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Marc Chevalier

Marc Chevalier est né à Paris, le 28 aout 1967. Il a vécu ensuite dans le Poitou et quand il a été question pour lui de faire une école d’art, il a choisi la Villa Arson à Nice. « À cause dit- il, de l’excellente réputation qu’elle avait ». Il obtient son diplôme en 1993, mais il séjourne à la Villa deux ans encore, comme résidant. Déjà, il a envie de créer, de peindre. Reste à définir comment. Il est convaincu que ça ne peut pas être comme avant. L’acte de peindre est désormais en question, ouvert à une multiplicité de pratiques qui l’analysent, le déconstruisent, le questionnent. Les réponses apportées par Marc viendront par la pratique. C’est en faisant qu’il trouvera. Pour l’heure, il participe à la création de la Station, un groupe qui rassemble de jeunes artistes niçois. Puis il quitte Nice. Sa vie et sa création se poursuivent à Paris et Berlin. […] S’il a voyagé, sa réflexion reste la même. Elle part d’un constat ; « un sentiment de vide du sens » [in documentsdartistes.org, 1998]. Les valeurs reçues, le discours et les représentations artistiques font entendre un étrange silence, une vacance qui s’ouvre une fois dépassée leur littéralité. Qu’est ce qui se joue au-delà des mots et de leurs sens immédiats ? Qu’est ce que peuvent bien signifier les images ? D’où l’interrogation de Marc : « J’ai commencé par réfléchir aux valeurs symboliques et aux symboles sans valeurs… » L’écriture qu’il a inventé figure, selon lui, « l’existence d’une réalité non formulable » dont Wittgenstein a eu l’intuition et sur laquelle repose le principe de son esthétique : « Ce qui peut être montré ne peut être dit ». D’où la conclusion de Marc : « Le non-sens d’un mot qui parle suggère une peinture qui réfléchit sur elle-même tout en se faisant ; la peinture fait sa propre critique, entame un discours sur elle-même dans un discours qui, par un métalangage bavard, tente de définir une chose irréductible au langage. »

 

Extrait de l’article « Les bonheurs du simulacre », par Michel Franca, journaliste
Impressions d’ateliers, _LA CRÉATION CONTEMPORAINE SUR LA CÔTE D’AZUR, par Patrick Boussu, coordinateur de l’ouvrage, Michel Francan journaliste et Jean-Michel Sordello, photographe, South Art Éditions

EXPOSITIONS PERSONNELLES

 

2020

Les tableaux n’existent pas, La galerie Eva Vautier, Nice

 

2016

La chaire des ombres, Le Dojo, Nice

 

2014
Les visiteurs, événement « Les visiteurs du soir », réseau Botox, Nice

 

2012
Abstraction objective ?, MDAC, Cagne sur Mer

 

2007

Apostrophogénie, Villa Cameline, Nice
Les aventures, Donation Mario Prassinos, Saint Rémy de Provence

 

2002

Remarques sur le voisinage, Le Parvis Scène Nationale, Tarbes

 

2000
Stéréo, Marc Chevalier (avec Arnaud Maguet), Galerie Françoise Vigna, Nice

 

1998
Marc Chevalier (avec Cédric Teisseire), Galerie Éof, Paris

 

1997

Musée des Tapisseries, Aix-en-Provence Galerie Sintitulo, Nice

 

1995

Galerie de l’École, Villa Arson, Nice
Galerie La Tête d’Obsidienne, La Seyne-sur-Mer

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

 

2019

Avec plaisir #2, galerie Eva Vautier, Nice
La vie est un film, invitation de Ben, Le 109, Nice
Spoutnik le château l’étoile et la roue, projet collaboratif avec Agathe Wiesner, Arnaud Biais, Juliette Liautaud, France Gayraud, Utopia, Piedigriggio, Corse

 

2018

Avec plaisir, galerie Eva Vautier, Nice
La fabrique de l’art, Le FRAC PACA hors les murs, Briançon
Pause déjeuner, Caisse d’Epargne Masséna, Nice
Cabaret chaotique, événement « Eclairage publique », Le 109, Nice Very Nice, Centre d’art contemporain de St Restitut, St Restitut
Trà e stelle, Utopia résidence d’artistes, Piedigriggio, Corse, 2018

 

2017

Go canny, Villa Arson, Nice
Citations et références, Le FRAC PACA hors les murs, Centre culturel de St Raphaël Eclairage publique, Le 109, Nice
La comédie du travail, « événement les visiteurs du soir », Le 109, Nice

 

2016

Impressions d’ateliers, Musée Grimaldi, Cagne-sur-Mer

Histoires parallèles, FRAC PACA, Marseille
Supervues, Hôtel Burrhus, Vaison-la-Romaine

 

2015

A une année lumière, galerie Eva Vautier, Nice
Texto, oeuvres de la collection du FRAC Poitou Charente, Roumazières-Loubert

 

2014

Je ne sais pas ce que j’ai vu, Cité du design, Saint-Etienne,

J’écris donc je suis, Le Garage, Brive la Gaillarde
10 ans de la galerie Espace à Vendre, Nice
UMAM, Château de Cagne-sur-Mer

 

2013

Plug-in, oeuvres de la collection du FRAC Poitou Charente, Musée d’Angoulême
Pouquoi pas… / Why not…, Biennale d’art non objectif, Moulins de Villancourt, Pont-de-Claix Certaines minutes, Les Charpentiers de la Corse, Ponte-Leccia
Un tramway nommé d’Azur, Fondation rené d’Azur, Nice

 

2012

Be youself, Galerie Espace à débattre / Espace à vendre, Nice Colorific, Ecole des arts de Braine, Belgique
Texto, oeuvres de la collection du FRAC Poitou Charente, Montmorillon

 

2011

La peinture autrement, Musée national Marc Chagall, Nice

La couleur en avant, MAMAC, Nice
Cure d’azote, La Maison singulière, Nice
Ici Nice, Chantier sans neuf, Nice

 

2010

Double bind Arrêter d’essayer de me comprendre, Villa Arson, Nice

Caractères, FRAC Poitou Charente, Angoulême
Version couleur, Galerie José Martinez, Lyon

 

2009

+1+2+3+4, La Station, Nice, CCNOA, Bruxelles, Belgique
UND #5 (Voilà), commissaires : Tilman (Bruxelles), Jan van der Ploeg (Amsterdam) et Billy Gru- ner (Sydney), Villa Caméline, Nice
Réveille-toi on est demain, Musée départemental des Hautes-Alpes, Oeuvre de la collection FRAC Paca, Gap

 

2008

Le nouveau émerge de l’ancien, Mao, Centre d’art ACMCM, Fluxus, La Station, Perpignan Subito, La Station, Château d’Apricale, Italie
La Maison, Galerie Singulière, Nice
Slick, Stand de la Galerie Norbert Pastor, 104, Paris

 

2007

Nice to meet you, Mamac, Nice
Duels, Frac Paca, Marseille
Slick, Stand de la galerie Norbert Pastor, Paris
Plus, Lauréats de la fondation Vordemberge-Gildewart, Museum Wiesbaden, Allemagne IRL, Interface invite la Station, galerie Interface, Dijon
Commissaire de paille, Le Commissariat, Paris
Démarche Singulière, Roland Berger consultants strategy, Paris

 

2006

Art multiple, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux L’égosystème, Le confort Moderne invite la Station, Poitiers Cabinet névrotique, South Art, Villa Cameline, Nice
Galerie Norbert Pastor, Nice

 

2005

Lotissement de cimaises, collection du Frac Paca, Villa Arson, Nice
Low tech, le Labo, salle « Temps Réel », Villa Arson, Nice
Post’apostrof’, la Station, Museo laboratorio di arte contemporanea università di roma « la Sapienza », Rome, Italie
Dormir tête-bêche avec un inconnu, Friche la belle de Mai, Marseille, Carte blanche à la Station

Aujourd’hui ou demain, collection du Frac Paca, au Circa, la Chartreuse de Villeneuve-les-Avi- gnon
La Réserve, Galerie des Ponchettes, Nice
Exposition – vente de multiples d’artistes, Astérides, Marseille
Cabinet névrotique, South Art, Villa Cameline, Nice

 

2004

Nice in Nice, Bernsteinzimmer galerie, Nürnberg, Allemagne
Black-out (lame de fond), collection du FRAC Poitou-Charentes, à l’Ancien Marché de l’Arse- nal, La Rochelle
Prêts à prêter, Frac Paca, Marseille

 

2003

Sur le front, le Triage, Nanterre

 

2002

Les illusions perdues, FRAC Poitou-Charentes, Angoulême, France Passages, galerie Il Prisma, Cuneo, Italie
Vu d’ici, Château de Lauris, Lauris
Voilà la France, commissariat Andrea Busto, CESAC, Caraglio, Italie Nouvelles acquisitions, Galerie du MAMAC, Nice

Dubuffet e l’Arte dei graffiti, Palazzio Martinengo, Brescia, Italie
C’est pas joli, joli, Centre culturel français de Turin, Chiostro S. Filippo, Turin, Italie

 

2001

Jolie attaque pour perdre, La Station, Espace des Arts, Colomiers, France Arte Fiera 2001, Stand Galerie Françoise Vigna, Bologne, Italie

Exit 5, Roberto Vitali, Sala Silentium, Bologne, Italie

 

2000

La Station à Lausanne, l’ELAC, Lausanne, Suisse
La Station fait main basse, Galerie du MAMAC, Nice
Artissima 2000, Stand de la Galerie Françoise Vigna, Turin, Italie
La Vérité, (organisé par Ben) Galerie Mockers, Strasbourg Art-jonction, Stand de la Galerie Françoise Vigna, Nice
Les Dames de la Côte, La Station – Galerie C. Art, Dornbirn, Autriche Appartement témoin, Galerie Porte Avion, Marseille
Uomini con baffi in Napoli, Fondazione Morra, Naples, Italie

 

1999

Officina Europa, Villa di Rosa, Galleria d’Arte Moderna di Bologna, Bologne, Italie

 

1998

Avec la participation de, commissaire Tiphaine Le Bec, Paris
Printemps français, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux (Prix de la fondation Vordlem- berge-Gildewart)
Surplus, La Station, Nice
Synthetic Pleasure, Boréalis, Montpellier
Dolce vista, Galleria Neon, La Salara, Bologne, Italie
Plein à craquer, Le Centre du Monde, Nice

 

1997

Adieu monde cruel, association Alloncle-la-Rose, Paris
F. Baudevin, M. Chevalier, L/P, C. Robert-Tissot, La Station, Nice

 

1996

Le titre est dans la valise, Galerie Sanguine, Paris
Non pas comme ça, commissaire Marc-Olivier Wahler, CAN, Neuchâtel, Suisse Starter, La Station, Nice
18m2, Galerie Manu Timoneda, Aix-en-Provence

 

1995

Gambit, Galerie Évelyne Canus, La Colle-sur-Loup
Nice by night 3, commissaire Axel Huber, exposition en appartements, Nice

 

1994

Nice by night 2, commissaire Axel Huber, exposition en appartements, Nice Nice by night 1, commissaire Axel Huber, exposition en appartements, Nice Art Jonction, Stand de la Villa Arson, Cannes

 

1993

Les passants du phalanstère, Villa Arson, Nice

 

 

