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Annie Vautier

Annie Vautier

 

Née à Monaco en 1939, Annie Vautier rencontre Ben en 1963. Membre du collectif Théâtre Total, elle participe aux représentations à l’Artistique, au Théâtre de poche, au Buffet de la Gare et à des performances dans la rue.

Le 24 mars 1968 elle organise la performance Pour Knizak. Chacun dresse une table avec des chaises sur la chaussée devant sa maison et invite les passants à partager son repas.

Elle réalise également l’exposition Fleurs à la Galerie Ben doute de tout. Sur le carton est inscrit la phrase suivante : « Il n’est pas nécessaire de venir. Pourtant sachez que Annie expose, du 7 au 13 décembre 1967 quelques pots de fleurs. Elle les arrosera tous les soirs. Les fleurs ne sont pas en vente ». Elle participe aux expositions, aux publications et aux performances de Ben depuis 1963.

a rose is a petunia is a mimosa – 14.06.2022 / 10.09.2022

 

© Vues d’exposition François Fernandez

Unglee

Unglee

 

Unglee s’est fait connaître à la fin des années soixante-dix par ses films expérimentaux et dans les années quatre-vingts par ses photographies de Tulipes. Parallèlement à ses expositions, il est intervenu dans les revues d’art telles qu’Art Press, Art Présence ou Technikart dans lesquelles il a publié ses Disparitions, articles nécrologiques fictifs de quotidiens dans lesquels sont racontées sa vie et la passion qu’il a toujours eue pour les tulipes. Ces travaux qui s’inscrivent au confluent du langage et des arts visuels dégagent un esprit ironique et une élégance grinçante bien qu’ils mettent en abyme sa disparition toujours répétée.

« En 1991 mon travail avec les tulipes est devenu plus abstrait. C’était très intéressant parce que je réussissais à faire une pièce avec presque rien, une fleur, trois morceaux de tiges, et cela devenait des sortes d’idéogrammes, d’hyéroglyphes ou d’alphabet secret, quelque chose qui ne ressemblait à rien et que j’ai appelé des « Eludiennes », un mot qui ne veut rien dire.

Je ne me souviens plus exactement comment j’ai trouvé ce nom, comment je l’ai fabriqué. J’ai oublié de le noter ou plutôt je ne l’ai noté que partiellement. Je crois me souvenir qu’il a été composé à partir de l’adjectif « ludique » car la mise en place de la fleur et des tiges étaient pour moi comme un jeu et du verbe « éluder » car le sens de ces formes se dérobe à notre compréhension. »

a rose is a petunia is a mimosa – 14.06.2022 / 10.09.2022

 

© Vues d’exposition François Fernandez

Alain Séchas

Alain Séchas

 

Alain Séchas a été professeur de dessin à l’Éducation Nationale jusqu’en 1996. À partir de 1981, son travail d’artiste explore justement le dessin comme une projection à laquelle le spectateur n’échappe pas.

« Dans les derniers tableaux d’Alain Séchas, on s’amuse, on fait la fête ! Chattes et chats sont plongés dans un bain effervescent d’urbanité, au décor typiquement parisien. […] Car, pour Séchas le monde de la peinture et la peinture du monde sont inséparables. Mais dans la situation actuelle d’un manque pandémique de vie sociale, cette fresque mondaine élitiste prend un tour étrange, provocateur et ironique.

