivity of the individuals drawn by Angelo Di Marco, are not only onomatopoeic. In these early days of his life, he may have also remained puzzled by Magritte’s “This is not a pipe”, an attractive anti-tautology after all…

If the representation is not real, the combined dissociation of the process beloved of the Surrealists has a more abstruse charm. Nothing is more enigmatically captivating than the assumed dysfunction of the image. We enjoyed it with Magritte as we revered it in the 80s, in the trivial world of Glenn Baxter’s illustrations… The absurd is the answer to all occlusive, ridiculous speculation and it is precisely that that manages to be deliciously enjoyable (without the slightest pretence) in the work of Gerald Panighi. »

 

Elle lui en voulait pour une histoire de drogue

“Elle lui en voulait pour une histoire de drogue”, 2013, 64 x 43,5 cm, Technique mixte sur papier

 

un texte test

“C’était trop bruyant pour faire des blagues”, 2013, 98 x 67 cm, Technique mixte sur papier

 

Gérald Panighi, "Le Paranoiaque aime rendre parano", 2011, 65 x 50,5 cm, Technique mixte sur papier

“Le Paranoiaque aime rendre parano”, 2011, 65 x 50,5 cm, Technique mixte sur papier

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“La photo n’est plus dans le cadre”, 2013, 93 x 75 cm, Technique mixte sur papier

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“Un coup de sonette a 3h30”, 2013, 65 x 46 cm, Technique mixte sur papier

 

Gérald panighi

Né le 01-11-1974, à Menton

Vit et travaille à Nice

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

2017
“La vie est une fausse barbe qui se décolle de temps en temps,” Villa Caméline, Nice

2014
“Et l’autre qui se prend pour un génie alors que c’est moi “, avec Caroline Rivalan, galerie Incognito, Paris
“Eponyme”, avec Frédéric Nakache, L’Arteppes-espace d’art contemporain, Annecy
Gérald Panighi «dessins», Galerie L’entrepôt, Monaco

2013
“Ils ont tous été réincarnés”, Galerie Eva Vautier, Nice
“Deux vieux se sont battus pour une histoire de nougat”, boutique Agnès b, les visiteurs du soir, BOTOXS, Nice

2011

Dessins (avec Junko Yamasaki) Chez Lola Gassin, Nice

Deux nerveux dans une boîte de nuit, Galerie Espace à débattre, Nice

Et l’autre qui se prend pour un génie alors que c’est moi, Galerie Incognito, Paris

Je suis victime d’une multitude de malentendu, Galerie Martagon, Malaucène

2007

Et l’autre qui se prend pour un génie alors que c’est moi, Galerie Incognito, Monaco

2006

Gérald Panighi “Dessins”, Galerie Baumet-Sultana, Paris

Galerie de l’Uquam, commissariat Louises Dery, Montréal, Quebec

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

 

2017

Le monde à l’envers, Galerie La mauvaise réputation, Bordeaux

Le lieu multiple, Montpellier/Sète

2016 

Palais idéal des ego étranges, Château de Hauterives, commissariat Ben

Impressions d’ateliers, château Grimaldi du Haut-de-Cagnes

UMAM, palais de l’Europe, Menton

Un festival VRRRR, Toulon

Supervues, Hotêl Burrhus, Vaison la Romaine

2015

Tribu, Galerie Eva Vautier, Nice

Le festival du Peu, Bonson

Des statistiques terrifiantes Galerie Eva Vautier, Nice

Words…Words…Words…, Galerie Helenbeck, Nice

Un printemps à Anvers, Galerie l’entrepôt, Monaco

A une année lumiére, galerie Eva Vautier, Nice

2014 

Où commence le futur ? collection du MAMAC, galerie des Ponchettes, Nice

Cadavre exquis à la plage, Projektraum Ventilator, Berlin, Allemagne

J’écris donc je suis, Ben, la station et invités, le Garage, Brive

High Hopes, le lieu de hypothèse, Paris

2013

Art on paper +1, salon du dessin contemporain, white hotel by ibis styles, Bruxelles

E-motion (collection Bernard Massini), Fondation Maeght, Saint-Paul de Vence*

Affordable Art Fair, foire d’art de Bruxelles, galerie Laureen Thomas

10 ans de mauvaise réputation, galerie Espace à vendre, Nice

Drawing Now, salon du dessin contemporain, Galerie Kahn, Paris*

Dessine moi un mouton, Institut français, Nouakchott, Mauritanie.