BOURSES, RESIDENCES

 

2020

Rouvrir le monde, Levens

 

 

 

CATALOGUES (Personnel)

 

2020 

Les tableaux n’existent pas, galerie Eva Vautier

 

2007

Semaines, Bimestriel pour l’art contemporain, éd Analogues,

2005 Marc Chevalier, Céline Flécheux : Marc Chevalier : La limitation de l’imitation, éd. Ulisse & Calipso, Naples, avec le concours de la Station et de la Galerie Françoise Vigna

1995 Marc Chevalier, préface de Jean-Philippe Vienne, Villa Arson, Nice, Galerie La Tête d’Obsidienne, La Seyne-sur-Mer

 

 

 

CATALOGUES (Collectif)

 

2020

Fire walk whith me !, IEA Nice et université Cote d’Azur

Ian Curtis like this place, La Maison Abandonnée (Villa Cameline)

 

2013 

Pourquoi pas… / Why not, Ville de Pont-de-Claix

 

2011 

L’Art contemporain et la Cote d’Azur – Un territoire pour l’expérimentation – 1951-2011, édition Les presses du réel

 

2007 

Plus, Museum Wiesbaden / Stiftung Vordemberge-Gildewart, 2007

L’Egosystème, coéd Confort Moderne / La Station, 2007

Nice too meet you, Villa Arson / MAMAC Nice, éd Nice Musées 2007

UMAN, édition Ville de Nice, 2007

Vue d’ici, coéd association Signé Lauris / Edition du Lubéron, 2007

 

2006 

Art multiple, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux, 2006

Parcours, Château du Haut-de-Cagnes , 2006

 

2005 

Low Tech, édition Villa Arson, Nice, 2005

La réserve, texte de Catherine Macchi : Subpictural : Publiatrucs, Galerie des ponchettes, Nice, 2005

Prêts à prêter, collection Frac paca 2000 /2004, texte de Sylvie Coëllier : Une bonne prise…! ?, coédition Frac paca, Ithme éditions, 2005

 

2004 

Marc Chevalier in cat « 72 (projets pour ne plus y penser) », coéd Frac paca, Espace Paul-Ricard, Cneai

Marc Chevalier in cat « Ben/ La Station », Espace des art (Colomiers) / La Station, 2004

 

2002 

in cat Dubuffet e l’arte dei graffiti, éd Mazzotta 2002

 

2001 

Exit 5, Renato Barili, Roberto Daolio, Valerio Deho, Gaetano Buttaro…, Roberto Vitali, éd. edisai srl, Ferrare, janvier 2001

La Station fait main basse, préface de Gilbert Perlein, Enrico Pedrini : La Station comme agrégation dynamique…, Petra Schelm : Lorsque création rime avec passion !, MAMAC, Nice, 2001

 

2000 

Utopie concrète, 10 ans, vingt-neuf expositions, Espace de l’art concret, Mouans-Sartoux, septembre 2000

 

1999 

Officina Europa, Bologne-Imola-Cesena-Rimini, Renato Barilli : A Check-up alle soglie del duemila, Galleria d’Arte Moderna di Bologna, Bologne, 1999

 

1997 

Culture et entreprise, texte de Catherine Macchi, Aix-en-Provence, 1997

 

1996 

Non pas comme ça, préface de Marc-Olivier Wahler, CAN, Neuchâtel, 1996

Marc Chevalier
Marc Chevalier
Marc Chevalier, "Deux mètres cinquante par deux mètres soixante sept", 2015, 18 x 21 cm
Marc Chevalier, "Living room", 2020, 185 x 435 cm
Marc Chevalier, "Instant permanent", 2017, 20 x 20 cm
Marc Chevalier
Marc Chevalier, "Les arcanes du joli", 2020, 150 x 220 cm
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Documents d’artistes : 

www.documentsdartistes.org

Benoit Barbagli

 

Benoit Barbagli

Né en 1988 à Nice, vit et travaille à Nice et Paris


Benoît Barbagli est ce qu’on pourrait appeler un artiste supra- conceptuel. Né en 1988 à Nice, il suit à partir de 2010 les cours de la Villa Arson, où il apprend chaque année à se remettreen question. On lui conseille d’aller toujours chercher unau-de- là, de pousser plus loin, de mettre constamment en doute. Cette tournure d’esprit alimente alors ses recherchesartistiques. Il multiplie et diversi e les pratiques, créant desponts. Fonctionne par gestes, foisonne d’idées, bouillant.

 

Le texte est le liant pour comprendre les œuvres. Et lui permetde satisfaire son insatiable envie d’aller toujours plus loin. Car Benoît aime à trouver les choses in nies, inachevées, « sansbords » comme il le dit. […] On aimerait le classer dans une mouvance post Land art, car ce qui revient souvent c’est la fuite de la galerie, pour courir dans l’espace public. Mais ce serait l’enfermer dans un champ de références dont il ne se réclame pas forcément. Benoît construit sa propre histoire : l’autre aspect crucial dans son travail, c’est la narration. Le langageest pour lui une matière presque plastique, chaque projet contenant un germe narratif qui se constitue et se complexi eà mesure que les idées naissent, vivent et meurent dans la tête de Benoît.

Camille Frasca (extrait)

 

 

Benoit Barbagli vit et travaille à Paris.

 


 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

 

2018

Avec plaisir, Galerie Eva Vautier, Nice

La mémoire et la mer, commissariat Rebecca François Massena, Nice

Private Choice, commissariat Nadia Candet,  Paris

Emosophia, commissariat Caterina Zevola Open Bach,  Paris

Une collection 5, commissariat Camillle Frasca, Paris

Rien ne se perd, commissariat Camillle Frasca, Paris

 

 

2017

Une collection, Commissariat Camillle Frasca, Nice

Derrière la Mer, Galerie de Beuil, Beuil (en duo avec Anne-laure Wuillai)

 

 

2015

Odyssée, Galerie La Marine, Nice / Exposition organisée par la Villa Arson – étudiants diplômés 2015

 

 

2014

Des corps compétents, Centre d’art de la Villa Arson, Nice

 

 

2013

Travaux en cours, Galerie Eva Vautier, Nice / Exposition collective et commissariat organisé en partenariat avec Eva Vautier

Manca, concert performatif, MAMAC, Nice

 

 

 

PUBLICATIONS

 

 

2014

Ici la terre – le mémoire, Mémoire de fin d’études suivi par Joseph Mouton, Villa Arson, Nice

 

2015

Ici la terre – l’expédition, Coédition pour le projet Ici la terre, réalisée avec les textes d’Antoine Tournier

 

 

 

FORMATIONS

 

 

2015

DNSEP, Villa Arson, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Nice

 

2013

DNAP, Villa Arson, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Nice

 

2011

Licence III Philosophie, Université Nice Sophia Antipolis

BEN08579-Modifier
90° au dessus de nous
Tentative 1 Vivante
lancée 100x61
Benoit Barbagli
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Artiste co-fondateur & commissaire, chez Galerie Eva Vautier , Nice
NICE
Galerie Eva Vautier
2 rue vernier – Quartier Libération
06600 Nice
Tel 09 80 84 96 73
Tel 06 07 25 14 08

 


 

 

Artiste chez Galerie Bertheas – Saint-Etienne, Vichi, Paris

PARIS

76, rue de Turenne 75003
01 42 71 73 51 – 06 13 57 11 80
paris@galeriebertheas.fr

________________________

SAINT-ETIENNE

1 & 2 place Maxime Gorki 42000
04 77 41 80 77 – 06 14 75 05 48
saint-etienne@galeriebertheas.fr

_________________________

VICHY

23, rue du Parc 03200
04 70 31 74 08 – 06 89 95 59 13
vichy@galeriebertheas.fr

Site internet :

benoit-barbagli.com

 

 

Autres sites construit par Benoit :

www.enter-the-voice.com

www.synhaptein.org

www.vous-etes-libre.com

Tom Barbagli

 

 

TOM BARBAGLI

 

Tom Barbagli, vit et travaille à Nice.

 


 

Diplômé de l’Institut Supérieur de Design, il explore les accointances et fractures entre le monde du design et celui de l’art, militant pour en supprimer les bords et les limites.

 

Il se livre à des expérimentations singulières, déviant les lois de la physique par autant de matériaux utilitaires (moteurs, diodes électroluminescentes, disques durs) que de matières naturelles (cire d’abeille, bois massif, minéraux). L’ingéniosité des assemblages mécaniques créée alors des objets oniriques ou des installations immersives, apparentées à de micro-phénomènes.

 

Ainsi les objets qu’il confectionne transmettent des données cognitives ine ables sur le fonctionnement de la conscience et du monde environnant. Et bien au-delà d’une perception visuelle, ils conduisent à l’éveil… éveil des sens, éveil de la conscience.

Tom Barbagli, "Contre-Poids", 2017, variables
Tom Barbagli, "Noème", 2017, 160 x 30 cm
Tom-Barbagli-Soleil-noir-2018-Coupole-caoutchouc-LED-Ø-30-cm-©-Galerie-Eva-Vautier-2-e1550774074464
Tom Barbagli, "Boussole - Tout azimut", 2019, 15 x 17 x 17 cm
Tom Barbagli, "Contre-Temps", 2017, 160 x 11 x 11 cm
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Nicolas Daubanes

 

 

 

Hexagone

 

« J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croi- sement de ce qui va advenir.

Mon travail s’inscrit dans la durée. Il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’inten- sité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force. Je suis conduit par mon histoire, mes propres ques- tions existentielles et par le choix d’une adéquation permanente et subtile entre forme et contenu.

Par exemple : le silicone, celui-là même qui habituellement est utilisé pour restaurer les bâtiments patrimoniaux, transposé, permet de créer un nouvel espace qui induit visuel- lement la disparition du mur d’origine et suggère une possible échappatoire (série des Membranes). De cette façon, mue et peau s’introduisent dans mon propos. La limaille de fer, utilisée dans les dessins, renvoie aux barreaux des prisons, mais aussi aux limes qui permettent l’évasion. Cette matière ne et dangereuse pour l’œil se dépose par aiman- tation tandis que le moindre sou e peut faire disparaître le dessin. Ce qui apparaît est fragile, il faut en prendre soin et savoir que tout est éphémère. Le béton chargé de sucre, inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale, corrobore le ca- ractère fugitif, temporaire des objets produits dans mon travail. Il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital. »

 

 

Dessins, prisons et miradors

 

Nicolas Daubanes réalise des dessins avec de la limaille de fer.

Il considère cet état de matière comme le symbole des traces d’une évasion : en limant les barreaux de la cellule, nous partirons les mains recouvertes de limaille. Ces dessins représentent des prisons, occupées ou désafectées.
Les prisons que Nicolas Daubanes dessine sont toutes issues du projet architectural du philosophe utilitariste : Jeremy Bentham, le panoptique. Il se concentre sur certains extraits des bâtiments qui temoignent de cette inspiration. Toutes les vues sont issues de photographies qu’il réalise lui-même, le passage au noir et blanc et le modelage à la poudre de fer lui permet de di user ces images sans quoi l’administration pénitentiaire ne lui autoriserai pas.
Par moment, l’artiste préleve certaines spéci citées architecturales carcérales comme des cages d’escalier de détention qui ont été installées à la suite des mutineries des années 70-80, des grilles qui viennent compléter des portes défaillantes en terme de sureté, poste de surveillance …

Réaliser ces dessins c’est aussi pour Nicolas Daubanes l’occasion de classi er, documenter l’ensemble des prisons dans lesquelles il est allé travailler ou simplement visiter.

