Nicolas Daubanes "Si si je t’assure...", 2016  sciure de bois
Nicolas Daubanes "Si si je t’assure...", 2016 sciure de bois

 

 

La Galerie Eva Vautier a le plaisir de vous convier à l’exposition

de Nicolas Daubanes

 

 

et de son artiste invitée Jeanne Berbinau Aubry

Hexagone

 

Vernissage le 13 octobre à partir de 18h

 

Exposition du 14 octobre au 2 décembre 2017

 

Détenu particulièrement surveillé 2, Omar
dessin sur papier la poudre d’acier aimantée, 53×80 cm, 2015

Nicolas Daubanes

J’investis des questions essentielles : la vie, la mort, la condition humaine et les formes sociales qui les façonnent. Dans mes derniers travaux, la vitesse, la fragilité, la porosité, l’aspect fantomal des images et des matières, transmettent la pression du passé au croisement de ce qui va advenir. Mon travail s’inscrit dans la durée, il dessine un chemin, une trajectoire qui tend vers la recherche de la liberté, du dégagement de la contrainte. Je tâche d’expérimenter l’intensité et la rigueur, je joue avec le danger, mental, visuel, physique, pour renforcer l’énergie créatrice et en transmettre la force.

Je suis conduit par mon histoire, mes propres questions existentielles et par le choix d’une adéquation permanente et subtile entre forme et contenu. Par exemple : le silicone, celui-là même qui habituellement est utilisé pour restaurer les bâtiments patrimoniaux, transposé, permet de créer un nouvel espace qui induit visuellement la disparition du mur d’origine et suggère une possible échappatoire (Série des Membranes). De cette façon, mue et peau s’introduisent dans mon propos. La limaille de fer, utilisée dans les dessins, renvoie aux barreaux des prisons, mais aussi aux limes qui permettent l’évasion. Cette matière fine et dangereuse pour l’œil se dépose par aimantation tandis que le moindre souffle peut faire disparaitre le dessin. Ce qui apparaît est fragile, il faut en prendre soin et savoir que tout est éphémère. Le béton chargé de sucre, inspiré du geste vain des résistants pendant la seconde guerre mondiale, corrobore le caractère fugitif, temporaire des objets produits dans mon travail. Il s’agit de voir avant la chute, avant la ruine, l’élan vital.

 Jeanne Berbinau Aubry

Urgens; participe présent dérivé du latin « urgeo » : Presser, pousser en avant, faire avancer, attaquer vivement, s’attacher à, exciter, poursuivre, resserrer, charger, accabler, tourmenter, comprimer, soutenir, persister.

 

 

Les productions de Jeanne Berbinau Aubry questionnent les phénomènes naturels et mécaniques. Dans son travail de sculpture et d’installation, elle détourne des objets en transposant leur état initial en des alternatives parfois paradoxales.Les processus de fictionnalisation de ses œuvres sont de longues étapes de macérations d’une idée, d’un savoir ou d’une technique, qui relèvent d’une appréhension multi-dimentionnelle de la réalité.

extrait d’un texte de Benjamin Laugier