[…] Optant franchement pour une bad painting qui contraste avec ce motif mondain, Séchas barbouille un théâtre de figures. Parfois, un chaos s’empare de la toile, écho du chahut ambiant ; un tableau badigeonné de rose et vert transforme une garden-party en explosion printanière. L’artiste jette un pot de peinture à la tête de son public, selon la formule de John Ruskin. Ces Cocktails offrent le spectacle d’une joute entre l’artiste et son public. La picturalité expressive, inhabituelle, surprendra les séchassiens or, elle affirme simplement la peinture, sa nécessité et sa vitalité. À cet égard, le geste le plus décisif est l’apparition de la signature pour la première fois dans l’œuvre peinte : il appose son monogramme AS qui se détache de l’agitation colorée de la toile, avec jubilation et vigueur. À la privation cruelle d’œuvres et de musées, Alain Séchas oppose l’absolue nécessité de l’art pour ses regardeurs et regardeuses mêmes. »

Extraitdetexte,AnneBonnin, 2021

a rose is a petunia is a mimosa – 14.06.2022 / 10.09.2022

 

© Vues d’exposition François Fernandez

Takako Saito

Takako Saito

 

Fille d’un père propriétaire terrien, cadette dans une fratrie de trois enfants, Takako Saito passe une enfance paisible dans ce milieu bourgeois, malgré la guerre et les violentes destructions. Après des études de psychologie au Nihon Joshi Daigaku (Japan Women’s University), elle devient enseignante. Souhaitant promouvoir la liberté de création, elle s’engage dans le Sōzō Biiku undŏ, un mouvement pour l’éducation artistique créative fondé par Teijirŏ Kubo en 1953.

Au cours de l’un des nombreux workshops organisés par ce groupe, Takako Saito rencontre l’artiste Ay-O. Grâce à cette amitié, elle sera mise en relation avec les mouvements d’avant-garde à Tokyo puis à New York où Ay-O s’installe à partir de 1958. Attirée par les récits de son ami, elle arrive à New York en 1963. Ay-O la présente à George Maciunas qui l’introduit au sein du groupe Fluxus dont elle partagera, grâce à ses expériences, l’esprit libre et les moyens d’expression.

C’est à partir de 1964 que ce collectif commence les publications sous forme de magazines comme CC V TRE et la création de boîtes en plastique contenant des cartes ou des matériaux divers. G. Maciunas, fasciné par les boîtes en bois sans clous du Japon, aurait demandé à Takako Saito d’en fabriquer. Par sa culture, elle a probablement influencé certains choix esthétiques du groupe et notamment toute la production des Boxes dont les plus célèbres sont les variations des coffrets d’échecs : Nut & Bolt Chess (1964) ; Grinder Chess (1965) ; Fluxus Chess (1965).

Annalisa Rimmaudo, Extrait du Dictionnaire universel des créatrices © 2013 Des femmes – Antoinette Fouque

a rose is a petunia is a mimosa – 14.06.2022 / 10.09.2022

 

© Vues d’exposition François Fernandez

Hugues Reip

Hugues Reip

 

« Artiste polyvalent, graphiste, vidéaste, photographe et sculpteur, Hugues Reip tente de faire ressortir d’un objet, d’un lieu ou d’une situation des aspects insolites et surprenants. « Je me souviens des gravures accompagnant les récits de Jules Verne, qui, rendant l’irréel véritable, évoquaient un monde qui aurait un corps, un temps, un espace visible différent du nôtre… mais au même endroit » explique l’artiste. En arrachant de la banalité des objets anodins dont il modifie des éléments, l’échelle par exemple, Reip crée des atmosphères irrationnelles au sein desquelles le spectateur se confronte à un univers aux objets distordus au point de n’être plus concevables. » Nadine Labedade

« Sa façon de composer ou de faire surgir ici et là tout un monde de paysages impensables, miniatures ou galactiques, tour à tour enchanteurs ou troublants, faits de projections, de pièces rapportées, de collages ici, d’illustrations aimantées là, en un mot d’un bric-à-brac insatiable, acte une disposition créative qui se joue de toute considération rationnelle et de toute doxa exclusive. Il y va d’une fantaisie sans borne qui n’a de règle que le pur plaisir de l’invention plastique, de méthode que le choc de l’hybride et de finalité que l’instruction d’une poétique. Le monde de Hugues Reip est totalement décalé et c’est cela qui fait son enchantement. Dans la grande tradition livresque d’un Jonathan Swift, plastique d’un Max Ernst, cinématographique d’un Miyazaki, sa démarche est une invitation à la réflexion sur notre rapport à la nature, à notre environnement, voire sur notre comportement à leur égard. […]. »