Nicolas Daubanes

Biographie

Né en 1983, vit et travaille à Perpignan

 


 

 

EXPOSITIONS PERSONNELLES

 

2017

Les mains sales, Galerie Maubert, Paris
Le batiman et a nous, La Station, Nice

 

2016

… mais ce jour ce jour ne viendra peut être jamais., Galerie L’isba, Perpignan
La vie de rêve, Angle art contemporain, Saint Paul Trois Châteaux, Vitrine régionale d’art contemporain, Millau

 

2015

Go Canny, Galerie Martagon, Malaucène

 

2014

MURS, Centre culturel français de Freiburg, Freiburg
SABOTAGE, LAC, Sigean
[Fe], Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan

(Expositon dans la Librairie du Musée, en regard des productions des détenus du centre pénitentiaire de Béziers)

 

2013

Le jour après le lendemain, Maison Salvan, Labège
La Tuilerie, Atelier Licence III, Perpignan

 

2012

TEMPS MORT, Centre d’art le LAIT, Albi
Fiat Lvx, Question d’art, Bibliothèque universitaire de Perpignan

 

2009

Put me back on my bike, Atelier Licence III, Perpignan

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

 

2016

Vitrine sur l’art, Galerie Lafayette, présenté par la Maison Salvan, Toulouse, parc de la Maison blanche, Marseille
Visions portées, MAC Arteum, Châteauneuf le Rouge
Si er sur la colline, Château d’Alba, Alba la Romaine
Le sens de la peine, La terrasse, Nanterre 2015
En mémoire, Musée des Archives nationales, YIA ART FAIR hors les murs, Paris
A l’heure du dessin, 3ème temps, Château de Servière, Marseille
La nouvelle garde, parenthèse photojournalisme, en résonance avec la biennale de Lyon, Centre d’art contemporain Lithos, Saint Restitut
Enfermés, déformés, Moments artistiques Chez Christian Aubert, Paris
Etant donné la noire montagne, Maison des mémoires, Carcassonne
DPS 2, La Filature, Mulhouse
Global Snapshot, La Panacée, Montpellier
Con uence : France, Art Center of Sarasota, Floride, USA
La belle échappée, Institut supérieur des beaux arts, Besançon

 

2014

Time out/out of time, Galerie Léonardo Agosti, Sète
Voyage au sein de nos mythologies actuelles, Auz’arts, Auzeville
Conscience de classe, Lieu Commun, Toulouse
La belle échappée, Centre d’art contemporain du Chateau des Adhémar, Montélimar
Le dessin et l’objet, Mac ARTEUM, Chateauneuf le Rouge
Paper works, Galerie Léonardo Agosti, Sète
1913-2014, Centre d’art contemporain, Saint restitut
70 combats pour la liberté, 70 artistes, Le radar, espace d’art actuel, Bayeux -AVOIR 10 + 1, Centre d’art contempo- rain, Saint restitut
IMAGO, Jean Marc Cérino-Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
BEYOND, galerie Maubert, Paris
Ingravid, Figueres, Espagne

 

2013

IZI, Frac Languedoc Roussillon, Montpellier
ENTROPIA1: Métapmorphose(s), centre d’art contemporain Walter Benjamin, Perpignan

 

2012

La passion des Gurly (Supervues/Hôtel Burrhus), Galerie du tableau, Marseille
Interstice, des espaces immersifs, Carbone 14, galerie municipale St Ravy, Montpellier
10 ans 100 % dessins, galerie AL/MA, Montpellier

Matières Grises, M.I.N. (Hors les murs, Lieu Commun, Les sens de l’art), Toulouse

Le silence n’est pas un oubli, Nicolas Daubanes – Pablo Garcia, Galerie Sit Down, Paris – A quoi rêvent t-ils ?, Galerie Sit Down, Paris
Mulhouse 012, Biennale des jeunes créateurs, Mulhouse

 

2011

Supervues, 3 jours à l’hotel Burrhus, Vaison la romaine
Ingravid (Showcase), Figueres, Espagne
Festival APART, Pôle artistes émergents, St Rémy de Provence
Ones from the Heart, Coiuvent des minimes, Perpignan
Visible I et II, journées portes ouvertes des ateliers résidences d’Aldebaran, Castries
Traverse Vidéo, Centre culturel bellegarde, Toulouse

 

2010

Alerte météo, Musée Régional d’Art Contemporain du Languedoc Roussillon, Sérignan – Nathalie Leroy Fiévé et Nicolas Daubanes, galerie AL/MA, Montpellier
Casanova Forever, Frac Languedoc Roussillon, Forteresse de Salses, Salses
+ si a nité 2010, AFIAC, Fiac 2009
+ si a nité 2009, le Hors, AFIAC, Fiac 2008
Comment faire disparaître un corps, Chapelle des pénitents, Aniane

 

 

PERFORMANCES / PROJECTIONS VIDÉOS

 

2017

Soirée Vidéo, Centre d’art contemporain, Istres 2016

 

2016

Passage pas sage, Paris
Cosa Mangiare, La cuisine centre d’art et de design, Negrepelisse

 

2013

Nuit blanche, «les centres d’art font leur cinema», Paris

 

2012

Soirée art vidéo 2, Espace o25rjj, Loupian
Carte Blanche à Nicolas Daubanes, Institut Jean Vigo, Perpignan
Au Tour, Cinéma Le Régent et la chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens

 

2011

St Gaudens, Plateau de Beille, 168 km sur la route du Tour, Chapelle St Jacques, centre d’art contemporain de St Gaudens

 

2010

Avoir l’apprenti dans le soleil, Café performance, AFIAC, Fiac

 

 

FOIRES / SALONS

 

2017

Independent, présenté par la galerie Maubert, Bruxelles

 

2016

YIA Art Fair, présenté par la galerie Maubert, Carreau du Temple, Paris
Drawing Room 016, présenté par la galerie AL/MA, La Panacée, Montpellier
Paréidolie, salon international du dessin, présenté par la galerie Maubert, château de Servière, Marseille

 

2015

Contemporary Istanbul, art fair, présenté par la galerie Analix forever, Istanbul

 

2013

Art on paper, Drawing art fair, présenté par la galerie AL/MA, Bruxelles -Drawing o , o de Drawing room 013, Li- cence III, Montpellier
Drawing Room 2013, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier

 

2012

Drawing Room 2012, présenté par la galerie AL/MA, Carré St Anne, Montpellier
Salon-Vidéo 5, galerie 10m2, Sarajevo, Bosnie

 

 

RÉSIDENCES

 

2016
Le bbb, Art à l’hopital, Toulouse

 

2014/2015
La Cuisine, à la maison d’arrêt de Montauban, Nègrepelisse

 

2014
La Filature, à la maison d’arrêt de Mulhouse et à la Maison centrale d’Ensisheim, Mulhouse 2012/2013
CAN XALANT, Mataro, Espagne

 

2011

Aldebaran, Castries

 

2008
AFIAC, au centre pénitantiaire pour mineurs de Lavaur, Lavaur

 

 

ACQUISITIONS

 

 

2016
Sabotage 4, Parc de la maison Blanche, Mairie du 9 et 10 ème, Marseille

 

2015
Détenus Particulièrement Surveillés 2, Conseil Général des Bouches du Rhône, «les nouveaux collectionneurs au collège»

 

 

BOURSES/PRIX

 

 

2017
Premier lauréat Grand prix Occitanie, Lieu commun / Les sens de l’art, Toulouse

 

2016
Nominé pour le «Grand prix de l’art contemporain», Les sens de l’art / Lieu commun, Toulouse

 

2014
Aide individuelle à la création, région Languedoc-Roussillon

 

2012
Aide individuelle à la création DRAC Languedoc-Roussillon
Lauréat du prix du centre culturel français de la ville de Freiburg lors de la biennale européene des jeunes créateurs de Mulhouse (Mulhouse 012)

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

 

Le chassis, numéro 2, printemps/été 2017
La vie de rêve, édition monographique personnelle, 2016
Cosa mangiare, édition personnelle, 2016
Con uence : France, catalogue de l’exposition, 2015
PLI 4, revue, 2015
PLI 3, revue, 2015
Le Radar, Espace d’art actuel, 70 combats pour la liberté/70 artistes, Catalogue de l’exposition, 2014
Fireboox, éd. VOIX, 2014
PEAH 21122014, éd. Charlotte Sometimes, 2014
Prisons de Lyon, Une histoire manifeste, éd. Lieux Dits 2013
PLI, revue, 2013
L’évolution psychiatrique, revue, Octobre-decembre 2012
Les entretiens d’AL/MA 2, éd. Méridianes, Montpellier, 2012
Mulhouse 012, Catalogue de l’exposition, biennale européene des jeunes créateurs, 2012
L’art proxime, Catalogue du festival Traverse vidéo, 2011
Courir contre la montre, Semaine 49.10, Revue hebdomadaire pour l’art contemporain, éd. Analogues, 2011

Casanova Forever, Catalogue de l’exposition, Frac Languedoc-Roussillon, 2010
+ si a nités, Catalogue de l’exposition, A ac / les Abattoirs, 2010

 

 

Presse

 

ArchiSTORM, architecture et design, numéro spécial #09, 2016 – ArchiSTORM, architecture et design, #69, 2014
L’art vues, février/mars, 2014
Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Juin, 2013

Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 34, 2013
Next Liberation, le silence n’est pas un oubli, Octobre 2012
Arthebdo Média, interview de Jackie Ruth Meyer, directrice du centre d’Art le LAIT, Albi
Flash, le mensuel, Toulouse Culture et Loisirs, Janvier 2012 -Art Absolument n°42
– Parcours des Arts, la revue d’art du sud ouest, numéro 28 -Next Liberation, Festival Apart, été 2011

 

Formation

 

2012
DNSEP au grade master, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan 2010 – DNSEP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan

 

2008
DNAP, avec les félicitations du jury, HEART Perpignan

Nicolas Daubanes, "La petite roquette, Paris", 2017, 160 x 95 cm (chaque)
Nicolas Daubanes, "Calepinage, prison de Montluc à Lyon", 2017, 70 x 50 cm
Nicolas Daubanes
Nicolas Daubanes, "Ergonomie de la révolte", 2018, 11 x 5 x 16 cm
Nicolas Daubanes, "Charlette", 2017, 50 x 40 cm
Nicolas Daubanes, "Hexagone", 2017, 9 x 8 cm
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Ben Patterson

 

Ben Patterson

1934-2016


Artiste pionnier de l’avant-garde Fluxus, Ben Patterson commence par étudier durant son en- fance la botanique, la zoologie, les roches et minéraux, pour plus tard se consacrer entièrement à la musique.

Il débute en 1952 des études musicales à l’Uni- versité du Michigan, dont il est diplômé en 1956. Contrebassistevirtuose, en raison de sa couleur de peau, il ne peut intégrerun orchestre sympho- nique américain. Il rejoint alors, de 1956 à 1957, l’Orchestre symphonique d’Halifax au Canada, puis de 1958 à 1959, celui de la 7e Armée des États-Unis basé enAllemagne, et en n retourne au Canada auprès de l’Orchestrephilharmonique d’Ottawa jusqu’en 1960.