Un phénomène de Bibliothèque, galerie Immanence, Paris

Bonjour monsieur Matisse, Musée d’art moderne et d’art contemporain, Nice*

2012

Be Another, galerie espace à débattre, Nice

Be yourself, galerie espace à débattre, Nice

Impressions d’ateliers, Galerie Maud Barral, Nice

Sunshine & Précipitation, La Station & Catalyst arts, Belfast, Irlande

Échappé belle, Galerie l’Entrepôt, Monaco

Les primitifs d’en face, Maison abandonnée, Villa Cameline, Nice

Bête et méchant, Galerie The Window, Paris

À l’origine Nice, Galerie Marlborough, Monaco

La ligne, Galerie le cabinet, Paris

2011

Macumba night club de ryhmänäytelly, exposition collective de 65 artistes, Nice

Vitrine-Galerie Palais de la Scala, Monaco

Ici Nice, les abattoirs, chantier 109, Nice

2010

One more reality, Careof, commissariat Documents d’artistes, Milan, Italie

Le drame de Mayerling, Galerie metropolis, Paris

La ligne, Galerie espace à vendre, Nice

Le patriote, Galerie espace à vendre, Nice

Tout est clair et obscur à la fois, Château-musée Grimaldi, Cagnes-sur-mer

De la trace à la tache, Galerie Martagon, Malaucène

2009

Comic Strip, Centre d’art, musée de Sérignan

La vitrine de Brolly heberge 5 extra-terrestres, commissaire BEN, Galerie jean Brolly, Paris

Hypothètiques, commissaire Catherine Macchi, Galerie Soardi, Nice

Back to drawing, Galerie “Le Cabinet” Paris

2008

Niça l’occitana a perpinyà la catalane, Fluxus, La Station I altres de 1968 à 2008, A cent mètres du centre du monde, centre d’art contemporain, Perpignan

Oeuvres sur papier, Galerie Baumet-Sultana, Paris

2007

Show off, Espace Pierre Cardin, Paris

Tank Loft, Chongqing contemporary art center, Chine

Etes-vous bien adapté à la vie moderne ? Galerie Norbert Pastor, Nice

“Hope you guess my name”, La maison, Galerie singulière, Nice

Ralentir, La cour des miracles, Vallauris

Dessins, exposition collective des artistes de la Galerie, Galerie Baumet-Sultana, Paris

Sculpture, Quenza, Corse

Cabinet démocratique, Villa Cameline, Nice

2006

Dessins, Galerie Catherine Issert, Saint-Paul-de-Vence

Show off, Foire d’art contemporain, Espace Pierre Cardin, Paris

Cabinet névrotique, Villa Cameline, Nice

2005

Vinyl, Villa Cameline, Nice

Cabinet érotique, Villa Cameline, Nice

Dormir tête bêche avec un inconnu, La Station, Friche Belle de mai, Marseille

La réserve, Galerie des Ponchettes, Nice

2004

Atelier Spada, Nice

3 ème République, La Colle-sur-loup

L’amerique #4, le désappartement, Nice

Errer la nuit, visite publique d’espaces privés, Nice

Hôtel de ville #3, le désappartement, Nice

Le désappartement #2, le désappartement, Nice

2003

Lee 3 Tau Ceti Central Armory Show, Commissariat Stéphane Magnin,Villa Arson, Nice

2002

Peaux d’Ane (2), Galerie SOARDI, Nice

Chambre 09, sur une proposition de C.Familliari, Villa Arson, Nice

2001

Atlantic Hôtel, Le Dany’s, Nice

 

COLLECTIONS PUBLIQUES ET PRIVÉES

MAMAC, Nice, 2012

Médiathèque de Nice, 2007

Présence dans des collections privées

CATALOGUES COLLECTIFS

2012

L’art contemporain et la côte d’azur, édition de l’art, 2012

Sunshine & Précipitation, édition La Station, 2012

Échappé belle, édition Galerie l’Entrepôt, 2012

A l’origine Nice, édition Malborough Gallery, 2012

2011

Ici Nice, édition Bernard Chauveau, Paris, 2011

2008

28 ateliers d’artistes de la ville de Nice – Halle Spada, édition Ville de Nice, 2008

2007

Show Off, Espace Pierre Cardin, co-édition Show Off et Monografix Éditions, 2007

2006

Show Off, Espace Pierre Cardin, co-édition Show Off et Monografix éditions, 2006

2005

La réserve, texte de Catherine Macchi, édition Galerie des Ponchettes, Culture Nice, 2005

2004

Lee 3 tau ceti central armory show, édition Villa Arson, Nice 2004

ARTICLES DE PRESSE, DE REVUES

2012

En Attendant, revue, une collaboration BOTOX[S] – La Strada, 2012

Impression d’atelier, édition South art, 2012

2011

KIOSK n°28 , édition DEL’ART, 2011

Tout et blanc et obscurs à la fois

Gérald Panighi « Et l’autre qui se prend pour un génie alors que c’est moi », édition La bibliothèque fantastique, Paris, 2011

CONFÉRENCE

2006

Galerie de L’UQAM, commissaire Louise Dery, Montréal, Canada

Ils ont tous été réincarnés

Gérald Panighi et Philippe Jusforgues 

 Exposition du 19 novembre au 11 Janvier 2014

Vernissage le 16 novembre 2014

carton vide rectangle gerald

 

Retrouvez les sérigraphies sur la boutique de la galerie

 

Gérald Panighi, "Il parait quils dorment ", 2014, 33 x 23 cm, Sérigraphie quatre couleurs sur papier Velin dArches Rives BFK 300g. Bords frangés grain torchon

Gérald Panighi, “Il parait qu’ils dorment sur un clic-clac”, 2014, 33 x 23 cm, Sérigraphie quatre couleurs sur papier Velin dArches Rives BFK 300g. Bords frangés grain torchon