Extrait du texte de Philippe Piguet, commissaire de l’exposition Eyeland au MASC, Musée d’Art moderne et contemporain des Sables d’Olonne, présentée à l’abbaye Saint-Jean d’Orbestier et à l’abbaye Sainte-Croix.

a rose is a petunia is a mimosa – 14.06.2022 / 10.09.2022

 

© Vues d’exposition François Fernandez

Bruno Pélassy

Bruno Pélassy

 

« Bruno Pélassy est un artiste protéiforme : dessinateur, sculpteur, couturier…
Il est né en 1966 à Vientiane (Laos) et il est décédé à l’âge de 36 ans à Nice. Dans son travail, il explore et déploie une poétique de la vie et de la mort liée au virus du Sida, qu’il contracte en 1987. Il a alors à peine 21 ans. Dans les années 1990, le Sida est déjà une réalité depuis près d’une décennie ; artistes et activistes s’emparent du sujet et de sa violence. Dans ce contexte, Pélassy inscrit ainsi son travail de façon politique (par l’imaginaire auquel il se réfère), et de façon sensible et formelle (par l’usage de métaphores, des figures mises en scène ou par le jeu des techniques employées). Son œuvre est aussi sombre que sensible et clairvoyante, romantique et lumineuse. Icône de sa génération, il a influencé profondément toute une génération d’artistes. »
Marie Canet

Il commence vers 1990 à confectionner des bijoux, puis empruntant au registre du sacré, il en vient à confectionner d’impossibles parures magnifiquement entrelacées de perles de verre et de cristal, exposées dans des reliquaires. Il reprend ensuite ce travail pour le compte de la haute couture et réalise une collection de bijoux et d’accessoires. Dès 1994, il s’intéresse aux petits mécanismes électroniques distribués par l’industrie du jouet pour constituer un étrange univers animé, peuplé de «Bestioles» dérangeantes. Hurlantes ou geignardes, celles-ci dissimulent leurs malformations ou leur mal-être sous d’amusants et rassurants atours : douceur des fourrures dont elles sont souvent parées, couleurs vives, élégance des lignes ou rondeur des formes.

Leurs mouvements sont vains et tragiques, leurs cris, stimulés par le spectateur, cocasses et décalés. Puis ce sont des « Créatures », qui à partir de 2001, s’exhibent en aquarium, gracieuses formes organiques constituées de soie, perles et silicone.

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© Vues d’exposition François Fernandez

Marie Noury

Marie Noury

 

Fraîchement diplômée de la volée 2021 du Bachelor en Photographie à l’ECAL/ Ecole cantonale d’art de Lausanne, Marie Noury est une artiste dont la pratique tend à explorer Ies liens entre le texte et l’image. Défendu en tant que travail de diplôme, son projet Nous voir ensemble a obtenu la mention «très bien» du jury présidé par Hinde Haest, commissaire d’exposition au FOAM – Foto Museum Amsterdam.

En compilant des fragments d’images, Marie Noury mène une enquête vidéographique où se croisent paroles, regards et gestes autour d’un cliché puisé dans son archive familiale. Les souvenirs varient comme les interprétations. Entre rêveries et révélations, Nous voir ensemble questionne avec tendresse le pouvoir du cadrage photographique, des mots et de la mémoire émotionnelle.

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© Vues d’exposition François Fernandez

Ingrid Luche

Ingrid Luche

 

Ingrid Luche développe un travail de sculpture et d’installation portant sur la perception de l’espace retouché par la mémoire. De l’enquête à la réinvention de formes propices à la citation de ses sources, ses œuvres convoquent ouvertement celles des artistes qui nourrissent ses projets. Espaces architecturaux, aériens ou interplanétaires trouvent alors un écho dans des médiums qui nous sont familiers.