Son vif intérêt pour les recherches en musique électronique le conduit à se rendre en Allemagne à Cologne, a n de pouvoir suivre les travaux de Karlheinz Stockhausen dans les studios de la WDR. Néanmoins, lors des concerts donnés dans l’atelier de Mary Bauermeister, c’est John Cage qui le fascine, dont il interprète, en première mondiale, Cartridge Music.

Il fait à cette époque la connaissance de Nam June Paik et de Wolf Vostell, et présente ses pre- mières œuvres musicales, Paper Piece, Solo for Double Bass, Variations for Double Bass(où des objets tels que pinces, serre-joints, etc. sont xés à lacontrebasse) qui deviendront des pièces indispensables aux concerts Fluxus.

Il publie à compte d’auteur un recueil de ses compositions et expérimentations artistiques, Me- thods and Process, avec l’aide de Daniel Spoerri. En 1962, à Paris il expose avec Robert Filliou, ses Puzzle Poems, collabore à sa « Galerie légitime » (qui tient dans son chapeau), et participe, invité par George Maciunas, aux concerts Fluxus de Wiesbaden et de Copenhague (1963), puis rentre à New York où il occupe un poste de bibliothécaire à la New York Public Library.

En 1964,George Maciunas publie Poems in Box et Instruction n° 2, et Ben Patterson crée la perfor- mance Lick Piece (femme nue recouverte de crème fouettée à lécher).

Il abandonne progressivement son activité artistique qu’il reprendra en prenant part au Festival Fluxus de Wiesbaden en 1982, célébrant les vingt ans du mouvement, puis à la Biennalede Sao Paulo en 1983. Une exposition personnelle est organiséeen 1988 à la Emily Harvey Gallery de New York. Il organise en2012, les 50 ans de Fluxus, grande rétrospective dans toute laville de Wiesba- den en Allemagne.

Depuis, il a fait l’objet de nombreuses expositions en Europe,Asie, Russie et en Amérique, avec des concerts, lectures et performances.

Etats-Unis

29/05/1934 – 25/06/2016

 

 


 

 

Il débute en 1952 des études musicales à l’Université du Michigan, est diplômé en 1956. Contrebassiste virtuose, en raison de sa couleur de peau il ne peut intégrer un orchestre symphonique américain ; il rejoint alors, de 1956 à 1957, l’Orchestre symphonique d’Halifax au Canada, puis de 1958 à 1959, celui de la 7e Armée des États-Unis basé en Allemagne, et enfin retourne au Canada auprès de l’Orchestre philharmonique d’Ottawa jusqu’en 1960.

 

Son vif intérêt pour les recherches en musique électronique le conduit à se rendre en Allemagne à Cologne, afin de pouvoir suivre les travaux de Karlheinz Stockhausen dans les studios de la WDR. Néanmoins, lors des concerts donnés dans l’atelier de Mary Bauermeister, c’est John Cage qui le fascine, dont il interprète, en première mondiale, Cartridge Music. Il fait à cette époque la connaissance de Nam June Paik et de Wolf Vostell, présente ses premières œuvres musicales, Paper Piece, Solo for Double Bass, Variations for Double Bass (où des objets tels que pinces, serre-joints, etc. sont fixés à la contrebasse) qui deviendront des pièces indispensables aux concerts Fluxus. Publie à compte d’auteur un recueil de ses compositions et expérimentations artistiques, Methods and Process, avec l’aide de Daniel Spoerri.

 

En 1962, à Paris il expose avec Robert Filliou, ses Puzzle Poems, collabore à sa « Galerie légitime » (qui tient dans son chapeau), et participe, invité par George Maciunas, aux concerts Fluxus de Wiesbaden et de Copenhague (1963), puis rentre à New York où il occupe un poste de bibliothécaire à la New York Public Library. En 1964,George Maciunas publie Poems in Box et Instruction n° 2, et Patterson crée la performance Lick Piece (femme nue recouverte de crème fouettée à lécher) puis il abandonne progressivement son activité artistique qu’il reprendra en prenant part au Festival Fluxus de Wiesbaden en 1982, célébrant les vingt ans du mouvement, puis à la Biennale de Sao Paulo en 1983.

 

Une exposition personnelle est organisée en 1988 à la Emily Harvey Gallery de New York. Artiste pionnier de l’avant-garde Fluxus, Il ne cesse depuis de performer et d’exposer à travers le monde ; il organise en 2012, les 50 ans de Fluxus, grande rétrospective dans toute la ville de Wiesbaden en Allemagne.

Ben Patterson, "Since Marchel Duchamp", 2015, 60 x 50 cm
Ben Patterson, "No more pink ? try amethyst !", 2013, 110 x 110 cm
Ben PATTERSON 008 G Eva Vautier © Fr Fernandez copie
Ben Patterson, "Le carnaval des animaux", 2011, variable
Ben PattersonVue exposition Galerie Eva Vautier 2017
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Anne-Laure Wuillai

Anne-Laure Wuillai

Née en 1987 à Versaille, vit et travaille à Nice


L’artiste traduit les fluctuations, les formes alternées de la glace, du liquide ou de la vapeur tout en désignant une totalité. La transparence se mesure à celle de la matière où elle se dépose. Le contenant et le contenu se croisent dans un jeu de miroir et la couleur s’y formule comme une simple hypothèse. Tout est saisi avec une précision extrême, dans un geste presque clinique. Rien ne vient perturber une recherche qui s’exerce toujours dans un équilibre fragile, dans un état précaire quand le moindre écart mettrait l’expérience en péril.

 

Chaque œuvre repose sur un instant de visibilité pour une méditation silencieuse et même austère si elle n’était empreinte de cette fluidité, à l’instant où la matière se noieavec bonheur dans la couleur. L’eau s’offre ici à nous dans toutes ses potentialités mais, surtout, l’artiste parvient à en saisir l’essence pure, à partir de l’informe dont elle procède.

Rigueur scientifique et perfection technique coïncident alors dans une poésie intense, une réflexion rigoureuse, pour révéler l’âme des choses. […]

 

 

L’œuvre d’Anne-Laure Wuillai ne décrit rien, elle définit la matière. Mais elle dit peut-être autre chose, de plus lointain, de plus grave. Ce que Bachelard énonçait ainsi : « La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part desombres ».

 

Cette part plus sombre, il ne faut pas la chercher dans les rêves mais bien dans les réalités du monde. Ces sculptures-objets arborent ainsi les signes, ou plutôt les stigmates d’une mer menacée. L’artiste confie : « Il me plaît à penser, avec un brin d’humour noir, qu’un jour il y aurait tellement d’emballages dans nos océans, que ceux-ci finiraient par emballer la mer toute entière ». Cette eau, il s’agit de la recueillir, de la posséder, comme si à travers elle on s’emparait du monde. La réalité se confronte alors au rêve. Et c’est dans cette interstice que l’œuvre s’élabore.

Michel Gathier (extrait)

Anne-Laure Wuillai

 


 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

2016 

Carte blanche sonore, interview de Laurie Etourneau et Janoé Vulbeau 59’59’’ d’émission pour Motifs Pluriels

Radio Campus Lille

 

2015 

Installation 06.03.15 pour l’association Les Nuits de Pleine Lune

La Mécanique Ondulatoire, Paris 11è

 

2014

Ces copies qu’on forme, Exposition DNSAP

Galerie Gauche, ENSBA Paris 6è

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2019

Azimuth

Benoît Barbagli, Tom Barbagli, Evan Bourgeau, Camille Franch-Guerra, Omar Rodriguez Sanmartin, Florent Testa, Anne-Laure Wuillai

Galerie Eva Vautier, 2 rue Vernier, Nice

 

2018 / 2019

Avec Plaisir

Exposition collective avec les artistes de la Galerie Eva Vautier

Galerie Eva Vautier, 2 rue Vernier, Nice

 

2018

Nopoto

Exposition collective sur une invitation de Matériaux Mixtes

Atelier Patrick Frega, 3 rue Martin Seytour, Nice

 

2018

Pensées Sauvages

Exposition collective sur une invitation de No Made

Commissariat Florent Testa et Stéphanie Laubry

Jardin de la Villa Roc Fleury, Cap-d’Ail

 

2018

Trà e Stelle

Exposition collective sur une invitation de La Station et Utopia Résidence d’artistes

Les Charpentiers de la Corse, Piedigriggio, Haute-Corse

 

2018

100 TITRES

Commissariat association Matériaux Mixtes

Bel Oeil, 12 rue Emmanuel Philibert, Nice

 

2018

Avis de grand frais

Exposition collective sur une invitation de La Station, commissariat Hanna Baudet

Le Suquet des Art(iste)s, 7 rue Saint-Dizier, Cannes

 

2018

Réservoirs

Dans le cadre de Curiosité(s), organisé par l’association Botox(s)

Tom Barbagli, Evan Bourgeau, Camille Franch Guerra,

Igor Marchal, Florent Testa, Caroline Trucco, Anne-Laure Wuillai

Atelier 28, Vieux Chemin de Gairaut, Nice

 

2017

PORTES OUVERTES ATELIER 28

Igor Marchal, Florent Testa, Tom Barbagli, Anne-Laure Wuillai

Atelier 28, Vieux Chemin de Gairaut, Nice

 

2017

UNE COLLECTION #4

Exposition collective sur une invitation de Marie-France Frasca

Commissariat Camille Frasca et Antoine Py

Villa Riviera Cottage, Nice

 

2017

Élémentaire, la règle du jeu

Tom Barbagli, Charlie Chine, Jacqueline Gainon, Anne-Laure Wuillai, Agnès Vitani

Galerie Eva Vautier, 2 rue vernier, Nice

 

2017

Derrière la mer

Anne-Laure Wuillai et Benoît Barbagli

Galerie de Beuil, Place de l’église, Beuil

 

2016

PORTES OUVERTES ATELIER 28

Igor Marchal, Florent Testa, Tom Barbagli, Anne-Laure Wuillai

Atelier 28, Vieux Chemin de Gairaut, Nice

 

2015

Chers Objets #2

Commissariat du collectif Tridécagone

Avec Frédéric Vincent et Cannelle Tanc

Espace d’art Immanence, Paris 15è

 

2015

Chers Objets #1

Commissariat du collectif Tridécagone

Réfectoire des Cordeliers, Paris 6è

 

2013

La France en copie

Rétrospective d’un voyage itinérant en Amérique du Nord

Exposition réalisée sous tutelle de Marie-José Burki

Galerie Gauche, ENSBA Paris 6è

 

2013

Hasard d’ensembles

Avec la participation de Djamel Tatah et une sélection d’étudiants de son atelier

GAC, Groupe d’Art Contemporain d’Annonay

 

2011

Tatah Yoyo

Exposition organisée par les étudiants de Djamel Tatah et Giuseppe Penone

Galerie Droite, ENSBA Paris 6è

 

 

RÉSIDENCES

 

2018

UTOPIA Résidence d’artistes, avec Verana Costa

Les Charpentiers de la Corse, Piedigriggio, Haute-Corse

 

 

BOURSES

 

2014

Bourse de l’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse

Séjour d’étude à Montréal, pour la Biennale Looking Forward – L’avenir

 

