Ô sole mio - 01/04/2014 - Galerie Eva Vautier
Dans un bel espace dédié à l’art au cœur du quartier Libération, Eva Vautier, offre un nouveau regard sur l’art contemporain et ses pratiques artistiques (sculpture, photographie, peinture, dessin, vidéo). La galerie accueille de jeunes artistes émergents comme des artistes issus de courants artistiques majeurs. Des performances et des débats rythment régulièrement les grandes expositions de l’année. La galerie propose également une sélection de sérigraphies et d’éditions limitées en lien avec son actualité artistique et culturelle. Et pour les passionnés l’arthothèque de la galerie offre un large choix des sérigraphies à la location.
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O SOLE MIO

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David Ancelin & Les Editions Macumba Night club

Exposition du 1er avril au 3 mai 2014

 

David Ancelin, l’image fictionnelle

     L’histoire de la sérigraphie est déjà longue et David Ancelin s’inscrit précisément dans cet héritage warholien à la différence près que ses images ne proviennent nullement des média de la presse écrite ou de la publicité. Il utilise son appareil photographique pour obtenir une image qui lui servira ensuite de modèle dans tout un processus de passage à la sérigraphie. A l’instar de la série de dessins By Night inaugurée en 2010, David Ancelin privilégie l’écart entre la photographie dont le médium est indiciel et son rendu approximatif par la technique picturale. La photographie enregistre un continuum de réalité tandis qu’une sérigraphie est le résultat d’un processus de transcription mentale. Bien que ses photographies aient une parenté formelle avec ses dessins, on peut affirmer qu’il construit une image fictionnelle dans la mesure où le dessin reprend à la photographie ses lignes, ses tons et ses forces tout en abandonnant sa dimension de citation de la réalité. Les décors urbains désertés apparaissent comme des paysages mélancoliques, au pire abandonnés après un drame. L’atmosphère de série noire créée par David Ancelin est le fruit du passage entre son univers photographique qui constate un point de vue et une réalité, et le dessin qui se souvient et qui par le souvenir construit une réalité fictionnelle. La sérigraphie de David Ancelin fait également le choix de support étonnant comme le miroir ou l’acier afin d’optimiser la frontière déjà flou entre photographie et peinture. Cette technique a le mérite de conforter le sentiment d’inquiétante étrangeté théorisé par Freud dès 1919 et qui donne à l’image indicielle un pouvoir déstabilisant sur la psyché. L’absence de tout contexte dans la série Smog (2010-2013) et la solitude de l’image sont propices à tous les fantasmes les plus inavouables. Avion dans un ciel nuageux, bateau perdu au milieu de l’océan, barque abandonnée, vague survenue de nul part, autant d’images du vide et de l’absence d’un monde qui semble s’être retiré.

La récente série Short Cuts (2013) – sérigraphie sur bois laqué – se présente au contraire comme autant d’atmosphères et de lieux divers. Le traitement que l’artiste apporte à l’image initiale laisse encore une fois la place à toutes les interprétations possibles. Sol mouillé après la pluie ou relecture contemporaine et urbaine des Nymphéas de Monet conservées à l’Orangerie ; ondulation d’un motif bleu et blanc évoquant aussi bien un sac plastique abandonné qu’une mer agitée ; reflet dans l’eau qui fait autant écho à l’histoire de la peinture impressionniste que celle de la photographie contemporaine et notamment Thomas Struth. Toutes les fictions possibles peuvent être envisagées. À l’exemple de l’écrivain, qui nourrit sa narration à partir d’éléments de la réalité, David Ancelin crée des récits potentiels à partir d’images bien réelles.

À  travers la diversité des supports, il se distingue également des peintres pop et plus contemporains tels que Rebecca Howe Quaytman, Christopher Wool ou encore Wade Guyton – qui le plus souvent transfèrent l’image sur toile. Car le recours à la sérigraphie n’est pas envisagé comme une toile de fond, un support, une image mécanique sur laquelle l’artiste interviendra ensuite avec la spontanéité, la liberté et/ou la précision de la main. La sérigraphie ou plus communément, l’impression est envisagée par l’artiste comme un médium à part entière, dont il explore les possibles et les limites.

Elodie Antoine, 2014

macumba

Macumba night club éditions est une invitation de l’artiste David Ancelin faite à d’autres artistes afin de réaliser en collaboration avec chacun d’eux, une édition en sérigraphie. Ce projet est né à Nice en juin 2011 lors d’une première présentation dans l’atelier de David Ancelin. Ce lieu également nommé Macumba night club fut aménagé en espace d’exposition aux murs peints en noir et blanc. Il y fut présenté des expositions personnelles et collectives de 2010 à 2012. Le terme Macumba désigne tout autant une forme de pratique vaudou entre magie noire et magie blanche qu’une chaîne de boites de nuit du même nom apparue dans les années 80 en France.

Alain Declercq, Axel Huber, Cédric Teisseire, David de Tscharner, Davide Bertocchi, Donald Urquhart, Eric Duyckaerts, Gabriel Jones, Gerhard Gutenberger, Hippolyte Hentgen, Ingrid Luche, Inventory, Jacques Julien, Jean-Baptiste Bouvet, Jeanne Susplugas, Julien Bouillon, Kristina Irobalieva, Marine Semeria, Mathieu Mercier, Michel de Broin, Noël Dolla, Olivier Nottellet, Bruno Peinado, Pierre Malphettes, Stéphane Steiner, Stéphane Calais, Stuart Middleton, Tobias Kaspar, Valentina Traïanova, Xavier Theunis, Zora Mann