Les Chinoiseries sont des peintures réalisées sur des planches agglomérées et stratifiées bon marché, déformées par l’humidité, ici celle d’une table Ikéa. Son support, témoin d’une économie de l’import-export dialogue avec une circulation mondialisée des images, identifiables et catégorisantes.

De manière générale, les images qu’Ingrid Luche peint dans les chinoiseries sont issues de photographies prises dans différents contextes et qui font écho à une écriture picturale déjà vue : le fantasme teinté de mélancolie dans l’architecture d’un radiotélescope (photographié à Nançay), l’exotisme de poissons orientaux dans le bassin d’un jardin exotique (à Madère), l’idée du réconfort porté par un feu de cheminée (chez ses parents), l’identité coloniale exotisant les architectures du zoo de Tiergarten (à Berlin), la floraison sauvage comme motif décoratif envahissant le tableau (où le confinement sied au Bois de Vincennes).

Cette série s’inscrit dans un projet plus vaste et polymorphe, Dévoré. À travers ce, elle mène une recherche sculpturale opérant par détournements et appropriations d’objets et de formes issues de la culture populaire ou/et scientifique (productions artisanales singulières, prélèvement de signes notamment dans le domaine des transports en commun, manipulations d’images numériques, interprétations d’images martiennes, formes-hommages, systèmes de codes etc.).

« Je m’intéresse aux liens qui se tissent entre la culture artistique et l’économie des images et des objets attachés à un contexte, un territoire d’origine, et affectés par leur circulation et les technologies de réseau. Ou comment la déformation de nos perceptions sensibles témoigne-t-elle des nouvelles formes de nos modes de vies et de consommation ? »

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© Vues d’exposition François Fernandez

Amon Ezra Kaiser

Amon Ezra Kaiser

 

« Après des nombreuses années à l’étranger, mon projet « vergissmeinnicht » était de faire la paix avec l’endroit de mon enfance et retourner vers mes racines. Tous les sujets sont des fleurs de champ que j’ai récolté pendant des longues promenades dans la nature, dans le village de mes parents dans le sud de l’Allemagne. L’idée était de mettre en valeur ce qu’il y a de plus commun, de plus ordinaire, par la perfection de la forme. C’est dans ce but, d’ailleurs, que je n’ai utilisé que des lampes torche et de la lumière colorée pour photographier les fleurs dans mon ancienne chambre d’enfant. »

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© Vues d’exposition François Fernandez

Nathalie Gilles

Nathalie Gilles

 

Nathalie Gilles privilégie la curiosité et le plaisir à la seule obsession de se consacrer à une pratique artistique systématisée, développant un univers très personnel fait de dessins. Peuplé de figures colorées et joyeusement monstrueuses, elle juxtapose et mélange des références très diverses (BD, musique…) brouillant les pistes avec fantaisie.

Dans son travail, elle privilégie la curiosité et le plaisir de la création plutôt que la seule obsession d’une pratique artistique systématique. Cette liberté, elle la puise très régulièrement dans sa pratique du dessin. Ses carnets sont comme un atelier miniature facilement transportable, dans lequel elle élabore un univers mêlé d’observations et d’onirisme, peuplé de créatures hybrides et colorées, parfois grotesques.

Dans cette relation fantasmée à la réalité, de la mythologie japonaise des Yōkai, de l’inquiétante étrangeté d’Henry Darger, des fantaisies symboliques, sombres et spectrales d’Alfred Kubin ou de la délicate évanescence des aquarelles d’Ernst Haeckel, son travail se nourrit d’influences très diverses. Certains récits, fantaisies à l’humour noir grinçant, nourrissent également son travail : Lewis Caroll, Roland Topor, Roald Dalh ou encore Paul Bowles…

« Mi-kawaï », c’est de cette façon qu’une journaliste japonaise a qualifié ses créations que l’on pourrait traduire par « faussement mignon ». Une noire naïveté.

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© Vues d’exposition François Fernandez

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