2013

Bourse Colin Lefranc

Programme d’échange à l’Université du Québec à Montréal

 

 

PUBLICATIONS

 

2015

Catalogue d’exposition Chers Objets« À noter dans l’agenda »

Texte écrit par Sacha Alexandre Pevak, Beaux-Arts de Paris éditions

 

2015

Catalogue des Diplômés 2014, Beaux-Arts de Paris éditions

 

2013

Catalogue d’exposition Hasard d’ensembles

Texte écrit par Guitemie Maldonado, Beaux-Arts de Paris éditions

 

 

FORMATIONS

 

2014

DNSAP, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Atelier Djamel Tatah, suivi théorique Didier Semin

2nd Cycle (septembre 2012 à novembre 2014)

 

2013

Bachelor Arts Visuels, Université du Québec à Montréal

Programme d’échange universitaire (janvier à juin 2013)

 

2012

DNAP, École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris

Ateliers Dominique Gauthier et Djamel Tatah

1er Cycle (septembre 2009 à juin 2012)

 

2008

Double Licence II Arts Plastiques et Arts Appliqués

Classe préparatoire à l’École Normale Supérieure de Cachan – Lycée Rive Gauche

Université Toulouse II Le Mirail

(septembre 2006 à septembre 2008)

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Anne Laure Wuillai
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5. Anne-Laure Wuillai, Cyanometer, 2016, acrylique sur bois et coffret en bois, 7 x 42,5 X 4 cm, © Galerie Eva Vautier
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Gilles Miquelis

Gilles Miquelis

 

Vivre à en crever

« Les clopeurs sont à la croisée du documentaire. Remplis d’aise, pleins d’autosatisfaction, à en devenir inflammables ! Empruntés directement à une peinture du XIX ème, ce sont des visages d’anges, sortis d’un casting de jeunes premiers.

En les regardant s’entourer avec délectation de multiples volutes de fumée, le “gang des allumés” est l’archétype de l’innocence, de vitalité et d’avenir tout tracé !

Ici l’enfant prend manifestement le pouvoir afin sans doute de partir lui-même en fumée… Une sorte de striptease, le récit pictural d’un contemplatif qui donne à voir ce qu’il a dérobé au quotidien, à l’instant x où l’ordinaire se confond avec l’extraordinaire. »

Biographie

Né en 1976. Vit et travaille à Nice

 


 

 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

 

2017

Galerie Eva Vautier, Nice

 

2014

Galerie Hélène Jourdan Gassin, Nice

 

2011

Ragots d’humanité, La conciergerie, dans le cadre de la manifestation « L’art contemporain et la côte d’azur”, Nice

 

2010

Dimanche, Galerie Sintitulo, Mougins

Galerie Aminiart, Monaco

 

2009

Galerie Arkos, Clermont-Ferrand

 

2007

Ailleur, Galerie Norbert Pastor, Nice

 

2006

Galerie L’atelier, Monaco

Galerie Arkos, Clermond Ferrand

Galerie Aminiart, Monaco

 

2005

Humanité, Galerie 14, Paris

 

2004

Galerie Arkos, Clermont Ferrand

Nous autre, Galerie 14, Paris

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

 

2016

Formats raisin, Galerie Martagon, Malaucène

Impression d’atelier, la création contemporaine sur la Côte d’Azur, CIAC, Carros

Art fair Athina, Galerie Laureen Thomas, Athènes, Grèce

 

2015

Galerie Martagon, Malaucène

A une année lumière, Galerie Eva Vautier, Nice

 

2014

Dernières acquisitions, MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice

Mur, Mur, Galerie Martagon, Malaucène

Quand même .., Galerie le 22, Nice

Zootropie, Galerie le 22, Nice

Galerie Laureen Thomas, Cagnes sur Mer

Galerie Phillipe Jourdan Gassin, Nice

Formats raisin, Galerie Martagon, Malaucène

 

 

2013

Bonjour Monsieur Matisse, rencontre(s), MAMAC, Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain, Nice

Art fair Athina, Galerie Laureen Thomas, Athènes, Grèce

Art fair Bruxelles, Galerie Laureen Thomas, Belgique

 

2012

La menuiserie, Nice

A l’origine Nice, Galerie Malborough, Monaco

 

2011

Ici Nice, Les Abattoirs Chantier Sang Neuf, Nice

La conciergerie, dans le cadre de la manifestation « L’art contemporain et la côte d’azur », Nice

 

2010

Group show, Galerie Rdf, Nice

Phase zéro, Galerie Serge Aboukrat, Paris

Galerie Aminiart, Monaco

 

2009

So feucking french, Soff, Londres, Royaume Uni

Galerie Norbert Pastor, Nice

Galerie Arkos, Clermont Ferrand

Galerie lj Beaubourg, Paris

Art Elysée, Paris

 

2007

Galerie lj Beaubourg, Paris

Dessine moi un…, Galerie Serge Aboukrat, Paris

Slick, Foire d’art contemporain, Paris

UMAM Union Méditerranéenne d’Art Contemporain, Nice

French touche, Villa Tamaris, la Seyne sur mer

Galerie Arkos, Clermont Ferrand

 

2006

Galerie Norbert Pastor, Nice

 

2005

Espace Julio Gonzales, Arceuil

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

2015

Impression d’ateliers, La création contemporaine sur la Côte d’Azur, Patrick Boussu, Jean-Michel Sordello, Michel Franca, volume 2, Edition South Art, Nice, 2015

 

2014

Biennale UMAM, 65 artistes contemporains du bassin Méditerranéen, Château musée Grimaldi, Cagnes sur Mer, 2014

 

2013

Bonjour M. Matisse ! Rencontres, Mamac, Ville de Nice, 2013

 

2012

A l’origine Nice, Malbourough Monaco, 2012

 

2007

French touche, Villa Tamaris centre d’art, La Seyne-sur-Mer, 2007

gilles miquelis le couple de legende 2016huile sur toile400 X 200
gilles miquelis sans titre 2016huile sur toile 60 X 60cm
gilles miquelis sans titre 2016huile sur toile 200 X 200
Sans titre
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Site internet : 

www.gilles-miquelis.fr

 

Documents d’artistes : 

http://www.documentsdartistes.org

Florian Pugnaire

florien

 

 

Florian Pugnaire porte une attention particulière à la notion d’atelier comme lieu de la pratique, mais aussi comme lieu de fiction, un entre-deux où la finalité du travail n’est pas encore définie et où tout peut encore être inventé ou modifié. À travers une pratique personnelle ou collaborative (avec David Raffini), il manifeste un intérêt pour le processus de fabrication et de création, et situe son travail dans un espace intermédiaire entre l’atelier et le lieu de l’exposition.

 

Il travaille sur le matériau, le temps et l’espace contenu dans l’acte de création. En cela, il rejoint Robert Morris, qui – en rejet avec la pensée greenbergienne – refusait en 1970 de voir l’œuvre comme un objet atemporel, achevé, et dont on ferait une expérience uniquement optique : « Je pense que, dans le passé (…), de tels efforts [le processus de création – ndlr] ont été considérés comme une suite non-systématisée de faits techniques, anecdotiques ou biographiques, sans rapport avec la véritable « œuvre », plaquée comme un dépôt intemporel et gelé sur le papier tue-mouches de la culture. 1 »

 

Au travers d’un champ de références culturelles tournant autour des arts martiaux (L.E.W.Q , Shadow Boxing, Stunt Lab), de l’automobile (Dyane +, Expanded Crash) et de l’univers du chantier, (In Fine, Meurtrières), Florian Pugnaire produit des allers-retours constants entre sculpture et vidéo : « Ces raccords entre film et sculpture puis entre sculpture et récit, faisant intervenir le facteur temps et convoquant l’image, constituent les données essentielles des travaux personnels de Florian Pugnaire (le récent Stunt Lab, film de combat choérégraphiant la destruction d’un décor, projeté avec à ses côtés la compression de ce dernier, offre un exemple très immédiat de ces combinaisons. 2 »

 

Pauline Thyss

Florian Pugnaire est né en 1980,
Vit et travaille à Nice et Paris.

 


 

 

Expositions personnelles

 

2019

Fahrenheit 134, Galerie Ceysson & Bénétière, Paris

 

2018

Show Me, L’étrangère, Londres
Ressac, Le Portique, Le Havre
Artbrussels, solo Pugnaire et Raffini, Galerie Ceysson et Benetiere

 

2016
Mechanical Stress, Galerie Eva Vautier, Nice
Show me, Galerie Torri, Paris
Florian Pugnaire & David Raffini, Prix Ricard

 

2015
Florian Pugnaire et David Raffini, Centre Georges Pompidou, Paris

 

2014
Le coefficient de Poisson, Le Patio, La Maison Rouge, Paris *

 

2013
Chjami rispondi, Galerie Torri, Paris *
Energie Sombre, Musée Picasso, Antibes *
Matières temps, Centre d’art contemporain Les églises, Chelles *
Fondre Battre Briser, Centre d’art Le Pavillon Blanc, Colombiers *

 

2012
III, Centre culturel Una Volta, Bastia *

 

2011
Amnesia, Espace contemporain Domaine Orenga, Patrimonio
Glissements, Le Dojo, Nice *
Paris – Berlin 2011, Galerie Carlier I Gebauer, Berlin *

 

2010
Hors Gabarit, Galerie Torri, Paris *
In Fine, Palais de Tokyo, Paris *
E figura si l’isula, fantasy island, FRAC

 

2009
Expanded-Crash, Villa Arson, Centre d’art, Nice *
Expanded-Crash, Module 2, Palais de Tokyo, Paris *

 

Expositions Collectives

 

2019

Artbrussels, Galerie Ceysson & Bénétière, Bruxelles

 

2018
Scar / Face, Galerie Ceysson & Bénétière, Paris

Kanal – Centre Pompidou, anciens locaux Citroën, Bruxelles
Précipité, Atelier de Jette, Bruxelles
Dawing now, Paris (galerie Eva Vautier)

 

2017
FIAC hors les murs, galerie Ceysson et Benetière, jardin des Tuileries, Paris
Artbrussels, Galerie Ceysson et Benetière, Bruxelles

 

2016
Sculptures, matières, matériaux, textures, Galerie Ceysson et Benetière, Foetz, Luxembourg

 

2015

Sphère, Galleria Continua, Les Moulins, Boissy-le-Châtel
L’ordre des lucioles, Fondation d’entreprise Ricard, Paris
GAS Station, Gagliardi Art System Gallery, Turin, Italie
Artbrussels 2015, stand TORRI, Bruxelles, Belgique
Chercher le Garçon, MAC VAL, Vitry sur Seine
Énergie sombre, Artemovendo, Porto Alegre, Brésil
Énergie sombre, ArtVilnius, Vilnius, Lituanie
Énergie sombre, Athens Digital Arts festival, Athènes, Grèce
Videonale 15, Bonn, Allemagne
Collective collection volet III, Le BBB centre d’art, Toulouse

 

2014
Shit and Die, Palazzo Cavour, Turin, Italie
Energie Sombre, Biennale de Belleville, Paris
J’écris donc je suis – Ben et La Station, le Garage, Brive

 

2013
Saison 17 – La Station à Lieu Commun, Lieu Commun, Toulouse
Boîte en valise, Institut Français, Exposition itinérante
Sans matières ajoutées, CNEAI, Chatou
Entrée libre mais non obligatoire, CNAC Villa Arson, Nice
Réinventer le monde – exposition du Frac Acquitaine
Sala Rekalde, Bilbao, Espagne

 

2012
Impressions d’Ateliers, Galerie Maud Barral, Nice, France
First Shanghai Sculpture Project, Shanghai Art Institute, Chine
Matières grises, Lieu commun, Toulouse
Sunshine and Precipitation – exposition de La Station, Catalyst Arts, Belfast, Irlande
Texture – Material (Berlin Paris 2012), KLEMM’S Gallery, Berlin, Allemagne
Les feux de l’amour, FRAC Aquitaine, Bordeaux
Paper, Galerie du MAMAC, Nice
New Abstract generation, Le Box, Fonds M-ARCO, Marseille, France

 

2011
La fabrique sonore, Domaine Pommery, Reims
FIAC 2011 – stand TORRI, Grand Palais, Paris
Art-o-rama, Friche Belle de Mai, Marseille
Focus, Parcours associé de la Biennale de Lyon, Vienne (France)
Programme video, Module 1 du Palais de Tokyo, Paris
Collectionneurs en situation, Espace de l’Art Concret, Mouans-Sartoux
La Sculpture autrement, Ecoparc, Mougins
Que sera, sera… La Station au CAN, CAN, Neuchâtel, Suisse
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le blanc, Frac Aquitaine, Bordeaux

2010
Auto – Station, La Station, Nice
Dynasty, Palais de Tokyo et Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Paris

Reset, Fondation d’entreprise Ricard, Paris

2009
Kit invite n°2, Paris
Group show, RDF Galerie, Nice
Points, lignes et plans-séquences, Galerie des musées, Toulon
II, RDF Galerie, Nice

 

2008
Home Cinema, Trafic, Lausanne, Suisse
Panorama 9-10, Le Fresnoy, Tourcoing
Accidents de parcours, Performance, Corte, Corse

 

2007
Temps d’images, La ferme du Buisson, Noisiel
Panorama 8, Le Fresnoy, Tourcoing

 

Distinctions

 

2015
Prix de la Fondation Ricard, Paris
Videonale Audience Award of KfW Stiftung, Bonn, Allemagne

2014
Prix des Amis de la Maison Rouge, Paris

 

Formations

 

2008
Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains, Tourcoing

 

2007
Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique, La Villa Arson, Nice

Avec David Raffini *

 

Résidences 

 

2016
Fahrenheit Foundation By Flax, Los Angeles, États-Unis

 

2009
Cité Internationale des Arts, Paris
Synagogue de Delme

 

Collections Publiques 

 

Centre Georges Pompidou, Paris

Frac Aquitaine

MECHANICAL STRESS

 

Pauline THYSS

 

De la contrainte mécanique à la narrativité du geste

 

Utilisant des matériaux traditionnellement employés dans la construction (plaques de plâtre, tôle, plomb), il s’intéresse à leurs propriétés physiques, leur résilience, leur rémanence… que l’on mesure grâce à la contrainte mécanique, ou mechanical stress. Cette notion, utilisée en sciences des matériaux, évalue la capacité élastique et plastique d’un élément à absorber des effets de torsion, de tension ou de pression. Florian Pugnaire s’appuie sur certaines spécificités – la souplesse du plomb, la résistance du métal, la fragilité des plaques de plâtre – auxquelles il impose une force de travail pouvant parfois mener les matériaux jusqu’à leur point de rupture. Pour cela, l’artiste fait appel à des outils mécaniques comme des sangles, des treuils, des palans et des vérins hydrauliques qui font parfois partie intégrante de l’œuvre. Cet outillage est détourné de son application ordinaire pour opérer des contraintes et des déformations, créant un vocabulaire plastique dont l’esthétique industrielle, ici tourmentée, tend vers l’effondrement, la ruine, la dégradation…

 

Les œuvres de Florian Pugnaire seraient des vestiges du combat qu’il mène avec la matière, car il considère l’atelier comme le lieu où il s’exerce à la bataille de l’art : il y affronte les éléments dans une lutte où chaque round éprouve leurs capacités physiques respectives. Son approche de la sculpture est donc fondamentalement définie par une dimension performative, caractérisée par l’action et l’implication du corps. En cela ses sculptures sont des œuvres haptiques : le toucher et la perception de soi dans l’environnement sont au centre de son processus. Si dans sa pratique en duo avec David Raffini, il explore le champ sculptural via des installations monumentales ou des « œuvres-événements », il produit individuellement des œuvres à échelle plus humaine. La question du processus est toutefois au centre de ces deux pratiques, que nous pourrions nommer action-sculpture ¹: tout comme dans l’action-painting, le geste est ici plus important que le résultat.

Il y a dans sa pratique une forme d’indétermination puisque l’expérience dirige le processus : ses sculptures sont à la fois reproductibles (une fois leur procédé de fabrication étant établi) et singulières, car elles sont à chaque fois le résultat d’une action unique. Dans cette perspective, la pratique de Florian Pugnaire s’inscrit dans la théorie de l’Anti-form ² défendue par Robert Morris et regroupant des artistes comme Eva Hesse, Bruce Nauman ou Barry Flanagan : pour produire ses œuvres, il ne recherche pas une figure précise mais trouve sa forme en manipulant la matière. Des accointances formelles avec l’œuvre d’Eva Hesse sont par ailleurs parfois flagrantes : ses tôles contraintes par un cadre métallique (Sans titre, 2016) font écho à Aught (1968), pièce composée de bâche plastique maintenue au mur par un cadre en scotch. Mais son approche combative du processus l’éloigne des œuvres douces de l’Anti-form : ses sculptures sont dynamiques, visuellement parfois violentes, voire violentées.

 

 Exposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016


Sans titre 2016 -aluminium poli, acier inoxydable aluminium laqué, acier inoxydable

 

Florian Pugnaire propose donc des potentialités formelles plus que des formes déterminées : il fige le matériau dans un état donné à un instant « T », empirique et décisif. Ce procédé produit des arrêts sur image qui génèrent des formes reconnaissables (un sac de frappe, un drapeau) ou des instantanés (pliage, torsion, compression). Pour exemple, sa série de sculptures en plomb (2016) : l’artiste utilise une même quantité de matière – des feuilles de 60 x 90 x 0,1 cm – qu’il travaille pour obtenir cinq variations. Un nœud dense et tortueux se déploie peu à peu pour devenir un drapé aérien, semblant flotter avec légèreté. La forme évolue donc d’un geste simple, la torsion maximale d’une feuille (le nœud) à la création d’une image, un drapeau érigé. La déconstruction du mouvement, presque chronophotographique, produit ici visuellement l’idée d’une durée. Sorte de timeline présentant différentes potentialités formelles, elle produit un récit plastique, une narration silencieuse. Elle nous renvoie à une histoire du geste sculptural, allant du drapé classique jusqu’à Hand Catching Lead de Richard Serra (1968).

 

Nœud, drapé, drapeau, 2016 plomb

Nœud, drapé, drapeau 2016, plomb

 

Dans d’autres œuvres, cette narrativité est plutôt suggérée, mais la forme contient toujours une analepse (ou flash-forward) dans son mouvement : le socle de Constriction (2016) est potentiellement totalement détruit, la tôle de Traverse (2016) pourrait traverser complètement la cloison, le sac de frappe de Sans titre (2016) n’être plus qu’une masse informe… En d’autres termes, la forme contient toujours l’anticipation de sa destruction totale et irréversible. Cette temporalité s’appuie donc sur l’entropie de la matière, qui tend naturellement vers un état de désorganisation et sur le geste, grâce auquel l’artiste maintient cette disposition au chaos dans un état transitoire.

 

Florian PUGNAIRE

Traverse 2016, acier inoxydable, treuil, câble

 

D’autre part, ce récit plastique contient deux formes de prolepse (ou flash-back). Une mémoire historique qui se traduit par des références artistiques parfois antagonistes (la sculpture grecque rencontre le minimalisme, le ready-made joue avec l’art processuel…) et une réminiscence beaucoup plus spécifique, celle du temps d’élaboration. Ce passé, habituellement invisible dans une œuvre achevée, nous renvoie indirectement à l’espace de l’atelier et aux innombrables potentialités d’un travail en devenir : « Je porte une attention particulière à la notion d’atelier comme lieu de la pratique, mais aussi comme lieu de fiction, un entre-deux où la finalité du travail n’est pas encore définie et où tout peut encore être inventé ou modifié.³ »

 

 

La mise en fiction du processus : vidéo et cinéma

Dès sa troisième année d’études à la Villa Arson, Florian Pugnaire a documenté ses gestes sous forme de films. Tout d’abord pensées comme des archives, ces vidéos se sont rapidement affranchies de ce statut pour devenir des œuvres à part entière. L’influence de Bruce Nauman fut alors importante, notamment ses vidéos de la fin des années soixante dans lesquelles l’artiste se met en scène dans l’atelier, exécutant un geste simple et répétitif (marcher, tenir en équilibre sur un pied, rebondir sur un mur…). Ces gestes élémentaires expérimentés sous la forme d’actions filmées, non sans lien avec l’activité de danseurs tels que Merce Cunningham et Trisha Brown ou le théâtre de Brecht, permettent à Nauman d’éprouver des modalités : celles du corps intervenant dans le temps et l’espace, celles des limites de pertinence d’une action, voire celles du corps comme matériau premier de l’œuvre.

 

Sa première vidéo avait pour but de documenter la réalisation d’une sculpture : dans Dialogue avec la sculpture (2004), on le voit façonner à coups de poings un sac de frappe en tôle d’aluminium pendant trois minutes. Conscient de la dimension performative de son action, il s’est filmé sous trois angles différents de manière à obtenir une vision complète. Il raconte : « C’est en important les médias depuis les trois cassettes que j’ai compris l’impact du montage : mes trois caméras étaient non seulement autour de l’objet, mais cadraient trois valeurs de plans différentes, ce qui donnait, avec le bon rythme, une allure dynamique à l’action. Alors que mon intention était de réaliser une sculpture de manière performative et de documenter le processus, j’ai réalisé que l’archive que j’avais produite faisait partie intégrante de l’œuvre dans sa totalité.4 » De cette volonté initiale de témoigner a donc découlé une réflexion sur le médium vidéo lui-même, amenant l’artiste à le penser en fonction de ses caractéristiques propres ; au fil du temps, la prise de vue, le cadrage, l’étalonnage, le son et le montage de ses films se sont perfectionnés et donnent aujourd’hui à ses œuvres une dimension véritablement cinématographique.

 

Les problématiques qu’il aborde dans ses vidéos sont les mêmes qu’en sculpture : il y interroge les procédés de fabrication de l’œuvre en mettant en scène des contraintes, des transformations, des destructions… On y retrouve une esthétique du chantier et de l’atelier ainsi qu’un même vocabulaire plastique (le métal, le plâtre, les palans, les sangles…). Mais, en dévoilant la phase processuelle dans la durée et non plus seulement dans l’espace, Florian Pugnaire la transforme en une expérience fictionnelle. Ici, la narrativité de l’œuvre ne repose plus seulement sur l’entropie de la matière et sur le geste puisque l’image en mouvement induit une temporalité per se. Souvent accompagnées d’installations issues du décor du film, ses vidéos questionnent de manière complexe le temps créatif en le distordant : analepses et prolepses se chevauchent, brouillant la linéarité du récit ; le travail se renouvelle continuellement entre construction, destruction et reconstitution.

 

S’il s’attache dans ses premières œuvres vidéos à archiver l’activation d’une sculpture processuelle, Florian Pugnaire autonomise rapidement le geste pour produire des mouvements semblant induits par le processus lui-même, sans intervention humaine. Se déroulant dans des espaces indéterminés, entre la friche, l’atelier et le white cube, ses vidéos déroulent le geste processuel pour créer des réactions en chaîne : le décor s’autodétruit et les matériaux deviennent acteurs de catastrophes pyrotechniques et mécaniques spectaculaires. Et lorsque le corps revient en jeu, comme dans Stunt Lab (2009) ou Agôn (2016), il semble subir cette même force extraordinaire : les gestes sont destructeurs et les organismes sont aussi maltraités que les matériaux qui les entourent. En regardant ses films, nous pensons à Der Lauf der Dinge (Le cours des choses, 1987) de Peter Fischli et David Weiss, à Water Boots (1986) de Roman Signer ou One Minute Sculptures (1997-1998) de Erwin Wurm : sculptures provisoires, reposant sur un équilibre précaire, laissant en suspens ou activant une catastrophe imminente et programmée, elles remettent en jeu, avec une intensité dramatique dérisoire, les fondamentaux de la pratique sculpturale comme forme déterminée et immobile.

 

Mais les films de Florian Pugnaire portent en eux une gravité étrangère à ces œuvres : nimbés d’une atmosphère étrange, parfois cauchemardesque, ils nous renvoient au film fantastique. Dans Paramnésis (2011), nous observons une succession d’événements se dérouler au travers de différents espaces, au départ immaculés et circonscrits puis de plus en plus sales et indéterminés. Plusieurs réactions mécaniques ont lieu : impacts, écoulements, absorptions. L’atmosphère devient malsaine, inquiétante : de l’acétone coule sur du polystyrène, qui en fondant crée des fils noirâtres, évoquant Alien (1979) de Ridley Scott ; une tôle s’enfonce dans un mur pour laisser un trou béant, noir comme le néant… « Dans l’espace, personne ne vous entendra crier », semblent nous dire ces pauvres matériaux torturés.

Les œuvres qu’il réalise avec David Raffini ont quant à elles quelque chose de plus romanesque. Leurs vidéos, dont les personnages principaux sont généralement des véhicules (tractopelle, camionnette, voiture) sont les sujets d’une poétique de la métamorphose, menant la fiction processuelle vers la fantasmagorie. De ces vidéos sont issues des sculptures réalisées à partir de ces engins : jouant d’une ellipse entre temps cinématographique et réel, ces œuvres souvent violentes – le tractopelle de In Fine se replie sur lui-même, le camion d’Energie Sombre est démembrénous renvoient à la fiction de leur fabrication. Le récit filmé de leur métamorphose s’inscrit tout à la fois dans le réel (les effets sont mécaniques et non pas numériques) et dans le mythe : nous traversons avec eux des friches et des plaines abandonnées, nous compatissons face aux inéluctables transformations qu’ils subissent pour finir par leur conférer une dimension anthropomorphique et ontologique. « Dans Energie sombre, ou dans In fine, les engins mécaniques sont montrés à la fois comme des « utilitaires » et fantasmatiquement glorifiés, humains et extra-humains. (…) Ainsi ces machines mécaniques sont-elles associées à l’idée d’ancestralité quasi mythique en même temps qu’elles sont métaphoriques de l’« homo faber », cette définition de l’homme à jamais agité, à jamais pris du désir de fabriquer – et en conséquence, de transformer son environnement.5 » Nous pensons alors à Christine, livre de Stephen King publié en 1983 et adapté par John Carpenter la même année, ou à Crash ! de Ballard (1973), adapté par David Cronenberg en 1996 : la machine devient mortelle, élevée en symbole de la condition humaine et vecteur de notre propre perte.

Agôn (2016) serait la somme de toutes ces réflexions et il s’agit de l’œuvre la plus syncrétique de Florian Pugnaire. Nous y voyons deux combattants s’affronter, prisonniers d’une boucle atemporelle. Le décor s’anime et se métamorphose autour d’eux pour finalement s’autodétruire : emportés dans cette scénographie en perpétuelle mutation, les acteurs semblent absorbés par la violence de leur propre action, presque indifférents aux réactions brutales qui les entourent.

 

Florian PUGNAIRE

Vue d’exposition Film Agôn 2016

 

Ici encore, Florian Pugnaire nous parle du processus et Agôn est certainement un film de sculpture ; cependant, c’est également une œuvre véritablement cinématographique. Le fil narratif s’appuie sur une réaction en chaîne nous menant dans une succession d’espaces dans lesquels se déploie le combat. Le montage alterne entre plans rapprochés sur l’action des deux protagonistes et des plans elliptiques dévoilant l’ampleur du décor, créant des variations de rythme dynamiques. Le son amène une atmosphère fantastique tout en rendant compte de l’aspect réaliste du combat. Proche des corps, il se focalise sur les impacts et l’emballement du souffle tout en évoluant en fonction des changements d’espaces, rappelant par moments l’inquiétant Polymorphia (1961) de Krzysztof Penderecki, utilisée par William Friedkin dans The Exorcist (1973) et par Stanley Kubrick dans The Shining (1980). Cette atmosphère angoissante se greffe à l’esthétique de l’atelier : la construction et la déconstruction du décor témoigne d’un processus mettant en jeu le faire, le défaire, le geste, la gestation, la sculpture en devenir.

Réalisé avec les techniques professionnelles de l’industrie du film, Agôn est donc une vidéo d’art dans laquelle le cinéma est à la fois intégré comme référence et comme forme. Les influences de Florian Pugnaire sont ici variées mais appartiennent toutes au cinéma de genre : films d’arts martiaux (allant du Chanbara d’Akira Kurosawa au cinéma de Hong-Kong de John Woo), cinéma fantastique et de science-fiction (Tobe Hooper, David Cronenberg, Stanley Kubrick)… En s’appuyant sur ce répertoire, l’artiste se permet une incursion dans le divertissement, menant ses problématiques esthétiques vers le spectaculaire. Nous en prenons effectivement plein les yeux et nous ressortons de la projection en fantasmant un improbable remake de Le Cours des Choses de Fischli & Weiss par John Carpenter.

 

Florian Pugnaire

Film  Agôn  2016

 

Agôn n’a toutefois rien à voir avec les productions hollywoodiennes : pour Florian Pugnaire, la fiction artistique se doit de comprendre la manière dont l’industrie de l’image génère des codes de représentation afin de les détourner et de créer des formes alternatives. « Depuis Greenberg se sont engouffrés dans nos canaux récepteurs le flux des images mondialisées, les exploits mis en ligne, les répliques sans fin des productions de l’entertainment. Le jeu et la fiction sont désormais inclus dans l’autoréflexion de l’art. Et contrairement au divertissement, la fiction artistique n’a pas pour but d’hypnotiser le spectateur, quand bien même elle le laisserait s’y absorber son content.6 » Dans Agôn, le spectaculaire se joue du spectacle, l’artifice est déjoué par la mise en scène réelle et performative de l’action, et la violence pose un axe de réflexion sur la nature humaine.

Car si Florian Pugnaire utilise certains mécanismes du cinéma hollywoodien, il en écarte la vision manichéenne. Le combat, à l’image du terme Agôn et de sa polysémie 7, propose plusieurs pistes de lecture. D’un point de vue narratif, il est absurde : nous ne saurons jamais pourquoi ces deux adversaires tiennent autant à s’annihiler mutuellement et nous ne connaîtrons jamais leur histoire. L’absence de contexte transforme l’expérience filmique en une exploration visuelle et sensorielle puissante, qui s’imprime sur nos rétines et nous poursuit longtemps. L’atmosphère, toute de ruines et de brumes, nous rappelle par moments la Zone de Stalker (1980, Tarkovski) : l’espace physique devient mental et le combat se teinte alors d’une dimension ontologique, voire métaphysique. Entre instincts de vie et de mort, Agôn nous rappelle la vanité de notre existence et notre volonté, irrationnelle et essentielle, de la dépasser.

Comme disait Kubrick : « Un film est – ou devrait-être – beaucoup plus proche de la musique que du roman. Il doit être une suite de sentiments et d’atmosphères. Le thème et tout ce qui est à l’arrière-plan des émotions qu’il charrie, la signification de l’œuvre, tout cela doit venir plus tard. Vous quittez la salle et, peut-être le lendemain, peut-être une semaine plus tard, peut-être sans que vous vous en rendiez compte, vous acquérez quelque chose qui est ce que le cinéaste s’est efforcé de vous dire.»

 

Pauline Thyss, Septembre 2016

 

[1] Claire Moulène, dans l’article Action Sculpture paru dans Code 2.0 à l’automne 2010, définit ainsi la pratique de Florian Pugnaire et David Raffini.
[2] Article paru dans Artforum (VI, n° 8) en avril 1968 dans lequel Robert Morris, s’opposant au minimalisme, défend un processus selon lequel l’artiste délègue le choix artistique et le geste à la matière. Cet article recense, depuis Jackson Pollock et Morris Louis, les expressions américaines de ce processus qui « laisse parler » la matière, la gravité et le hasard.
[3] Florian Pugnaire, à propos de Stunt Lab, 2010
[4] Entretien, Pauline Thyss et Florian Pugnaire, 2016
[5] Sylvie Coëllier, Energie sombre : chronique d’une fin annoncée, in catalogue Énergie sombre, Musée national Pablo Picasso, 2014
[6] Sylvie Coëllier, Pugnaces et raffinés – Florian Pugnaire et David Raffini : une épopée des moteurs, 2013.
[7] La généalogie du terme Agôn remonte aux textes de la Grèce antique et révèle, depuis son origine, de nombreux glissements de sens. Il apparaît dans l’Iliade, pour décrire l’assemblée témoin de l’instauration des jeux funéraires, avant d’évoluer dans l’Odyssée pour désigner l’arène dans laquelle se déroulent les tournois. Il s’étend ensuite pour définir les jeux panhelléniques, puis certaines de leurs spécificités liées à la notion de combat, telles la compétition, la lutte, la rivalité. Finalement, Agôn peut désigner le lieu du combat comme le combat lui-même, la combativité et, par extension, la joute judiciaire ou verbale, le débat dialectique, la dispute théâtrale…
[8] Propos de Stanley Kubrick recueillis par Peter Lyon pour la revue Holiday (février 1964)

Florian Pugnaire, Tôle sanglée, 2019 acier inoxydable, sangle. 168 x 96 x 68 cm
Florian PUGNAIREExposition "Mechanical Stress" Galerie Eva Vautier 2016
« Traverse » 2016
Film « Agôn » 2016, Florian Pugnaire
Florian PUGNAIRE Exposition "Mechanical Stress"
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Article de presse de Florian Pugnaire paru dans le numéro 260 du magazine de La Strada du 26 Septembre au 9 Octobre 2016

Article de presse sur Florian Pugnaire paru dans le n° 260 du magazine La Strada du 26 Septembre au 9 Octobre 2016

 

 

Article de presse sur l’exposition MECHANICAL STRESS paru dans le n°866 du magazine Tribune le vendredi 21 Octobre 2016

Article de presse sur Florian Pugnaire paru dans le n°866 du magazine Tribune Bulletin Côte d’Azur le vendredi 21 Octobre 2016

 

Article sur l’exposition MECHANICAL STRESS de Florian Pugnaire publié sur le blog Chez Lola Gassin le lundi 14 Novembre 2016.

Article sur l’exposition MECHANICAL STRESS de Florian Pugnaire publié sur le blog Chez Lola Gassin le lundi 14 Novembre 2016.

 

 

 

 

http://documentsdartistes.org/artistes/pugnaire-raffini/repro.html

http://documentsdartistes.org/artistes/pugnaire-raffini/repro.html

 

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/caXkgze/r4ykGj7

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/caXkgze/r4ykGj7

Agnès Vitani

Agnes Vitani

Vit et travaille à Nice


Son travail issu de la pratique picturale établi une symbiose entre le réel et l’abstraction selon un principe de débordement et de contamination.

 

Elle utilise des gestes simples et travail avec le temps; la répétition d’essuyer le pinceau sur le bord du pot de peinture peut faire apparaître des couronnes de stalactites et les clous de l’atelier enduits perdent peu à peu leur formes et peuvent s’apparenter à des champignons.

 

Elle récupère et recycle les traces mnésiques de son travail pictural en élaborant des pièges à tâches (les tatous, les grilles ramollies de l’abstraction géométrique, les synapses). Les fragments de peinture qui couvraient le sol sont ainsi fixés etvont plus tard être absorbés par la surface du tableau.

Le glissement de la surface plane vers l’objet tri-dimentionnel et vice versa est souvent présent, elle recycle des fragments du réel, des images furtives du banal (une chaussure perdue isolée sur la route, un ballon crevé dans un pré, une boule de mie de pain malaxée sans doute par ennui trouvée sur la table, la balle du chien qui fait office de ramasse poussière dans un coin de la pièce) proposant un travail combinatoire avec des pièces gées comme en expansion de forme et de signi cation,en latence.

 

Ses installation nommées « douces et refroidies » et « la promenade ou pas de printemps pour Marnie », sont inscrites dans un système d’apparence hétéroclite régi par l’accumulation, la répétition et l’entropie.

Agnes Vitani

 


 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

2018
Vide-poches et fonds de tiroirs, commissariat Fafé Martinetti, Lycée d’Estienne d’Orves, Nice

 

2000

Atelier d’art contemporain, MAMAC, Nice

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2018
Avec plaisir, Galerie Eva Vautier, Nice
Idoles stars et reliques, Mamdac, Haut de cagnes. Commissariat Anne Sechet
Pause déjeuner, Caisse d’épargne Masséna, Commissariat Entre Deux, Nice

 

2017
Eclairage public, Chantier 109,Nice
Elementaire ou la règle du jeu, Galerie Eva Vautier, Nice

 

2015

Tribu, Galerie Eva Vautier, Nice
Quand je serai grand, Commissariat Valérie Arboireau, la Galerie, Galeries Lafayettes, Saint Laurent du Var
A une année lumière, Galerie Eva Vautier, Nice

 

2014
En suspens, galerie Eva Vautier, Nice
J’écris donc je suis, sur une proposition de Ben, La station et invités, Le garage, Brive
Cure d’azote, la maison, Nice, tract distribué a l’occasion de J’écris donc je suis,le Garage,Brive

 

2013
Supervues, Hôtel Burrhus, Vaison La Romaine

 

2012
Le cerveau, Espace à débattre, Nice

 

2011
J’aime les femmes et je le prouve, Espace à débattre, Nice

 

2007
Cabinet démocratique, South Art et le Labo, Villa Caméline, Nice

 

2006
Parcours Art contemporain, commissariat Anne Sechet, Haut de Cagnes
Cabinet névrotique, South Art et le Labo, Villa Cameline, Nice

 

2005
Troisième République deuxième round premier raout, La Station, La Colle sur Loup
Cabinet érotique, South aAt et le Labo, Villa Caméline, Nice

 

2002
C’est pas joli joli, La Station, Institut culturel français,Turin, Italie
Jolie attaque pour perdre, sur une proposition de Ben, La Station, Espace de arts, Colomiers
Co incident, Maison des artistes, Cagnes sur mer

 

2000
Y’a pas le feu, Le LAC, Centre d’art, Sigean

 

1998
Surplus, La Station, Nice

 

1995
Nice By night 2, Nice

 

AUTRES PRODUCTIONS, AIDES, ACQUISITIONS, CATALOGUES

 

2000

Aide individuelle à la création, Drac Paca

 

2006

Parcours Art contemporain, Edition de la Ville de Cagnes- sur-Mer, 2004 La Station hors ses murs, édition Ulisse & Calipso, Naples

 

2002

Catalogue de l’Espace des arts, Colomiers

 

ARTICLES DE PRESSE, DE REVUES

 

2000

La jeune création au LAC, Beaux Arts Magazine n° 198,

Avec Plaisir 3
Agnès Vitani
Agnès Vitani
Agnès Vitani
Avec plaisir #3
Agnès Vitani, Polar Circus 3
Exposition 1 metre de distance - Benoit Barbagli - Agnes Vitani
Agnès Vitani,
Agnès Vitani
Agnès Vitani,
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François Paris

François Paris

 

Écartelé entre des pulsions contraires, mais qu’il ne recherche pas à unifier, François Paris déploie un univers singulier et décalé.

 

L’artiste joue sur les interstices du temps, le hors champ, les désillusions sentimentales et les malentendus, entre les images et les mots, la mise en abîme poétique, sombre et sans réponse, mais ou prédomine l’absurdité de l’existence. Mélange d’espoir et de dérision, il nous amène à nous interroger sur la futilité réelle de nos vies moderne, course effrénée au chaos, sombre farce que nous ne voulons pas voir pour une jouissance immédiate, instantanée et sans réel lendemain. Un élan vers le pire dans une mélancolie heureuse.

 

Ces dessins sont généralement exécutés au crayon gris et critérium sur des feuilles de papier relativement petites et présentés en nuage, cependant il réalise aussi des formats plus grands depuis 2012.

Scène de vie, parfois absurde, photos de famille, de propagande, personnages inquiets, visages effacés, lieu incertain empreint d’austérité, objets incongrus, les interprétations étranges nous font basculer dans l’ineffable désastre, à travers le prisme de vieilles diapositives trouvées, d’images éventées disponibles sur internet, des vieilles cartes mémoires oubliées, l’artiste s’en empare pour nous confronter à une sorte de précis de décomposition de l’âme ou de ce qu’il en reste …

 

Jouant la carte essentiellement du noir et blanc et un peu de couleur, sans avoir de réelle préoccupation stylistique il dessine, ainsi qu’il explique, tout et rien à la fois, mais tout le temps et partout !

 

Ce qui lui permet dans son errance programmée, d’y percevoir les contours de la désillusion. Stoppant l’élan narratif, il déconstruit le sens premier de l’image initiale par la réorganisation de celle-ci par un découpage ou un cadrage particulier et de créer des significations nouvelles. (…)

 

M. F, 2013

François Paris
Né en 1975, il vit et travaille à Nice

 

 


 

 

EXPOSITIONS INDIVIDUELLES

 

2018

La conjoncture du hasard, Galerie Éva Vautier, Nice.

 

2014

Villa Cameline, Nice

 

2008

Les surfaces du vide, Galerie Renoir et Galerie du Château, Nice

 

2007

La zone, Nice

 

2005

Mars aux Musées, photographies et installations, Musée des beaux arts, Nice

 

 

EXPOSITIONS COLLECTIVES

 

2019

Avec plaisir 2, Galerie Eva Vautier, Nice.
Nopoto, Matériaux mixtes, Nice.
La vie est un film, Au 109 Ben. Nice.
Ian Curtis likes this place, Villa Caméline, Nice.
Road Movie, Caisse d’épargne, Nice.
Drawing Now, Art fair, Paris.
Mobile Home, Ecoles Municipales Artistiques, Vitry-sur-Seine.

 

2018
François Paris / Gérald Panighi, exposition SAJ, Nice.

Nopoto, Matériaux mixtes, Nice.
Vom Winde verweht, Berlin.
100 titres, Bel oeil, Nice.

 

2017
Kunstschorle, Projektraum Ventilator 24, Berlin.

Show me the way, Hôtel Windsor, Nice.

Le cabinet utopique, Villa Caméline, Nice.

Éclairage public, le 109, Nice.

Imago Mundi, _ Fondazione Luciano Benetton, Italie.

 

2016
Le Palais Idéal des égo étranges, Château de Hauterives, Hauterives.

Préfiguration des ego étranges, Galerie Eva Vautier, Nice.

 

2015
Centre d’art « Aldébaran », Montpellier.
Tribu, Galerie Eva Vautier, Nice.

À une année lumière, Galerie Eva Vautier. Nice.
Un printemps à Anvers, Galerie Daniel Boéri, Monaco.

 

2014
Centre d’art « Aldébaran ». Montpellier.
Cadavre exquis à la plage, Projektraum Ventilator 24, Berlin.
J’écris donc je suis, Ben, La Station & invités, Centre d’art Le Garage, Brive.

 

2013

Vendanges tardives, Galerie Martagon, Malaucèn

Ombres et lumières, UMAM Nice.

 

2012

Be another, Espace à débattre, Nice

Le cerveau, Espace à débattre, Nice

Échappée belle, Galerie Daniel Boéri, Monaco

Les visiteurs du soir, Draft – Reisefieber, Nice

La Vitrine, Palais la Scala, Monaco

 

2011

ryhmänäytelly, Macumba night club, Nice.

La Menuiserie, Nice

Supervues 2011, 3 jours à l’hôtel Burrhus, Vaison la Romaine

Que sera, sera, Centre d’art, Neuchâtel, Suisse

 

2010

We are all photographers now !, Musée de l’Elysée, Lausanne, Suisse

 

2009

La menuiserie, Nice

 

2007

Cabinet démocratique, Villa Cameline, Nice

We are all photographers now !, Musée de l’Elysée, Lausanne, Suisse

 

2006

Avatars, Atelier Soardi & le Labo, Nice

Excentricités, Atelier Soardi & le Labo, Nice

Made in Cannes, installation vidéo, Cannes

Cabinet névrotique, Villa Cameline, Nice

 

2005

Low Tech 1, Villa Arson, Nice

Hypegallery photo, Rencontres d’Arles, Arles

Vinyl, Villa Cameline, Nice

Cabinet érotique, Villa Cameline, Nice

 

2004

Hôtel de ville, Le désappartement, Nice

Et l’autre qui se prend pour un génie, alors que c’est moi, Nice

Jeunes artistes autour de Louis Bréa, IPAG, Nice

 

2003

Les Mars de l’art contemporain, installation vidéo, Clermont-Ferrand

 

2002

Foire d’Art Contemporain, Galerie Esca, Nîmes

 

2001

Jolie attaque pour perdre, La Station, Toulouse

 

2000

Promotion 2000, Villa Arson, Nice

Unknown Pleasures
PARIS Francois 005
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